14
Déc
2021
Regarder
Nouvelles orientations pour l'action humanitaire de l'Union (débat)
Madame la Présidente, le monde ne se repose pas: Afghanistan, guerre civile en Éthiopie, faim en raison du changement climatique à Madagascar, faim et conflits violents au Sahel, escalades militaires au Yémen, déplacements en pleine pandémie, pour n'en citer que quelques-uns. Le rapport sur les nouvelles orientations de l’action humanitaire de l’UE intervient à un moment où les crises sont exacerbées et où le nombre de personnes souffrant de crises humanitaires est passé d’environ 90 millions en 2015 à près de 240 millions cette année. Son objectif n'est pas de proposer des solutions sur mesure aux crises auxquelles nous sommes confrontés à ce jour, mais de fournir des recommandations politiques qui atténuent les crises en général. À la suite de la communication de la Commission publiée en mars dernier, intitulée «L’action humanitaire de l’UE», le rapport souligne les quatre principes fondamentaux de l’action humanitaire: c'est-à-dire l'humanité, l'impartialité, la neutralité et l'indépendance. Elles sont au cœur de l'action humanitaire et ne doivent pas être compromises. Quelques défis: nous sommes alarmés par le nombre de violations graves du droit international humanitaire. Nous avons donc besoin d'une surveillance étroite des violations. Les personnes ou entités responsables doivent être inscrites sur la liste des régimes de sanctions pertinents de l’UE. La violence fondée sur le genre est un autre aspect grave: 70 % des femmes sont victimes de violences sexistes, de conflits et de catastrophes. Étant donné que le nombre de personnes dans le besoin augmente, le budget humanitaire doit également augmenter. Les États membres européens devraient consacrer une part fixe de leur RNB à l'aide humanitaire, et nous demandons à la Commission de faire rapport sur le décaissement. Le lien entre l’aide humanitaire et le développement et la paix devrait devenir l’approche générale de la programmation afin de combler les écarts entre les domaines d’action, tandis que le caractère distinct et les principes de l’aide humanitaire doivent être respectés. Jusqu'à présent, quelques mots sur le rapport. Je me sens honoré et je suis reconnaissant d’avoir été le rapporteur permanent pour l’aide humanitaire et d’avoir eu l’occasion d’être le rapporteur sur cette lutte importante. C'est mon dernier rapport et mon dernier discours au Parlement européen. Je voudrais profiter de mon intervention d'aujourd'hui en séance plénière pour vous dire au revoir et au revoir à tous. J'ai toujours été fasciné par la coopération au développement. J'ai commencé dans les années 80 au Nicaragua avec le groupe Solidarité alors que ce pays était sur une très bonne voie. Lorsque je suis devenu membre en 2009, j'étais dès le début membre de la commission du développement (DEVE) et je m'engageais en faveur des valeurs. Et j'étais membre de la délégation ACP et pour moi, c'est mon environnement qui me permet de travailler sur des politiques qui construisent un avenir meilleur pour les populations des pays partenaires. Au cours de mon mandat, les contacts avec les personnes dans les pays partenaires sont restés très importants pour moi. Ce que j'ai appris d'eux m'a inspiré et m'a donné de la force pour le travail au Parlement. C'est pourquoi je tiens à vous remercier pour toute votre coopération et votre soutien au cours des dernières années. Je vous remercie, Monsieur le Commissaire Janez Lenarčič, pour la coopération étroite et confiante qui s'est instaurée directement entre nous deux, même l'année dernière et la précédente à Noël. Je tiens à remercier la commissaire Jutta Urpilainen pour sa contribution fantastique du côté du développement. Je vous remercie, chers collègues, pour la coopération équilibrée et de qualité que nous avons généralement au sein de la commission du développement, mais aussi au sein de la délégation auprès des ACP. Je remercie mes collègues de la famille S&D, de la délégation allemande du SPD, et surtout je voudrais mentionner mon coordinateur, Udo Bullmann, et le remercier ainsi que sa gestion prudente de notre groupe de travail et, Udo, le soutien continu que vous avez apporté. Un grand merci au secrétariat de la commission DEVE et je voudrais le mentionner, car il a été très impliqué dans ce rapport, Manuel Manrique Gil., qui m'a également soutenu dans un certain nombre d'autres dossiers importants. Merci à l'équipe S&D et au soutien de longue date que j'ai eu et à ma propre équipe. Mon travail au Parlement européen touche à sa fin et c'était le bon moment. J'ai entendu dire qu'il y a une vie en dehors du Parlement et je travaillerai plus activement pour ma Fondation, Kick for Help, avec des projets sportifs et surtout de football. Dans les pays en développement, la Fondation aide les jeunes, les filles et les femmes à développer l’esprit d’équipe, le fair-play et l’autodétermination. C’est Nelson Mandela qui a dit – et c’est ainsi que je veux conclure – que le sport a le pouvoir de changer le monde. Profitons davantage de cette merveilleuse occasion pour développer notre coopération. Faisons-le! Merci beaucoup.