21
Nov
2022
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Évaluation du respect par la Hongrie des conditions relatives à l'état de droit prévues par le règlement relatif à la conditionnalité et état d'avancement du PRR hongrois (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, chaque fois que je m'adresse aux électeurs sur le terrain, une question revient sans cesse, à savoir: La Commission européenne pense-t-elle vraiment qu'une nouvelle autorité et quelques nouvelles lois changeraient quoi que ce soit en Hongrie? Parce que les Hongrois sur le terrain savent depuis des années que les défaillances systémiques de l'État de droit n'ont jamais été liées à l'absence d'une nouvelle autorité, parce qu'il s'agit d'un gouvernement qui vide les institutions et agit de mauvaise foi. Ils ne se sentiront jamais liés par un ensemble d’ajustements créés par eux-mêmes par opposition à une autorité crédible, déjà existante, comme le Parquet de l’UE. Et s'il vous plaît répondez-moi ceci: pourquoi le gouvernement Orbán insiste-t-il autant sur la création de nouvelles autorités au lieu de rejoindre le Parquet européen? Nous l'avons dit tant de fois, c'est une vraie chance. Il peut s’agir d’une chance historique, d’un moment historique pour ralentir, voire inverser, le glissement rapide de la Hongrie vers l’autoritarisme. Ce Parlement a travaillé dur et longtemps pour parvenir à des règles plus efficaces. Et nous avons réitéré notre appel. Aidons le peuple, pas le gouvernement. Diriger les fonds de l'UE vers les gouvernements locaux, la société civile, les écoles et les hôpitaux, vers ceux qui en ont le plus besoin. Monsieur le Commissaire, il est temps que cela se produise. Non seulement les intérêts financiers de l’UE sont en jeu, mais aussi les droits des citoyens hongrois.