Monsieur le Président, à la suite du vote sur les amendements, je voudrais, au nom de la rapporteure, Mme Bonafè, demander le renvoi en commission conformément à l'article 59, paragraphe 4, afin d'entamer des négociations interinstitutionnelles.
Les priorités de l'UE pour la 66e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (suite du débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, nous avons tendance à qualifier le féminisme de redondant et de dépassé. Je suis convaincue que les luttes féministes ont plus que jamais besoin de notre force. Le défi actuel par excellence est celui du changement climatique, une menace qui pèse sur nos têtes mais surtout sur celles des femmes. De nombreux pays structurés selon des schémas patriarcaux piègent les femmes dans des rôles marginaux, tels que la gestion de terres de plus en plus arides ou l'approvisionnement en ressources de plus en plus rares. Les grands sommets internationaux doivent élaborer des propositions et des stratégies concrètes pour soutenir les femmes face au changement climatique, afin qu'elles ne soient pas forcées de migrer, confrontées à la violence, à l'exploitation, à l'impossibilité d'accéder aux droits et aux services de santé, y compris en matière de sexualité et de procréation. Il est nécessaire d'offrir aux filles des possibilités d'études dans les matières STEM, qui représentent l'avenir dans la gestion du changement climatique. Être féministes aujourd'hui, chers collègues, est important parce que cela signifie lutter pour un monde plus juste, plus libre, plus civilisé et plus sûr pour la moitié de la population mondiale.
Renforcer l’Europe dans la lutte contre le cancer (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Madame le rapporteur, Madame le Commissaire, nous sommes à la fin d'un voyage qui nous a conduits à écouter l'ensemble de la communauté qui lutte contre le cancer. Je tiens à les remercier tout d'abord, les nombreuses associations et sociétés scientifiques, le monde du volontariat, les patients, les organisations qui les représentent, puis les médecins et les chercheurs, sans lesquels nous aurons très peu d'espoir de vaincre ce mal. Aujourd'hui, nous présentons à l'Assemblée un texte ambitieux, qui propose de nombreuses idées, décisives pour les années à venir. La prévention avant tout, mais aussi le diagnostic précoce, les programmes de dépistage, les soins innovants et la recherche, la réinsertion sociale des survivants et le droit à l'oubli. D'un point de vue plus large, je pense que ce plan doit s'inscrire dans le cadre d'une véritable Union européenne de la santé, qui doit s'appuyer sur les principes d'équité dans l'accès, sur le principe fondamental que la santé et les soins sont pour tous, sans distinctions sociales et territoriales. Il y a encore trop de différences, même en termes de lutte contre le cancer, entre les pays européens et même au sein d'un même pays. Il est inacceptable que l'espérance de vie en Europe aujourd'hui soit si différente selon l'endroit où vous êtes né. La valeur de la santé publique, universelle et de qualité, devient évidente aujourd'hui lorsque nous discutons des cancers, mais aussi de la recherche, qui est orientée vers les besoins des patients et non vers des intérêts partisans. Nous avons ensuite rappelé le lien entre l'environnement et le cancer, sachant que le développement durable nous protège également de cette maladie. Notre groupe a défendu ces principes au cours de ces mois de travail au sein du comité BECA, en s'appuyant sur ce que les médecins et la science nous ont dit, et continuera de le faire à l'avenir. A tous ceux qui nous ont accompagnés dans ce voyage, nous disons: «Reste près de nous à nouveau. Ce vote n'est pas la fin d'un chemin dans la lutte contre le cancer, mais plutôt le début d'un chemin encore long, que nous voulons faire avec vous.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je voudrais remercier le commissaire et mon collègue, M. Wölken, pour leur collaboration avec les autres rapporteurs sur un sujet aussi sensible et important. Je pense que le résultat final est un bon compromis dans l'intérêt de tous les citoyens européens. L'évaluation des technologies de la santé est une étape extrêmement délicate, car elle a parfois lieu avec des patients en attente de nouvelles opportunités de traitement. Dans le même temps, un processus rigoureux est nécessaire, car aucun dispositif médical ou thérapie ne peut être approuvé sans réelle valeur ajoutée pour les citoyens. Nous sommes sur la bonne voie pour renforcer l'intégration et la coordination entre les différentes autorités nationales, sachant qu'il s'agit de l'une des situations typiques dans lesquelles l'Europe peut jouer un rôle fondamental dans l'intérêt des citoyens et des patients. Je pense que cette mesure devrait être considérée comme un point de départ, prêt pour une intégration plus poussée au niveau européen, si la situation sur ce terrain spécifique l'exige.
Un plan d'action européen pour lutter contre les maladies rares (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, pour aborder la question des maladies rares et la stratégie européenne à mettre en œuvre à cet égard, deux aspects doivent être pris en compte: le problème de la disponibilité de médicaments et de thérapies appropriés et, en même temps, le problème de l'accessibilité et du droit aux soins pour tous les patients, et dans tous les pays européens, lorsque ces thérapies sont déjà disponibles. Dans ce contexte, l'Italie a approuvé il y a quelques jours une loi organique et approfondie sur les maladies rares, à laquelle elle consacre des fonds et des programmes à la fois pour la recherche et pour le soutien aux patients. Cependant, il ne peut pas être un thème laissé aux États individuels, car l'un des problèmes fondamentaux des maladies rares est la rareté des données qui entravent l'identification des thérapies et des voies cliniques. Mais surtout, l'Union doit jouer un rôle clé dans la coordination, la promotion des bonnes pratiques et, de manière encore plus décisive, la garantie de l'égalité des droits pour tous les patients atteints de maladies rares. Je pense en particulier aux enfants touchés par des diagnostics aussi terribles et à leurs familles. Ces maladies ne peuvent être combattues efficacement qu'au niveau européen. Il est donc nécessaire de faire du plan européen pour les maladies rares une priorité à inclure dans le cadre de l'Union européenne de la santé, dont la mise en œuvre devient de plus en plus urgente, jour après jour. Le groupe socialiste se tient aux côtés de tous les malades et de leurs familles et nous demandons à la Commission de prendre rapidement des mesures concrètes pour s'attaquer à ce problème urgent.
Une stratégie pharmaceutique pour l’Europe (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je voudrais remercier Mme Montserrat et tous les rapporteurs des autres groupes pour le travail qu'ils ont accompli ensemble ces derniers mois. Je pense que le texte final est vraiment un résultat dont il faut être fier. La pandémie a placé la santé et la nécessité d’un système de santé et pharmaceutique efficace au centre et au service des citoyens. Avec cette stratégie pharmaceutique, nous avons restauré la dignité des patients, appelant toutes les parties prenantes à leurs responsabilités. D'une part, les pouvoirs publics, européens et nationaux, qui doivent soutenir la recherche et l'innovation pour permettre à l'Europe d'être indépendante également dans le secteur de la santé, mais, d'autre part, les entités privées, qui ont d'énormes responsabilités, en particulier lorsqu'elles bénéficient d'un soutien public et d'une aide financière. Trop de pays et trop de patients en Europe n'ont pas accès à des traitements, même vitaux, parce que leurs marchés ne sont pas commercialement viables. Trop de discrimination existe encore en Europe entre pays plus ou moins riches. Ce n'est plus acceptable. Le moment est venu de créer une véritable Union européenne de la santé, dans laquelle tous les citoyens voient enfin leur droit à un système de santé public et de qualité reconnu et garanti, avec des normes minimales de performance sanitaire valables dans toute l'Europe. Nous avons besoin d'une transparence et d'une traçabilité maximales des fonds publics, avec une tarification des médicaments qui ne peut pas être déterminée par l'importance de ce médicament pour les patients, mais qui doit être liée aux coûts réels de la recherche et du développement. Des clauses commerciales contraignantes sont nécessaires dans tous les pays européens pour ne laisser personne de côté. Un effort maximal est nécessaire pour lier la stratégie pharmaceutique aux thèmes du développement durable et du développement durable. Pacte vert. À partir d’aujourd’hui, les travaux sur ces questions stratégiques pour l’avenir de notre Europe commencent et ne s’arrêtent pas.
Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire: garantir une approche coordonnée de l'Union face aux crises sanitaires à venir et rôle du Parlement européen à cet égard (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, malgré le succès évident de ses résultats finaux de la stratégie européenne de lutte contre la pandémie, nous sommes tous bien conscients des scènes extrêmement difficiles des autorités nationales et européennes, principalement en raison du manque d'expertise directe de l'Europe en matière de santé. Je me félicite donc de la proposition de la Commission relative à l’autorité de l’HERA, qui constitue une première étape, même si nous ne pouvons pas la considérer comme suffisante. Nous comprenons la difficulté de la Commission, qui a été confrontée à un mur par certains gouvernements, qui, après avoir démontré leur inadéquation totale, restent malheureusement ancrés dans des logiques nationales en ce qui concerne les menaces mondiales. Malheureusement, une structure légère ne suffit pas, mais nous avons besoin d'une véritable autorité européenne dotée de compétences, de structures et de ressources adéquates, et il n'est pas moins acceptable que le Parlement soit coupé de la gouvernance d'un secteur aussi important. Le Parlement devra revendiquer un rôle, tant devant la Commission que devant les gouvernements nationaux, en particulier ceux qui continuent à porter un regard myope et égoïste sur le bien le plus précieux de nos citoyens: santé.
Centre européen de prévention et de contrôle des maladies - Menaces transfrontières graves pour la santé (suite du débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, en ces mois difficiles de la pandémie, nous avons enfin une chose claire: Il faut davantage d'Europe, y compris dans le domaine de la santé. Les citoyens nous demandent de laisser l'Europe gérer les grands problèmes de santé publique et de santé. Les citoyens ne comprennent pas comment il est possible que dans un continent qui est maintenant interconnecté de tous les points de vue, il y ait aujourd'hui de si grandes disparités et inégalités dans un domaine aussi délicat et décisif pour la vie des gens. Les rapports en discussion, qui relancent les compétences européennes, sont donc bons, avec un rôle plus important de responsabilité pour le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et pour une meilleure coordination de la lutte contre les menaces transfrontalières. Ce sont deux autres pièces pour l'objectif final: une union européenne de la santé qui garantisse des droits et des avantages minimaux à tous les citoyens européens. Une Europe qui assure un système de santé publique de qualité pour tous.
Agence européenne des médicaments (suite du débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, la pandémie nous a fait apprécier la compétence et l'humanité de nos médecins, la disponibilité des professionnels de la santé, des travailleurs et des travailleurs des services essentiels, la générosité de nos concitoyens, mais en même temps, la pandémie a mis en évidence les fragilités des systèmes de santé nationaux, la faiblesse de la réponse à la crise qui a été trop fragmentée parmi les 27. Face aux menaces d'aujourd'hui et de demain, la réponse nationale ne suffit plus. Nous avons besoin d’une Europe plus forte, dotée de davantage d’expertise et d’outils plus efficaces et, dans le cadre du projet d’union européenne de la santé, d’un rôle plus important pour l’Agence européenne des médicaments, dotée de ressources et d’une expertise adéquates, y compris d’une coordination renforcée, y compris en ce qui concerne les homologues nationaux. Il s’agit d’une innovation nécessaire si nous voulons être prêts à défendre nos concitoyens, notre santé et nos économies en cas d’événements pandémiques tels que la COVID-19.