Carte européenne du handicap et carte européenne de stationnement pour les personnes handicapées - Carte européenne du handicap et carte européenne de stationnement pour personnes handicapées pour les ressortissants de pays tiers résidant légalement dans un État membre (discussion commune - Cartes du handicap)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la carte européenne du handicap sera bientôt une réalité et c'est une bonne nouvelle pour une Europe sans obstacles. Accès prioritaire pour les transports en commun, entrée gratuite ou tarifs réduits pour les activités culturelles, les sports, l'assistance personnelle et bien d'autres droits qui désormais n'auront plus de frontières. Avec cette directive, les personnes handicapées auront accès aux mêmes conditions spéciales et au même traitement préférentiel que les résidents du pays où elles voyagent. En outre, avec une carte de stationnement européenne unique, le droit d’utiliser des places de stationnement réservées et l’accès aux zones de stationnement à long terme seront également garantis dans chaque État. C'est une bataille importante sur laquelle nous avons fait entendre notre voix au sein de la commission des transports. Nous aurions souhaité qu'une mesure encore plus ambitieuse, visant à rendre automatique la reconnaissance des cartes d'invalidité, s'étende également à ceux qui se déplacent à des fins d'études et de travail. Mais c'est sans aucun doute le premier élément d'une grande norme de civilisation, un pas en avant pour l'égalité et la liberté des personnes handicapées dans toute l'Union européenne. C'est l'Europe dont nous avons besoin.
Conclusions des dernières réunions du Conseil européen, en particulier sur le nouveau pacte pour la compétitivité européenne et le programme stratégique de l’Union pour la période 2024-2029 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président de la Commission, Mesdames et Messieurs, nous sommes sur le point de conclure une législature sans précédent, marquée par des événements tristement historiques, mais aussi par une profonde intervention législative sur notre économie. Aujourd'hui, cependant, le moment est venu de tracer la voie à suivre pour l'Union européenne au cours de la prochaine législature. Route qui doit être celle tracée par Mario Draghi ces derniers jours, d'une nouvel accord pour la compétitivité de notre continent. Nous avons besoin d'une véritable politique industrielle qui nous permette de nous libérer des dépendances; un marché unique de l'énergie qui réduise les coûts pour les entreprises et les factures pour les citoyens; une union de capitaux qui nous permet d'utiliser l'épargne privée pour générer des investissements dans nos entreprises. Et nous devons poursuivre la transition écologique et numérique, mais en mettant l’accent sur le soutien économique et le pragmatisme qui ont fait défaut ces dernières années. Pour faire tout cela, il faudra du courage et de l'ambition. Le courage de mettre de côté les vetos nationaux et les petites différences de l'arrière-cour et l'ambition de revenir à compter dans un monde qui court de plus en plus vite.
Performance énergétique des bâtiments (refonte) (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Simson, Mesdames et Messieurs, l'accord conclu entre le Parlement et le Conseil est une étape importante vers un logement plus efficace, des économies d'énergie, un plus grand confort et une réduction des émissions pour les citoyens européens. Le débat politique italien de ces derniers mois a été entaché par un mélange de fausses nouvelles, de données trompeuses et d'alarmisme injustifié que la droite a utilisé dans le seul but de discréditer l'Europe. Le texte que nous sommes sur le point d'approuver, avec une approche pragmatique, jette les bases d'un plan de rénovation majeur qui, en plus de nous livrer des factures moins chères, donnera au secteur du bâtiment une longue période de croissance. Bien sûr, il faut une planification sérieuse à long terme, impliquant des déductions fiscales, des contributions non remboursables et une simplification bureaucratique, en accordant une attention particulière aux couches les plus faibles de la population, qui risquent sinon de rester marginales dans ce grand processus. En bref, il sert l'opposé du super bonus de 110 % voulu par le Mouvement Cinq Étoiles, qui a créé un gouffre dans les comptes publics italiens en faveur uniquement des classes les plus riches, qui ont reconstruit leurs maisons avec l'argent des contribuables.
Exigences horizontales de cybersécurité pour les produits comportant des éléments numériques et modification du règlement (UE) 2019/1020 (débat)
Monsieur le Président, je remercie le commissaire et tous les députés qui ont pris la parole dans ce débat et pour l'attention qu'ils portent à cet important règlement. Je crois que les discours que j'ai entendus montrent clairement que la cybersécurité est l'un des véritables défis qui nous attendent à l'avenir, mais qui caractérise déjà de manière significative notre présent. Un défi qui a également une dimension géopolitique, comme l'ont souligné le commissaire et d'autres orateurs, car il ne sert à rien de se cacher: le monde numérique est de plus en plus la proie d'attaques de pirates informatiques parrainées par la Russie et la Chine, ainsi que d'autres pays hostiles qui exploitent ce terrain fertile pour une nouvelle forme de guerre hybride, à laquelle nous devons être en mesure de répondre. Pour nous défendre, nous avons certainement besoin d’une législation adéquate et du règlement sur la cyberrésilience, mais aussi de la directive SRI 2 et du futur règlement européen sur la cybersolidarité; L'Europe a mis en place tous les instruments nécessaires. Mais il y a un autre élément que nous devons aborder de toute urgence pour que les efforts législatifs produisent les résultats que nous espérons, à savoir celui des compétences - comme Mme Covassi l'a souligné au cours du débat - qui concernent principalement la formation de professionnels ayant un très haut niveau de spécialisation, sur lequel nous devons investir en leur garantissant des opportunités et une rémunération adéquates. Trop souvent, nos jeunes experts étudient en Europe, puis cherchent leur fortune ailleurs. Mais aujourd'hui, nous devons également créer une culture de cybersécurité généralisée, qui donne à chacun d'entre nous les connaissances de base pour minimiser les risques cybernétiques, savoir reconnaître les menaces et les tentatives d'attaque et disposer des outils nécessaires pour répondre aux urgences, en réduisant leur exposition. Bref, nous devons mettre la cybersécurité au centre, tant sur le lieu de travail que dans notre vie privée. Mesdames et Messieurs, je voudrais conclure en vous remerciant et en remerciant une fois de plus le commissaire et vous tous pour le travail accompli et pour les considérations de ce débat. Avec le vote de demain, l'Europe aura fait son devoir, maintenant c'est à chacun de nous de faire notre part pour nous défendre contre cette nouvelle guerre hybride.
Exigences horizontales de cybersécurité pour les produits comportant des éléments numériques et modification du règlement (UE) 2019/1020 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire Breton, Mesdames et Messieurs, ce que nous sommes sur le point d'approuver est l'une des initiatives législatives les plus importantes de l'Union européenne en matière de cybersécurité. On en a peut-être trop peu parlé, mais l'impact de cette loi sur les citoyens et les entreprises sera vraiment significatif. Établir des exigences minimales pour tous les produits connectés, tout au long de la chaîne de valeur, est en fait une étape fondamentale pour contrer ce qui est, chaque jour de plus, une véritable urgence. Micropuces, cartes mères, ordinateurs portables, appareils intelligents, machines industrielles et surtout - et c'est, permettez-moi de vous le dire, une petite révolution - les logiciels et les applications dont nos vies dépendent maintenant ... grâce à la loi sur la cyber-résilience, chaque produit devra être conçu et développé en mettant la cybersécurité au premier plan. Avec cette réglementation, nous demandons aux fabricants et aux développeurs d'assurer un niveau adéquat de sécurité des données et de protection contre les accès non autorisés, ainsi que des mécanismes pour répondre aux tentatives d'attaques et surtout que les produits ne contiennent pas de vulnérabilités déjà connues. Mais l'expérience nous enseigne que la cybersécurité doit être garantie non seulement lorsque le produit est vendu, mais aussi et surtout tout au long de son cycle de vie. C’est précisément lorsqu’un produit existe depuis quelques années – et qu’il ne dispose donc pas des dernières mises à jour en matière de sécurité – que le risque est le plus élevé. Pour cette raison, nous allons introduire des obligations de gestion des vulnérabilités que les entreprises devront respecter. Nous demandons par exemple d'établir une politique de divulgation des vulnérabilités, d'effectuer des tests périodiques et récurrents sur leurs produits, mais surtout de répondre aux menaces par des mises à jour de sécurité rapides et efficaces. Une révolution qui, comme mentionné, touchera tous les produits connectés et qui, à moyen et long terme, rendra l'industrie européenne plus compétitive par rapport aux concurrents internationaux. Mais nous nous rendons compte que tout cela aura, dans une première phase, des coûts importants pour le tissu productif. C’est pourquoi nous demandons que les entreprises soient accompagnées dans la mise en œuvre du règlement au moyen d’investissements solides qui mettent l’accent sur le soutien de nos petites et moyennes entreprises au moyen de programmes européens tels que l’Europe numérique. Des investissements qui auront certainement un rendement économique beaucoup plus élevé que les dommages causés aujourd'hui par la cybercriminalité, qui a atteint en 2021 un chiffre record de 5 500 milliards d'euros. Mesdames et Messieurs, j'en viens maintenant à deux autres questions importantes qui ont caractérisé le débat avec le Conseil et la Commission. La première est l'approche européenne de la gestion de la vulnérabilité, que ce Parlement a fermement défendue. Les cybermenaces, en fait, ne connaissent pas de frontières: Nous ne pouvons pas penser à revenir à une logique nationale, car le réseau est mondial et le danger de l'un est le danger de tous. C'est pourquoi l'ENISA, l'Agence européenne de cybersécurité, jouera un rôle central dans la mise en œuvre de ce règlement, en assurant la sécurité de toute l'Europe. La seconde est l'inclusion de logiciels open source. Je crois que nous avons trouvé une solution équilibrée qui protège la force motrice que le monde de l'open source a pour l'écosystème numérique mais qui, en même temps, régule ses déclinaisons commerciales, va favoriser le développement d'une culture de la cybersécurité également dans cette communauté. Il existe également de nombreuses autres questions qui, principalement grâce au travail de ce Parlement, trouvent une place dans la loi sur la cyberrésilience, telles que les facteurs de risque non techniques pour répondre aux menaces chinoises ou l’inclusion de produits importants tels que les jouets pour enfants et les assistants vocaux. Pour terminer, je voudrais remercier le commissaire Breton, qui a placé la cybersécurité au cœur de ses travaux, la présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne, qui a négocié avec loyauté et compétence, et surtout mes collègues rapporteurs au Parlement, qui m'ont accompagné dans ce voyage, chacun avec ses propres priorités mais unis dans la défense du mandat du Parlement.
Prévention des décès lié au travail à la suite de la tragédie de Florence (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les événements tragiques de l'accident survenu au chantier naval de Florence ont ouvert une blessure dans le cœur des Florentins, mais ils ont également déchiré un voile sur des réalités que nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer. Ce qui s'est passé dans ma ville nous oblige à réfléchir aux questions de sécurité, de prévention et de travail non déclaré, avec l'humilité de reconnaître que nous n'avons pas encore fait assez. Les données européennes et italiennes sur les décès d'emplois parlent d'un véritable massacre. Si l'on ajoute à ces chiffres ceux des accidents, qui ont souvent des effets permanents sur la vie de certaines personnes, le tableau devient encore plus sombre. Bien sûr, en aucune activité humaine est le risque zéro garanti, mais il est clair que nous devons faire plus, en particulier dans les chantiers de construction où, malheureusement, ces drames sont récurrents. Les règles en matière de marchés publics et de sous-traitance, la formation du personnel et le contrôle sur le lieu de travail doivent être les priorités que nous, en tant que Parlement européen, avons également le devoir de poursuivre. Nous ne pouvons pas permettre que les événements de Florence ne soient qu'un ajout à une longue liste de tragédies.
Conclusions des réunions du Conseil européen, en particulier la réunion extraordinaire du Conseil européen du 1er février 2024 (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le président Michel, le Conseil européen, a finalement acculé Orbán. Mais nous devons apprendre la leçon. Quiconque pense à faire chanter l'Europe ne doit pas l'accepter, mais doit être isolé et combattu, au point d'utiliser, si nécessaire, l'article 7 des traités pour priver la Hongrie du droit de vote et la suspendre du financement communautaire. Grâce à cette stratégie, nous pouvons continuer à aider nos frères ukrainiens, qui luttent pour la liberté de tous, en leur fournissant une aide financière vitale. De bonnes nouvelles sont également à venir au sujet de la plate-forme STEP pour les technologies stratégiques, qui voit l'allocation de plus de ressources. Mais, permettez-moi de vous le dire, Mesdames et Messieurs, si nous voulons être sérieux au sujet de la transition écologique et de l’autonomie stratégique, une refonte de quelques milliards ne saurait suffire. Afin de garantir la souveraineté de l’Union dans des domaines stratégiques, un véritable plan d’investissement européen est nécessaire pour soutenir les industries dans la transition et réduire les dépendances, sans dépendre uniquement des aides d’État faussant le marché. Ce n'est qu'en pariant véritablement sur notre tissu industriel, avec vision et courage, que nous pourrons relever les défis de l'avenir.
Situation des détenus dans les prisons hongroises, y compris le cas d'Ilaria Salis (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il y a un problème qui touche de nombreux pays européens, à commencer par le mien: le respect des droits des détenus. Une question sur laquelle les institutions européennes doivent prendre de plus en plus conscience, en évitant de se réfugier dans un «no comment» facile pour le fait qu'il s'agit d'une question de compétence nationale. Car, pour paraphraser une phrase attribuée à Voltaire, c'est à partir des prisons que se mesure la civilisation de notre Union. On pourrait alors parler des conditions d'emprisonnement, jamais niées par aucune autorité belge, réservées à notre collègue Kaili, ou à celles présentes dans de nombreuses prisons italiennes, où la surpopulation et le manque de services essentiels dégradent la vie des prisonniers, les conduisant parfois au suicide, alors que le devoir principal qui appartient à l'État, avec la détention, est celui de la rééducation et de la réinsertion sociale. Ou nous pourrions parler du cas de Filippo Mosca, détenu en Roumanie, qui s'est vu refuser des droits fondamentaux pendant le procès et qui, surtout, est emprisonné dans une prison roumaine dans des conditions inhumaines. Et nous pourrions enfin parler du cas d'Ilaria Salis. Bien avant les images choquantes de la salle d'audience, moi-même et d'autres collègues avions demandé qu'une attention particulière soit accordée à la détention et à la situation du procès d'Ilaria. Ce n'est pas à nous de dire et de juger si et pour quoi il est coupable, mais c'est à nous de vérifier si le pouvoir judiciaire, dans un pays où le pouvoir judiciaire est totalement soumis au pouvoir politique, fait son devoir de manière impartiale. C'est à nous de vérifier que les droits de l'homme sont respectés pendant la détention de l'accusé et c'est à nous d'élever haut et fort la voix lorsque nous nous trouvons devant les images d'une jeune femme, les mains et les pieds enchaînés et en laisse devant les caméras, ce qui porte atteinte à la dignité humaine. Nous aurions également aimé entendre la voix de notre chef de gouvernement, Giorgia Meloni, et au lieu de cela, nous n'avons entendu qu'un silence réticent, pour éviter de déranger notre ami Orbán, qui se prépare à l'accueillir dans son groupe politique européen. Chers collègues, un chef de gouvernement incapable de défendre la dignité de son propre citoyen ne pourra jamais défendre son propre pays.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, plus de 15 % de la consommation d'électricité d'ici 2040: C'est le potentiel de l'énergie géothermique pour notre continent. L’exploitation de la chaleur de la terre est donc une étape fondamentale pour parvenir à la neutralité climatique grâce à une source d’approvisionnement qui, contrairement au photovoltaïque et à l’éolien, ne nécessite pas de matières premières en provenance de pays tiers et ne souffre pas de problèmes intermittents. Pourtant, malgré le grand potentiel, il y a peu de domaines qui font de l'énergie géothermique une excellence. Parmi ceux-ci se trouve certainement ma région, la Toscane, qui depuis 1905 exploite efficacement la chaleur terrestre avec des pics de production d'électricité, plus de 30% de ses besoins régionaux. Il reste encore beaucoup à faire pour saisir les opportunités qu'offre l'énergie géothermique. Nous avons besoin d'une stratégie européenne axée sur le développement de l'expertise technologique, les investissements européens dans la recherche et le développement, la simplification des règles et des autorisations et, enfin, des méthodes communes de collecte et de partage des données sur le sous-sol. Chers collègues, en promouvant le développement de l'énergie géothermique, nous renforcerons notre indépendance énergétique et rendrons notre Union plus propre et plus sûre.
Conclusions du Conseil européen des 14 et 15 décembre 2023 et préparation du Conseil européen extraordinaire du 1er février 2024 - Situation en Hongrie et gel des fonds de l’Union européenne (discussion commune - Réunions du Conseil européen)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, nous saluons la présidence belge du Conseil. Les présidences changent mais les problèmes demeurent, et surtout le problème d'Orbán reste: Le cheval de Troie de Poutine dans les institutions communautaires. La possibilité qu'au cours des six prochains mois, il puisse ajouter la fonction de président en exercice à celle de président du Conseil européen est consternée, mais elle est consternée par son chantage avec lequel il contrôle l'Europe et son soutien à l'Ukraine. Tout comme le fantôme de Trump réapparaît aux États-Unis et que l'opinion publique du continent semble désormais habituée à la guerre, l'Europe doit prouver qu'elle est là. Nous devons continuer à soutenir le peuple ukrainien, en relançant fermement le message selon lequel, à ses côtés, nous défendons notre liberté. Si l'Ukraine tombe, d'autres démocraties européennes suivront. Et si Orbán n'est plus là, nous ne pouvons pas acheter son soutien avec quelques milliards. Il n'y a qu'une seule solution: isoler pour le bien de l'Ukraine, de l'Europe et de tout le continent.
Lutte contre la résurgence du néofascisme en Europe, notamment compte tenu du défilé qui a eu lieu à Rome le 7 janvier (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, les images que nous avons vues ces jours-ci en Italie nous ont rappelé de tristes souvenirs du siècle dernier; triste comme le silence de Giorgia Meloni à ce sujet. Comme dans d'autres pays, même en Italie, il y a toujours eu une petite minorité de nostalgiques du fascisme; Contrairement à d'autres forces politiques d'opposition, en Italie, nous n'avons jamais utilisé l'alarme du retour au fascisme pour contrer le Premier ministre. Préoccuper plutôt l'incapacité à gouverner, comme le montre la dernière loi budgétaire et des choix irresponsables comme celui sur le MES. Pourtant, face aux événements d’Acca Larentia, nous aurions attendu un mot du chef du gouvernement, d’un membre de son parti ou de sa famille, qui coïncident souvent. Au lieu de cela, nous n'avons entendu qu'un silence assourdissant et des justifications fades. Chers collègues, il est clair: le fil qui relie Giorgia Meloni et Fratelli d'Italia au monde néofasciste n'a pas encore été coupé et la flamme tricolore dans son symbole électoral en est la preuve. C'est un problème pour l'Italie, pour l'Europe et pour ceux qui, dans ce Parlement, pensent pouvoir construire des majorités avec ces forces politiques.
Cadre permettant d’assurer un approvisionnement durable et sûr en matières premières critiques (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après la pandémie et la guerre en Ukraine, la transition écologique nous présente aujourd’hui de nouvelles vulnérabilités stratégiques, concernant les matières premières essentielles à la production de panneaux solaires, d’éoliennes, de batteries et bien plus encore. C'est pourquoi le vote d'aujourd'hui est une étape fondamentale pour créer une nouvelle capacité d'extraction et de raffinage en Europe, pour garantir des taux de recyclage plus élevés et pour renforcer notre autonomie stratégique. Mais pour être plus libres, nous avons également besoin d'un nouveau protagonisme mondial; Il est nécessaire de parier sur la diversification et les accords commerciaux avec d'autres continents, en abandonnant la logique mercantile et en mettant en place des partenariats à long terme avec le Sud du monde, offrant une perspective de coopération à l'Afrique et à l'Amérique du Sud. Chers collègues, face au changement climatique et aux défis qui nous attendent, nous ne pouvons pas faire comme les souverainistes, nier les problèmes et nier les solutions, car la plus grande vulnérabilité que nous avons est celle qui vient de ceux qui pensent que chaque petit État peut faire face aux défis de l'avenir, sans comprendre au contraire que le multilatéralisme et la coopération mondiale sont un élément essentiel pour résoudre les problèmes de notre temps.
Une véritable Europe géopolitique maintenant (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le retrait soudain des États-Unis d'Afghanistan, l'agression russe contre l'Ukraine, la pression de Pékin sur Taïwan et, enfin, l'attaque du Hamas contre Israël sont des événements tragiques qui nous donnent une réalité claire: Le monde bipolaire a disparu et les États-Unis ne peuvent plus jouer le rôle de garant de l'ordre international. Le rôle de la Chine a été affirmé, l'Inde, le Brésil, l'Arabie saoudite et l'Afrique du Sud sont apparus sur la scène, qui veulent se tailler de plus en plus leur propre espace. Ceux qui sont restés immobiles sont l'Europe, une Europe qui n'existe pas d'un point de vue militaire, où chacun des 27 pays joue le jeu seul, et il n'y a pas d'Europe d'un point de vue politique, le haut représentant ne parlant qu'en son nom. Et nous ne gagnons certainement pas en crédibilité lorsque de petits dirigeants, comme Orbán hier, prennent des photos avec Poutine dans le silence total des institutions communautaires. Chers collègues, la voie de l'intégration économique nous a donné un continent prospère, mais les défis d'aujourd'hui ne seront pas relevés avec une puissance économique et commerciale. Il y a trois choses à faire si nous ne voulons pas manquer l'histoire. La première est une réforme des traités, avec l'abolition du vote à l'unanimité, qui ne peut plus attendre. La seconde est la création d'une armée européenne, sans laquelle nos paroles sont lettre morte. Le troisième, une politique étrangère véritablement déléguée à la Haute Représentante, pour faire entendre la voix de l'Europe. C'est le défi auquel sont confrontés ceux qui croient ou ne croient pas en l'avenir et la prospérité de notre continent.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 26 et 27 octobre 2023 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Monsieur le Vice-Président, Mesdames et Messieurs, les faits et les événements auxquels nous sommes confrontés dans le monde changent chaque jour les priorités du Conseil européen. Il y a quelques jours, c'était la migration, hier l'attaque du Hamas contre Israël, aujourd'hui le terrorisme dans nos villes et nous ne pouvons pas oublier que sur le sol européen, une guerre brutale est toujours menée contre le peuple ukrainien, attaqué par Poutine. Il modifie l'ordre du jour, mais la solution privilégiée par le Conseil est presque toujours la même: Prenez le temps d'aplanir les divisions internes. Au lieu de cela, nous avons besoin de courage. Le courage de reconnaître une fois pour toutes qu'aucun État-nation et aucune politique souverainiste ne peuvent relever seuls ces défis. Le courage de prendre les problèmes auxquels nous sommes confrontés de front sans afficher de solutions faciles, mais à la recherche des compromis nécessaires pour améliorer les choses. Le courage de montrer au monde que nous n'avons pas 27 chefs d'État répartis entre eux, mais une équipe qui parle d'une seule voix et agit comme telle. Monsieur le Président, peut-être n'avons-nous besoin que d'un seul point à l'ordre du jour du prochain Conseil: Gagner ensemble ou perdre seul.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, les termes "pacte vert", "décennie numérique", "stratégie" et "ambition" sont souvent utilisés dans cette Assemblée, et nous sommes tout à fait d'accord avec eux, mais attention: Alors que nous pensons à 2030, il y a des citoyens européens qui aujourd'hui, pas dans dix ans, manquent de logements décents. Les conséquences de l'urgence du logement sont dramatiques: l’augmentation du nombre de sans-abri, près d’un million de personnes en Europe, le phénomène des occupations abusives, avec des centaines de milliers de familles contraintes de vivre dans des bâtiments délabrés et malsains, sans eau, électricité et gaz, ainsi que l’augmentation des taux d’intérêt sur les prêts hypothécaires mettent en crise les familles qui ont des difficultés à accéder au prêt hypothécaire pour la première maison ou à payer un versement à taux variable de plus en plus élevé. Des politiques efficaces et coordonnées, y compris européennes, sont nécessaires pour soutenir les maires dans cette situation d’urgence. Nous réinitialisons le écart un investissement de 57 milliards d'euros dans le logement grâce à une meilleure utilisation des fonds communautaires existants. Nous proposons l’approche par quartier dans la rénovation de logements abordables au moyen de la directive sur la performance énergétique des bâtiments. Nous stimulons à travers le nouveau Bauhaus le co-design pour les résidents, le cohabitation les communautés intergénérationnelles et énergétiques, afin de créer des quartiers vivables et de réduire les factures. Enfin, nous exhortons le système bancaire à fournir des taux d'intérêt apaisés aux jeunes et aux familles qui demandent à acheter leur première maison. Nous le devons aux étudiants qui dorment dans des tentes dans les principales villes universitaires, aux millions de sans-abri et aux nombreuses familles qui doivent maintenant décider de payer la facture ou de faire les courses.
Corruption par la vente à grande échelle de visas Schengen (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, nous avons été impressionnés, mais pas surpris, par l'enquête qui aurait mis en évidence la vente de visas par les autorités polonaises. Veuillez clarifier cette question dès que possible. Si elle était confirmée, la rhétorique souverainiste serait balayée par une poignée d'argent que le gouvernement moralisateur et serviteur de l'identité polonaise empocherait. Pendant des années, nous avons entendu le gouvernement polonais dire que des refoulements, des murs, des barbelés et des belvédères dans les mers sont nécessaires pour défendre l'invasion présumée de terroristes, mais on ne nous a pas dit que 5 000 euros étaient suffisants pour surmonter toutes ces barrières. Quelque 250 000 visas ont été vendus: C’est énorme si l’on considère que 105 000 migrants ont débarqué en Italie en 2022, dont moins de la moitié. L'urgence est le besoin de vérité sur le nombre de visas vendus et, surtout, sur le type d'acheteurs. Parce qu'il n'est pas difficile de penser que, lorsqu'il s'agit de payer, il est plus facile pour ceux qui représentent des organisations criminelles que pour les pauvres misérables qui meurent de faim.
Commémoration de la tragédie de Lampedusa il y a 10 ans(déclaration de la Présidente)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, nous nous souvenons aujourd'hui d'un événement de deuil qui n'était rien de plus que le premier d'une longue série qui est toujours en cours. Dix ans après le tragique naufrage, qu'est-ce qui a changé? Peut-être la bande de mer ou la plage où nous recueillons les cadavres, comme il y a seulement quelques mois à Cutro. Mais les événements ne changent pas, et la politique d'immigration européenne n'a pas changé, toujours aveugle à cette douleur. Pourtant, ces dernières années, nous avons vu des images qui nous ont fait pleurer, comme celle du corps du petit Alan Kurdi, avec son t-shirt rouge, allongé sur la plage de Bodrum. Mais cette succession de morts en mer n'a pas rendu nos consciences plus indignées ou nos opinions publiques plus sensibles. Comme le montre l'histoire, on peut s'habituer au mal, on peut perdre l'indignation, on peut affaiblir l'humanité. C'est le risque que nous prenons, mesdames et messieurs. Nous devrions sentir dans cette Assemblée le poids de 2 500 ans de civilisation, d'histoire, d'humanité. C'est la responsabilité que nous avons aujourd'hui, et au lieu de cela, nous nous réduisons à de petites controverses politiques entre les États européens sur le rôle des ONG en Méditerranée. Dix ans après Lampedusa, huit ans après le canal sicilien, quelques mois après Cutro et le naufrage du Péloponnèse, nous continuons à trahir nos valeurs et notre civilisation.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Madame la Présidente de la Commission, au cours des dernières années, notre Union a été confrontée à des défis qui, il y a seulement quatre ans, semblaient inimaginables et auxquels nous avons apporté des réponses adéquates: de la COVID-19 et du plan de relance à l’aide à l’Ukraine. Mais tout cela ne peut pas nous calmer face aux énormes défis qui nous attendent. J'en mentionnerai trois rapidement. Le premier: L'Europe risque d'être marginale dans le monde, elle lutte dans la concurrence numérique, elle a un problème démographique, elle se retrouve à gérer un flux migratoire important. Bien sûr, nous sommes toujours une grande puissance commerciale, mais nous souffrons de la mondialisation sans règles multilatérales. Et le président a bien fait de donner la priorité à la lutte contre le dumping chinois. La seconde: Élargissement de notre Union. Une Europe plus grande ne sera bonne que si elle est capable de décider. Les règles d'aujourd'hui ne le garantissent pas et j'attendais plus de votre intervention que de la réforme des traités. Le troisième point: Les dépendances stratégiques en matière de défense, d’énergie et de matières premières critiques nous ont conduits à lancer un programme de réindustrialisation, mais il reste encore beaucoup à faire. Devant cette image, il n'y a qu'une seule réponse et cette réponse c'est nous: Europe. Une Europe avec de nouvelles règles de fonctionnement, plus importante dans le monde et plus solidaire. Ce n'est qu'en prenant les problèmes de front, comme nous l'avons fait pendant la COVID-19, que nous serons en mesure de défier l'avenir.
Accord UE-Tunisie - aspects liés à la politique migratoire extérieure (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la grave crise migratoire de cet été est une nouvelle preuve que l'extrême droite sur cette question est douée pour voter lors de la campagne électorale, mais très mauvaise lorsqu'elle doit faire face à un problème aussi complexe. La catastrophe signée par Giorgia Meloni, qui est l'accord avec la Tunisie, est sous les yeux de tous: Aucun résultat, les arrivées ont plus que doublé, l'Europe maintenant sous le chantage du dictateur en service. Chers collègues, si nous espérons arrêter à quelques kilomètres de nos côtes les millions de personnes qui aspirent à des conditions de vie décentes, faisant le sale boulot de régimes plus ou moins autoritaires par le biais d'accords à court terme, nous n'obtiendrons pas le résultat souhaité. En effet, nous allons aliéner notre réputation de berceau de la civilisation et des droits, en remettant ce continent aux illusions de la Chine et de la Russie. Donc, assez de slogans, assez de fausses solutions, bon seulement pour chasser le consensus électoral. Nous avons besoin d'un long regard, d'investissements, de coopération au développement, de commerce et de défense de la démocratie. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons donner une perspective au continent africain et, en même temps, contrôler le phénomène migratoire.
La nécessité d'une action de l'Union en matière de recherche et de sauvetage en Méditerranée (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Secrétaire d'État, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, certains principes sont inscrits dans les traités internationaux et constituent la base de notre civilisation. Sauver des vies en mer est l'un d'entre eux et ce principe est au-dessus de toute autre évaluation des politiques migratoires ou de tout intérêt national allégué. Certes, nous devons investir dans la coopération avec les pays d'origine, certainement nous devons renforcer la lutte contre les trafiquants qui profitent des aspirations légitimes de ceux qui partent, mais seuls des canaux d'immigration légaux et sûrs peuvent représenter une alternative valable aux bateaux sur lesquels de nombreuses personnes risquent leur vie. (EN) Madame la Présidente, je voudrais également souligner à quel point les évaluations de nombreux dirigeants européens, y compris le Premier ministre italien, sont contradictoires et considèrent la défense des frontières extérieures comme une panacée. Lorsqu'il n'y a pas d'autre terre que la mer, la protection des frontières risque de se transformer en abandon de femmes, d'hommes et d'enfants au large de nos côtes. Et de là à l'omission du sauvetage, même en violation des lois de la navigation, le pas est court. Un pas qui risque d'annuler tout le chemin de notre civilisation.
Directive relative aux émissions industrielles - Portail des émissions industrielles - Déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs - Carburants maritimes durables (initiative FuelEU Maritime) - Efficacité énergétique (refonte) (discussion commune - Ajustement à l'objectif 55 et émissions industrielles)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, parler de la transition écologique, c'est savoir conjuguer ambition et concrétisation, sans céder aux idéologies ou aux manifestes politiques. Dans certains cas, nous n'avons pas réussi et je pense à la Loi sur la restauration de la nature et au vote de mercredi; dans d'autres, cependant, nous avons compris que gérer la transition signifie choisir des objectifs difficiles mais réalisables. C’est le cas de la directive relative à l’efficacité énergétique, qui fixe un objectif contraignant de réduction de la consommation d’énergie de 11,7 % d’ici à 2030, ainsi que des objectifs d’économies d’énergie pour chaque État membre. Une législation fondamentale qui rend possible l'adage selon lequel la meilleure énergie, la plus propre, est celle que nous ne consommons pas, ce qui ne signifie pas une décroissance malheureuse ou l'arrêt de la production industrielle, mais des investissements dans des systèmes de gestion de la consommation d'énergie, l'efficacité du parc immobilier public, des incitations à parier sur des appareils et des produits plus efficaces. Des mesures qui, nous l'avons vu en cette année de prix de l'énergie fous, sont de plus en plus urgentes pour réduire nos factures et nous rendre moins dépendants des pays tiers.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Madame la Ministre, Monsieur le Commissaire, l'Europe peut-elle aujourd'hui être un continent attractif pour les investissements et, une fois de plus, un moteur de croissance et de prospérité? Je pense que oui. Après la première mondialisation, au cours de laquelle l'accent a été mis sur la déréglementation, la réduction des coûts de main-d'œuvre, l'absence de règles sociales et environnementales, la concurrence mondiale se jouera aujourd'hui sur le capital humain, l'innovation et la recherche, sur les normes de développement durable. Mais pour nous rendre attrayants, nous devons faire plus. Nous avons besoin d’une Europe simple et globale, fixant des règles ambitieuses mais claires, investissant dans des secteurs innovants et des technologies à faibles émissions, en mettant l’accent sur l’éducation et les compétences. Mais surtout, nous devons revenir à parier sur une classe moyenne, qui trouve le désir de regarder vers l'avenir avec confiance et ambition et sans laquelle nous serions condamnés à un long hiver. Un hiver également démographique, qui risque de briser les rêves de notre Europe, face à une population de plus en plus âgée, de moins en moins de jeunes qui croient en un avenir meilleur.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 29 et 30 juin 2023, notamment au regard des avancées récentes vers la conclusion du pacte sur la migration (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Madame la Ministre, Monsieur le Vice-Président, le prochain Conseil européen marquera une étape importante dans les défis auxquels l'Europe est confrontée. L'Ukraine, le climat, la Chine, la réforme de la gouvernance économique sont quelques-unes des questions clés à notre ordre du jour. En ce qui concerne la question des migrations, après le dernier Conseil "Affaires intérieures", nous voyons enfin se concrétiser un accord qui reconnaît la nécessité de trouver une convergence européenne, mais qui laisse encore trop de questions en suspens. Une fois de plus, le débat si important pour l'Italie et pour les pays méditerranéens s'est heurté au mur de l'opposition et à des gouvernements politiquement similaires à celui de l'Italie. Il manque un élément important, à savoir la mise à disposition de canaux d'immigration légale sur lesquels des efforts supplémentaires sont nécessaires, en gardant à l'esprit que les problèmes sont mieux gérés que subis. C'est pourquoi, lors de l'ouverture des négociations avec le Parlement, nous attendons un message plus clair de la part du Conseil, tout comme nous espérons que les relations avec le continent africain seront traitées de manière plus systématique. Les visites de certains chefs de gouvernement peuvent aider à reporter les situations d'urgence, mais elles ne servent pas à traiter les problèmes de manière globale avec la stratégie de coopération qui sait regarder à long terme.
Coûts sociaux et économiques du changement climatique à la lumière des inondations en Émilie-Romagne, dans les Marches et en Toscane et urgence d'une action de solidarité européenne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la fureur des eaux, les glissements de terrain, la destruction des champs, les usines inondées: Ce sont quelques-unes des images d'une catastrophe sans précédent. Et tandis que nous pleurons les morts et que nous éloignons la boue des maisons, nous admirons la détermination des maires, des bénévoles, des citadins, des citadins et des municipalités qui font face à des difficultés de front et avec courage. Nous remercions l’Europe pour la réaction rapide de ses institutions, à commencer par la présence de la présidente von der Leyen et l’activation rapide du Fonds de solidarité. Mais maintenant, nous avons une double tâche: d'une part, continuer à relever le défi du changement climatique, d'autre part, mettre en place toutes les mesures nécessaires pour prévenir ou au moins limiter l'impact des phénomènes météorologiques extrêmes. Sachant que les inondations, les incendies et les tempêtes sont désormais une constante sur notre continent, nous avons besoin pour cela de plans d’entretien et de gestion des terres, d’investissements pour contrer les risques d’instabilité hydrogéologique et renforcer la prévention, et nous avons besoin d’un système européen de protection civile plus efficace, qui permette aux États membres de partager les outils et les interventions nécessaires pour sauver et restaurer les conditions de vie. (EN) Madame la Présidente, je voudrais, pour conclure, rendre hommage aux communautés touchées. Des gens qui ont su faire de leur terre l'une des plus innovantes d'Europe dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et du tourisme et qui aujourd'hui n'attendent pas de nous l'aumône, mais une main tendue pour se lever les jambes.
Madame la Présidente, en attendant, je voudrais exprimer ma gratitude pour la solidarité que vous avez exprimée lors de l'ouverture de la séance avec les populations si touchées dans les régions italiennes d'Émilie-Romagne, des Marches et même de Toscane. Nous aurions une proposition alternative à celle proposée par le groupe socialiste et le groupe des Verts, qui porte le titre suivant: "Déclarations de la Commission sur les coûts économiques et sociaux du changement climatique à la lumière des inondations en Italie et du besoin urgent de solidarité européenne".