8
Juil
2021
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Plans et mesures visant à accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux dans la recherche, les essais réglementaires et l’enseignement (débat)
Monsieur le Président, des images secrètes du laboratoire allemand LPT et de la Vivotecnia espagnole montrent que les chiens, les chats, les rongeurs et les singes sont brutalement maltraités, qu'ils doivent endurer des expériences douloureuses sans anesthésie, qu'ils sont frappés et battus et laissés à eux-mêmes. Comment se fait-il que cela ne soit révélé qu'après que les dénonciateurs aient sonné la cloche? Et pourquoi la Commission continue-t-elle d’utiliser les données collectées par ces laboratoires pour les décisions qu’elle prend – par exemple pour l’autorisation du glyphosate, un poison agricole – alors que la valeur scientifique de ces données est très faible? L'objectif de la directive visant à protéger les animaux utilisés à des fins de recherche scientifique est d'être prête à l'emploi. Toutes les expérimentations animales devraient être remplacées par des méthodes non animales. Et pourtant, le nombre d'expériences sur les animaux ne diminue que lentement. Dans de nombreux pays européens, le nombre d'expérimentations animales augmente encore. Dans le monde entier, il existe déjà de grands développements, des cultures cellulaires et tissulaires innovantes et abordables et des simulations informatiques. Notre propre Centre commun de recherche et le CEVMA ont également validé des alternatives impressionnantes, mais elles sont beaucoup trop peu utilisées. Monsieur le Commissaire, que ferez-vous pour promouvoir ces alternatives et vous concentrer pleinement sur le développement de nouvelles technologies? Depuis 1993, l'objectif de l'Union européenne est de réduire l'expérimentation animale. L'arrêt de l'expérimentation animale est dans l'intérêt des animaux et des personnes. Allez-vous enfin vous en occuper après 30 ans?