Nécessité d'une décision urgente du Conseil en faveur d'une modification du statut de protection des loups dans la convention de Berne (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire! Les habitants des régions où le loup est présent n'attendent pas de la politique de longues discussions, mais des décisions et des actions. Cela concerne non seulement les grands carnivores, mais aussi, dans certaines régions, des espèces telles que le cormoran ou la loutre. Les gens en ont assez d'être arrêtés avec les déclarations éternellement identiques et les débats sans fin sur l'état de conservation favorable. L'exemple du canton suisse d'Uri, où une initiative populaire pour la réglementation des grands carnivores a été acceptée à plus de 70%, en dit long. Nous sommes enfin arrivés au point où une gestion plus flexible, adaptée à la situation réelle, doit être rendue possible. Nous le devons également à nos régions, qui doivent prendre des décisions et sont régulièrement confrontées à de longs conflits juridiques. Le Conseil est en train de prendre le train. Je vous invite à trouver une majorité fondée sur des faits pour abaisser le statut de protection dans la Convention de Berne.
Donner aux agriculteurs et aux communautés rurales des moyens d'action - dialogue pour une agriculture européenne qui soit durable et correctement rémunérée (débat)
Monsieur le Président, chers collègues, Monsieur le Vice-président! Nous assistons actuellement aux plus grandes manifestations paysannes d'Europe depuis longtemps. Pourquoi? Parce que les paysans se sentent dépassés par de plus en plus de prescriptions et d'exigences, parfois contradictoires, alors que les revenus réels baissent depuis des années. Les agriculteurs ne sont pas suffisamment reconnus pour leur contribution à la société et sont souvent sous la tutelle de la politique. Le dialogue stratégique, M. le vice-président, montre une prise de conscience des problèmes, ce qui est une bonne chose. Mais ce qui est mauvais, c'est l'approche top-down choisie dans l'arrière-salle. Ce n'est certainement pas ainsi que nous atteindrons les agriculteurs qui sont actuellement sur la route. Le dialogue avec nous, députés européens, doit s'appuyer sur des conférences régionales. Tous les agriculteurs doivent avoir la possibilité de participer. Les expériences régionales doivent être mises en commun, et ce n'est qu'alors qu'il sera possible de tirer les bonnes conclusions pour les réformes. C'est notre proposition. Nous vous tendons la main – saisissons-la et formons ensemble des perspectives pour l’Europe pour les agriculteurs et les consommateurs!
Améliorer la situation socioéconomique des agriculteurs et des zones rurales, garantir des revenus équitables, la sécurité alimentaire et une transition juste (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Avez-vous pris un petit déjeuner ce matin avec du pain frais, du beurre, du lait, du fromage, des saucisses ou des céréales avec des fruits et du jus? Tout ce que nous agricultrices et agriculteurs produisons frais tous les jours, de la plus haute qualité et disponible à tout moment. C'est en Allemagne que nous avons les plus grandes manifestations depuis 2008. Il ne s'agit plus seulement du remboursement de l'impôt sur le diesel agricole. Les problèmes s’approfondissent et la piste mène à Bruxelles en passant par Berlin. Les contraintes bureaucratiques et la folie administrative signifient que la sécurité de planification est devenue un mot étranger pour nos entreprises. Il n'est pratiquement plus possible d'investir dans l'avenir. Nous n'en sommes qu'à la première année de la PAC et nous ne disposons même pas de tous les éléments de la politique agricole commune. Green Deals mise en œuvre dans les États membres. Les agriculteurs européens n’y survivront pas à long terme et ne l’accepteront plus. Nous devons admettre ici que nous avons échoué dans l'ancienne politique agricole et qu'il est temps que nous réfléchissions sérieusement à une nouvelle politique agricole. L'Allemagne est encore une nation industrielle. Les protestations actuelles montrent que les paysans, les artisans et les classes moyennes sont pourtant les fondements de la société. Nous ne devons pas déstabiliser davantage ce fondement.
Révision du statut de protection des loups et d’autres grands carnivores dans l’Union (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire! En considérant la protection des espèces de manière unilatérale, nous avons créé, dans certaines régions de l'Union européenne, la situation absurde où un prédateur non menacé menace des habitats et des biotopes absolument dignes de protection. Le loup est un suiveur de culture et peut survivre au mieux même dans les décharges. D'innombrables espèces végétales ne peuvent pas le faire, par exemple les orchidées rares ont besoin de certains habitats que les animaux de pâturage doivent garder ouverts. Aujourd'hui, notre présidente de la Commission a explicitement évoqué la biodiversité et la biodiversité, en faisant référence à 6 500 espèces qui n'existent qu'au sein de l'Union européenne. Ici, nous sommes tous responsables ensemble. Bruxelles doit agir elle-même si, dans certains États membres, les populations réelles de prédateurs ne sont pas déclarées pour des raisons idéologiques. Les erreurs qui ont déjà été commises à suffisance avec des mesures de protection des troupeaux inutiles et coûteuses n'ont pas besoin d'être exercées dans toutes les autres régions. Les souffrances indicibles des animaux de pâturage ne doivent pas être multipliées par mille. Il est temps d'agir. L'UE doit agir elle-même et offrir une sécurité juridique aux régions.
Polluants des eaux de surface et des eaux souterraines (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire! Cet été nous a montré une fois de plus que la sécheresse persistante a un impact considérable sur notre agriculture. L'agriculture est l'un des principaux consommateurs d'eau. Oui, elle a besoin d’un approvisionnement en eau stable pour nous fournir tous des denrées alimentaires de la plus haute qualité, nous ne devons pas l’oublier. Avec l'avis de la commission de l'agriculture, nous avons pu contribuer à ce que la politique de l'eau ne considère pas seulement les agriculteurs comme un problème. Le rôle important de l'agriculture dans la politique de l'eau est reconnu. Nous demandons que des mesures soient prises pour améliorer l'efficacité de l'eau dans l'agriculture. Mais il faut quand même faire quelques critiques, Monsieur le Commissaire: Les valeurs limites pour les polluants doivent être objectivement justifiées et proportionnées. Lorsque des valeurs limites doivent aller au-delà des exigences des normes relatives à l'eau potable ou s'appliquer récemment à des produits de dégradation de produits phytosanitaires non pertinents, cela peut certes être bien intentionné, mais cela exerce une pression encore plus forte sur l'agriculture, qui travaille déjà à la limite, sans base factuelle.
Réalisation des objectifs du pacte vert: le risque de compromettre la trajectoire de l'Union sur la voie de la transition écologique ainsi que ses engagements internationaux (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, Monsieur le Vice-président Timmermans! J’ai salué le pacte vert dès le départ. Mais nous devons faire de la transformation de l'économie une stratégie de croissance. C'est à cela que dépend notre prospérité future. Mais ce que nous avons, c’est un puzzle de 1000 pièces sans modèle, ce qui est difficile. Votre travail consiste à faire correspondre les pièces du puzzle. Malheureusement, il n'y a absolument plus rien ici. Cela menace de surcharger tous les acteurs importants. La compréhension de la politique de l'UE est perdue. Les entreprises sont confrontées à un risque croissant de bureaucratie, notamment en ce qui concerne les chaînes d’approvisionnement et les émissions industrielles. Nous avons perdu les agriculteurs depuis longtemps – mots-clés SUR et NRL. Nous risquons également de perdre de nombreux citoyens. Ils n'attribueront pas la perte de places industrielles et le litige allemand sur le chauffage donne un avant-goût de la mise en œuvre de la directive sur la performance énergétique des bâtiments. Si le pacte vert oublie les gens, nous recevrons la facture très bientôt.
Madame la Présidente, chers collègues, Monsieur le Commissaire! Notre vice-président Timmermans ne se lasse pas d'expliquer que le règlement sur la restauration de la nature est une loi qui aide les agriculteurs et les forestiers. Je suis désolé de devoir le dire si clairement, mais cela ressemble à une approche éducative du siècle dernier. Les enfants ne comprennent pas, mais tout n'est que pour leur bien. Parfois, il faut les forcer à leur bonheur. Uniquement: Les agriculteurs et les forestiers ne sont pas des enfants. Ils sont experts dans leur domaine et peuvent très bien voir les conséquences des nouvelles lois sur leur pratique professionnelle. Oui, nous avons besoin d’une loi pour renforcer la résilience de notre nature. Le changement climatique se produit. Il ne nous reste plus qu'à nous adapter à nous-mêmes et à la nature. Mais cela ne peut réussir que si nous emmenons les gens avec nous, en particulier ceux qui travaillent tous les jours dans la nature et avec la nature. La Commission a échoué sur toute la ligne.
Les céréales ukrainiennes sur le marché européen (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire! Notre soutien à l'exportation de céréales est vital pour nos partenaires ukrainiens. Ce soutien est une tâche européenne; C'est pourquoi nous devons pouvoir y répondre ensemble et avec des réponses européennes claires. Le plus grand défi, bien sûr, est cet accord de la mer Noire, cette logistique, cette réduction des coûts de transport. Tout est assez clair pour moi. Mais ce que nous remarquons maintenant, bien sûr, c'est que la situation dans ces cinq pays est très, très grave. Nous ne devons pas mettre cela de côté. Nous devons vraiment réfléchir à la manière de trouver de vraies solutions. Ici, dans ces pays, entreposer les céréales ukrainiennes, faire baisser les prix au sein de l'UE et apporter de l'argent supplémentaire aux commerçants, ce n'est pas notre tâche, Monsieur le Commissaire. Je pense que nous devrions avoir un débat honnête. Si l'Espagne et certains pays européens ont besoin de cette céréale de l'Ukraine, nous devons en définir les conditions-cadres, et c'est la tâche de la Commission. La DG MOVE, la DG AGRI et la DG Trade doivent travailler ensemble pour trouver des solutions.
Le rôle des agriculteurs en tant que facilitateurs de la transition verte et d'un secteur agricole résilient (suite du débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire! En tant que paysanne active, je voyage beaucoup avec les agricultrices et les agriculteurs et j’essaie d’expliquer et d’expliquer la politique autour du . Ce que j'apprends avant tout, c'est la frustration, l'incompréhension et la colère face au manque d'estime, à la tutelle et à la politique d'interdiction. Le titre du débat d'aujourd'hui est bien choisi, car ce sont les agriculteurs qui doivent tout mettre en œuvre dans les champs et les pâturages. Malheureusement, notre politique n'est pas du tout en accord avec cela. Les défis sont énormes et pour y faire face, il faut l'ouverture technologique et la liberté scientifique. Mais en réalité, nous assistons à une politique d'interdiction idéologique et à des directives étrangères à la réalité. Comment devons-nous donner aux gens du secteur le sentiment de sécurité juridique et de perspective, je vous le demande à tous ici. Nos familles d’agriculteurs et l’industrie alimentaire se sont révélées être des partenaires fiables pour les citoyens de notre Union. Ils ont maintenu les chaînes d'approvisionnement dans les moments les plus difficiles. Ces personnes méritent notre confiance et notre soutien. Tout comme les plantes et les animaux ont besoin d'air pour vivre, ce secteur a lui aussi besoin de beaucoup plus d'air pour se développer. Au lieu de réglementer toute une industrie à mort, osez plus de liberté. Je souhaite que mes collègues de cette Assemblée aient plus de courage pour la liberté, pas seulement, mais surtout pour la politique agricole, afin de garantir la sécurité de l'approvisionnement dans l'UE.
Donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! La transition écologique numérique transforme fondamentalement la vie des consommateurs. Permettez-moi d'aborder trois points importants à cet égard. Premièrement, Les consommateurs doivent pouvoir prendre leurs décisions d'achat en connaissance de cause. Quelque chose qui est vendu comme étant respectueux de l'environnement doit effectivement l'être, et pour cela, nous devons en partie modifier le système actuel des labels de durabilité, Monsieur le Commissaire. Deuxièmement, Les entreprises, et en particulier les petites et moyennes entreprises, doivent être en mesure de mettre en œuvre de manière bureaucratique ce que demande l'Union européenne. Il est donc urgent de soutenir les PME. Troisièmement, Les particularités des biens d'occasion doivent faire l'objet d'une attention particulière. Les vendeurs d'occasion n'ont pas toujours toutes les informations nécessaires pour les rendre accessibles au consommateur. Les fabricants devraient rendre ces informations accessibles, mais pas les vendeurs dans les magasins d'occasion. Il est extrêmement important de donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique, mais cela ne doit pas devenir une charge. Les consommateurs ne doivent pas être inondés d'informations. Il convient donc de trouver un équilibre entre une information suffisante et la charge nécessaire. Merci à tous ceux qui ont travaillé ici. Les consommateurs ont enfin besoin de clarté et d'information.
C’est l’Europe - débat avec Olaf Scholz, chancelier allemand (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Chancelier fédéral! Construire l'Europe? Oui, mais vous serez jugé sur vos actions en Allemagne. C'est là que je peux dire: Trop peu et trop tard. Il y a un peu plus d'un an, vous avez commencé avec le tournant du temps, qui est correctement reconnu. Cependant, notre Bundeswehr n'est pas encore un peu plus défensif, en fait même incapable de se défendre. Il en va de même pour l'approvisionnement en énergie. Bien que la dépendance autodestructrice au gaz russe soit enfin réduite, le turbo pour l'auto-approvisionnement en énergie produite de manière décentralisée n'est toujours pas lancé. Au lieu de cela, le bois produit de manière durable est banni en tant que source d'énergie. Nos PME innovantes et l'artisanat ont toujours été l'épine dorsale de notre croissance. Au lieu de défendre efficacement l'ouverture technologique, votre gouvernement, ici à Bruxelles, soutient la création de nouveaux monstres bureaucratiques, tels que trois lois différentes sur la chaîne d'approvisionnement. En tant que paysanne laitière et représentante de l'agriculture et de la sylviculture, je dois constater que vous avez perdu la notion de sécurité d'approvisionnement. Les perturbations des chaînes d'approvisionnement nous montrent à quel point une production alimentaire fiable en Allemagne et en Europe est encore importante aujourd'hui. Mais au lieu d'aider à relever les défis, en reconnaissant leur importance sociale exceptionnelle, les agriculteurs et les sylviculteurs reçoivent une idéologie couplée à des refoulements de la réalité et à la méfiance sous la forme d'une bureaucratie, d'un contrôle et d'une interdiction de plus en plus nombreux. Monsieur le Chancelier, qui assurera à l'avenir une alimentation de qualité si les structures paysannes sont démantelées?
Normes d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, chers collègues! Ceux qui pensent pouvoir résoudre des défis complexes avec des réponses simples se trompent le plus souvent. L’interdiction de facto du moteur à combustion interne et la contrainte politique unilatérale de la propulsion électrique par batterie en sont un parfait exemple. La nécessaire transformation du secteur automobile vers la neutralité climatique risque de devenir inutilement inefficace et coûteuse. Les potentiels d'efficacité des solutions alternatives sont abaissés sans nécessité. Si, en tant que politiciens, nous savons déjà mieux que les ingénieurs, nous devrions au moins être cohérents. D'une part, nous forçons les fabricants à investir dans les batteries électriques et, d'autre part, nous discutons avec la proposition EURO 7 d'une mesure qui nécessite des investissements importants dans l'ancienne technologie que nous sommes en train d'interdire. La main droite ne sait pas ce que fait la main gauche. La facture est donc encore plus élevée; Enfin, ce sont les consommateurs de l’UE qui doivent payer.
Vers l’égalité des droits pour les personnes handicapées (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues! Notre objectif à tous doit être de parvenir à une société inclusive et attentive pour tous. Les personnes handicapées ont le droit de mener leur vie comme elles le souhaitent. Il s'agit notamment: Les relations peuvent vivre, l'acceptation et l'inclusion. Cela doit être notre objectif commun à tous. L'accessibilité est primordiale. Même au sein des institutions européennes, nous ne les avons pas encore atteints, comme nous venons de le voir. Ce n'est pas acceptable et c'est la première étape que nous devons franchir ici. Dans la vie de tous les jours, nous sommes tous sollicités et nous avons besoin de plus d'attention sociale. Surtout pendant la crise de la COVID-19, la dépression et les attaques de panique ont considérablement augmenté. Outre les déficiences physiques et mentales, les limitations psychiques peuvent également constituer et renforcer un handicap. Pour l'instant, cela n'est pas suffisamment perçu. Pour résoudre ces problèmes, nous avons besoin d'un état d'esprit et d'approches différents, allant du niveau européen jusqu'aux administrations des États membres et des municipalités. Les personnes handicapées ont besoin d'un soutien accru à tous les niveaux européens.
Protection de l’élevage et des grands carnivores en Europe (débat)
–. Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Le retour d'espèces autrefois éteintes est un succès de la protection des espèces. Mais la coexistence signifie que les deux parties ont le droit d'exister. Les paysans et surtout les animaux souffrent massivement des attaques de loups et d'ours dans certains endroits. Le nombre croissant d'attaques meurtrières contre les moutons, les chevaux, les bovins et les veaux ne doit plus être masqué. Trop volontiers, les responsables et les défenseurs de la nature ferment les yeux. Bien sûr, les photos et les vidéos ne sont pas belles à voir. Pour moi, une chose est claire: Quand le loup arrive, le pâturage va, et avec lui vont beaucoup d'espèces de plantes, d'espèces d'insectes et aussi d'abeilles. Les paysans se sentent seuls depuis des années. Ça ne doit pas continuer comme ça. C'est pourquoi j'en appelle à vous: Nous devons améliorer le soutien à la prévention et à la compensation, et ce n'est pas une tâche de la politique agricole commune, mais du budget consacré à la protection des espèces. Monsieur le Commissaire, vérifiez les annexes de la directive «Habitats» et révisez les guidelines l'utilisation des flexibilités pour qu'il y ait enfin moins de confusion et plus de clarté!
Communication «Garantir la disponibilité et le caractère abordable des engrais» (débat)
Madame la Présidente! Monsieur le Commissaire, je vous remercie beaucoup pour cette communication. C’est un bon signe: il a été reconnu que les prix et la disponibilité des engrais sur le marché de l’UE constituaient un problème. L'observatoire du marché peut également être utile. Cependant, il me manque des mesures concrètes pour aider rapidement les agriculteurs. La référence à la PAC est, je crois, bien intentionnée, mais j'ai l'impression que la PAC est pendue comme un sapin de Noël avec tant de boules que les branches nous cassent lentement. Ce dont nous avons besoin, c'est de la fiabilité dans la production et de la prévention des pertes de récoltes. L'azote et le phosphore doivent être considérés de manière différenciée. L'azote concerne la dépendance énergétique et le phosphore la dépendance stratégique vis-à-vis des pays tiers. Notre objectif commun doit être de garantir la quantité, la qualité et la sécurité de l'approvisionnement durable en denrées alimentaires de la plus haute qualité au sein de l'UE. L'indépendance vis-à-vis des importations d'engrais doit être garantie. Et pour moi, l'inflation alimentaire contient d'énormes explosifs sociaux. La stratégie à long terme pour les engrais en Europe me manque vraiment dans cette communication. Monsieur le Commissaire, nous aimons y travailler.
La sécurité alimentaire mondiale à la suite de la réunion des ministres de l’agriculture du G20 (débat)
Monsieur le Président! Au cours des dernières décennies, l'approvisionnement garanti en denrées alimentaires extrêmement bon marché et de la plus haute qualité est devenu une évidence pour la grande majorité des Européens. La pandémie de COVID-19 a menacé les chaînes d’approvisionnement. Un grand effort était nécessaire pour assurer l'approvisionnement en biens de première nécessité sur l'ensemble du territoire. Il s'agit tout d'abord d'adresser un grand éloge à tous les acteurs de la chaîne de valeur de l'alimentation, en particulier aux familles paysannes, sans lesquelles l'approvisionnement ne serait pas possible. Les défis ne peuvent être relevés que par une action courageuse et courageuse. Et c'est encore nécessaire aujourd'hui avec la guerre contre l'Ukraine. En novembre, 50 ministres de l'Agriculture se réuniront à la réunion de l'OCDE pour résoudre la crise alimentaire mondiale. Je voudrais demander à la Commission quelle est la réponse de l'UE à cette question. Nous devons renforcer la coopération et la coordination entre les membres du G20, bien sûr. Mais nous devons également utiliser tous les moyens pour renforcer la production alimentaire de l'UE. Des mesures sont nécessaires, notamment dans le domaine des engrais. La directive sur les eaux urbaines résiduaires doit séparer le phosphore et le recycler dans l'agriculture. Nous avons besoin de plus d'engrais organiques et de plus de production de biogaz. Des corrections sont également nécessaires dans le domaine de la politique commerciale. La sécurité alimentaire doit être prise en compte lors de l'utilisation des terres. Je voudrais demander à la Commission comment elle entend concilier les propositions relatives à la restauration, à la déforestation et à la législation sur la santé des sols afin de ne pas compromettre la sécurité alimentaire au sein de l'Union européenne.
Nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts pour 2030 – Gestion durable des forêts en Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! Je tiens à vous remercier chaleureusement pour ces interventions. Nous avons entendu différentes perspectives et approches. Ça ne m'étonne pas non plus. Mais ce sont en réalité deux principes directeurs qui m'ont soutenu dans ce débat: Pour une fois, ce sont les attentes vis-à-vis de nos écosystèmes forestiers qui sont très larges. Et l'autre est cet appel aux différentes expériences dans les régions, que la gestion forestière fonctionne du bas vers le haut et est différente dans chaque région. Je crois que One-size-fits-all ne fonctionne pas au niveau européen, Bottom-up C'est l'approche que nous voulons. Monsieur le Commissaire, je ne pense pas que nous devrions utiliser autant d'argent de la PAC. La politique agricole commune n'a qu'un euro à dépenser. Si on le prend pour la forêt, il manque ailleurs. Je suis d'avis que: Les services écosystémiques doivent être financés à l'extérieur. Il y a des fonds pour le climat, il y a des gens qui veulent investir beaucoup d'argent dans l'investissement vert, et cela inclut les services écosystémiques pour les forêts. Je crois que ce qui nous a soutenus dans cette collaboration avec tous les rapporteurs, les rapporteures fictives, c'est la volonté de transformer durablement la forêt, la volonté d'avancer vers une gestion forestière proche de la nature et aussi la volonté qu'une forêt doive aussi croître et qu'elle ait besoin de temps pour le faire. C'est ce qui nous a unis. C'est pourquoi je vous demande une nouvelle fois d'approuver cette décision. Et je remercie encore une fois les 16 millions de propriétaires forestiers qui font leur travail au quotidien dans l'intérêt des citoyens européens.
Nouvelle stratégie de l’Union européenne pour les forêts pour 2030 – Gestion durable des forêts en Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Le rapport sur la stratégie forestière dont nous discutons aujourd'hui met l'accent sur la gestion durable et proche de la nature de nos forêts. Il vise à permettre à nos forêts de remplir leurs multiples rôles: résistance au changement climatique, puits de carbone, habitat pour les plantes et les animaux, fourniture de bois comme usine et combustible et lieu de travail et de loisirs pour les humains. Les êtres humains sont principalement les 16 millions de propriétaires forestiers qui emploient 500 000 personnes dans le secteur forestier. J'adresse aujourd'hui à tous mes remerciements les plus sincères et les plus sincères. Ils gèrent nos forêts de manière responsable depuis des siècles et veillent à ce que la transformation forestière nécessaire ait lieu. Naturellement, nos forêts en Europe sont confrontées à d'énormes défis. D'une part, les conséquences du changement climatique les font créer: La sécheresse, les conditions météorologiques extrêmes les rendent difficiles. Cela nécessite une action rapide de la part des forestiers. Les forêts doivent être reconstruites pour être plus résilientes. Le temps presse. Mais cela signifie aussi qu'il faut couper du bois pour planter de nouveaux arbres. Cependant, les forêts sont de véritables multitalents. Ils sont des défenseurs du climat en absorbant et en stockant le CO2, mais aussi en fournissant des matériaux durables. Ils apportent ainsi des contributions irremplaçables à la croissance verte et aux emplois verts. Ils offrent un habitat pour la biodiversité. Ils fournissent de l'air pur et de l'eau propre. Ils sont un lieu de villégiature et assurent des revenus. Les forêts sont multifonctionnelles et nous avons absolument besoin de remplir ces fonctions. Cela nécessite une gestion équilibrée et durable. C'est aussi ce que réclament les forestiers. Ce n'est pas plus facile dans l'UE, Monsieur le Commissaire, parce qu'il y a différents niveaux politiques en jeu. Il est donc essentiel de disposer d'une politique cohérente qui fournisse les incitations adéquates. C'est pourquoi la nouvelle stratégie de l'UE pour les forêts était attendue de toute urgence par les propriétaires forestiers et les gardes forestiers. Avec le présent rapport, nous formulons nos attentes quant à la mise en œuvre de la stratégie. Mon projet de rapport repose sur quatre principes directeurs. Premièrement, Les forêts d'Europe sont multifonctionnelles par leur évolution historique. Il s'agit donc de les développer en conséquence et de trouver en permanence le bon équilibre. Deuxièmement, La gestion durable des forêts est l'approche typique et la plus prometteuse de la gestion des forêts pour atteindre les différents objectifs de manière équilibrée. Il est important que la gestion durable des forêts ne soit pas mal comprise comme un système établi et obsolète. Elle doit s'adapter de manière dynamique aux défis afin de résoudre les conflits d'objectifs et de créer des synergies. Troisièmement, Les propriétaires et les forestiers sont les piliers sur lesquels repose la stratégie. Ils connaissent leurs forêts comme aucun autre et, au cours des décennies de gestion, ils ont un intérêt naturel pour des forêts saines et durables. La stratégie ne peut être couronnée de succès qu'en adoptant les bonnes approches et en soutenant les gardes forestiers, au lieu de leur imposer de plus en plus de contraintes et de bureaucratie. À cet égard, nous devons tenir particulièrement compte du fait qu'une grande partie des forêts européennes sont entre les mains de petits propriétaires forestiers qui ne possèdent que quelques hectares. Une stratégie qui n'implique pas les propriétaires de petites forêts est vouée à l'échec, Monsieur le Commissaire. Quatrièmement, et en aucun cas en dernier lieu: Les forêts sont locales. C'est pourquoi il est important d'utiliser les connaissances et l'expérience locales pour gérer correctement les forêts. Pour ce faire, la stratégie doit suivre une approche ascendante. Elle doit, dans la mesure du possible, s’appuyer sur ce qui existe et l’améliorer, dans le respect de la subsidiarité et de la proportionnalité. Nous avons besoin d’une coopération avec les propriétaires et les parties prenantes des régions afin que nos forêts puissent répondre aux nombreuses attentes. En particulier dans le domaine du climat et de la protection des espèces, mais aussi dans celui de la bioéconomie circulaire et de la croissance verte, la stratégie doit garantir la cohérence des politiques, conformément à ces quatre principes directeurs. Multifonctionnalité, gestion durable, propriété en tant que pilier et localité. Je remercie chaleureusement nos rapporteurs fictifs, qui ont travaillé si intensément dans ce domaine, et j'attends avec impatience le débat dans l'intérêt des forêts européennes.
Un plan d’action de l’UE pour l’agriculture biologique (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Tout d'abord, je tiens à remercier très chaleureusement Simone Schmiedtbauer pour son excellent travail. Au sein de la commission de l'agriculture, nous avons adopté à l'unanimité votre plan d'action en faveur de l'agriculture biologique. Ce faisant, nous avons souligné que nous sommes fondamentalement d'accord sur le fait qu'une plus grande part de l'agriculture biologique peut contribuer à la réalisation des objectifs de la politique agricole commune. Green Deal et le Farm-to-Fork-Réaliser la stratégie. Mais la voie à suivre ne doit en aucun cas être fondée sur la contrainte et la réglementation. Je suis convaincu qu'une augmentation de la production d'aliments biologiques ne peut fonctionner qu'avec une augmentation de la demande. Mais nous savons aussi que les produits bio sont généralement plus chers que les produits conventionnels. Et avec l'inflation actuelle, avec des prix de l'énergie plus élevés et des prix des denrées alimentaires plus élevés, il est toutefois douteux que les consommateurs achètent davantage de produits biologiques dans un avenir proche. Je tiens également à souligner que nous devons apporter un soutien adéquat aux agriculteurs pour qu'ils évoluent vers une agriculture plus biologique. La transition vers une économie biologique reste un défi majeur et comporte de nombreux risques pour les agriculteurs individuels. Un meilleur soutien au cours de la période de transition est donc nécessaire, et un point de départ serait également une stratégie améliorée pour commercialiser les produits de transition, Monsieur le Commissaire. Un logo clair pour les produits de conversion, par exemple, permettrait aux clients de le reconnaître plus facilement et d'acheter de manière ciblée afin d'aider les agriculteurs à ce stade. Avec les consommateurs à nos côtés, nous pouvons réussir ensemble à faire progresser la production biologique. Et pourtant, bien sûr, nous ne devons pas oublier l'agriculture conventionnelle, qui produit de manière régionale et saisonnière.
Élection des membres du Parlement européen au suffrage universel direct (débat)
Monsieur le Président! Bien sûr, nous voulons tous un droit de vote européen progressiste. Je ne vois pas encore la valeur ajoutée des listes transnationales pour les citoyens. L'avenir nous apportera des réponses. Pour moi, cependant, la clause de blocage de 3,5 % est impensable pour les petits partis en Allemagne. Les partis qui sont enracinés dans nos communautés et qui ont été activement élus dans des parlements régionaux à plus de 5 % ou qui sont représentés dans des gouvernements provinciaux doivent à l'avenir être exclus du Parlement européen au moyen d'une clause de blocage. Les électeurs libres, en particulier, étaient membres du Parti démocrate européen avant d'être élus au Parlement européen. Tous les partis représentés ici font ici un travail démocratique solide. C'est pourquoi je vous demande d'approuver l'amendement 26, qui vient s'ajouter au paquet négocié. Dans le cas contraire, 5 millions de votes seront nuls à l'avenir. Ce n'est ni démocratique ni européen, mais seulement utile aux grands partis.
Nécessité d'un plan d'action d'urgence de l'UE afin d'assurer la sécurité alimentaire à l'intérieur et à l'extérieur de l'UE à la lumière de l'invasion russe de l'Ukraine (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! La guerre d’agression menée par la Russie en Ukraine aggrave drastiquement la situation mondiale déjà tendue en matière de sécurité alimentaire. Le président du Programme alimentaire mondial de l'ONU s'attend à une véritable famine dans le tiers monde au cours de l'année. Ce sont des déclarations alarmantes. Dans l'UE, nous avons une agriculture productive. Nos agriculteurs produisent des aliments de la plus haute qualité. Dans la situation actuelle, nous sommes particulièrement responsables de l'exploitation de nos possibilités. Mais nous ne devons en aucun cas perdre de vue la viabilité à long terme. Nous ne devrions donc pas succomber à la tentation de remonter le temps. Nos agriculteurs ont plutôt besoin de perspectives et de solutions innovantes pour produire plus avec moins. Mettre ces solutions sur le terrain devrait maintenant être notre objectif le plus urgent. C'est encore plus vrai aujourd'hui qu'avant le 24 février.
La nécessité d'une stratégie ambitieuse de l'Union pour des textiles durables (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Les textiles sont l'un des principaux moteurs de notre consommation de matières premières. L'industrie textile mondiale occupe la cinquième place en termes d'émissions de CO2, à peu près sur un pied d'égalité avec l'industrie automobile. Sur la voie d’une économie circulaire et neutre pour le climat, il est donc nécessaire que nous nous occupions d’une économie textile plus durable. Toutefois, jusqu'à présent, les annonces se sont principalement concentrées sur la réutilisation, le recyclage et la réparabilité, Monsieur le Commissaire. La logique est claire. La réduction de l'utilisation des ressources est un grand levier pour une utilisation plus efficace. Toutefois, jusqu’à présent, le deuxième grand levier est largement ignoré: la promotion de matériaux durables. Les textiles courants ont un impact négatif important sur l'utilisation des terres et l'environnement. Le coton, qui représente 43 % de tous les textiles, a besoin de beaucoup de terre et d'eau, d'engrais et de produits phytosanitaires. La majeure partie de la production a lieu dans des pays où les normes de durabilité sont nettement inférieures à celles de l’UE. Le polyester est obtenu à partir de matières premières fossiles et est une source de microplastiques qui pénètrent dans les eaux. Je voudrais aujourd'hui, Monsieur le Commissaire, attirer votre attention sur les forêts. Ils ont le potentiel d'apporter une contribution substantielle aux textiles durables. Les textiles contenant de la cellulose dérivée du bois représentent actuellement moins de 10 %. Le Institut européen des forêts a estimé qu'une augmentation de cette proportion à environ 50 % était réaliste. L'empreinte carbone trois à cinq fois inférieure à celle du coton et du polyester permet d'économiser plus de 400 millions de tonnes d'émissions. Cet exemple de calcul montre clairement que la stratégie est trop courte si elle ne met pas davantage l'accent sur les matières premières pour les textiles. J'espère sincèrement que la Commission n'abandonnera pas ce potentiel.
Rapport d’exécution sur le bien-être des animaux dans les exploitations (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, chers collègues! Je voudrais remercier chaleureusement le rapporteur pour son excellent travail. En tant qu'agriculteur, le bien-être de nos animaux de rente me tient particulièrement à cœur. Je soutiens l'appel lancé dans le rapport en faveur d'une mise à jour des règles sur la base de données scientifiques. Une mise en œuvre uniforme de ces règles dans tous les États membres est également bienvenue. Je crains toutefois que les développements en Allemagne n'aillent plus vite que l'élaboration de ces nouvelles règles au niveau européen, Madame la Commissaire. En Allemagne, les discounters ont annoncé qu'à partir de 2030, ils ne commercialiseraient plus que de la viande fraîche provenant d'une stabulation climatique extérieure et d'un élevage premium. Les réductions pour le lait provenant de l'élevage de liaison doivent être acceptées. Le nombre d'exploitations agricoles avec élevage a diminué de 22% au cours des dix dernières années. Les effectifs d'animaux diminuent drastiquement. Cela est également voulu politiquement et n'est pas seulement visible depuis le nouveau changement de gouvernement en Allemagne. Cependant, plus de bien-être animal conduit toujours à des investissements importants dans les exploitations. Et je me demande comment cela sera financé, sans augmentation des prix à la production. À l'heure actuelle, il n'y a aucun signal de la part du LEH et des discounters pour compenser ces surcoûts par des prix d'achat plus élevés. Cela crée une pression supplémentaire sur les agriculteurs allemands. De nombreuses existences sont menacées, en particulier celles des petites exploitations familiales. J'espère qu'avant tout le bien-être animal, nous ne perdrons pas de vue le bien-être humain des paysannes et des paysans.
Délibérations de la commission des pétitions en 2020 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Notre rapport reflète en détail les travaux de la commission des pétitions au cours de l'année écoulée. Outre le vote aux élections, la pétition est la forme la plus populaire d’action démocratique des citoyens. Nous soulignons la grande responsabilité de notre commission, en particulier dans les moments difficiles tels que la pandémie. Nous avons reçu et traité d’urgence de nombreuses pétitions sur la COVID-19 et la protection des droits et libertés de nos citoyens. Chaque pétition a été prise au sérieux. Dans l’ensemble, nos citoyens ont présenté plus de pétitions en 2020 que les années précédentes et la plupart provenaient d’Espagne et d’Allemagne. Malheureusement, les pétitionnaires n’ont pu être contactés que par vidéo. Ce fut un défi pour nous, car le droit de pétition repose sur la présence des pétitionnaires au sein de la commission. Les pétitions sont donc un outil efficace pour tous ceux qui souhaitent participer activement à l'élaboration des politiques. Ils nous donnent la meilleure vue d'ensemble de la manière dont les lois fonctionnent et de ce qui doit être changé. Néanmoins, il est important d'aborder ses pétitions et plaintes avec des attentes réalistes. Malheureusement, nous ne pouvons pas aider à chaque fois, et la question reste de savoir ce que nous pouvons faire de mieux. Pour moi, cela signifie avant tout qu'il doit y avoir un résultat concret à la fin et pas seulement des discussions. C'est pourquoi nous devons continuer à travailler à la transparence et à la perméabilité de l'ensemble du processus. Je remercie chaleureusement le rapporteur et mes collègues pour leur bonne coopération et je vous souhaite un joyeux Noël.
Politique agricole commune - aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres et financés par le FEAGA et par le Feader - Politique agricole commune: financement, gestion et suivi - Politique agricole commune - modification du règlement OCM et d'autres règlements (débat)
Madame la Présidente, chers collègues! Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour adopter le cadre législatif de la politique agricole commune de 2023 à 2027. La présente proposition, que j'ai négociée pour le Parlement, est le résultat de nombreux mois de négociations intensives avec le Conseil. Et cette proposition est plus qu'un pas dans la bonne direction vers une politique agricole européenne plus performante, plus transparente et plus efficace. Mon groupe et moi-même votons donc en faveur de cette proposition. En bref sur l'explication: La décision d’aujourd’hui concerne 10 millions d’exploitations agricoles dans l’Union, dont 8,5 millions d’exploitations agricoles familiales, 27 administrations nationales dans les États membres et 450 millions de citoyens qui ont besoin de prévisibilité et de sécurité juridique pour une alimentation de qualité, des zones rurales vivables et une production et une commercialisation respectueuses du climat et de l’environnement. Avant d'entrer dans les détails, je voudrais poser la question évidente: Pourquoi seulement maintenant? Pourquoi faut-il trois ans et demi entre la proposition de la Commission et le vote d'aujourd'hui? La proposition de la Commission a été présentée huit mois trop tard. Ce retard a rendu impossible un vote au cours du dernier mandat. C'est irresponsable. C'est pourquoi je vous lance un appel urgent, Monsieur le Commissaire, pour que la prochaine proposition de la PAC soit présentée en temps utile! Pour un processus de développement durable, faites appel à l'expertise de ce Parlement, Monsieur le Commissaire! En tant que représentants élus au suffrage universel direct, nous savons ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas sur le terrain. C’est précisément la pandémie de COVID-19 qui nous montre chaque jour à tous la performance économique et sociale de nos entreprises. Ils assurent notre approvisionnement quotidien en aliments les meilleurs et les plus sûrs que nous ayons jamais eus. Cette sécurité d'approvisionnement ne vient pas d'un hasard, mais est le résultat de l'engagement inlassable de nos agriculteurs et de tous ceux qui travaillent dans le secteur alimentaire. La flambée des prix de l'énergie et les choix politiques dans le domaine de l'énergie Farm-to-Fork- et la stratégie en faveur de la biodiversité, ainsi que la situation actuelle sur le marché, entraînent une pression accrue sur les coûts, qui remet en question la sécurité de la production et effraie les exploitations. Dans le même temps, l’agriculture doit également s’engager dans la transition vers une Europe neutre pour le climat d’ici à 2050. Je voudrais souligner qu'aujourd'hui déjà, plus de la moitié des émissions de dioxyde de carbone du secteur agroalimentaire sont dues à des facteurs qui n'ont rien à voir avec l'activité agricole. C'est pourquoi mon approche est de concilier sécurité d'approvisionnement et protection du climat dans la nouvelle PAC. Les plans stratégiques nationaux permettent une plus grande flexibilité pour les États membres et, partant, la fin du «one size fits all«. L'agriculture et la population rurale doivent être activement associées à l'élaboration des plans. Or, le point central de la proposition de la PAC est l'introduction de la Nouveau modèle de livraison. L'introduction d'un système de rapport et de contrôle axé sur les résultats est la véritable innovation de cette période de programmation raccourcie. Ce n'est qu'ainsi que les Eco-schemes un instrument prometteur des plans stratégiques nationaux. Il s'agit en même temps d'une étape qui va d'un simple jeu de chiffres à une véritable évaluation des résultats de chaque agriculteur. Cela renforcera considérablement la légitimité des fonds publics en faveur de l'agriculture. Ce nouveau système implique également une simplification fondamentale de l'établissement des rapports. Il n’est plus nécessaire de présenter des rapports de contrôle détaillés à Bruxelles – un système opérationnel gouvernanceLe système est également suffisant. Le audit unique s'applique pleinement. Il n'y a pas de double contrôle. Étant donné que, dans le nouveau modèle de performance, la responsabilité principale du contrôle incombera aux États membres, nous avons renforcé la protection en cas d’utilisation abusive des fonds de l’UE. Nous avons mis en place des structures claires avec des responsabilités claires. En ce qui concerne la question très débattue de la transparence, nous avons veillé à ce que les informations sur les bénéficiaires effectifs des fonds de la PAC soient mises à la disposition du public. Je suis fier de pouvoir présenter aujourd'hui cette réorientation fondamentale, avec plus de responsabilités pour les États membres, plus d'avantages pour les agriculteurs et plus de transparence. Tous ceux qui critiquent cette proposition à l'intérieur et à l'extérieur de cette Assemblée, des associations, des ONG et des associations: Vous devez tous être clairs: Ceux qui votent contre cette proposition sont favorables au maintien du statu quo. C'est pourquoi je dis très clairement: Je vote en faveur de cette proposition et je travaillerai dès à présent à la mise en œuvre et à l'accompagnement critique de cette nouvelle politique agricole, fondée sur le mérite et transparente. Je voudrais également aujourd'hui remercier très explicitement mes collègues, les rapporteurs fictifs et vous, Monsieur le Commissaire, ainsi que le Conseil pour la coopération basée sur la confiance. Ce n'était pas toujours facile, mais nous avons trouvé un compromis. J'invite tous les collègues de cette Assemblée à approuver cette proposition.