17
Juin
2026
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Répression persistante de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso
Madame la Présidente, les débats que ce Parlement nous impose aujourd’hui ont par moments des relents de colonialisme. Nous n’avons pas la qualité pour juger du passé, et encore moins du présent, du Burkina Faso. Or, quel est l’avenir du Burkina Faso et du Sahel si l’Union européenne contribue, par ses résolutions, à déstabiliser encore plus un pouvoir qui se trouve aujourd’hui en première ligne face à la poussée de l’islamisme et du djihadisme? Oui, Ouagadougou gouverne la «patrie des hommes intègres» de manière autoritaire – ils sont en guerre. Mais l’essentiel pour les Burkinabés, c’est de pouvoir compter sur un gouvernement qui les protège du chaos et de l’islamisme en ce moment, plutôt que de recevoir des leçons depuis Bruxelles. À la fin, nous ne faisons qu’affaiblir ceux qui se trouvent en première ligne du combat contre le fondamentalisme islamiste, et nous risquons de fabriquer demain les conditions d’un nouvel Afghanistan aux portes de l’Europe. L’urgence, c’est d’aider si ce pays le demande, car, si ce pays s’effondre, le Sahel risque de sombrer dans le chaos, et nous en payerons demain le prix ici, en Europe.