4
Mai
2022
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Menaces pesant sur la stabilité, la sécurité et la démocratie en Afrique de l'Ouest et au Sahel (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues! Je pense que la crise migratoire de 2015 nous a montré que nous ne pouvons pas nous soucier de ce qui se passe dans d'autres parties du monde, mais que cela nous concerne directement. Je pense que la pandémie nous montre que le monde est un village où nous sommes directement dépendants les uns des autres. Oui, et la guerre contre l'Ukraine nous montre que si nous ne la défendons pas, la liberté et la paix seront attaquées et détruites. Et tout cela doit nous faire réfléchir quand il s'agit de l'Afrique de l'Ouest et du Sahel, parce que la région, en particulier le Mali, est marquée par des tensions et des souffrances incroyables. Je suis critique à l'idée que nous nous retirons progressivement de notre mission de l'UE au Mali. Je comprends les raisons. Je comprends que nous ne soyons plus les bienvenus de la part du gouvernement. Je comprends que le groupe Wagner, qui est en réalité un groupe du Kremlin et qui menace donc la liberté et la paix dans le monde, nous repousse également. Mais c'est précisément pour cela que je pose la question: Est-il sage de se laisser évincer comme ça? Les leçons tirées des trois crises susmentionnées et, en réalité, de nombreux développements antérieurs, ainsi que la raison et la compréhension des perspectives d'avenir, ne doivent-elles pas nous amener à nous engager davantage et à être présents dans le sens de la démocratie, de l'État de droit, de la dignité humaine et des droits de la liberté? C'est ce qu'il faut garder à l'esprit. J'exprime un grand respect pour les 72 soldats autrichiens qui y travaillent, pour les quelque 1 000 soldats de 22 États membres, afin de leur permettre de s'entraîner. Si une famine survient à l'automne, en hiver, comme cela est prévu, alors cette région sera particulièrement touchée et notre présence sera particulièrement importante.