12
Mars
2024
Regarder
Déclarations du Conseil et de la Commission – Préparation du Conseil européen des 21 et 22 mars 2024 (débat)
Monsieur le Président, M. le Ministre représentant la présidence du Conseil nous disait tout à l’heure qu’il fallait absolument augmenter les salaires des agriculteurs et simplifier les charges administratives. Mais l’Union européenne ne peut pas en permanence jouer les pompiers pyromanes. Aujourd’hui, on a des agriculteurs qui, d’abord, pour la plupart, ne sont pas des salariés. Ils sont indépendants. Ils veulent juste pouvoir vivre décemment du fruit de leur travail et nourrir nos pays, nos peuples et notre continent. Vous leur infligez en permanence des normes toujours plus exigeantes, des normes qui ne sont pas des normes environnementales, mais qui, en réalité, sont des normes à prétexte environnemental, sans aucun impact réel ni sur l’environnement – pour la plupart – ni sur la sécurité alimentaire. M. Weber est très fier de nous dire que son groupe, le PPE, a voté 32 des 34 textes du pacte vert. Mais c’est cela le drame de l’agriculture et des agriculteurs, aujourd’hui. C’est ce qui explique leur colère, parfaitement légitime. Le bilan de Mme von der Leyen, qui vient de quitter cet hémicycle, il est là. On impose des taxes avec les ressources propres, des normes toujours plus exigeantes, qui font crever à petit feu nos agriculteurs, comme on a fait crever hier notre industrie. L’Union européenne ne peut pas être l’espace économique à la fois le plus normé, le plus contraint et le moins protégé au monde. Ce modèle n’est pas viable, il faut en changer; il faut baisser les taxes, les charges et les contraintes à l’intérieur du marché européen et être capables de nous protéger, comme toutes les grandes puissances dans le monde.