15
Déc
2021
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Projets portant davantage atteinte aux droits fondamentaux en Pologne, notamment en ce qui concerne les normes de la Convention européenne des droits de l'homme et la santé et les droits génésiques et sexuels (débat)
Madame la Présidente, je suis désolé. Monsieur le Commissaire, merci beaucoup. Vous m'avez demandé à plusieurs reprises ici au Parlement européen comment il est possible que la société polonaise, qui est plus de 80% pro-européenne, permette l'état de non-droit et d'injustice. Et c'est vraiment très simple. En Pologne, pendant 30 ans, il n'y a pas eu d'éducation civique fiable, mais la propagande et la désinformation règnent dans les médias gouvernementaux depuis 6 ans. Et le gouvernement PiS, morceau par morceau, restreint la liberté des résidents polonais. Comme un bulldozer, il pousse le pays vers l'est dans les mains de Poutine. L'Europe ne comprend pas. Il ne l'aime pas. Il a des complexes à son sujet. En Pologne, le PiS ne dit pas «nous, l’Union», il dit «nous et eux». C'est un phénomène très dangereux. Nous les connaissons du Royaume-Uni. La dernière décision du pseudo-tribunal est le fondement de la construction de l'ordre oriental en Pologne. Les pouvoirs de la Cour européenne sont coupés, et c'est dans cette cour que les citoyens polonais peuvent demander justice. Parce qu'au lieu de citoyens, le PiS veut avoir une population. Il est plus facile pour les gens de gouverner. Mais ça ne s'en ira pas. Une société civile forte est un fait en Pologne. C'est ce dont Kaczynski a peur. Et c'est là, aux citoyens et aux gouvernements locaux, proches des citoyens, directement, que l'argent européen devrait circuler.