Initiative citoyenne européenne «Stop à la destruction des jeux vidéo» (débat)
Madame la Présidente, chers collègues! L’initiative citoyenne «Stop Destroying Videogames» pose essentiellement l’une des questions fondamentales de l’ère numérique: Si les consommateurs acquièrent correctement un produit numérique, qu’il s’agisse d’un jeu vidéo ou, plus généralement, d’un logiciel, ont-ils le droit d’utiliser ce produit de manière permanente ou n’est-il qu’un simple privilège pour les développeurs ou les éditeurs de pouvoir le retirer à leur guise ou par l’arrêt du serveur? La réponse des citoyens européens est claire et la nôtre doit l'être: Oui, ceux qui paient doivent également pouvoir utiliser le produit sans restriction. Un achat ne doit pas être un prêt à durée déterminée qui peut être résilié unilatéralement. C'est donc une question de protection de la propriété et d'équité dans l'espace numérique. Malheureusement, les engagements volontaires de l'industrie ne semblent pas suffisants. C'est pourquoi je lance un appel à la Commission européenne: Présentez une proposition législative qui consacre le droit à l’utilisation durable des biens numériques et qui mette fin à la mise hors service des logiciels en général et des jeux vidéo en particulier. Construisons ensemble des règles équitables qui stoppent le retrait arbitraire des logiciels, garantissent durablement les droits des consommateurs européens, sans pour autant négliger les questions légitimes de droit d'auteur ou de responsabilité!
De l’urgence que le marché unique produise des résultats, en garantissant sécurité et prévisibilité aux entreprises de l’Union, ainsi que des emplois de qualité (suite du débat)
Madame la Présidente! Chers collègues, Monsieur le Commissaire! Nous menons ce débat depuis des années sur le marché intérieur, sur la compétitivité, sur la force industrielle de l'Europe. Mais il y a longtemps qu'il ne suffit plus de célébrer le marché unique. Nous avons besoin d'un marché unique adapté à l'avenir. Les Mots-clés sont nommés: Numérisation, harmonisation, réduction de la bureaucratie, compétitivité. C'est tout à fait vrai, car chaque semaine Plus de PME abandonnent leurs activités y compris dans ma région, ce qui entraîne la perte d’emplois industriels précieux. Nous n'avons d'ailleurs pas de problème de connaissance, car Vision PaperIl y a suffisamment d'analyses et d'études. Nous avons besoin d'une mise en œuvre cohérente des rapports Letta et Draghi et, en particulier, de courage de la part des États membres. Nous avons un marché unique des biens, mais 27 murs nationaux en matière d'énergie, de télécommunications et de capitaux. Nos nouvelles entreprises meurent de faim financièrement parce que le marché européen des capitaux reste fragmenté. Le fait que nous soyons toujours sur la bonne voie dans les négociations sur l'union de l'épargne et de l'investissement est un signal fatal pour notre économie. Nous ne progressons qu'à pas de géant dans la simplification des services transfrontaliers et l'harmonisation des normes techniques. Cela freine chaque jour nos entreprises innovantes, en particulier nos PME, alors que nos concurrents continuent de se diviser. Faisons en sorte que le marché unique soit véritablement fiable grâce à des règles européennes allégées et pratiques, exactement comme les citoyens et les entreprises l’attendent de nous.
Cadre visant à renforcer la disponibilité et la sécurité de l’approvisionnement en médicaments critiques ainsi que la disponibilité et l’accessibilité des médicaments d’intérêt commun (débat)
Madame la Présidente! Chers collègues, Ceux qui parlent aujourd'hui de médicaments parlent de sécurité d'approvisionnement, de compétitivité et de force industrielle. Les goulots d'étranglement d'approvisionnement nous montrent: L’Europe ne peut plus compter sur les dépendances mondiales pour les médicaments critiques. Le Critical Medicines Act C'est un changement de paradigme: s’éloigner du fournisseur le moins cher pour passer à un modèle européen de résilience. La sécurité d'approvisionnement devient une priorité politique et ne reste plus un effet secondaire du marché libre. Le CMA Mettez-vous aux bons endroits. Il incite à l'investissement et accélère les procédures d'acheminement des productions vers l'Europe. Il garantit des conditions de concurrence équitables, car à l'avenir, les marchés publics tiendront également compte de la stabilité de la chaîne d'approvisionnement et de la production en Europe. Et il stimule l'innovation, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, qui sont souvent hautement spécialisées et peuvent évoluer rapidement. En bref: Le CMA est l’occasion pour l’Europe d’accroître son autonomie stratégique dans ce domaine si important afin de le rendre plus résilient et capable d’agir.
Le 28e régime: un nouveau cadre juridique pour les entreprises innovantes (débat)
Madame la Présidente! Chers collègues, L'Europe est à un tournant. Notre productivité stagne, l'incertitude mondiale augmente et notre compétitivité est de plus en plus sous pression. Pour y répondre, nous avons besoin non seulement de grandes stratégies, mais aussi d'outils concrets qui agissent de manière tangible dans la vie quotidienne des entreprises. Et c'est là que réside la chance du 28. régime. Il peut s'agir d'un autre puzzle pour enfin profiter du marché unique tel qu'il est conçu. Un véritable marché domestique pour la création, la mise à l'échelle et l'innovation, l'investissement. C'est aussi un signal de politique économique: L'Europe veut redevenir plus rapide, plus simple et plus favorable à l'investissement. Les entreprises doivent avoir la possibilité de penser européen dès le premier jour, pas seulement au niveau national. Mais nous ne devons pas non plus nous faire d'illusions: L’alternative innovante et unifiée pourrait devenir une mosaïque si elle était interprétée dans 27 systèmes judiciaires nationaux, avec des procédures, des normes de preuve et des langues différentes. C'est pourquoi nous devrions plaider clairement en faveur d'un règlement qui soit directement applicable partout. Parce que nous ne devenons pas plus forts par 27 voies individuelles. Nous ne devrions donc pas non plus craindre le prochain débat. Un véritable marché unique et une union des marchés des capitaux nécessitent un véritable système judiciaire européen capable de statuer de manière fiable et uniforme sur les litiges entre entreprises. Dans le cas contraire, la CJUE reste goulot d'étranglement et l'Europe plus lente que ses concurrents. Pour stimuler la croissance, nous avons donc besoin d’une Europe à guichet unique, d’un marché, d’un cadre, et non de 27 demi-exemplaires.
Sécurité des jouets et abrogation de la directive 2009/48/CE (A10-0227/2025 - Marion Walsmann) (vote)
Monsieur le Président, chers collègues! Dans quelques semaines, c’est Noël, une période où des millions de familles européennes sont à la recherche de cadeaux pour leurs proches. Aujourd'hui, nous avons la chance de leur faire le plus grand cadeau: sécurité. Les jouets restent la catégorie de produits la plus fréquemment signalée dans le système d’alerte rapide de l’UE pour les produits dangereux. Nous ne pouvons et ne voulons plus accepter cela. Avec la nouvelle ordonnance sur la sécurité des jouets, nous envoyons un message clair. Des jouets sûrs pour nos enfants en Europe sont une priorité absolue. Et ce règlement est plus qu'une mise à jour de règles obsolètes. C'est un engagement en faveur de nos valeurs, de la protection de nos enfants et du renforcement de la compétitivité de l'industrie européenne. En établissant les normes de sécurité les plus élevées, nous créons un marché où la qualité gagne. Je remercie également les rapporteurs fictifs et les autres collègues qui, grâce à leur excellent travail, ont rendu ce succès possible. Si nous sommes d'accord, nous veillerons à ce que les enfants européens puissent continuer à jouer avec les jouets les plus sûrs au monde.
Rapports 2023 et 2024 sur la Macédoine du Nord (débat)
Madame la Présidente, chers collègues! Depuis deux décennies, la Macédoine du Nord aspire à l’adhésion à l’UE, avec persévérance, volonté de réforme et soutien clair de la population. Malgré les défis, le pays a fait des progrès impressionnants. Et pourtant, le processus d'adhésion s'arrête. Les différends bilatéraux bloquent la voie depuis des années. Cela sape la confiance dans la Macédoine du Nord et dans la crédibilité du processus d’intégration de l’UE. D'autres réformes sont nécessaires. Je connais les difficultés sur le terrain, mais elles ne doivent pas être un prétexte pour retarder éternellement l'adhésion. Il est temps de renforcer la confiance dans l’UE et ses valeurs en offrant enfin à la Macédoine du Nord la perspective qu’elle mérite. Je soutiens donc fermement le rapport de mon collègue. Le Conseil européen doit envoyer un signal clair en faveur du lancement rapide de la prochaine phase des négociations, dans le plein respect de la langue et de l'identité macédoniennes. La Commission européenne devrait également aider activement la Macédoine du Nord à franchir les prochaines étapes.
Promouvoir un cadre favorable aux financements du capital-risque et à la sécurité des investissements directs étrangers dans l’Union (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, L'Europe doit relever le défi de rester un lieu attrayant pour le capital-risque et la sécurité des investissements directs étrangers. Il ne s'agit pas seulement d'une question de compétitivité, mais aussi de la viabilité de notre continent. Les chiffres parlent un langage décevant. Alors que les États-Unis et la Chine investissent massivement dans les start-up et les technologies de rupture, l'Europe progresse à petit pas et risque de perdre son potentiel d'innovation. À l’heure actuelle, l’Europe ne détient que 5 % des fonds de capital-risque mondiaux lancés et seulement 6 % du financement mondial des jeunes pousses dans le domaine de l’IA. Les raisons sont évidentes. Nous sommes confrontés à un soutien insuffisant à l'innovation, qui s'arrête souvent à mi-chemin de la commercialisation. Le marché unique reste affaibli par la fragmentation et les obstacles bureaucratiques. Cela dissuade naturellement les investisseurs, en particulier dans les secteurs d'avenir stratégiques. Les entreprises financées par le capital-risque transforment des secteurs entiers de l'économie et ont également stimulé les investissements directs étrangers dans de nombreux secteurs. Les idées révolutionnaires ont donc besoin d'un soutien financier approprié sur place. Nous avons urgemment besoin en Europe d'un environnement de financement solide, plus accessible aux PME et moins bureaucratique. Il est essentiel que nous nous efforcions de renforcer la coordination des politiques en matière d'investissements stratégiques. Il s'agit notamment d'harmoniser davantage le soutien à l'innovation et de concentrer les financements sur des domaines clés. Ce n’est qu’avec des réformes audacieuses et une meilleure coordination que nous pourrons garantir que les jeunes pousses et les entreprises en expansion n’émergent pas seulement ici, mais se développent également en Europe. Nous avons besoin d'une action et d'un engagement clairs. C'est également ce que je demande au nom de SME Europe.
Sécurité des jouets et abrogation de la directive 2009/48/CE (A9-0044/2024 - Marion Walsmann) (vote)
Madame la Présidente, chers collègues! Avec le vote sur le rapport sur la sécurité des jouets, nous ferons un grand pas en avant pour adapter les réglementations qui ont pris du temps aux besoins de notre époque. Nous devons saisir l'occasion, car nos enfants, en tant que groupe de consommateurs le plus vulnérable et vulnérable, doivent être mieux protégés contre les jouets dangereux. Nous aborderons les risques découlant de produits chimiques dangereux, d'une cybersécurité insuffisante ou simplement d'un manque de fabrication. Parce que quand il s'agit de la santé de nos enfants, il n'y a pas de tolérance. Des valeurs limites pour les substances chimiques fondées sur les connaissances scientifiques les plus récentes, un passeport numérique des produits ou des avertissements visibles obligatoires sur les places de marché en ligne empêcheront les jouets dangereux d’entrer entre les mains des enfants. Dans le même temps, nous pouvons garantir des conditions de concurrence équitables pour nos fabricants européens de jouets et, en particulier, aider les petites et moyennes entreprises, qui en constituent une grande partie, en leur fournissant une aide sur mesure et en réduisant la bureaucratie. Chers collègues, donnons un signal clair en faveur de la protection de l'enfance et de la place économique européenne! Dotés d'un mandat fort, nous serons en mesure d'adopter un règlement efficace, cohérent et actualisé sur la sécurité des jouets dans les négociations à venir. Merci à tous les rapporteurs fictifs et à tous ceux qui nous ont aidés! Nous le devons à nos enfants.
Certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques - Certificat complémentaire de protection unitaire pour les médicaments - Certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (refonte) - Certificat complémentaire de protection pour les médicaments (refonte) - Brevets essentiels liés à une norme (discussion commune - Brevets)
Monsieur le Président, chers collègues! Tout d'abord, avant d'oublier ce qui me tient à cœur: Merci aux rapporteurs fictifs pour leur excellente coopération sur ce dossier pourtant très technique mais aussi difficile. Nous sommes parvenus à un bon compromis qui nous permettra d’améliorer l’efficacité de l’octroi de licences pour les BEN dans l’UE. La DG TRADE n’a pas non plus critiqué la proposition lors de l’audition. L'accord sur les ADPIC est compatible, comme cela a été dit lors de l'audition. Il n'y a pas d'ingérence dans les contrats existants. Ils ne changeront pas non plus. C'est tout simplement une fausse affirmation. Mesdames et Messieurs, aujourd'hui, les pays tiers profitent déjà du fait que nous n'avons pas de réglementation au niveau de l'UE. Les tribunaux européens sont très appréciés, car les procédures judiciaires sont très longues. Cela n'a rien à voir avec l'efficacité. Les innovations se produisent principalement au niveau des utilisateurs des BEN qui fabriquent des produits à partir du site technologique. S'ils ne fabriquent pas de produits, il n'y aura pas de pilote pour développer le site le plus proche et obtenir un brevet pour cela. C'est pourquoi la protection par brevet n'est pas affaiblie, elle est renforcée. Mesdames et messieurs, Nokia et Ericsson ont eux-mêmes plaidé en faveur d'une réglementation alors qu'ils produisaient encore des téléphones portables. Malheureusement, les entreprises européennes que nous possédons ne sont plus aussi leaders et c'est pourquoi nous devons aller de l'avant. Nous devons faire davantage pour mettre en œuvre rapidement les produits, les mettre sur le marché, afin que nous ayons également des moteurs pour les prochains développements, Mesdames et Messieurs. Avec cette proposition, nous allons réduire les inefficacités et les coûts de transaction dans l'octroi de licences, faciliter les négociations de licences, accélérer la conclusion des négociations de licences et réduire les litiges coûteux et chronophages. Un mot sur l'autorité: Je ne me soucie pas de savoir quelle autorité se verra attribuer les nouvelles tâches, pour autant qu’elle soit responsable devant la Commission européenne et qu’elle n’allonge pas inutilement le processus de mise en œuvre pour dire un mot à ce sujet. Mesdames et Messieurs, s'il vous plaît, ne laissez pas les Huawei et les Qualcomm de ce monde décider de ce qui doit arriver à nos BEN européens. Décidons-en nous-mêmes et assurons un marché plus sain et plus compétitif. Cela profitera aux titulaires de BEN sous la forme de recettes et de croissance durables et aux utilisateurs de BEN sous la forme d’une prévisibilité juridique et financière dans leurs activités. C'est pourquoi je plaide en faveur d'un système plus transparent et plus équitable. Un dernier mot: Chez nous, c'est si beau: «En danger et en grande détresse, la voie médiane mène à la mort». Soyons courageux et n'attendons plus.
Certificat complémentaire de protection unitaire pour les produits phytopharmaceutiques - Certificat complémentaire de protection unitaire pour les médicaments - Certificat complémentaire de protection pour les produits phytopharmaceutiques (refonte) - Certificat complémentaire de protection pour les médicaments (refonte) - Brevets essentiels liés à une norme (discussion commune - Brevets)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Breton, cher Thierry, chers collègues! Il était une fois une petite entreprise qui a commencé à fabriquer des compteurs intelligents. Après un certain temps, la société écrit des chiffres noirs et reçoit soudainement une lettre d’une autre société d’un pays tiers demandant un montant considérable pour l’utilisation de son BEN. Maintenant, la PME sait au mieux que SEPS est l'abréviation de brevets essentiels aux normes et que la 5G, qui nécessite un compteur intelligent pour fonctionner, est une norme. Le paysage du BEN, Mesdames et Messieurs, est très difficile à gérer et les titulaires de licences sont souvent complètement dans l’obscurité lors des négociations de licences. Rien d'étonnant, par exemple, si le nombre de brevets déclarés pour la 5G est d'environ 50 000 et qu'il y a environ 300 titulaires de brevets différents. Les preneurs de licence, qui représentent environ 85 % des PME, ont du mal à déterminer si les brevets proposés pour l'octroi de licences sont réellement essentiels pour la norme en question, si leur produit enfreint cette norme et si la redevance est appropriée. Cette opacité sonne comme un mauvais conte de fées, mais c'est une réalité amère. Ce qui menace les entreprises, ce sont des injonctions qui entraîneraient un arrêt de la production. Non seulement les petites, mais aussi les grandes entreprises sont obligées de répondre à toutes les demandes sous la menace d'un arrêt de la production. Le système en vigueur jusqu'à présent est sujet à des abus et conduit très souvent à des conflits qui sont également portés devant les tribunaux, ce qui prend beaucoup de temps. C’est pourquoi nous devrions, oui, nous devons, d’une part, empêcher les agissements des moutons noirs qui abusent de leur position de monopole et, d’autre part, permettre aux titulaires de BEN qui délivrent des licences dans des conditions correctes de recevoir plus rapidement leurs revenus justifiés. Il y a des moutons noirs de chaque côté, même si les preneurs de licence ne veulent pas payer, bien qu’ils se voient offrir une licence à des conditions FRAND. Il va de soi que les titulaires de BEN ont le droit de percevoir des redevances pour l’invention dans laquelle ils ont investi du temps et de l’argent. Le statu quo n’est bon ni pour les titulaires de BEN ni pour les utilisateurs de BEN, car il freine la capacité d’innovation des entreprises européennes et la rapidité de leur mise sur le marché. Ils s'appuient en partie sur des normes obsolètes pour éviter des négociations de licences potentiellement déloyales. Il est donc grand temps de mener des négociations équitables. Le registre central prévu permettra aux utilisateurs de BEN d’avoir une vue d’ensemble précise des licences dont ils ont besoin pour utiliser une certaine norme. Dans le cas de la 5G, on estime que seulement 15 % des BEN déclarés essentiels sont en fait essentiels à la norme. Le processus de vérification du caractère essentiel aidera à mettre un terme à la transcription actuelle des brevets et, partant, à valoriser les BEN européens de haute qualité. La procédure de détermination non contraignante de la redevance agrégée permet de se faire une idée approximative du coût total de l'acquisition des licences. Et avec le compromis que nous avons adopté au sein de la commission des affaires juridiques, nous renforçons le BEN au niveau européen et, partant, la place de l'innovation en Europe. Et un dernier mot à ce sujet: Remplaçons les ambiguïtés existantes, la concurrence déloyale et l'opacité par la prévisibilité, l'égalité des chances et la transparence pour nos entreprises européennes, pour nos PME européennes et pour notre pôle économique et d'innovation, l'Europe!
Protection des indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Je remercie tous ceux qui ont participé au débat et qui y ont participé. Ensemble, je tiens à le souligner, nous sommes parvenus à renforcer notre artisanat européen en confirmant précisément aux entreprises locales leurs produits, la preuve de leur authenticité, la qualité et l’origine des produits artisanaux fabriqués dans l’UE au moyen de ce nouveau label de qualité. Notre patrimoine culturel et traditionnel est renforcé. Le label de qualité apposé sur les produits permettra non seulement d'accroître la notoriété des régions d'origine, mais aussi de garantir une concurrence loyale pour les producteurs, car la contrefaçon sera enfin rendue plus difficile. Environ un quart des fabricants subissent une perte significative de leur chiffre d'affaires en raison des produits prétendument authentiques, qui proviennent en réalité de pays tiers. Les consommateurs, quant à eux, bénéficient de la certitude donnée par l’indication géographique qu’ils achètent réellement un produit authentique aux caractéristiques traditionnelles. Cette législation n'a été possible que grâce à l'excellente coopération avec les rapporteurs fictifs du Parlement européen, à qui je voudrais encore une fois adresser mes remerciements les plus sincères, ainsi qu'à leur équipe. Il en va de même pour le commissaire Breton et la présidence suédoise, et la présidence tchèque a également accompli d'importants travaux préparatoires. Les négociations n'ont pas toujours été faciles. Mais je pense que nous pouvons vraiment être fiers ensemble maintenant que nous y sommes parvenus et que nous avons apporté ce vaisseau amiral au port. Et je dis: Nous avons produit une histoire à succès. Et en fin de compte, je peux le dire, nous avons beaucoup appris les uns des autres sur nos excellents produits artisanaux traditionnels.
Protection des indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Le rapport sur la protection des indications géographiques des produits artisanaux et industriels est une véritable réussite européenne. Enfin, nous serons en mesure de protéger les nombreux produits traditionnels tels que la porcelaine, les textiles ou les couteaux avec un label de qualité de l'UE. Le rapport est une réussite car il peut être résumé sous le titre «Efficacité». Efficace parce que nous avons comblé un vide juridique. Ce label de qualité européen existe depuis 1992 pour les produits agricoles tels que la saucisse de Thuringe, comme pour le vin, pour les spiritueux, mais pas pour les produits artisanaux traditionnels tels que le verre de Murano ou les boules de Noël de Lauscha. Les quelque 400 produits fabriqués principalement par des petites et moyennes entreprises entrent en ligne de compte pour ce nouveau système de protection. Efficace parce que nous créons une harmonisation à l'échelle de l'UE, mais qui ne prive pas les produits déjà protégés au niveau national de la protection acquise. Seize États membres disposent déjà de systèmes nationaux de protection, mais cette protection doit être demandée aux autorités nationales dans le respect des procédures correspondantes. La protection ne s'applique qu'à ce pays. Avec la nouvelle législation, une seule demande assurera une protection dans tous les États membres. Les indications géographiques protégées au niveau national restent protégées. Leur protection nationale devient une protection européenne. Les producteurs n'ont donc pas besoin d'introduire une nouvelle demande, mais bénéficient directement du nouveau système de protection européen dès que les États membres communiquent les produits à la Commission européenne. Efficace, car nous mettons en place une procédure de demande allégée dans le cadre de laquelle l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle examine l’issue de la procédure de demande nationale pour déterminer si elle est complète ou si elle contient des erreurs. Et cela sera également possible par voie électronique. Étant donné que les demandeurs sont, comme nous l’avons dit, de petites entreprises artisanales de taille moyenne disposant de ressources limitées, nous avons prévu des facilités particulières pour les PME. Vous bénéficierez de tarifs plus avantageux pour la phase nationale de dépôt des demandes. Il n'y a pas de frais pour la phase UE. La législation est également efficace parce que nous avons réduit au minimum la charge bureaucratique. L'autodéclaration en est un bon exemple. En tant que procédure standard, le fabricant pourra la soumettre tous les trois ans à l'autorité compétente afin d'assurer la continuité. La nouvelle protection est également efficace en raison de son effet. De nos jours, de nombreux produits sont achetés en ligne et c'est pourquoi nous nous sommes assurés que la protection s'applique également en ligne et que les noms de domaine des produits traditionnels sont également protégés. Le contrôle exercé sur les autorités nationales doit également porter sur le commerce en ligne. La protection européenne sera étendue au niveau international, car nous adopterons également cette semaine la recommandation correspondante sur l'adhésion de l'UE à l'acte de Genève de l'arrangement de Lisbonne sur les appellations d'origine et les indications géographiques. Le nouveau système législatif permettra aux artisans de bénéficier d'une protection juridique de leurs produits plus forte que celle qu'offre aujourd'hui le droit des marques. L’enregistrement d’indications géographiques est moins cher que l’enregistrement de marques et les titulaires d’indications géographiques ne sont pas tenus de payer pour le renouvellement de leurs indications géographiques. Les indications géographiques ne sont enregistrées qu'une seule fois. Il n’est pas nécessaire de procéder à un renouvellement, comme c’est le cas pour les marques. Les producteurs bénéficient donc d'un instrument de protection avantageux en plus du droit des marques existant. C'est-à-dire: efficace et bon.
Adhésion de l’Union européenne à l’acte de Genève de l’arrangement de Lisbonne sur les appellations d’origine et les indications géographiques (A9-0157/2023 - Marion Walsmann) (vote)
Madame la Présidente, chers collègues! En adhérant à l'acte de Genève de l'arrangement de Lisbonne sur les appellations d'origine et les indications géographiques, nous permettons à tous les produits protégés d'être protégés également au niveau international. C'est déjà le cas pour certains produits européens provenant des sept États membres qui avaient déjà adhéré à l'acte de Genève, mais ce n'est pas encore le cas pour d'autres. La protection des appellations d'origine et des indications géographiques présente une réelle valeur ajoutée. Il promeut le savoir-faire traditionnel et a un effet positif sur la croissance, l'emploi et la compétitivité des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises. Les producteurs bénéficient d'une protection juridique de leurs indications géographiques sur les marchés mondiaux et d'une plus grande clarté juridique en cas de conflit. Les consommateurs bénéficient de l’assurance donnée par une indication géographique qu’ils achètent un produit authentique présentant des caractéristiques spécifiques. Par exemple, si une saucisse Thüringer Rostbratwurst protégée par une indication géographique est achetée dans un pays tiers, l’acheteur doit également être sûr qu’il s’agit d’une véritable saucisse Thüringer de Thuringe en Allemagne. À l’inverse, lorsque nous achetons un café dans un supermarché de l’UE, nous devrions être sûrs qu’un café protégé en tant qu’indication géographique en provenance de Colombie est effectivement originaire de ce pays. Le vote d'aujourd'hui est basé sur un arrêt de la CJUE qui permet l'adhésion de l'UE et des sept États membres. Je tiens à vous remercier tous très sincèrement pour la rapidité avec laquelle ce vote peut être organisé, afin que le délai fixé par la Cour de justice de l'Union européenne puisse également être respecté.
Règlement sur la sécurité générale des produits (débat)
Monsieur le Président, mes chers collègues! Le vote de demain sur la sécurité générale des produits est une étape importante pour le marché unique et pour les consommateurs européens. Un bon résultat des négociations pour des produits sûrs dans l'Union européenne est enfin atteint. Cela correspond à ce que nous avions demandé en tant que Parlement en novembre 2020 dans le cadre du rapport d’initiative sur la sécurité des produits, que j’ai été autorisée à négocier en tant que rapporteure. Jusqu'à présent, des exigences de sécurité plus strictes s'appliquent à un lit de poupée qu'à un lit d'enfant. C'est fini, maintenant. Tous les produits sont soumis à des règles de sécurité aussi strictes dans le cadre du nouveau règlement sur la sécurité des produits, qu’il s’agisse d’un produit soumis ou non à la législation sectorielle, que le produit ait été acheté en magasin ou en ligne, qu’il ait été acheté auprès d’un fournisseur de l’UE ou de pays tiers, qu’il soit connecté ou non et qu’il intègre ou non de nouvelles technologies, telles que l’IA. Nous avons renforcé la protection des consommateurs sans augmenter la charge administrative pour les entreprises. Nous avons garanti des conditions de concurrence équitables au sein du marché unique, en accordant une attention particulière aux PME. Nous avons veillé à ce qu'il y ait désormais un point de contact dans l'UE pour chaque produit proposé sur le marché unique européen. Nous avons également prévu des obligations accrues pour les places de marché en ligne, qui amélioreront la sécurité des produits, notamment parce que plus de 70 % d’entre elles effectuent également des achats en ligne. Et le système d'alerte rapide RAPEX devient un système moderne Safety Gate. Nous avons veillé à ce que les problèmes de sécurité des produits soient communiqués plus rapidement, à ce que l'identification des produits dangereux soit plus rapide et mieux communiquée et, bien sûr, à ce que les rappels de produits parviennent enfin aux consommateurs, car on estime aujourd'hui qu'un tiers des produits dangereux continuent d'être utilisés. Mesdames et Messieurs, tout produit dangereux sur le marché européen est un produit de trop. C'est pourquoi nous avons agi.
Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique: adhésion de l'UE (suite du débat)
Monsieur le Président, chers collègues! La convention d’Istanbul est d’une importance capitale, car chaque personne, qu’il s’agisse en grande partie de femmes ou, dans certains cas, d’hommes qui sont maltraités chez eux par un partenaire, est une victime de trop. Et parce que chaque enfant qui est lui-même victime de ces violences domestiques ou témoin de ces mauvais traitements en est un de trop. Des souffrances incommensurables, des dommages physiques et psychologiques à vie résultent de cette violence domestique. Avec la convention, nous établissons des normes pour la prévention, la protection des victimes et les poursuites pénales, qui revêtent une importance capitale. L’UE a signé la convention d’Istanbul il y a sept ans. Comment se fait-il qu'il n'ait toujours pas été ratifié dans tous les États membres? Chers États membres, il est grand temps de parvenir à un accord au sein du Conseil. Sinon, je vous suggère de regarder la prochaine femme violée ou battue à la maison dans les yeux et de lui expliquer qu'elle n'est pas suffisamment protégée en tant que victime et qu'elle ne dispose pas d'une aide adéquate en raison des incertitudes que vous avez au sein du Conseil en ce qui concerne la base juridique de la ratification.
Mise en œuvre de la directive relative à la sécurité des jouets (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Qu'y a-t-il de plus beau que de regarder un enfant jouer à la grue de construction à travers le bac à sable ou s'endormir avec le nounours dans ses bras? Il est d'autant plus effrayant d'apprendre que l'année dernière, un produit sur cinq classé comme dangereux par l'UE était un jouet. De nos jours, les jouets ne peuvent et ne doivent pas contenir de produits chimiques toxiques ou nocifs susceptibles de provoquer un cancer ou des mutations génétiques. Nous devons agir de toute urgence pour veiller non seulement à ce que les jouets dangereux n'entrent pas sur le marché intérieur, mais aussi à ce qu'ils soient reconnus et retirés de la circulation dès qu'ils entrent sur le marché intérieur. Nous devons intervenir de manière ciblée là où cela est réellement nécessaire, afin de ne pas imposer une charge inutile aux fournisseurs honnêtes de jouets et de ne pas renchérir les produits. Et en même temps, nous devons retirer systématiquement les moutons noirs de la circulation. Les mesures proposées visent, premièrement, à répondre plus rapidement aux connaissances scientifiques en adaptant de manière ciblée les valeurs limites chimiques, deuxièmement, à identifier et à éliminer les risques liés aux jouets dits connectés et, troisièmement, à relever les défis posés par les canaux de distribution en ligne. Aujourd'hui, la plupart des jouets dangereux passent directement entre les mains de nos enfants par des places de marché en ligne et depuis des pays tiers. Les places de marché en ligne doivent faire plus pour retirer les moutons noirs de la circulation. En tout état de cause, les protocoles d’accord ne peuvent pas empêcher efficacement l’importation de jouets dangereux et les contrôles doivent être plus efficaces, tant hors ligne qu’en ligne. Les autorités de surveillance du marché ont besoin de ressources humaines et financières suffisantes pour mener à bien leur mission de manière efficace. Si l'application ne fonctionne pas, la meilleure loi ne sert à rien. Plus de sécurité pour nos enfants et, dans le même temps, des conditions de concurrence équitables pour nos entreprises, tel est notre objectif, chère Commission, sur lequel nous nous appuyons dans la proposition.
Un plan d’action en faveur de la propriété intellectuelle afin de soutenir la reprise et la résilience dans l’Union européenne (brève présentation)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Sans solutions innovantes, nous ne pourrons pas atteindre les objectifs à venir du pacte vert, de la numérisation et de l’industrie 4.0. Il est donc nécessaire de renforcer les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, les dessins et modèles et les marques, et d’améliorer leur application. Le présent rapport identifie les situations problématiques existantes et propose des solutions. Par exemple, l’utilisation efficace des DPI peut aider les entreprises touchées par la pandémie de COVID-19 à se remettre sur pied, les rendre plus compétitives et plus résilientes. Mais seulement 9% des PME européennes utilisent ces droits jusqu'à présent. Nous devons donc aider les PME à mieux protéger leur propriété intellectuelle en leur fournissant des conseils, des ressources financières et des procédures de demande faciles à utiliser. Le brevet unitaire apportera un immense soulagement administratif et permettra également de réaliser des économies. Celui-ci permet d'obtenir une protection par brevet avec une demande dans 25 États membres. La juridiction unifiée en matière de brevets empêche les actions parallèles coûteuses tout en renforçant la sécurité juridique. Pour ces raisons, tous les États membres concernés devraient redoubler d'efforts pour ratifier l'accord sur la juridiction unifiée du brevet afin que le train de mesures sur le brevet unitaire puisse enfin entrer en vigueur. En outre, le respect des droits de propriété intellectuelle doit être considérablement amélioré. Les produits contrefaits entraînent la perte directe d'environ 416 000 emplois par an. Les produits contrefaits peuvent non seulement nuire gravement à la santé des citoyens, par exemple dans le cas des masques contrefaits. Ils sont aussi souvent liés au crime organisé. C'est d'autant plus grave que la contrefaçon et le piratage de produits sont rarement détectés. Il est donc nécessaire, d’une part, de renforcer la coopération des autorités nationales chargées de faire appliquer la législation avec l’EUIPO, Europol, Eurojust et l’OLAF afin d’améliorer l’efficacité de la détection et de la répression. D'autre part, les États membres devraient prévoir des sanctions effectives et dissuasives pour la production et la diffusion de contrefaçons. Enfin, les technologies telles que l'intelligence artificielle ou la blockchain peuvent être beaucoup plus utilisées pour la détection. Un autre point important est la protection des indications géographiques. Ce faisant, le produit avec ses spécificités régionales, sa fabrication et son savoir-faire sont protégés. Pour les produits agricoles, il existe déjà un système de protection européen qui – vous me le pardonnerez et vous me permettrez d’en faire référence à la région – protège, par exemple, la saucisse à rôtir de Thuringe. Ce système de protection profite non seulement aux consommateurs, qui reconnaissent les produits authentiques dans toute l’Europe, mais contribue également à la préservation du patrimoine culturel et régional. Nous demandons que le système actuel de protection des produits agricoles soit plus précis et plus efficace, avec moins de charges administratives. En outre, nous pensons qu'un tel système de protection sui generis devrait également être mis en place pour les produits non agricoles, de sorte que les PME régionales produisant de l'artisanat et d'autres produits similaires devraient également bénéficier d'une telle protection dans toute l'Europe. Enfin, un grand merci à tous les rapporteurs fictifs et à votre personnel. Nous avons élaboré ensemble, je pense, un excellent texte.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! En tant que rapporteure fictive du PPE au sein de la commission des affaires juridiques, j’estime que ce rapport d’initiative est particulièrement important pour deux raisons principales: premièrement, parce que le nombre de femmes, mais aussi d’hommes, victimes de violences physiques et psychologiques au sein du partenariat, en particulier pendant la pandémie, a considérablement augmenté. Derrière les chiffres se cachent des destins individuels dévastateurs avec des dommages considérables à long terme pour les personnes touchées. Nous appelons les États membres à maintenir l'accès à la justice, aux consultations, aux services d'aide et, bien entendu, à les protéger financièrement. Deuxièmement, Les enfants sont particulièrement touchés par la violence conjugale. Ils sont les victimes silencieuses et particulièrement vulnérables. Et c'est pourquoi une justice adaptée aux enfants dans toute l'Europe ne doit pas être l'exception, mais la règle. Les autorités chargées des enquêtes et les autorités judiciaires doivent être dûment formées pour traiter correctement ces affaires sensibles. L'intérêt supérieur de l'enfant doit toujours être primordial. En outre, les procédures relatives à la violence domestique, à la séparation et à la garde des enfants ne doivent pas être traitées isolément, mais en relation les unes avec les autres. Je souhaiterais que les États membres abordent ces questions le plus rapidement possible afin que les victimes de violence domestique, qu'elles soient adultes ou enfants, parviennent à échapper à l'agresseur le plus rapidement possible et qu'elles puissent enfin retrouver une vie non violente.