20
Mai
2026
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Révision du système d’échange de quotas d’émission afin de soutenir la compétitivité européenne (débat d'actualité)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, c'est un plaisir de rappeler aujourd'hui aux souverainistes que la décarbonation ne concerne pas seulement le climat, mais aussi l'autonomie, la résilience et la sécurité. Même un enfant comprend ceci: moins de combustibles fossiles, plus d’efficacité et moins de dépendance à l’égard des pièges de la dette, des goulets d’étranglement budgétaires et des passages serrés et dangereux. Comme Hormuz. Aujourd'hui, l'Europe piégée par la dépendance au carbone veut-elle vraiment effacer le SEQE? L'Europe veut-elle vraiment rester sous la pression des marchés, de la spéculation et des pétromonarchies? Notre fragilité n'est pas aggravée par la décarbonisation, mais précisément par ceux qui ne l'ont pas réalisée et continuent de l'entraver encore aujourd'hui. En Italie, en seulement 12 ans, ETS 1 a généré 18 milliards d'euros, dont seulement un et demi consacré aux énergies renouvelables et à l'efficacité industrielle. Les recettes du SEQE 1 proviennent de l'industrie et l'industrie doit en tirer les bénéfices suivants: non pas une taxe indigeste et improductive, comme le font certains États membres pour les dépenses courantes, mais un investissement consacré à l’avenir de l’industrie elle-même. Tel était et doit être l'objectif du SEQE 1.