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Établissement de l'action de soutien à la production de munitions (débat)
Il nous est demandé d'accélérer l'adoption d'une loi de soutien à la production de munitions. Le commissaire Breton veut donner d’énormes sommes d’argent des contribuables à des entreprises multinationales extrêmement rentables, mais refuse tout débat démocratique. Soyons clairs: cette proposition va bien au-delà du soutien à l’Ukraine: elle vise à créer un réseau européen de producteurs d’armes, un véritable complexe militaro-industriel de l’UE. La proposition détourne les fonds de la relance économique et de la transition écologique vers des multinationales du secteur des armes qui réalisent déjà des bénéfices excédentaires massifs en raison de la guerre en Ukraine. L’acte proposé porte également explicitement atteinte aux droits des travailleurs. L’article 18 propose de contourner la directive sur le temps de travail, qui impose des périodes minimales de repos journalier et hebdomadaire, des congés annuels, des pauses, une durée maximale hebdomadaire de travail et un travail de nuit. De cette façon, il sacrifie les droits sociaux pour la militarisation, donnant un laissez-passer gratuit à l'industrie pour introduire des semaines de travail de plus de 48 heures. L’article 41, paragraphe 2, du traité sur l’Union européenne interdit la mise à la charge du budget de l’Union des dépenses résultant d’opérations ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense. Qualifiant cet acte de projet industriel, la Commission contourne délibérément ces dispositions. Construisons la paix sur notre continent et investissons dans la relance socio-économique et dans un changement public en faveur du climat.