24
Mars
2022
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Informations actualisées de la Commission et du Conseil sur l’état d’avancement de l’exercice de modernisation du traité sur la Charte de l’énergie (débat)
Monsieur le Président, nombreux sont ceux qui y ont déjà fait référence: Le monde a fondamentalement changé. Aujourd'hui, il est douloureusement clair à quel point notre dépendance aux combustibles fossiles est mauvaise. Aujourd'hui, l'accent est bien sûr mis sur le gaz russe. Mais ce serait une erreur fondamentale de changer une dépendance en une autre dépendance aux mêmes combustibles fossiles. Parce que de toute façon, les combustibles fossiles sont à la fois polluants et coûteux, et proviennent de régions géopolitiquement instables, mais surtout de régions autocratiques ou carrément dictatoriales. Il en va de même pour le traité sur la Charte de l'énergie. Ce traité date de 1994 et est resté inchangé depuis trente ans, comme si rien n'avait changé dans le monde. Le traité sur la Charte de l'énergie permet aux entreprises de combustibles fossiles de saper la politique climatique des gouvernements ou de percevoir des milliards d'amendes, et ce au détriment du contribuable. À quel point cela peut-il être cynique? Les négociations sur le traité sur la Charte de l'énergie traînent depuis quatre ans. Honnêtement, je ne vois aucun résultat positif. Nous devons donc commencer à tirer des conclusions: en cas d’échec de la modernisation du traité sur la Charte de l’énergie – et elle se réjouit à l’idée de le faire de plus en plus – il n’y a plus lieu de le reporter. Monsieur le Commissaire, je pense que vous avez un large soutien pour sortir de là. Nous devons prendre les salopes avec le buil, et nous devons bien sûr étudier cela attentivement. Mais nous devrons tirer une conclusion claire. Je pense que nous sommes arrivés à ce moment-là.