19
Oct
2022
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La sécurité alimentaire mondiale à la suite de la réunion des ministres de l’agriculture du G20 (débat)
Monsieur le Président, il y a trois milliards d’individus dans le monde dont l’apport en protéines dépend de la pêche, dépend des océans. Et pourtant, quand on lit les conclusions de ce sommet du G20, il n’y a rien. Rien sur la pêche, rien sur l’aquaculture. (Le Président interrompt l’orateur) Et pour cause, nombre des pays autour de la table au G20 pratiquent allègrement et de façon industrielle la pêche illégale. Cette pêche illégale qui pille les ressources, qui met en péril sans arrêt la vie de ces trois milliards d’individus. Et nous alors, dans tout cela? Nous, nous courons derrière nos pêcheurs pour vérifier la taille de chaque poisson, la maille de chaque filet, mais surtout, nous importons 70 % des produits de la mer que nous consommons. Dans le meilleur des cas, nous nous berçons de l’illusion qu’ils ont été pêchés de façon légale par d’autres, sur lesquels nous n’avons aucun contrôle. Mais nous devons nous rendre à l’évidence: à chaque fois que nous consommons un poisson qui vient de l’extérieur, nous piochons dans l’assiette de ces trois milliards d’individus. Il est grand temps, chers amis, qu’ici, dans l’Union européenne, nous posions sur la table la question de la contribution de la pêche et de l’aquaculture à la sécurité alimentaire globale.