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Réaction de l'UE à la loi des États-Unis sur la réduction de l'inflation (débat)
La loi sur la réduction de l’inflation a été présentée de manière positive aux États-Unis: elle est censée freiner l’inflation, traiter de la fiscalité et se concentrer sur l’énergie verte. Néanmoins, on peut percevoir que la loi sur la réduction de l’inflation repose sur une coopération déloyale avec les partenaires américains, tels que l’UE. Je ne citerai que quelques exemples de la façon dont la loi sur la réduction de l'inflation pourrait saper l'amitié euro-américaine. Premièrement, les États-Unis lient leurs subventions et allégements fiscaux exclusivement à la production de matières premières, de produits intermédiaires et à la production complète aux États-Unis ou en Amérique du Nord, ce qui sape les accords de l'OMC. Deuxièmement, l'impôt minimum de 15 % s'écarte des négociations internationales de l'OCDE. Il affaiblit l’accord en n’étant pas un taux d’imposition véritablement efficace, en donnant un mauvais exemple et en incitant davantage de pays à adopter des crédits d’impôt ou à se livrer à une concurrence agressive pour accorder des subventions aux entreprises afin de «compenser» des taux d’imposition effectifs plus élevés. Ce n'est pas ce pour quoi nous nous sommes tous battus. La véritable amitié est une question de transparence, de coopération et de défis à relever ensemble. J'invite la Commission à prendre des mesures dans le cadre des discussions avec les États-Unis. J’espère que nous n’aurons bientôt pas à citer Taylor Swift, l’enfant d’hier qui a fêté son anniversaire, lorsque nous discuterons des relations entre les États-Unis et l’Union européenne: «Regardez donc ce que vous avez fait. Maintenant, nous avons du mauvais sang.»