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70e anniversaire de la convention de Genève (débat)
Le droit de demander l’asile est un droit de l’homme fondamental garanti par la convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Il est fondé sur des valeurs humanitaires fondamentales et constitue une pierre angulaire du droit d’asile de l’UE. Ses principes, tels que le principe de non-refoulement, sont devenus partie intégrante du droit international coutumier, ce qui signifie que les pays qui n'y sont pas parties sont tenus de s'y conformer. Dans le contexte des guerres, des conflits et des persécutions en cours et des déplacements record, il protège efficacement les droits et la vie des réfugiés depuis soixante-dix ans. Cependant, je ne suis pas d'accord pour dire qu'aujourd'hui, il est aussi pertinent qu'il l'était en 1951. L'un des facteurs qui poussent des millions de personnes à migrer est le changement climatique. Cependant, il n'y a pas de catégories de réfugiés climatiques dans le droit international. Par conséquent, il existe une lacune juridique claire qui empêche la protection de ce groupe de réfugiés. La définition du réfugié dans la Convention de 1951 ne s'applique pas aux personnes déplacées pour des raisons environnementales. D'un point de vue juridique, nous ne sommes pas prêts pour les vagues de migrants à venir. Je demande donc que cet anniversaire stimule la création et la reconnaissance internationale de la définition du réfugié climatique, ce qui permettra l'adoption d'une législation facilitant la procédure d'octroi du statut de réfugié à ceux qui fuient, entre autres, la montée des eaux.