30 ans des critères de Copenhague - donner un nouvel élan à la politique d'élargissement de l'Union européenne (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, 30 ans se sont écoulés depuis les critères de Copenhague pour qu'un État devienne membre de l'Union européenne. Au cours de ces 30 années, beaucoup de choses ont changé en Europe et dans le monde, mais une chose est restée la même: La politique d'élargissement est l'un des instruments les plus importants pour assurer la paix, la sécurité et la prospérité des peuples. L’agression russe contre l’Ukraine vise en fait également à affaiblir le processus d’élargissement et d’adhésion, ce qui conduirait certains pays, à quelques pas de nos frontières, à tomber dans les bras de régimes autoritaires. Je m'adresse donc aux Balkans occidentaux, en particulier à la Serbie, en leur demandant de poursuivre le processus d'adhésion afin d'assurer le renforcement de l'État de droit, de la solidarité et de la croissance commune par une voie claire et sans ambiguïté. L'Union a besoin d'un budget plus important et de ressources propres suffisantes pour relever les défis futurs. Mais surtout, la réforme des traités est nécessaire pour simplifier les procédures décisionnelles et rapprocher cette Europe des besoins et, surtout, des espoirs des citoyens européens.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la politique d'élargissement est un instrument crucial pour la stabilité, la prospérité et la paix de notre continent. La paix est malheureusement souvent compromise, avec toutes les conséquences tragiques auxquelles nous assistons aujourd'hui chaque jour. Au cours de l'année et demie écoulée, l'Union européenne a tendu la main à l'Ukraine, qui mérite tout notre soutien et notre engagement, mais nous ne pouvons pas oublier les Balkans occidentaux, qui, il y a vingt ans, se sont vus promettre une place dans la famille européenne. Il est nécessaire d'accélérer le pas pour montrer aux citoyens de ces pays les avantages de faire partie de l'Union, qui se concentre sur les libertés et les droits, afin de raviver le désir d'adhésion, un désir qui, en Serbie, par exemple, semble avoir gelé. Dans le même temps, cependant, nous devons être fermes en appelant à des progrès sur les réformes essentielles, pour que la normalisation des relations de voisinage passe d'abord par une désescalade immédiate des tensions entre la Serbie et le Kosovo. Nous devons exiger que la presse ne soit pas édulcorée par la propagande russe ou chinoise et qu'elle adopte la seule ligne de politique étrangère possible, celle soutenue par l'Union européenne œuvrant pour la paix.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, comme mon collègue M. De Meo l'a dit il y a un instant, hier soir, vers huit heures, une tragédie a eu lieu à Mestre (Venise): un autocar transportant plusieurs personnes de plusieurs pays européens, en raison de circonstances encore à définir, s’est écrasé à partir d’un passage supérieur et, après un vol de plus de 15 mètres, s’est écrasé et a pris feu. Vingt et un sont morts, dont deux enfants, un nouveau-né et un adolescent. Quinze personnes ont été blessées, dont cinq ont été grièvement blessées, dont deux frères, des Allemands, âgés de 7 et 13 ans. Plus de quarante ambulances sont arrivées sur les lieux avec des pompiers, des sauveteurs et des autorités locales, tous engagés dans des efforts de sauvetage pour mettre le plus grand nombre possible de personnes en sécurité. Une scène apocalyptique, comme l'a défini le maire de Venise. De cette Chambre du Parlement européen, qui représente différentes histoires et cultures, qui dialoguent les unes avec les autres, et qui sait faire preuve de solidarité et d'aide même dans les moments les plus difficiles, nous voulons exprimer notre proximité aux familles des victimes, aux citoyens vénitiens, au maire et aux autorités locales, en dédiant un grand merci aux sauveteurs qui ont travaillé pour aider les survivants. Je demande à la présidence d'observer une minute de silence pour commémorer les victimes de cette tragédie.
Évolution récente du dialogue Serbie-Kosovo, notamment la situation dans les municipalités du nord du Kosovo (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, ce qui s'est passé le 24 septembre dans le nord du Kosovo est terrible. Une explosion effrayante de violence qui a causé la mort de plusieurs Serbes et Kosovars. Une violence qui n'est malheureusement pas nouvelle, puisque ces dernières années nous avons assisté à une escalade effrayante, animée par un récit agressif, souvent édulcoré par la propagande et de fausses reconstructions. Tout cela, cependant, ne peut pas nous faire perdre la boussole qui a longtemps pointé vers la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina. Nous ne pouvons pas nous cacher derrière les souffrances causées par ces actions pour échapper à un chemin qui demande à être accompli depuis des années. Il faut certainement une enquête approfondie et impartiale pour déterminer la responsabilité et s'assurer que les responsables en subissent les conséquences. Mais il est également nécessaire de travailler pour vaincre la haine qui alimente ces actions et guérir ce qu'elle laisse dans la chair vivante des gens. Il n'y a pas d'alternative au dialogue, non seulement pour ouvrir enfin la voie à l'adhésion à l'Union européenne, mais aussi parce que nous ne voulons pas plus de morts et ne voulons pas revenir à la peur vécue dans les années 1990 et répéter les mêmes erreurs qu'alors.
La situation au Haut-Karabakh après l'attaque menée par l'Azerbaïdjan et les menaces continues contre l'Arménie (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, imaginez que vous soyez obligés de quitter vos maisons, vos amis, les lieux où vous avez grandi. C'est ce qui s'est passé en quelques heures à environ 100 000 habitants du Haut-Karabakh, une population de culture et de tradition arménienne mais située aux frontières azerbaïdjanaises. Il ne s'agit pas de migrants ou de réfugiés fuyant, mais de nettoyage ethnique, qui constitue un crime contre l'humanité. La communauté internationale s'est également montrée impuissante pendant les neuf mois au cours desquels les Azerbaïdjanais ont bloqué le couloir qui relie le Haut-Karabakh à l'Arménie, la seule entrée possible pour la nourriture, les médicaments et l'assistance dans cette région malheureuse. Pendant des années, la Russie a exercé son influence sur ces pays, échouant dans sa mission de maintien de la stabilité. Nous ne pouvons pas laisser des acteurs comme la Russie ou la Turquie prendre le relais. L'Union européenne doit se révéler un acteur crédible et décisif pour la paix et la sécurité. Je condamne l'agression militaire injustifiée de l'Azerbaïdjan et les abus qui ont tourmenté la minorité pendant des années. Nous devons maintenant nous pencher sur les faits, en offrant une aide financière humanitaire, en envisageant des sanctions ciblées et en repensant les accords d'approvisionnement énergétique dont bénéficient de nombreux pays européens.
Règlement sur l’écoconception (A9-0218/2023 - Alessandra Moretti) (vote)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord remercier mes collègues députés, les rapporteurs fictifs qui ont travaillé de manière constructive sur ce dossier, les assistants, moi et le secrétariat. Nous avons fait un travail d'équipe qui nous a permis, en moins d'un an, d'approuver un texte ambitieux qui protège l'environnement et la santé des citoyens, tout en assurant la compétitivité de nos entreprises. Grâce à ce règlement, chers collègues, tous les produits qui seront mis sur le marché devront être durables sur le plan environnemental, permettant aux consommateurs d'économiser de l'énergie, de pouvoir réparer leurs produits et, grâce au passeport numérique, d'avoir conscience de ce qu'ils achètent. Avec ce règlement, Monsieur le Président, le Parlement montre qu'il est à la hauteur des attentes et de la responsabilité que les citoyens nous ont confiées.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je tiens vraiment à remercier tous mes collègues pour leur soutien, pour leur contribution et pour les propositions qui ont amélioré le texte initial. Cela a été un travail d'équipe, c'est un travail qui nous a vus, bien que dans des différences légitimes, unis dans le but d'offrir au marché et aux consommateurs une réglementation ambitieuse qui se concentre sur l'environnement, la protection des écosystèmes, la santé des consommateurs. C'est une étape importante qui montre que, s'il y a de la volonté, la politique peut être à la hauteur des défis et de la responsabilité que les citoyens nous ont confiés. Je suis très confiant que demain nous le prouverons au maximum.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, ce que nous allons voter demain, c'est une proposition qui aura un impact majeur sur notre société, sur nos entreprises et sur nos consommateurs. En fait, cette réglementation changera radicalement la façon dont l'industrie opère dans de nombreux secteurs, indiquant au monde de la production la façon de gérer l'ensemble du cycle de vie d'un produit, y compris la fin de vie. Un règlement qui trouve sa raison d'être dans les limites de notre planète, en établissant un cadre législatif qui contribuera à rendre les produits conformes à une économie neutre pour le climat, efficace dans l'utilisation des ressources et circulaire. Les produits qui seront progressivement mis sur le marché devront donc être conçus de manière à respecter l'environnement, l'écosystème et à protéger la santé des citoyens. Il permettra également aux consommateurs d’économiser de l’énergie, de pouvoir réparer les produits qu’ils achètent au lieu de devoir les jeter et de leur donner la possibilité, grâce au passeport numérique, d’être pleinement conscients de ce qu’ils achètent. Le passeport numérique est une innovation importante dans le paysage actuel et un outil décisif pour promouvoir la circularité: les nouveaux produits qui seront disponibles ne pourront être vendus que s’ils sont accompagnés de cet outil, qui doit contenir des informations précises et actualisées sur l’impact environnemental des produits en circulation, afin de permettre à chacun de faire des choix éclairés. Une étude récente de la Cour des comptes européenne a malheureusement montré que les stratégies et les financements européens ont jusqu’à présent eu un impact modeste sur la transition vers l’économie circulaire et que le plus grand retard est dans la conception. La proposition sur laquelle nous nous apprêtons à voter investit non seulement dans la gestion des déchets, mais aussi dans la conception circulaire: Cependant, il est non seulement important de savoir comment nous concevons le produit, il est également pertinent de savoir comment nous le fabriquons, dans quelles entreprises et dans quelles conditions de travail. À l'échelle mondiale, par exemple, le secteur textile emploie 60 millions de personnes, principalement des femmes, et les salaires des travailleurs du textile sont souvent bien inférieurs aux salaires de subsistance. Nous rappelons à tous la tragédie du Rana Plaza, l'usine textile du Bangladesh où plus de 1 000 personnes sont mortes il y a dix ans. Dans cette usine ont été fabriqués ces vêtements que, pour quelques euros et sans poser trop de questions, nous achetons ici en Europe. Je voulais demander à la Commission, dans les années à venir, d’envisager d’étendre le champ d’application de la proposition également aux exigences en matière de durabilité sociale et de devoir de diligence. Rien qu'en Europe, donc, chacun de nous rejette environ douze kilos de vêtements chaque année et la plupart de ces rejets augmentent la pollution des écosystèmes du monde entier mais, sans hypocrisie, nous devons dire qu'il pollue avant tout les pays les plus pauvres, qui sont toujours devenus le réceptacle de ce que nous, Occidentaux, rejetons. Il y a aussi la question des produits invendus. Le présent règlement introduit une interdiction directe de la destruction des produits de consommation invendus, qui devrait s'appliquer aux textiles et aux appareils électroniques. À la fin de leur cycle de vie, les produits ne seront plus des déchets, une source de pollution, mais une nouvelle ressource à utiliser dans le processus de production. Enfin, la proposition vise à améliorer le potentiel du marché unique en renforçant les activités de surveillance du marché, en veillant à ce que les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, exercent leurs activités sur un pied d'égalité avec leurs concurrents non européens. Chers collègues, aucun changement n'est impossible. C'est à nous, chacun de nous, de faire notre part et de le faire nous avons besoin d'avoir toutes les informations d'un produit disponible et donc de faire les bons choix. Avec ces choix, nous pouvons améliorer le contexte dans lequel nous vivons, non seulement en pensant à ce que nous voyons sous nos yeux, mais en regardant vers l'avenir, au-delà de nos frontières, où les gens sont obligés de travailler dans des conditions inacceptables, sacrifiant les droits et les libertés, pour nous permettre de continuer ce mode de vie insoutenable et injuste.
Pandémie de COVID-19: leçons tirées et recommandations pour l'avenir (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, après l'expérience dramatique de la pandémie, les citoyens nous demandent de ne pas répéter les erreurs et d'apprendre de ce qui s'est passé, en améliorant les compétences européennes en matière de santé. Le présent rapport contient des propositions concrètes visant à préparer l’Union et les États membres à mieux protéger la santé face à d’éventuelles urgences sanitaires futures. Premièrement, le droit à une santé publique de qualité pour tous. Ensuite, la collaboration et le travail coordonné pour le suivi et la surveillance épidémiologiques, mais aussi le grand potentiel d'une Europe unie pour la recherche scientifique, pour les achats communs de vaccins, de dispositifs médicaux et de médicaments, afin de les rendre accessibles à tous et à des prix équitables. Nous avons demandé une plus grande transparence dans tous les domaines, tant dans le domaine de la recherche et du développement, où les coûts réels, y compris ceux des entreprises pharmaceutiques privées, devront être rendus publics et servir de base à la tarification, que dans la négociation des contrats, en particulier en ce qui concerne les fonds publics; Nous avons appelé à la création d'une infrastructure publique de recherche pour remédier aux défaillances du marché et travailler dans l'intérêt des citoyens. Les fonds publics devront être remboursés de manière adéquate aux citoyens, en particulier pour la disponibilité de médicaments à des prix équitables et leur commercialisation dans tous les États membres. En ce qui concerne les aspects sociaux, nous nous sommes concentrés sur les parties les plus fragiles de la population, nous avons inclus des propositions concrètes et des interventions ciblées pour atténuer les conséquences sur les personnes déjà marginalisées, sur les femmes, sur les jeunes qui ont payé un prix élevé, je pense en particulier à la santé mentale. Ce travail pourrait constituer une avancée décisive pour les capacités européennes et nationales à réagir en temps de crise, et pas seulement en matière de santé. Le vote de demain sera compliqué. Comme toujours, nous aurions pu faire mieux, mais en tant que socialistes, nous voterons en faveur d'un texte ambitieux, conscients que les intérêts des citoyens passent avant les convenances politiques. Ce rapport, Mesdames et Messieurs, est une occasion unique de continuer à construire l'union européenne de la santé. Nous espérons que le sens des responsabilités prévaudra, montrant que nous sommes à la hauteur de la tâche que les citoyens européens nous ont confiée.
Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: institutions et administration publique de l’Union - Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: coopération judiciaire en matière pénale, asile et non-refoulement (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, lorsque je suis avec tant de femmes, je pense que, selon les données, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles, souvent de la part d'une personne proche, peut-être d'un membre de sa famille. Les chiffres effrayants sont ceux qui photographient la condition féminine. La violence à l'égard des femmes est une violation des droits de l'homme que nous ne pouvons plus tolérer. Prévenir cette violence, protéger les victimes et poursuivre les auteurs est un acte dû aux 150 millions de filles qui subissent des viols ou des violences sexuelles chaque année dans le monde. La Convention d'Istanbul est le premier instrument international juridiquement pertinent, ratifié par la majorité des États européens, et ce que nous faisons aujourd'hui est une mesure décisive mais pas suffisante. La convention doit s'accompagner d'une politique culturelle forte qui soit mise en œuvre tout d'abord au sein des écoles d'éducation à la sexualité et à la santé sexuelle, pour développer des femmes et des hommes capables de se respecter, d'être respectés, de défendre leur santé. Nous devons faire grandir une génération émancipée de la violence, une société où chacun se sent en sécurité, libre d'être soi-même, sans crainte de harcèlement, d'abus, de discrimination.
Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: institutions et administration publique de l’Union - Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique - adhésion de l’Union européenne: coopération judiciaire en matière pénale, asile et non-refoulement (débat)
– Comme l'honorable parlementaire vient de déclarer que la convention d'Istanbul n'est nullement utile en tant qu'instrument de lutte contre la violence à l'égard des femmes, j'aimerais que mon collègue me dise quel serait, à son avis, l'instrument le plus efficace.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il y a quelques jours, après des mois de sécheresse, de violentes pluies ont frappé l'Émilie-Romagne et, en seulement 36 heures, il a plu un cinquième de la quantité totale d'eau qui tombe normalement en un an. Deux personnes ont perdu la vie, 500 ont dû quitter leurs maisons pour échapper à la fureur des inondations. Nous le disons souvent dans cette Assemblée, Monsieur le Président, les sécheresses et les inondations sont les deux faces d'une même médaille, ce sont des événements catastrophiques qui marquent le rythme du changement climatique et nous avons besoin d'actions concrètes et de stratégies tournées vers l'avenir pour relever ces défis. Nous devons utiliser au mieux les ressources européennes, telles que le Fonds européen de développement régional, pour prévenir les risques et protéger nos territoires fragiles contre l'instabilité géohydrologique. Enfin, j'espère, Monsieur le Président, que l'autorité européenne sera enfin en mesure de convaincre même les superpuissances mondiales d'investir dans la lutte contre le changement climatique, car nous ne pouvons pas le faire seuls.
Atteintes au droit à l'éducation et répression visant les militants pour le droit à l'éducation en Afghanistan, notamment le cas de Matiullah Wesa
Monsieur le Président, c'est un effondrement tragique auquel nous assistons en Afghanistan en ce qui concerne les droits des femmes. En un peu plus d'un an, les femmes afghanes ont été licenciées de leur emploi et retirées de leurs fonctions administratives, interdites de faire du sport et d'acheter des contraceptifs, retirées des lycées et des universités et empêchées de construire un avenir digne. Interdire aux filles d'accéder à l'éducation est une violation des droits de l'homme. Cela signifie refuser tout espoir à des millions de jeunes. Mais non seulement cela, ces normes criminelles mettent en danger la vie même des femmes. Il suffit de penser à leur santé: Les femmes afghanes ne peuvent pas être visitées par des médecins masculins, mais si les femmes ne sont pas autorisées à étudier la médecine, vers qui peuvent-elles se tourner? J'appelle la Commission européenne à soutenir les organisations qui, avec beaucoup d'efforts, cherchent à offrir des services alternatifs pour l'éducation des jeunes Afghans. J'appelle également toutes les institutions européennes et les États membres à faire pression sur les talibans pour qu'ils respectent les droits de l'homme. La culture, les connaissances et les compétences sont les seuls outils qui peuvent permettre au peuple afghan de se remettre de la crise économique et environnementale et de l'urgence alimentaire qui tiennent le pays en otage, et la contribution des femmes, encore une fois, est fondamentale.
Iran: en particulier l'empoisonnement de centaines d'écolières
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, une touffe de cheveux échappe au voile et une femme est tuée en Iran; un ballet et cinq filles sont arrêtés; Une journée derrière le bureau de l'école et les élèves sont empoisonnés. Nous ne pouvons plus tolérer la violence qui vise à priver les filles du droit à leur avenir. Des milliers d'étudiants ont été victimes d'armes chimiques ces derniers mois, un crime terrible et lâche. Armes chimiques utilisées dans les écoles qui représentent le lieu par excellence de l'émancipation. La lauréate du prix Nobel Shirin Ebadi, s'adressant à cette Assemblée aujourd'hui, a été claire: Ne tournez pas dans l'autre sens. Je veux dire à Mme Ebadi, à la famille de Mahsa Amini, aux cinq filles arrêtées, aux étudiants qui ont peur de retourner à l'école et à tous ceux qui protestent pour leurs libertés, que nous continuerons à travailler pour que les Gardiens de la Révolution soient considérés comme un groupe terroriste, pour que des sanctions soient appliquées, pour qu'aucun accord commercial ou financier ne soit conclu avec le gouvernement iranien. Nous travaillerons pour des canaux humanitaires sûrs pour les militants et continuerons à plaider en faveur de ceux qui ont été injustement emprisonnés et risquent leur vie. Nous soutenons les femmes et un Iran libre. Une femme. La vie. Liberté.
Heure des questions à la Commission - Renforcement de la politique d’élargissement de l’Union européenne vers les Balkans occidentaux
Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Commissaire, je suis heureux de vous voir ici aujourd'hui. Je suis convaincu que ces moments d'échange sont essentiels pour poursuivre sur la même voie que notre Union et les pays des Balkans. On a beaucoup parlé de la question de l'alignement de la Serbie sur la politique étrangère et de sécurité européenne, en particulier en ce qui concerne les sanctions appliquées à la Russie. Il s'agit certainement d'une question majeure, mais il y a d'autres questions relatives à l'état de droit qui méritent d'être explorées. La Serbie a récemment adopté des réformes constitutionnelles dans le domaine de la justice. Je vous demande, Monsieur le Commissaire, comment vous voyez ces réformes. Y a-t-il suffisamment de progrès pour le pays? Et puis, en ce qui concerne la liberté de la presse et la très faible représentation de l'opposition dans les médias serbes, comment l'Union européenne peut-elle faciliter un récit équilibré, exempt de désinformation et de propagande russe, souvent précisément anti-européenne?
Les priorités de l'UE pour la 67e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la transition écologique, la reprise de la pandémie et la révolution numérique façonnent un monde en mutation rapide et il est de notre devoir de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. Nous avons besoin d’une économie numérique inclusive, qui tienne compte des besoins spécifiques des hommes et des femmes, afin que les femmes et les filles, dans toute leur diversité, ne soient pas lésées ou exclues de celle-ci. Soutenir l'accès des femmes aux STIM, aux affaires et à la technologie garantit non seulement l'égalité, mais garantit également une contribution décisive que les femmes peuvent apporter à nos économies. Le travail, qui génère l'indépendance et l'émancipation économique des femmes, est fondamental pour les libérer de la violence sous toutes ses formes. C'est pourquoi je soutiens la collaboration avec les Nations Unies pour faire en sorte que le Pacte numérique mondial tienne compte de la dimension de genre. Je termine en m'adressant à mes collègues, en particulier du groupe ID et donc de la Ligue. J'ai parlé des femmes dans toute leur diversité parce que je me souviens que chaque femme doit être libre de se déterminer et de décider qui elle est. Lorsque la Ligue parle de l'effet négatif que l'auto-identification de genre a sur les droits des femmes, elle peut oublier que chaque individu est libre de choisir comment gérer son corps, sans que les droits des femmes soient défendus au détriment d'autres droits.
Réponse de l'Union à la situation humanitaire consécutive aux séismes en Turquie et en Syrie (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, le violent tremblement de terre qui a frappé la Turquie et la Syrie, faisant des dizaines de milliers de victimes, marque le début d'une catastrophe humanitaire sans précédent. Ce seront les personnes les plus fragiles qui ont survécu au tremblement de terre qui paieront le prix le plus élevé. Je pense en particulier aux femmes et aux enfants. La Commission doit soutenir la mise en œuvre du processus d'identification, de recensement et de recherche des enfants séparés de leur famille et doit renforcer la surveillance spéciale des frontières pour lutter contre la traite et l'adoption illégale d'enfants. Monsieur le Commissaire, je crois que l'Europe devrait appeler les États membres à modifier les procédures d'adoption afin d'aider rapidement les enfants qui ont perdu leur famille à la suite du tremblement de terre. En outre, nous pouvons déjà imaginer la construction de couloirs humanitaires pour faciliter les soins familiaux qui ont été si réussis pour les enfants, par exemple, de Tchernobyl. Monsieur le Commissaire, faisons quelque chose de concret.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il y a plus d'un million de filles en Afghanistan qui ne peuvent pas aller à l'école. L'interdiction de l'éducation des filles non seulement nie un droit fondamental, mais prive l'Afghanistan de la contribution professionnelle, culturelle, économique et sociale des femmes, car sans le travail des femmes, le pays ne sera pas en mesure de se remettre de la situation actuelle, qui voit 97% de la population dans la pauvreté et 20 millions de personnes souffrant de la faim aiguë. Tous ces services essentiels, normalement gérés par des femmes, sont à risque et essentiels pour sauver des vies, en particulier des filles et des enfants. Aujourd'hui, ils sont victimes de violence, de torture et d'abus sexuels, sans pouvoir faire appel à une assistance juridique et sanitaire. J'appelle les institutions européennes à soutenir l'octroi de visas temporaires pour les filles et les femmes afghanes, afin qu'elles puissent trouver un environnement sûr en Europe et échapper à l'enfer. N'éteignons pas les projecteurs sur l'Afghanistan, continuons à dénoncer les abus et la violence dont souffrent les femmes aux mains des talibans. Ne les laissons pas seuls.
Recrudescence d'infections respiratoires et pénurie de médicaments en Europe (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je pense qu'il est très important aujourd'hui de discuter de ce tableau compliqué, qui voit d'une part l'émergence de différentes souches de maladies respiratoires et grippales associées à la COVID-19 et, dans le même temps, la pénurie de certains types de médicaments qui commencent à devenir inquiétantes pour certains pays. Certaines des solutions ont longtemps été proposées par le Parlement européen, qui a adopté le rapport sur la pénurie de médicaments, l'identification des médicaments considérés comme stratégiques, une initiative européenne coordonnée pour l'approvisionnement en médicaments, le renforcement des conditions liées au financement public de la recherche et du développement, pour ne donner que quelques exemples. Cependant, je crois que l'une des priorités aujourd'hui est de pousser de plus en plus avec des achats conjoints et le rôle de coordination de l'Union européenne, qui ont bien fonctionné pour les vaccins et qui pourraient également servir à remédier aux lacunes de ces dernières semaines et sont fondamentales. Ce serait une énorme erreur si l’Europe ne s’appuyait pas sur ce qui s’est passé pendant la pandémie, en s’appuyant sur les meilleures pratiques et les succès que nous avons obtenus au cours de cette période compliquée.
Nouvelle stratégie de l’UE en matière d’élargissement (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, l'état de droit, les droits de l'homme, l'égalité entre les femmes et les hommes, les droits des minorités, l'alignement sur une politique de durabilité environnementale, une politique étrangère commune: Ces piliers, sur lesquels l'Europe ne peut s'appuyer et sur lesquels elle ne reculera pas, car c'est le point de départ d'une politique d'élargissement solide, crédible et tournée vers l'avenir. Ces derniers mois, au cours desquels nous avons vu la paix en Europe menacée, nous ont rappelé que la politique d'élargissement est un instrument décisif pour l'Union européenne. L’ouverture de notre famille par le partage des valeurs et des responsabilités renforcera l’Union, en renforçant sa place centrale dans le cadre géopolitique international. Nous ne négligeons pas les pays qui attendent d'adhérer, en particulier en ce qui concerne les valeurs, la démocratie et les droits. J'appelle toutefois l'Europe à renforcer sa crédibilité vis-à-vis des pays concernés. Nous raccourcissons le délai pour éviter que les citoyens ne perdent espoir, comme c'est le cas en Serbie, où la proportion de citoyens favorables à l'adhésion diminue d'un mois à l'autre et est déjà inférieure à 50 %. Nous introduisons le vote à la majorité qualifiée pour éviter que les ralentissements régionaux ne mettent le projet en péril. Nous faisons ressentir aux citoyens les avantages de faire partie de l'Europe pendant le processus d'adhésion, et pas seulement à la fin. Dans le même temps, j'appelle les pays candidats à faire preuve de leur détermination à devenir membres de l'Europe par l'adoption et la mise en œuvre de réformes garantissant l'État de droit et, en cette période difficile, l'alignement sur la politique étrangère et de sécurité européenne.
Réaction de l'UE face à la répression croissante contre les mouvements de protestation en Iran (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, les nouvelles venant d'Iran sont terribles et effrayantes: Plus de 300 personnes sont mortes, dont 40 enfants, 14 000 arrestations et au moins six condamnations à mort. Beaucoup des femmes qui ont commencé les manifestations sont en prison, détenues dans des conditions atroces, victimes de torture et de viol. Pourtant, le courage des femmes, des jeunes, des travailleurs, de nombreux Iraniens ne s'arrête pas et continue de faire tomber les barrières, alimentant la détermination des manifestations les plus prolongées de ces dernières décennies. Face à ce courage et à la demande déchirante et déchirante de liberté, l'Union européenne ne peut pas rester les bras croisés. J'ai salué les sanctions mises en place, ainsi que les appels répétés à libérer les personnes détenues injustement, à mettre fin à la répression violente, à lever les condamnations à mort et à garantir la libre circulation de l'information, y compris l'accès à l'internet. Cependant, je pense qu'il est important que l'Europe soit prête à apporter un soutien réel et utile. Nous avons besoin d'une politique étrangère européenne cohérente et concrète, capable d'agir en temps utile face aux régimes dictatoriaux. Nous avons besoin d'une stratégie européenne qui impose des sanctions, isole les gouvernements autoritaires et, en même temps, soit proche des pays qui s'engagent sur la voie de l'État de droit et des valeurs européennes. Nous serons très durs, mais nous soutiendrons également la société civile, les ONG, ceux qui veulent reconstruire un système économique, éducatif et de santé qui respecte les droits des femmes et des minorités et les libertés de tous. Femme, vie, liberté. Les femmes, la vie, la liberté.
Les relations entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux à la lumière du nouveau train de mesures sur l’élargissement (suite du débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, nous ne pouvons plus reporter le réveil qui dicte le rythme de la politique d'élargissement, qui a longtemps sonné et la guerre injustifiée de Poutine en Ukraine n'a fait que transformer ce son en alarme. En fait, le temps est venu depuis longtemps d'aborder avec engagement et crédibilité la question de l'élargissement de l'Union aux Balkans occidentaux. Nous parlons d'une partie de la famille européenne que nous risquons de perdre parce que nous sommes déçus et découragés par notre lente progression. En Serbie, les sondages indiquent que seulement 46% de la population est favorable à l'adhésion à l'Europe, un pourcentage qui diminue d'un mois à l'autre. Des années de blocage européen ont laissé place à une propagande russe féroce qui, par la désinformation et fake news, a attiré l'opinion publique dans son orbite. La politique d'élargissement est plus que jamais un investissement stratégique pour la paix, la sécurité et la stabilité sur l'ensemble du continent. Bien sûr, le réveil européen ne suffit pas. Il est essentiel que ces pays poursuivent résolument les réformes nécessaires. Ce n'est que grâce à des garanties concrètes en matière d'État de droit, à la normalisation des relations avec le voisinage et à l'alignement sur une politique de sécurité et de défense commune que nous pourrons véritablement nous rassembler sous le même drapeau européen.
Carburants maritimes durables (initiative FuelEU Maritime) - Déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il s'agit d'un règlement extrêmement important. En effet, la disponibilité d’infrastructures de recharge et de ravitaillement principalement pour les voitures, les véhicules utilitaires légers et les camions, mais aussi pour les secteurs maritime et aérien, est un paramètre clé pour déterminer la part de marché future des véhicules à émissions faibles ou nulles en Europe dans les années à venir. Plus il y a de points de recharge, plus il sera attrayant pour les consommateurs et les opérateurs de passer à des technologies de propulsion plus propres, telles que les véhicules électriques et à hydrogène. Aujourd'hui, nous sommes à la croisée des chemins: Avec cette législation, nous ouvrirons la voie pour les décennies à venir dans le domaine de la mobilité, et il s'agit d'une étape importante vers une Europe indépendante de l'énergie avec des énergies renouvelables vertes. Avoir des points de charge en nombre suffisant, efficace et facile est le moyen le plus correct de faire notre désir d'atteindre les objectifs de la Loi sur le climat et REPowerEU. Pour une Europe propre, une Europe indépendante sur le plan énergétique, une Europe plus forte.
Responsabilité de FRONTEX pour les violations des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l'UE à la lumière du rapport de l'OLAF (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je m'adresse à vous et vous demande: Dans quelle direction va notre Union européenne? Qu'est-il advenu des valeurs de solidarité, de paix et de défense des droits de l'homme qui devraient guider et inspirer l'action de l'Union? Qu’est-il advenu du droit international, qui stipule que toute personne en quête de protection doit – et je le souligne – être accueillie dans les pays vers lesquels elle fuit? Qu'est-il arrivé à notre humanité? Telles sont les questions qui se posent lorsque je lis le rapport de l'OLAF et que j'entends des témoignages de violations très graves des droits fondamentaux par une agence européenne. On ne saurait tolérer qu'une agence agissant dans le cadre du mandat de l'Union ne respecte pas ses principes fondamentaux, en violation des conventions, codes et règlements internes. Je suis italien, je sais bien ce que cela signifie de voir des migrants débarquer sur leurs côtes, je comprends l'engagement qui est demandé au pays qui les accueille, mais je sais aussi ce que ces personnes fuient, quelque chose qui ne laisse aucune échappatoire. J'ai également vu de mes propres yeux les migrants qui peuplent les routes des Balkans, qui marchent pieds nus dans la neige pour atteindre un espoir et qui subissent des refoulements illégaux. Chers collègues, il est temps d'avoir du courage et de parvenir enfin à une politique commune de gestion de l'immigration, fondée sur la solidarité et la coopération à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union et respectant toujours les droits de l'homme de tous.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, la Serbie a finalement annoncé aujourd'hui, trois mois après les élections d'avril dernier, les résultats officiels des élections et sera en mesure de travailler à la formation d'un gouvernement à partir de demain. Ce à quoi cet exécutif devra faire face dans la période critique que nous vivons, ce sont des décisions importantes, complexes et urgentes, des actions, ainsi que le processus d'intégration européenne, que seul un gouvernement responsable et tourné vers l'avenir peut mener à bien. Nous comprenons les difficultés et les particularités des raisons historiques, nous apprécions les efforts déjà déployés en matière de réformes, ainsi que l'engagement à accueillir les réfugiés ukrainiens, et pourtant cela ne suffit pas. Nous appelons les autorités serbes à avoir du courage et à se tenir sans ambiguïté du côté du peuple ukrainien, envahi sans motivation justifiable et violé dans sa souveraineté. Cela signifie également défendre les valeurs européennes de démocratie et de liberté contre la propagande russe, qui continue d'infiltrer les médias serbes pour conditionner subtilement l'opinion publique. Enfin, j'appelle le gouvernement serbe à avoir le courage de parvenir à un accord qui permettra la normalisation complète des relations avec les pays voisins, étape essentielle pour accélérer la voie européenne. Prenez courage et l'Europe sera à vos côtés pour vous soutenir.