Rapport 2025 de la Commission sur la Turquie (débat)
Monsieur le Président, ce rapport fait état de constats. Toujours les mêmes. en fait, la Turquie ne partage pas, absolument pas, les valeurs de nos démocraties. Recul des libertés, répression de l'opposition, atteintes répétées à l'état de droit, ingérence dans les affaires de Chypre, la liste est connue, elle s'allonge, et pourtant nous continuons, session après session, à entretenir la fiction d'un processus d'adhésion gelé mais théoriquement réversible. Soyons honnêtes, ce gel dure depuis 2018 et depuis, absolument rien n'indique un quelconque rapprochement avec les critères que nous prétendons exiger. Le régime du président Erdogan multiplie les provocations en Méditerranée orientale, maintient une présence militaire illégale à Chypre et conduit une politique étrangère qui n'a rien à voir avec celle de nos États membres. Pourtant, depuis 2000, la Turquie a perçu plus de 10 milliards d'euros de fonds européens et continue encore à toucher l'argent du contribuable dans le cadre du programme de préadhésion 2021-2027. Avec plus de 800 millions d'euros entre 2021 et 2024 et 30 millions par an depuis 2024. Dans ces conditions, continuer à présenter la Turquie comme un pays candidat relève soit de l'aveuglement, soit de l'hypocrisie diplomatique. Ce double langage n'honore personne, ni les citoyens turcs à qui l'on fait croire à une perspective qui n'existe pas, ni les citoyens européens qui voient bien que cette adhésion serait, sur les plans démographique, géographique, culturel et stratégique, incompatible avec nos intérêts. Il est important d'avoir le courage de dire clairement ce que chacun sait déjà. La Turquie n'a pas vocation à devenir un État membre de l'Union européenne, ni aujourd'hui, ni demain.
Accord-cadre sur les relations entre le Parlement européen et la Commission européenne (débat)
Madame la Présidente, sous couvert d'améliorer la responsabilité politique de la Commission, on nous propose aujourd'hui de réviser un accord entre le Parlement et la Commission visant à fixer les relations qu'entretiennent entre elles ces institutions. Sur le papier, comme d'habitude, tout semble vertueux: plus de transparence, plus de dialogue, plus d'informations pour le Parlement. Mais regardons la réalité: ce texte n'est pas seulement un ajustement technique, c'est une tentative politique de modifier l'équilibre institutionnel de l'Union européenne et, encore une fois, au mépris des traités. Le Parlement veut se comporter comme le parlement national d'un État souverain, intervenir toujours davantage dans l'initiative législative, peser sur les négociations internationales, encadrer l'usage de certaines bases juridiques de la Commission. Ce texte modifie l'équilibre entre la Commission et le Parlement et surtout le Conseil, c'est-à-dire la représentation des États nations. Le Conseil ne s'y est pas trompé, il a exprimé de fortes réserves, estimant que plusieurs dispositions accordent au Parlement des prérogatives qui ne figurent nulle part dans le droit primaire de l'Union. Mêmes dérives concernant les accords internationaux. Soyons clairs: la légitimité ne se décrète pas par un accord administratif entre deux institutions. Elle repose sur les traités et sur la souveraineté des États qui les ont ratifiés. Dans le cadre actuel, le Parlement européen dispose déjà d'un rôle essentiel: contrôler l'action de la Commission. Mais ce contrôle doit être réel et la Commission doit s'y soumettre, un vrai contrôle du politique sur le technocratique. C'est en respectant les peuples que se construira une véritable démocratie européenne, une démocratie à base d'États nations dans le cadre d'une Europe des coopérations. Ce n'est certainement pas en renforçant les prérogatives de structures déjà très dirigistes que le fonctionnement de la démocratie sera amélioré.
Madame la Présidente, ce rappel vise l'article 118 de notre règlement sur la suspension de l'application d'accords internationaux. Il concerne la Commission européenne et sa présidente, Mme von der Leyen. Il s'agit ni plus ni moins d'un rappel au respect des traités qui régissent l'Union européenne. En effet, comment peut-il être toléré que la Commission fasse appliquer un accord avant même sa ratification par notre Parlement? Madame von der Leyen, quel mépris pour notre Assemblée, pour les peuples que nous représentons, que de s'empresser de mettre à exécution cet accord du Mercosur qui va tuer notre agriculture! Face aux très nombreuses manifestations qui ont secoué l'Europe et la France en particulier, vous répondez par un coup de force en violation de nos traités. Nous avons réussi à saisir la Cour de justice de l'Union européenne, mais Mme von der Leyen n'en a que faire, puisque, sans attendre la décision de la Cour, sans attendre la ratification de notre Parlement, elle veut appliquer le Mercosur. Alors, prenez garde, car une telle manœuvre parfaitement illégale et anti-démocratique emportera des sanctions, celle du peuple et celle de la loi. Nous vous le disons solennellement, Madame von der Leyen: renoncez.
Situation dans le nord-est de la Syrie, violence à l'encontre des civils et nécessité de maintenir un cessez-le-feu durable (débat)
Monsieur le Président, la Syrie est engagée dans un affrontement armé contre les forces kurdes, pourtant en première ligne contre les groupes djihadistes. C'est dans ce contexte de guerre et de chaos qu'ont eu lieu des centaines d'évasions de combattants djihadistes depuis des prisons qui n'étaient plus contrôlées par les Kurdes. Il s'agit d'une bombe à retardement, dont le détonateur se situe aux portes de l'Europe. Depuis des années, nous dénonçons l'impuissance coupable de la démocratie européenne, et notamment française. Celle-ci s'est d'ailleurs compromise quand le président Macron a été le premier à recevoir avec tous les honneurs le président syrien désigné, dont les liens avec Al-Qaïda sont connus. Sur le terrain, l'effondrement des structures étatiques et la progression fulgurante des groupes islamistes armés ont plongé le pays en un territoire livré à la violence et à la terreur. En refusant de regarder la réalité en face, l'exécutif européen et le gouvernement français ont laissé une poudrière s'installer. Aujourd'hui, les verrous sautent. Des terroristes islamistes aguerris, nourris par la haine de l'Occident, se volatilisent dans la nature. Où iront-ils? La réponse est évidente. Ils tenteront par tous les moyens de rejoindre le sol européen en empruntant les routes de l'immigration massive que nos dirigeants refusent de fermer et, même, encouragent par le pacte migratoire qui va bientôt s'appliquer. Chaque djihadiste en fuite est une menace directe pour nos concitoyens. Nous ne pouvons pas tolérer que nos pays soient exposés à un tel péril par pure idéologie. Face à l'urgence, il faut renforcer les contrôles aux frontières et imposer une surveillance totale des flux migratoires. La protection de nos compatriotes ne se négocie pas. L'heure est à l'action pour empêcher que le chaos syrien ne s'installe demain dans nos rues.
La violente répression des manifestants en Iran (débat)
Monsieur le Président, en Iran, un peuple courageux se dresse contre une dictature d'une violence implacable. Des femmes et des hommes affrontent la mort pour une exigence élémentaire, la liberté. Face à cette exigence, le régime des mollahs n'oppose qu'une seule réponse, la terreur, et des milliers d'Iraniens désarmés sont massacrés. Pendant ce temps, l'Europe ne réagit pas. Cette diplomatie de la complaisance a échoué. Elle ne fait que consolider un régime qui diffuse et qui finance l'islamisme jusque sur notre propre territoire. Il est impératif que la communauté internationale apporte un soutien réel et sans faille à cette résistance. Et des moyens existent pour cela. Il faut faire pression pour que l'accès à l'internet soit rétabli, afin de briser le silence et permettre au monde de voir la vérité du combat mené par le peuple. Soutenir une transition démocratique en Iran est une obligation morale et un impératif stratégique pour notre sécurité collective. Notre groupe des Patriotes se tient résolument et depuis toujours aux côtés du grand peuple iranien. Refusons la complicité du silence et agissons clairement pour le camp de la liberté.
Madame la Présidente, Mme von der Leyen vient de signer en souriant l’arrêt de mort de notre agriculture. Elle a signé cet accord après plus de vingt-cinq ans de négociations, signe de résistances nombreuses à ce traité. Pourquoi? Parce qu’il existe encore des peuples qui veulent préserver leur monde agricole, celui qui a façonné nos nations au fil des siècles. Le Mercosur est pour Mme von der Leyen l’un des aboutissements de Maastricht: cette Europe centralisatrice, mondialiste, qui veut tout régenter, tout diriger, au détriment de nos nations. Mais enfin, chers collègues, réagissez! Allez-vous continuer à vous faire déposséder de vos prérogatives sans rien dire? Pire encore: en y participant sciemment? Car il y a ceux qui sont pour le Mercosur, pour ce mondialisme effréné – c’est leur choix –, et puis il y a ceux qui sont pour mais qui font croire qu’ils sont contre. Je veux dénoncer ici cette hypocrisie, cette duplicité. Le président Macron n’a rien fait contre le Mercosur pendant ses huit ans de mandat. Il n’a rien fait pour constituer une minorité de blocage. Il s’y oppose aujourd’hui en sachant que cela ne sert plus à rien. Il le fait uniquement pour tenter de calmer l’énorme vague de protestations et de critiques qui menace de l’emporter, lui et son gouvernement. Quant à Mme von der Leyen, elle a court-circuité notre Parlement. Du jamais vu! Elle a scindé l’accord en deux afin que le volet commercial ne puisse être bloqué par le veto d’un État membre. Elle a ensuite fait en sorte que le traité ne soit soumis à la ratification de ce Parlement qu’après son application. Mais quel scandale! Là encore, allez-vous cautionner une pratique aussi manifestement antidémocratique? N’oubliez pas que vous représentez 450 millions de citoyens. Jeudi, lors du vote nominatif, nous saurons qui condamne notre modèle agricole et qui veut le sauver. Je vous exhorte à dépasser les clivages partisans, à libérer vos consciences et à répondre à nos peuples. Jeudi, en votant pour la motion de censure, vous ferez acte de courage et de soutien à nos agriculteurs, et vous rendrez à ce Parlement son rôle! Si, au contraire, vous appuyez sur le bouton rouge, vous ferez le choix inverse et vous en répondrez devant l’histoire.
Mise en œuvre du régime de conditionnalité liée à l'état de droit (débat)
Madame la Présidente, depuis des années, la Commission européenne s’acharne sur des pays comme la Hongrie en invoquant un prétendu non‑respect de l’état de droit. Or, il n’existe pas, à l’échelle de l’Union européenne, de définition juridique claire de ce concept. Je n’ai jamais reçu de réponse satisfaisante à mes questions à la Commission s’agissant de cette définition. Ce mécanisme, inventé et mis en œuvre par la Commission, n’est ni plus ni moins qu’une opération de pression et de chantage à l’égard des nations qui revendiquent encore leur souveraineté face à Bruxelles. Mais peu importe pour la Commission, qui, malgré tout, suspend des fonds européens et pénalise ceux qui ne sont pas dans la ligne européiste et ultra-fédéraliste qu’elle a fixée, quitte même à priver des étudiants hongrois du programme Erasmus+, ce qui est proprement scandaleux. L’apparence donnée par l’appellation «état de droit» permet en réalité de mettre en place un mécanisme arbitraire et injuste. Quand ce sont les mêmes qui établissent, appliquent et contrôlent des dispositifs contraignants sans l’assentiment du peuple, ce n’est plus la démocratie, c’est une nouvelle forme de dictature.
La situation des communautés chrétiennes et des minorités religieuses au Nigeria et au Moyen-Orient, et la responsabilité de l'Europe de les protéger et de garantir la liberté de conscience (débat d'actualité)
Madame la Présidente, vendredi dernier, l'horreur a une nouvelle fois frappé le Nigeria. Plus de 300 enfants, prêtres et enseignants ont été kidnappés dans une école catholique. Depuis plusieurs semaines, les enlèvements, les assassinats ciblés, les villages incendiés, les violences sexuelles s'intensifient sous les coups de groupes terroristes, islamistes ou criminels. Pendant que les autorités nationales peinent à assurer la protection de leurs propres citoyens, femmes et enfants figurent parmi les premières victimes de cette barbarie silencieuse dans une indifférence internationale quasi totale. Le président américain Donald Trump a de son côté fait savoir qu'il suivait de près cette situation et qu'il n'excluait pas une réaction ferme si les exactions venaient à se poursuivre. Sans encourager l'escalade militaire, il est temps d'interroger la responsabilité de nos pays. Que faisons-nous concrètement pour protéger ces populations abandonnées? L'instabilité croissante dans cette région, très souvent liée à l'islamisme conquérant, alimente directement les flux migratoires qui frappent ensuite l'Europe. Nous devons exiger des mesures efficaces. L'Union européenne ne peut pas continuer à financer des États qui ne protègent pas leurs minorités religieuses ou ferment les yeux sur des attaques systématiques. Nous sommes l'un des principaux contributeurs de l'aide humanitaire versée au Nigeria. Depuis 2014, nous avons fourni 533 millions d'euros d'aide humanitaire au pays. En 2025, l'enveloppe initiale est de 35,1 millions d'euros. Il est de notre devoir d'exiger conditionnalité, fermeté et action. Les victimes nigérianes n'ont plus le temps d'attendre nos législations et celles de leurs gouvernants.
Allégations d’espionnage par le gouvernement hongrois au sein des institutions de l’Union (débat)
Madame la Présidente, Mme von der Leyen est-elle obsédée par la Hongrie? L'acharnement politique de Bruxelles contre Budapest n'est plus une dérive, c'est une stratégie assumée. Viktor Orbán dirige un gouvernement légitimement élu. C'est le peuple hongrois qui a tranché, que cela vous plaise ou non, et ce peuple est fier de son histoire, de son identité, de ses traditions, de sa souveraineté, bref, tout ce que Bruxelles combat. Hier, on accusait la Hongrie de bafouer votre conception fumeuse de l'état de droit. Aujourd'hui, on parle d'espionnage. Et demain, jusqu'où ira ce délire de stigmatisation? Pendant que les étudiants hongrois sont injustement privés du programme Erasmus, la Commission européenne souhaite désormais intégrer à ce programme des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, comme l'Algérie, où la situation des droits humains est loin d'être exemplaire. L'Union européenne punit un État membre, mais récompense des régimes autoritaires étrangers. Quel scandale et quelle hypocrisie! En octobre 2025, la Hongrie subit toujours une astreinte hallucinante de 1 million d'euros par jour, imposée par la Cour de justice de l'Union européenne pour avoir refusé l'accueil obligatoire de migrants. Tout cela s'ajoutant à une amende complémentaire de 200 millions d'euros. Voilà le prix de la souveraineté. Et ce n'est pas tout. Au nom du mécanisme de conditionnalité, la Commission retient près de 19 milliards d'euros de fonds européens, pourtant dus à la Hongrie, privant délibérément un État membre et son peuple de leurs droits. Un véritable chantage! Un scandale politique! La Hongrie, qui résiste, est le bouc émissaire de la Commission. La Hongrie ne pliera pas. Tous les Patriotes européens non plus.
L'avenir automobile de l'Europe - annulation de l'interdiction de vente des véhicules à combustion dans l'UE (débat d'actualité)
Monsieur le Président, en interdisant la vente des véhicules thermiques à partir de 2035, l'Union européenne a signé l'une de ses législations les plus absurdes et les plus suicidaires. Sous couvert d'une transition écologique dogmatique, Bruxelles offre sur un plateau le marché européen de l'automobile aux constructeurs chinois et américains. Pendant que ces derniers protègent jalousement leur industrie, nous sacrifions la nôtre. Les géants asiatiques produisent des voitures électriques à bas coût, souvent subventionnées par des États peu regardants sur l'écologie réelle et le droit du travail. Résultat: les entreprises européennes ne peuvent pas tenir la cadence, leurs usines ferment, leurs ouvriers sont licenciés, leurs brevets fuient. Dans ce domaine, comme dans tant d'autres, le rêve européen devient un cauchemar industriel. L'Association des constructeurs européens d'automobiles, qui représente quatorze entreprises automobiles dans l'Union européenne, dont le fleuron français Renault, ne cesse de tirer la sonnette d'alarme. Le chancelier allemand s'est prononcé lundi en faveur d'une révision de cette interdiction, comprenant bien les défis majeurs auxquels fait face l'industrie automobile. Que dire des automobilistes, notamment de ceux qui vivent dans nos campagnes ou dans le périurbain? Tous n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule électrique. La voiture à moteur thermique reste leur seule option viable financièrement et technologiquement. Demain, ces automobilistes seront mis au ban de la société, paupérisés et privés d'une liberté essentielle: celle de circuler. Cette politique de l'Union européenne, décidée par des technocrates hors sol, est brutale, injuste et méprise les réalités sociales. Le Rassemblement national s'y oppose avec force. Nous exigeons le maintien de la liberté des choix technologiques et la protection de notre industrie. L'écologie dogmatique ne doit pas être un prétexte à la déconstruction de notre économie.
Après 10 ans, il est temps de mettre un terme maintenant à la migration de masse - protégeons nos femmes et nos enfants (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Liana. Lisa. Deux prénoms. Deux destins brisés. Deux jeunes filles européennes, l'une Ukrainienne, réfugiée en Allemagne, l'autre Néerlandaise. Toutes deux victimes d'une barbarie que nos sociétés n'auraient jamais dû laisser s'installer. Deux noms que nous devons refuser d'oublier. Liana avait 16 ans. Elle avait fui la guerre. Elle cherchait la paix. Ce qu'elle a trouvé, c'est la mort. L'été dernier, un migrant irakien, sous le coup d'un ordre d'expulsion jamais exécuté, l'a poussée sous un train. Quelques instants plus tôt, elle appelait son grand-père, apeurée. Le dernier son qu'il a entendu, ce sont les cris déchirants de sa petite-fille. Lisa avait 17 ans. Il y a quelques jours, elle rentrait d'une soirée à Amsterdam. Inquiète d'être suivie, elle alertait la police. Les forces de l'ordre, arrivées sur place, découvrent le corps sans vie de la jeune fille, gisant dans un fossé, la gorge tranchée. Le meurtrier présumé? Un pensionnaire d'un centre de réfugiés tout proche, déjà soupçonné de viol quelques jours auparavant. Ces faits atroces ne sont malheureusement pas isolés. Ils ne sont pas des faits divers, comme le prétendent certains. Ces violences aux femmes, devenues le quotidien de nos filles, de nos mères, de nos épouses, ces violences sont le fruit direct d'une politique migratoire irresponsable imposée par l'Union européenne et certains États membres depuis des décennies, et acceptée par une caste déconnectée qui sacrifie nos enfants sur l'autel de l'idéologie. En 2019, en Île-de-France, 63 % des agressions sexuelles dans les transports ont été commises par des étrangers. Ces chiffres n'incluent même pas ceux qui ont acquis la nationalité française. À Paris, en 2023, sur l'ensemble des viols commis dans la rue, élucidés ou connus, 77 % des personnes interpellées sont des étrangers. En Allemagne, les viols de Cologne en 2016 ont été perpétrés majoritairement par des migrants nord-africains. Au Royaume-Uni, plus de 4 000 enfants ont été abusés par des gangs indo-pakistanais pendant plus de 30 ans, avec la complicité du silence médiatique et politique. Un véritable scandale que l'on préfère ignorer. La situation dans nos prisons en France confirme ce désastre. En mars 2025, le ministre de l'intérieur en exercice indiquait que plus de 19 000 détenus étrangers étaient incarcérés en France, ce qui représente 24,5 % de l'ensemble de la population carcérale, soit une représentation trois fois supérieure à leur poids démographique. Je ne viens de citer que des faits, chiffrés, sourcés, vérifiables. Le déni face à cette réalité relève désormais de la malhonnêteté intellectuelle. Nous focaliser dans ce débat sur la question migratoire ne signifie pas que nous nions les violences intrafamiliales et conjugales, qui sont un véritable fléau et un déchirement pour de nombreuses familles. Mais se focaliser uniquement dessus en ignorant les violences commises dans la sphère publique est tout autant irresponsable. La situation dans les transports en commun, dans les rues, dans les quartiers entiers sur notre continent, n'est plus tenable. Et pendant ce temps, que fait l'Union européenne? Elle finance des ONG qui aident toujours plus de migrants à rejoindre l'Europe, même ceux liés à des réseaux islamistes. Elle applique le pacte sur la migration et l'asile, qui veut répartir ces migrants sur le sol européen. Elle subventionne des projets idéologiques, comme celui d'un Coran européen à 10 millions d'euros, oubliant sans doute la place dégradante que les islamistes offrent à la femme. La Commission européenne va jusqu'à financer des campagnes de communication où apparaissent des fillettes voilées, pendant que le régime iranien des mollahs met à mort des jeunes filles parce qu'elles retirent leur hijab. Le temps presse. Si nous ne changeons pas de cap, nos sociétés basculeront. Ce n'est pas une question de statistiques, mais une urgence vitale pour notre civilisation, nos pays, nos peuples, nos filles. Quelle Europe voulons-nous leur laisser? Une Europe protectrice, sûre, libre, ou bien une Europe soumise au chaos et à la charia? L'immigration massive, légale comme illégale, en provenance de pays musulmans constitue un danger de mort pour nos libertés et en premier lieu pour celle des femmes. Du côté des Patriotes, le choix est fait. Nous continuerons tant que nécessaire à agir pour mettre fin à cette anarchie migratoire, à l'entrisme islamiste au sein de nos institutions et de nos sociétés. Nous voulons garantir un avenir imprégné de liberté et de sécurité pour nos concitoyens, et en particulier pour les femmes en Europe.
Présentation du programme des activités de la présidence danoise (débat)
Madame la Présidente, le Danemark assure à présent la présidence du Conseil de l’Union européenne. Si votre gouvernement reste marqué, Madame le Premier ministre, par des politiques de gauche, il faut reconnaître qu’en matière migratoire vous avez infléchi votre position dans le bon sens. Mais rendons justice à ceux qui ont préparé cette évolution. Ce sont nos alliés du Parti populaire danois qui, les premiers, ont dénoncé les effets dévastateurs de l’immigration massive. Leur combat a fait bouger les lignes. Vous avez désormais reconnu ce que les peuples répètent depuis des années: sans maîtrise de l’immigration, il n’y a ni sécurité, ni cohésion, ni justice sociale, et les coûts liés à l’immigration de masse sont considérables pour la collectivité. À présent que vous présidez le Conseil, il vous revient d’impulser cette même fermeté à l’échelle européenne, car les peuples attendent des actes: réduction des flux, durcissement du droit d’asile, fin des abus et retour à la souveraineté. Nos pays doivent garder la maîtrise de leur avenir et de leur destin: cela commence par la politique migratoire. Vous le faites au Danemark. À présent, il faut aussi le faire pour l’Union européenne.
Prochain sommet de l’OTAN, du 24 au 26 juin 2025 (débat)
Madame la Présidente, le sommet de l'OTAN qui se tiendra ce mois de juin doit nous permettre de rappeler quelques points essentiels. Je m'attacherai à l'un d'eux, concernant l'Ukraine. Dans un contexte de guerre prolongée entre la Russie et l'Ukraine, certaines voix s'élèvent encore pour demander son adhésion à l'alliance. Je le dis avec clarté, l'Ukraine ne doit pas devenir membre de l'OTAN. Ce n'est pas que le peuple ukrainien, valeureux et meurtri ne mérite pas notre appui, bien au contraire, mais cet appui, qu'il soit diplomatique, logistique ou humanitaire, n'exige nullement une adhésion formelle à l'OTAN, car celle-ci ouvrirait mécaniquement la porte à un affrontement direct avec la Russie, engageant, au titre l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord, l'ensemble des membres de l'alliance dans un conflit généralisé. Sommes-nous réellement prêts à cela? Sommes-nous pleinement conscients des conséquences dramatiques qu'un tel engrenage ferait peser sur nos peuples? Il faut maintenir une ligne rouge. L'OTAN ne peut pas devenir un instrument d'extension aux frontières russes. Ne tombons pas dans la provocation permanente dont les conséquences pourraient être terrifiantes. «J'ai plus peur de nos propres erreurs que des plans de nos ennemis», prévenait Périclès. Ni aujourd'hui, ni demain, l'Ukraine ne peut et ne doit rejoindre l'alliance. L'escalade n'est pas une stratégie, c'est un enchaînement fatal pour nos peuples. En parallèle, il est grand temps que l'Europe redéfinisse sa place au sein de l'OTAN. Depuis trop longtemps, nous sommes les supplétifs de la puissance américaine. Or, les intérêts des États-Unis ne coïncident pas toujours avec ceux des nations européennes et le retour de Donald Trump le démontre semaine après semaine. Nous devons exiger plus d'autonomie stratégique, plus d'équilibre dans les contributions, plus de respect pour les intérêts de sécurité propres à chaque nation européenne. La France, forte de sa dissuasion nucléaire, de son industrie de défense et de son héritage diplomatique, doit montrer la voie. Ce n'est pas dans une soumission aveugle aux États-Unis que nous préparerons la paix, mais dans une Europe des nations puissante, souveraine, enracinée. La lucidité doit primer sur l'idéologie. L'intérêt des peuples exige sang-froid, fermeté et responsabilité.
Une réponse unifiée de l'Union aux mesures commerciales injustifiées des États-Unis et les débouchés commerciaux à l'échelle mondiale pour l'Union (débat)
Monsieur le Président, cela fait un mois que les États-Unis imposent une surtaxe de 25 % sur les importations de voitures européennes. C'est un véritable coup de massue pour notre industrie automobile, déjà exposée à une sévère concurrence asiatique. Ce n'est ni un accident ni une surprise, Donald Trump avait clairement annoncé ses intentions; mais c'est surtout la conséquence directe de décennies d'absence de protectionnisme européen et d'ouverture de nos marchés à la terre entière. Sous couvert de transition écologique, la Commission européenne a détruit l'essentiel de nos filières industrielles, sacrifié nos motorisations thermiques, imposé de nombreuses normes destructrices et livré notre avenir automobile à la Chine sur l'autel du mondialisme et du tout électrique. Pendant que les États-Unis et Pékin protègent leurs industries, Bruxelles subventionne à coups de milliards des ONG militantes responsables d'une propagande anti-voiture. Pire encore, la Commission vient de proposer l'instauration d'un contrôle technique annuel obligatoire pour les véhicules de plus de dix ans et pour tous les automobilistes européens. Il s'agit d'une mesure punitive, injuste et injustifiée techniquement, qui ne vise qu'à culpabiliser, taxer et dissuader nos concitoyens d'utiliser leur véhicule. Ce harcèlement est insupportable pour des millions de familles qui dépendent de leur voiture dans leur vie au quotidien. Les résultats sont là: une industrie étranglée, des citoyens accablés et une Europe hors sol, incapable de défendre ses intérêts. Il est temps de suspendre le pacte vert, de restaurer la préférence européenne et la souveraineté nationale, d'exiger la réciprocité et de relocaliser nos productions stratégiques. Il est grand temps de sortir du mondialisme, de restaurer les États nations au sein d'une Union européenne des coopérations. C'est la seule solution d'avenir pour l'Europe.
Conclusions de la réunion du Conseil européen du 20 mars 2025 (débat)
Donald Trump vient d’annoncer une hausse de 25 % des droits de douane sur les voitures européennes. Une décision brutale, mais, hélas, sans surprise. Pourquoi? Parce que les États-Unis savent que l’Union européenne cède toujours. Loin de défendre les intérêts de ses membres, l’Europe s’est enfermée dans une obsession technocratique, coupée des réalités industrielles, incapable de protéger ses usines, ses filières, ses salariés. Une puissance de façade, qui préfère la posture à l’action, comme si la soumission était devenue une ligne de conduite. Ce coup porté par Washington n’est que le dernier en date d’une longue série. Les conséquences sont claires: ce sont nos constructeurs, nos équipementiers, nos sous-traitants et nos automobilistes qui vont en payer le prix. À court terme, par des hausses de coûts, à moyen terme, par des fermetures d’usines, et à long terme, par une perte irréversible de souveraineté industrielle. Mais ne nous trompons pas, cette attaque économique ne tombe pas du ciel. Elle est aussi le fruit de nos propres renoncements, d’un aveuglement stratégique qui dure depuis des années. Depuis trop longtemps, l’Union européenne impose des politiques industrielles hors-sol, déconnectées des réalités de terrain, au nom d’une transition écologique devenue dogmatique. Sous couvert du pacte vert, elle efface nos savoir-faire, sacrifie nos motorisations thermiques, impose des normes intenables et nous livre pieds et poings liés à une technologie dominée depuis vingt ans par la Chine. Une Chine qui, elle, protège, finance, accompagne massivement son industrie, comme le font également les États-Unis. Pendant ce temps, Bruxelles échoue à bâtir un véritable secteur européen de la batterie. Les projets s’effondrent les uns après les autres, faute de coordination, faute de volonté, faute de vision. Pis, la Commission continue de financer des ONG militantes, souvent radicales, qui mènent une croisade antivoiture, sapent notre industrie, stigmatisent nos modes de vie et imposent leur idéologie à coups de rapports et de campagnes de dénigrement de la voiture. Cette machine à culpabiliser a remplacé la stratégie. Le projet européen aboutit aujourd’hui sur un continent sans usines, sans énergie, sans emploi, sur une Europe qui avance sans boussole, guidée par des normes irréalistes, des injonctions contradictoires et des illusions bureaucratiques, sur une Europe qui, à force de mépriser le réel, finit par saboter ce qui reste de son industrie. Il est temps de dire stop, de défendre notre indépendance industrielle, de protéger nos emplois, notre savoir-faire, notre compétitivité et de remettre les pieds sur terre. Car, si l’Europe poursuit ce suicide économique, demain il sera trop tard, et nous n’aurons que notre silence pour pleurer ce que nous aurons laissé disparaître sans combattre.
Les cent jours de la Commission – Produire des résultats dans les domaines prioritaires de la défense, de la compétitivité, de la simplification et de la migration (débat d'actualité)
Monsieur le Président, cent jours se sont écoulés depuis l’installation de la nouvelle Commission européenne, et un triste constat s’impose: celui d’une continuité avec l’ancienne Commission, pourtant largement désavouée par les Européens lors des dernières élections. Loin d’entendre le message des urnes, la Commission persiste dans une politique qui cherche à s’imposer face à la volonté des peuples. Ainsi en matière migratoire, avec le nouveau pacte sur la migration et l’asile; en matière environnementale, avec le pacte vert; en matière agricole, avec le Mercosur et la perspective de nouveaux accords de libre-échange, qui sacrifient nos agriculteurs sur l’autel du mondialisme. La Commission persiste et signe dans sa volonté centralisatrice et interventionniste, dans des domaines qui ne sont pas de sa compétence, comme la défense. La Commission profite toujours et encore des crises internationales pour progresser dans son emprise, au détriment de la souveraineté de nos nations, quitte à faire acte d’ingérence dans le processus démocratique de certains États membres. Pendant ce temps, rien pour protéger nos frontières extérieures; rien contre la menace du terrorisme islamiste, alors que, récemment encore, la France, l’Autriche et l’Allemagne ont été durement touchées; rien pour sauver nos industries et endiguer la pauvreté, qui s’aggrave partout en Europe. Pourtant, les constats sont clairs: le rapport Draghi, commandé par la Commission elle-même, dresse un tableau accablant du décrochage économique et technologique de l’Europe. Pourtant, au lieu d’y répondre, la Commission accentue ses politiques, qui ont échoué. Alors qu’elle est menacée par une Europe des nations, que nous voulons, l’Union européenne accentue le rythme pour devenir ce supra-État antidémocratique qu’elle désire tant. Les Européens n’en peuvent plus. L’heure de la souveraineté et de l’Europe des nations approche, dans le seul intérêt de nos peuples.
Monsieur le Président, l'article 10 de notre règlement intérieur exige des députés qu'ils préservent la dignité du Parlement, et l'article 17 dispose que les députés sont responsables des actes de leurs assistants. Ces règles ont été piétinées hier soir. Sous la direction et en présence de Mme Manon Aubry, présidente de groupe, un attroupement de députés et d'assistants français d'extrême gauche ont tenté d'empêcher la tenue d'une conférence ici même, au Parlement européen, en vociférant des injures et des slogans diffamatoires à l'entrée de la salle de conférence. Nous demandons que des sanctions soient prises. Ce sont des violations inacceptables de notre règlement intérieur. Nous n'allons pas nous laisser intimider par des apprentis révolutionnaires islamo-gauchistes et antisémites. Ces actes sont graves. Il vous faut, Monsieur le Président, Madame la Présidente Metsola, prendre des sanctions et éviter ainsi les prochaines actions que ces gens-là préparent. C'est votre responsabilité, Madame la Présidente du Parlement européen. Nous attendons les mesures que vous prendrez pour préserver l'exercice de la démocratie.
Madame la Présidente, il est encore temps de désamorcer la bombe agricole. Il est encore temps pour la Commission de renoncer à l'accord de libre-échange entre les pays du Mercosur et l'Union européenne, contre lequel nos agriculteurs protestent depuis des mois. Mais vous ne voulez pas renoncer, Monsieur le Commissaire, je viens de vous entendre. Cet accord est pourtant un contresens, un archaïsme et une faute. Un contresens, puisqu'il remet en cause notre autonomie alimentaire au moment où toutes les autres puissances cherchent à la garantir face aux désordres du monde. Un archaïsme, car il contrevient à la raison écologique et multiplie les échanges avec des produits du bout du monde, produits qui, par ailleurs, ne respectent même pas les normes environnementales qui sont les nôtres. Enfin, cet accord est une faute: à travers un obscur mécanisme de règlement des différends, vous offrez à des pays tiers, à des concurrents, la possibilité de remettre en cause les décisions des États membres, donc leur souveraineté et les libres choix des peuples. En promettant aux agriculteurs un fonds de compensation, vous reconnaissez d'ailleurs implicitement que cet accord va provoquer des ravages au sein de nos filières agricoles. Or, nos agriculteurs ne veulent pas qu'on subventionne leur déclin ou, pire, leur disparition. Ils veulent être protégés et promus. Ils veulent vivre dignement et librement de leur travail, de cette noble mission: nourrir l'Europe.
La collaboration entre les conservateurs et l'extrême droite, une menace pour la compétitivité dans l'Union (débat d'actualité)
Monsieur le Président, une fois de plus, nous assistons dans ce Parlement à une inversion totale de la réalité. On nous explique que la collaboration entre les conservateurs et l'extrême droite menacerait la compétitivité de l'Union européenne. Mais de qui se moque-t-on? Dans son rapport, Mario Draghi lui-même, qui n'est pas d'extrême droite, je crois, a tiré la sonnette d'alarme: la compétitivité de l'Union européenne est en chute libre. Pourtant, qui gouverne l'Union européenne depuis des décennies? Ce ne sont pas les partis patriotes, ce sont les partis de gauche, les sociaux-démocrates, les centristes, les écologistes, qui ont mené des politiques délétères avec leur dogmatisme réglementaire, leur matraquage fiscal et leur idéologie bruxelloise qui ont étouffé notre industrie et notre innovation. Maintenant ces mêmes responsables rejettent la faute sur ceux qui ne sont pas encore au pouvoir. C'est une hypocrisie monumentale. Si l'Europe est en perte de vitesse face aux États-Unis et à la Chine, ce n'est pas à cause d'un virage conservateur voulu par nos peuples, c'est à cause des choix désastreux faits par les eurocrates et leurs alliés. Un exemple flagrant de cet aveuglement idéologique: le nucléaire. Même le mot nucléaire était ici interdit. Le rapport Draghi l'a clairement souligné: sans énergie abordable et souveraine, il est impossible de rester compétitif. Or, qui attaque sans relâche le nucléaire, pourtant indispensable à notre indépendance énergétique et à la réindustrialisation de l'Europe? La gauche et les écologistes, qui préfèrent nous livrer aux importations de gaz américain, aux panneaux solaires chinois ou au charbon allemand. Ce sabotage énergétique coûte cher aux Européens et accélère notre déclin économique. Ce débat est une tentative grossière de diversion, mais nos peuples ne sont pas dupes. Ce qu'ils veulent, c'est une politique qui défende enfin leurs intérêts, leur économie et leur souveraineté, une politique qui les protège, notamment d'une immigration de masse, une politique débarrassée de toute idéologie, pragmatique, réaliste et efficace, une politique qui stoppe enfin...
Présentation du programme d’activités de la présidence polonaise (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Premier Ministre, en ce début d’année marqué par des crises internationales et des défis cruciaux, la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne revêt une importance certaine. Monsieur le Premier Ministre, vous dites que vous vous engagerez à agir en faveur de la sécurité et de la stabilité de notre continent. On ne peut que vous y encourager, avec un objectif prioritaire: la lutte contre l’immigration de masse, qui, sinon, submergera l’Europe. Depuis des années, nous subissons une pression migratoire intolérable, amplifiée par les crises économiques, les conflits et la porosité de certaines frontières extérieures, amplifiée aussi – et surtout – par une politique volontairement immigrationniste de l’Union européenne, illustrée notamment par le nouveau pacte sur la migration et l’asile. Monsieur le Premier Ministre, vous dites vouloir vous engager à la construction d’un bouclier oriental qui vise à protéger vos 800 kilomètres de frontière avec la Russie et la Biélorussie. C’est là un exemple de ce que devrait être une ère nouvelle pour la politique européenne. L’Union européenne doit en effet protéger ses frontières extérieures et soutenir tous les États qui agissent en ce sens. Nous devons refuser les mécanismes imposés, tel le nouveau pacte sur la migration et l’asile, qui vise à relocaliser dans nos campagnes les migrants sans consulter les peuples concernés. Ces politiques sont contraires aux intérêts nationaux et à la volonté des peuples – nos peuples n’en veulent pas, il faudrait les écouter. Or, il est essentiel de replacer les nations au cœur des décisions pour construire une Europe respectueuse des identités et de nos souverainetés. Nos concitoyens européens attendent des actions claires: cesser l’immigration incontrôlée, renforcer les contrôles et repenser totalement le droit d’asile. Sur la question de la défense, la Pologne montre l’exemple en matière d’investissements stratégiques, avec plus de 4 % de son produit intérieur brut qui lui sont consacrés. Néanmoins, tout cela doit s’accompagner d’une vigilance accrue. La coopération entre les nations européennes ne doit pas diluer nos souverainetés nationales. C’est d’ailleurs en cela qu’il ne peut être question pour nous de «souveraineté européenne» ou de «défense européenne». La protection de notre continent passe par une Europe des nations, qui défendent leur souveraineté, leur identité, et qui coopèrent entre elles, en respectant la volonté des peuples qui les composent. C’est là tout le sens de nos actions.
Madame la Présidente, nous avons appris récemment que M. Thierry Breton, ancien commissaire au marché intérieur, allait rejoindre Bank of America. Lui qui a prétendu, des années durant, défendre la souveraineté et la production européennes, lui qui annonçait fièrement la fin de la naïveté de l’Union européenne, rejoint le symbole de la finance américaine cinq mois après son départ de la Commission. Le champion autoproclamé de l’indépendance se retrouve donc à travailler pour une très grande banque, dont les intérêts sont à l’opposé des nôtres. Le pourfendeur d’Elon Musk sera désormais l’employé de l’établissement qui a le plus prêté à l’entrepreneur pour le rachat de Twitter en 2022. Il semblerait que les grands principes de Thierry Breton suivent le même parcours que l’action de l’entreprise Atos, dont il a assuré la direction pendant dix ans: une lente descente vers le chiffre zéro. On pourrait en rire s’il n’y avait pas là une violation de toute déontologie et une trahison de la morale la plus élémentaire. C’est pourquoi je demande l’ajout à l’ordre du jour d’un débat sur l’intégrité de la Commission européenne, les conflits d’intérêts, et notamment le cas de l’ancien commissaire Thierry Breton.
La chute du régime syrien, ses conséquences géopolitiques et la situation humanitaire dans la région (débat)
Monsieur le Président, Madame la Haute-Représentante, la chute de la dictature de Bachar el-Assad aurait pu incarner un formidable espoir pour le peuple syrien, mais elle risque de l’entraîner dans un chaos encore plus profond. La fin du régime brutal qui a opprimé les Syriens pendant des années a laissé la place aux milices djihadistes, synonymes de terreur et d’obscurantisme. Comment ne pas être horrifié face à une telle situation? Ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces minorités religieuses – notamment chrétiennes – voient leur avenir terriblement s’assombrir. La Syrie, terre de richesses culturelles et historiques, devient un champ de ruines, où l’instabilité et le désordre règnent. Mais il faut voir avec quelle légèreté, avec quel aveuglement certaines chancelleries occidentales – dont le Quai d’Orsay, en France – se sont empressées de saluer la victoire des rebelles – ainsi nommés –, alors qu’il s’agit d’islamistes, et que l’islamisme modéré n’existe pas. Les exemples passés de l’Iran, de l’Iraq ou encore de la Libye auraient dû inviter à plus de retenue et à moins de naïveté. Attention, par ailleurs, aux conséquences pour l’Europe! De tels bouleversements provoquent des flux migratoires de masse. La violence et le chaos ne doivent pas être importés sur notre sol. L’Union européenne se doit de réagir avec lucidité et fermeté, tout d’abord en protégeant nos frontières extérieures, et ensuite en revenant sur le pacte migratoire européen, qui veut obliger à une répartition automatique d’une immigration de masse. C’est un devoir envers nos peuples, une garantie de sécurité face aux menaces, mais c’est aussi un appel à agir, à soutenir les forces qui combattent l’islamisme et à protéger les communautés persécutées. Il faut enfin que toute demande d’asile soit traitée à l’extérieur de l’Union européenne. C’est là une obligation sécuritaire minimale dans le contexte international de grande instabilité que le monde connaît.
Monsieur le Président, en application de l'article 10, paragraphe 3, de notre règlement intérieur, il est interdit aux députés de déployer dans cet hémicycle banderole et bannières. Il est aussi interdit aux députés, suite à un arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 6 octobre 2021, de placer sur nos pupitres nos drapeaux nationaux, au motif que le drapeau national deviendrait une sorte d'étendard d'un groupement politique et un symbole de la cause que celui-ci défend. Alors pourquoi n'est-il pas interdit à Mme Rima Hassan et à certaines de ses collègues d'extrême-gauche d'arborer fièrement le keffieh, symbole de la cause palestinienne et de la lutte contre Israël? Si on interdit nos propres drapeaux nationaux ici-même, on doit évidemment interdire le symbole d'une cause militante. Madame la Présidente, notre groupe vous a déjà écrit à deux reprises sur ce sujet. Mme Hassan multiplie ses interventions ici-même avec ce symbole provocant. Qu'attendez-vous pour agir?
Renforcer le soutien indéfectible de l’UE à l’Ukraine contre la guerre d’agression menée par la Russie et la coopération militaire croissante entre la Corée du Nord et la Russie (débat)
Madame la Présidente, le monde traverse aujourd'hui une période d'extrême tension. L'escalade du conflit russo-ukrainien nous rappelle ainsi l'extrême urgence à parvenir à un seul objectif, qui devrait mobiliser toutes les énergies: la paix. Aux États-Unis, un président à bout de souffle, désavoué par son peuple et à quelques semaines de la fin de son mandat, pousse l'Occident à la confrontation générale en autorisant l'Ukraine à tirer des missiles longue portée sur le territoire russe. Ce que le président ukrainien s'est empressé de faire, s'éloignant ainsi de toute solution pacifique. En face, la Russie n'a évidemment pas tardé à répliquer, tout en préparant son peuple à la perspective terrifiante d'une nucléarisation du conflit. Ces événements nous concernent directement. Ils concernent le monde et l'avenir immédiat de la planète. Pourtant, l'Union européenne reste inaudible et dépendante des décisions prises outre-Atlantique. Quant à la France, son ministre des affaires étrangères vient de déclarer ne fixer aucune ligne rouge dans le soutien à l'Ukraine, n'excluant pas le tir de missiles français sur le territoire russe ou l'envoi de troupes au sol. La paix ne semble pas être une option pour le chef de la diplomatie française. C'est une grave faute! Nous ne devons pas être les suiveurs d'une stratégie belliciste et encore moins les complices d'une surenchère qui ne mène qu'à la destruction. Face à ces tensions grandissantes, nous exigeons donc une nouvelle fois une seule priorité: la paix. Une paix négociée et ferme, qui respecte la souveraineté des nations tout en évitant l'irréparable. Il nous faut des dirigeants, enfin, courageux, qui placent l'intérêt supérieur des peuples au-dessus de toute autre considération. La paix exige le travail le plus héroïque et le sacrifice le plus difficile. Elle exige un héroïsme plus grand que la guerre. Elle exige une plus grande fidélité à la vérité et une pureté de conscience bien plus parfaite. Voilà l'axiome posé par Thomas Merton au siècle dernier, qui devrait être suivi à la lettre. Mettons fin à cette guerre fratricide qui a déjà tant coûté de vies! Faisons entendre enfin la voix de la raison: celle qui refuse l'escalade guerrière et qui réclame une paix durable pour l'avenir du monde. Il est juste encore temps.