18
Juin
2025
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Sauvegarde de l'état de droit en Espagne, en garantissant l'indépendance et l'autonomie du Parquet pour lutter contre la criminalité et la corruption (débat)
Monsieur le Président, combien de scandales s'inscrivent dans un seul gouvernement avant qu'il ne cesse d'être un gouvernement et ne devienne simplement un mécanisme d'autoprotection? Lorsque les juges, les procureurs et la Cour suprême elle-même élèvent la voix, ce n'est pas du formalisme institutionnel. L'État de droit, messieurs, ne négocie pas, il ne s'adapte pas aux caprices de ceux qui sont au pouvoir. En Espagne, Sánchez dirige un programme de survie où la loyauté est achetée avec des amnisties et le silence est récompensé en toute impunité. Ce n'est pas le gouvernement, c'est la capture. Monsieur le Président, l'Espagne est devenue un théâtre où la corruption n'est pas niée, elle est relativisée; le crime n'est pas commis, il est interprété. Et l'État de droit, ce vieux pilier de la démocratie européenne, n'est rien d'autre qu'une parure institutionnelle et vide. La démocratie attend suspendue comme celui qui observe, avec quelque honte, que personne n'ose mettre fin à la farce. Parce que les Espagnols le savent: La justice n'est pas l'amnistie, encore moins l'impunité. Quand la justice est manipulée de l'intérieur, elle cesse d'être une affaire interne de l'Espagne pour devenir une crise européenne. Mesdames et messieurs, de ce fameux club du PSOE, il ne reste plus qu'un homme à tomber: Pedro Sanchez.