Condamnation de la déclaration unilatérale illégale de l’entité sécessionniste créée par la Turquie à Chypre et de la poursuite de l’occupation militaire turque (débat)
Monsieur le Président, je voudrais vous remercier pour vos contributions à cette importante discussion. La question chypriote et son règlement demeurent une priorité essentielle pour l'UE. Notre position est claire et cohérente: nous soutenons tous les efforts en faveur de la réunification, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à nos valeurs européennes communes, et nous rejetons toute action unilatérale qui porte atteinte au droit international et au cadre des Nations unies. Nous restons prêts à vous aider avec tous les outils à notre disposition. Au-delà de notre engagement politique, l'UE continuera également à apporter son soutien pratique sur le terrain. Grâce au programme d'aide à la communauté chypriote turque, nous continuerons à encourager le dialogue, le développement économique et les mesures de confiance, chacun contribuant à préparer les conditions de l'unification. Permettez-moi de conclure par un message d'engagement, de solidarité et d'espoir: engagement en faveur du dialogue; solidarité avec tous les Chypriotes – Chypriotes grecs et Chypriotes turcs; et l'espoir d'une île unie.
Condamnation de la déclaration unilatérale illégale de l’entité sécessionniste créée par la Turquie à Chypre et de la poursuite de l’occupation militaire turque (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Députés, la division de facto de Chypre reste une préoccupation profonde pour l'UE. Il est regrettable et a de nombreuses conséquences négatives, non seulement pour tous les Chypriotes, mais pour l'Europe dans son ensemble. Pendant bien trop d'années, cette division a constitué un obstacle à la paix, à la stabilité et à la réconciliation. L'UE a toujours été claire: nous ne reconnaissons que la République de Chypre comme un sujet de droit international. Notre position est fermement ancrée dans les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies. L'UE a également déclaré à plusieurs reprises que la seule solution pour Chypre était la réunification de l'île. L'UE reste pleinement attachée à un règlement global dans le cadre des Nations unies, conformément aux principes sur lesquels notre Union est fondée et à l'acquis. Telle est la vision qui continue de guider tout notre engagement sur la question chypriote. Nous sommes également heureux de voir les efforts renouvelés de l'ONU et l'engagement personnel du Secrétaire général Guterres. La nomination d'un nouvel envoyé personnel à Chypre et la volonté de tous les acteurs de reprendre les pourparlers nous donnent de l'espoir. Afin de soutenir leurs efforts de réunification, la Commission a désigné l’ancien commissaire Johannes Hahn en tant qu’envoyé spécial pour Chypre en 2025. Depuis lors, il s'est rendu dans les îles et a contacté les deux communautés pour étudier comment l'UE peut aider au mieux le processus de règlement mené par les Nations unies. Les événements récents, en particulier le changement de direction au sein de la communauté chypriote turque, peuvent ouvrir une nouvelle fenêtre d'opportunité pour aller de l'avant. Cette fenêtre d'opportunité ne doit pas se fermer sans progrès. Nous espérons que les mois à venir conduiront à des discussions plus concrètes en vue de la reprise du processus de règlement officiel. L'UE compte sur toutes les parties pour jouer un rôle constructif et positif dans le débat, et nous sommes prêts à utiliser tous les moyens à notre disposition pour le soutenir. Au-delà de l'engagement diplomatique, la Commission poursuit également ses travaux visant à créer les conditions d'une future réunification sur le terrain. Nous visons, par notre travail, à favoriser l'engagement, la coopération et l'inclusion entre les communautés chypriote grecque et chypriote turque. L'une des expressions les plus tangibles de ce soutien est le programme d'aide de l'UE en faveur de la communauté chypriote turque. La Commission européenne a alloué 760 millions d'euros à ce programme depuis 2006. Il s'agit d'un programme qui vise à promouvoir le développement socio-économique de la communauté chypriote turque, à réduire l'isolement, à soutenir la société civile et à soutenir les mesures de confiance. Elle contribue également à promouvoir les valeurs de l’UE et à préparer la pleine application de l’acquis de l’UE après la réunification. Cette aide n'implique pas la reconnaissance. Elle traduit plutôt l'engagement de l'UE à créer les conditions nécessaires à un règlement global et durable. Honorables députés, notre objectif est clair: aider tous les Chypriotes à construire un avenir européen commun. Une solution à la question chypriote serait très bénéfique pour Chypre et ses citoyens, ainsi que pour la sécurité et la stabilité de la Méditerranée orientale. En effet, cette question est au cœur des relations entre l’UE et la Turquie. Une solution ouvrirait un nouveau chapitre non seulement pour Chypre, mais pour toute la région. Le règlement de la question chypriote demeure une priorité essentielle, et la Commission continuera de se tenir aux côtés du peuple chypriote, de l'Organisation des Nations Unies et de tous ceux qui œuvrent sans relâche en faveur d'un règlement global et durable.
Monsieur le Président, merci beaucoup pour cette discussion riche et utile, ainsi qu'aux rapporteurs et aux rapporteurs fictifs pour leur travail. J'ai pris bonne note de votre point de vue. Vous avez soulevé de nombreux points valables et utiles, par exemple en ce qui concerne la simplification. La nouvelle proposition de CFP a introduit un ensemble unique de règles pour davantage de fonds. En ce qui concerne la flexibilité, des réserves financières spécifiques permettront aux États membres et aux régions de faire face à des besoins émergents ou à des chocs imprévus. Les régions resteront centrales – elles joueront un rôle central dans la conception et la mise en œuvre des plans de partenariat nationaux et régionaux dans le nouveau CFP. Les autres points que vous avez mentionnés devraient constituer la base de nos discussions continues sur les travaux. Il y a un long chemin devant nous. Nous ne sommes qu'au début. Continuons à travailler ensemble pour une politique de cohésion modernisée qui profite à toutes les régions.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, permettez-moi tout d'abord de remercier la commission REGI pour son excellent travail, en particulier les rapporteurs et les rapporteurs fictifs. Les trois rapports dont nous discutons aujourd'hui témoignent de votre engagement fort en faveur de la politique de cohésion. Au cours des prochains mois, nous travaillerons ensemble pour façonner le futur budget de l'UE et la modernisation de la politique de cohésion. Les rapports d'aujourd'hui montrent le chemin. Tout d'abord, honorable député Mullooly, je vous remercie pour votre rapport sur la politique de cohésion et la transition juste. Notre objectif commun est clair: une économie compétitive neutre pour le climat qui ne laisse personne ni aucune région de côté. Le Fonds pour une transition juste a déjà fait une réelle différence en soutenant les travailleurs et les communautés de la région qui sont les plus touchés. Quarante-six pour cent des financements en faveur d’une transition juste font désormais l’objet de contrats, plus de 12 milliards d’EUR de projets ayant été sélectionnés. Cet instrument permettra d'atteindre ses objectifs. Les plans locaux sont essentiels. Les parties prenantes et les décideurs travaillent ensemble pour définir la voie à suivre, ce qui ajoute de la légitimité et de la valeur. Mais les États membres et les régions ne sont pas seuls dans la mise en œuvre. La Commission fournit un soutien ciblé, par exemple par l’intermédiaire de la plateforme pour une transition juste. En outre, les flexibilités introduites par l’examen à mi-parcours accéléreront les investissements du Fonds pour une transition juste. Deuxièmement, honorable député Ros Sempere, je vous remercie pour votre rapport sur la politique de cohésion et la crise du logement. Nous sommes tous d'accord: il s’agit de l’un des défis sociaux les plus pressants en Europe, et nous sommes déterminés à relever ce défi avec le nouveau plan européen pour un logement abordable. Nous permettons aux États membres de doubler les investissements au titre de la cohésion dans le logement abordable. Comme vous le savez, le logement est l'une des cinq nouvelles priorités de l'examen à mi-parcours, et la proposition offre des flexibilités et des incitations. Mais nous savons que la crise du logement est un phénomène très complexe et que la politique de cohésion ne peut à elle seule la résoudre. Des sources de financement et des mesures complémentaires, y compris des règles révisées en matière d’aides d’État, sont essentielles. C'est pourquoi nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen, et nous continuerons à sensibiliser et à encourager les États membres à utiliser toutes les sources d'investissement possibles pour soutenir le logement abordable. Les prix du nouveau Bauhaus européen, qui seront décernés dans la salle plénière à Bruxelles à la fin du mois, montrent que la politique de cohésion a un rôle à jouer pour soutenir des solutions de logement abordables, durables et inclusives pour nos citoyens. Enfin, honorable député Prebilič, je vous remercie pour votre rapport sur la simplification et la politique de cohésion. Nous convenons que la période actuelle a déjà introduit d'importantes mesures de simplification et que l'examen à mi-parcours ira encore plus loin. Nous convenons tous que la flexibilité et la simplification sont essentielles au bon fonctionnement de la politique de cohésion. Ils ont été la principale raison de l'examen à mi-parcours et de l'approche que nous avons utilisée pour façonner la proposition de prochain budget pluriannuel. La proposition de la Commission relative au futur cadre financier répondait déjà à bon nombre de vos recommandations. Notre proposition a réaffirmé les principes fondamentaux de la politique de cohésion: gestion partagée, partenariat, gouvernance à plusieurs niveaux et approche territorialisée. Le prochain budget met également fortement l'accent sur les régions moins développées et défavorisées. Les régions continueront de jouer un rôle crucial dans l'élaboration des actions politiques qui leur sont bénéfiques. En termes de financement dans les plans nationaux et régionaux, 450 milliards d'euros seront disponibles pour la politique de cohésion, le développement rural et les communautés de la pêche. À cet égard, au moins 218 milliards d'euros doivent être consacrés aux régions les moins développées. L'esprit de gestion partagée et de partenariat m'est cher. Je suis fermement convaincu que le partenariat est la clé du succès de la politique de cohésion, et c'est dans cet esprit de partenariat que je suis ici aujourd'hui. Je me réjouis à la perspective de notre discussion et de travailler ensemble.
Modification du FEDER, du Fonds de cohésion et du Fonds pour une transition juste en ce qui concerne des mesures spécifiques pour faire face aux défis stratégiques dans le contexte de l’examen à mi-parcours (débat)
Monsieur le Président, je vous remercie beaucoup pour cette discussion riche et intéressante, qui encadrera ma réflexion alors que nous poursuivrons notre travail ensemble dans les mois et les années à venir. Avec ce paquet, nous créons une opportunité unique. Il appartient désormais aux États membres et aux régions de répondre à l'appel à apporter les modifications nécessaires au programme. La Commission européenne est prête à apporter son soutien, car nous devons tous poursuivre nos efforts collectifs, en adaptant davantage la politique de cohésion aux nouveaux défis de l’Europe: moderne, prête pour l'avenir et poursuivant sa mission de ne laisser aucune région de côté. J'ai hâte de poursuivre notre collaboration. Même pendant la préparation de ce paquet, le dialogue avec la commission REGI et les députés au Parlement européen a été extrêmement précieux. Nous maintiendrons la même ouverture et la même volonté de travailler ensemble dans le domaine de la cohésion, en particulier à l'approche du prochain cadre financier pluriannuel. En ce qui concerne l’état de droit qui a été mentionné par plusieurs députés, je tiens à être clair: comme je vous l’ai déjà dit, j’ai envoyé une lettre à M. Benea qui souligne que la Commission reste déterminée à veiller au respect de l’état de droit dans la mise en œuvre des fonds et qu’elle évaluera toute demande de modification des programmes conformément au RPDC, à la conditionnalité et au règlement relatif à l’examen à moyen terme.
Modification du FEDER, du Fonds de cohésion et du Fonds pour une transition juste en ce qui concerne des mesures spécifiques pour faire face aux défis stratégiques dans le contexte de l’examen à mi-parcours (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole lors du débat d'aujourd'hui. Permettez-moi tout d'abord de remercier le rapporteur, M. Benea, les rapporteurs fictifs et le Conseil pour votre travail, pour votre esprit de coopération et pour la conclusion de cet important accord. Ces dernières années, l'UE a été confrontée à d'importants défis. Certains sont en cours de traitement. Beaucoup sont encore en cours, tandis que de nouveaux continuent d'émerger. Dans un contexte d'incertitude et de changement rapide, la politique de cohésion est l'un de nos meilleurs instruments et ressources pour relever ces défis et permettre à l'Europe d'agir et de réagir, de rendre l'Europe capable de poursuivre sa mission de réduction des disparités, de promotion d'un développement territorial équilibré, de veiller à ce que chaque Européen, où qu'il choisisse de vivre, participe à notre succès et à notre prospérité, et de le faire maintenant. Le paquet de compromis que vous voterez demain est une occasion unique de moderniser la politique de cohésion, de relever efficacement les défis de la compétitivité, de la défense, du logement, de la résilience dans le domaine de l’eau et de la transition énergétique, de permettre aux régions d’investir encore davantage dans ces domaines prioritaires communs de l’UE et de soutenir les citoyens par une action efficace. Je suis heureux de dire que l'examen à mi-parcours reflète les efforts de chacun d'entre nous. Elle est le résultat de nos échanges, des discussions au sein de la commission REGI, des débats dans cette enceinte, des réunions avec les rapporteurs, des réunions avec les régions et les territoires. Plusieurs fois, nous sommes convenus de la nécessité d'une plus grande flexibilité. Les domaines d'intervention et les priorités d'allocation des ressources sont également largement partagés. L’examen à mi-parcours donne la priorité à l’élargissement des investissements dans le logement abordable et durable. Le paquet reflète également le soutien du Parlement en faveur d'une approche globale de la préparation civile, ainsi que les nouveaux domaines prioritaires, tels que la promotion des flux d'énergie à travers l'Europe. Afin de renforcer l’avantage concurrentiel de l’Europe et de combler le déficit d’innovation, la législation comprend des mesures visant à accroître les investissements dans les technologies stratégiques, en particulier celles qui contribuent à la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe». Nous concentrons également notre soutien à la décarbonation des capacités de production, au développement d’infrastructures de défense résilientes, en donnant la priorité au RTE-T à double usage par nature, y compris pour favoriser la mobilité militaire dans l’Union et pour les régions frontalières orientales. Ce train de mesures comprend de nombreuses autres flexibilités utiles ainsi que des incitations supplémentaires, notamment des taux de préfinancement et de cofinancement plus élevés. Le compromis renforce également le respect de l'État de droit. Comme nous l’avons réaffirmé dans notre déclaration, la Commission reste déterminée à faire en sorte que l’état de droit soit aléatoire dans la mise en œuvre des fonds de cohésion. Chers membres, l'examen à mi-parcours est très important et très nécessaire pour les territoires, c'est pourquoi la Commission a déjà reçu de nombreuses demandes. Un résultat positif se traduira par de plus grandes possibilités pour les territoires, ainsi que par une certitude quant au calendrier et à la mise en œuvre. Grâce à ces modifications ciblées de l’examen à mi-parcours, la politique de cohésion sera plus souple et plus réactive, alignée à la fois sur les valeurs de l’UE et sur les réalités d’aujourd’hui. Merci encore pour votre travail et pour cet accord. J'attends avec impatience notre discussion.
Rapport sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (débat)
Madame le Président, je voudrais tout d'abord remercier les deux rapporteurs, Negrescu et Mureşan, pour leur travail. Je vous remercie pour toutes vos interventions, dont j'ai pris bonne note. J’apprécie que vous reconnaissiez que la FRR a joué un rôle essentiel dans la stabilisation de nos économies. Avec un peu plus d'un an de mise en œuvre restant, il est clair que certains aspects doivent être améliorés. J’entends également votre appel en faveur d’une plus grande transparence en ce qui concerne les bénéficiaires finaux des fonds de la FRR, ainsi que d’un dialogue plus efficace avec les parties prenantes et les autorités régionales et locales. Le Parlement européen a joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la FRR. Votre contribution a fourni des informations précieuses à la Commission sur cet instrument unique. Nous partageons l'objectif de réaliser tout son potentiel en maximisant la mise en œuvre. La Commission continue de travailler avec les États membres pour maximiser la mise en œuvre et l’impact. Comme déjà annoncé dans la communication sur l’examen à mi-parcours d’une politique de cohésion modernisée, la Commission invite instamment les États membres à recenser les investissements au titre de la FRR qui pourraient ne pas être achevés d’ici août 2026 et qui pourraient être envisagés pour un financement par le Fonds de cohésion, à condition que ces investissements ne fassent pas l’objet d’un double financement. Je me réjouis à la perspective de notre étroite coopération continue pour veiller à ce que l'installation continue d'atteindre ses objectifs avec le plus haut niveau de responsabilité et de transparence.
Rapport sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Députés, je voudrais tout d'abord remercier cette Assemblée pour sa collaboration et son soutien constants. La facilité a changé la donne dans la réponse de l’Europe aux conséquences de la pandémie. La FRR a eu un effet stabilisateur considérable sur les économies européennes. Il a également contribué à la mise en œuvre d'importantes réformes. Cela dit, la mise en œuvre est retardée. Globalement, 51 % du total des fonds engagés de la FRR doivent encore être décaissés et 68 % des jalons et cibles doivent encore être évalués comme atteints, même si les États membres ont déjà indiqué que, parmi ceux-ci, 20 % étaient atteints. À cet égard, le rapport sur la mise en œuvre de la FRR constitue une contribution importante au débat. Il y a deux semaines, la Commission a adopté une communication intitulée «NextGenerationEU – La voie à suivre à l’horizon 2026». La communication fait le point sur les progrès accomplis, rappelle les délais légaux et propose des moyens d'accélérer la mise en œuvre. La Commission prend note de l’appel lancé dans le rapport de mise en œuvre en faveur d’une prolongation de 18 mois du délai pour les projets parvenus à maturité au titre de la FRR. La FRR a été créée en tant qu’instrument de soutien temporaire, et le règlement FRR prévoit explicitement d’achever tous les jalons et cibles d’ici la fin du mois d’août 2026 et d’effectuer les derniers paiements et les emprunts correspondants d’ici la fin du mois de décembre 2026. Ces délais ne peuvent être modifiés sans modifier le règlement FRR, le règlement EURI et la décision relative aux ressources propres. Comme vous le savez, ce dernier exige l'unanimité au Conseil et la ratification par un certain nombre de parlements nationaux. La Commission accorde la priorité à la sécurité juridique tout en offrant des options pour accélérer la mise en œuvre et garantir l’achèvement de la facilité d’ici à la fin de celle-ci. La Commission invite instamment les États membres à revoir leurs plans dès que possible, afin de ne conserver que les mesures qui peuvent être mises en œuvre d’ici la fin du mois d’août 2026. Les États membres peuvent explorer plusieurs options, y compris l’intensification des mesures couronnées de succès, le financement de projets critiques qui ont reçu le label STEP, le transfert de fonds à InvestEU ou à des programmes de l’UE pour les communications par satellite. Les États membres peuvent également scinder les projets relevant de la FRR afin de veiller à ce que les éléments qui ne sont plus réalisables d’ici août 2026 soient financés par des fonds nationaux ou, s’ils sont éligibles, par d’autres fonds de l’UE assortis d’un calendrier plus long, tels que la politique de cohésion. Les fonds de la FRR pourraient également être utilisés pour apporter d’autres avantages importants aux priorités communes de l’UE, y compris en matière de sécurité et de défense. Une option possible serait d'apporter des contributions volontaires au futur programme européen pour l'industrie de la défense. Un autre point important est la simplification, qui est nécessaire pour réduire la charge administrative. Bien entendu, les plans devront continuer à satisfaire aux critères d'évaluation et aux exigences liées à la protection des intérêts financiers de l'UE. Si les plans sont simplifiés et révisés rapidement, nous sommes convaincus que la FRR atteindra ses objectifs dans les délais fixés. Le rapport de mise en œuvre soulève également des préoccupations en ce qui concerne la transparence, le suivi et le contrôle dans le cadre de la FRR. La Commission est fermement attachée à des niveaux élevés de responsabilité. En avril dernier, 24 États membres ont mis à jour les données relatives à leurs 100 principaux bénéficiaires finaux, et la Commission assure un suivi auprès des autres États membres. À la suite de la demande du président de la commission CONT dans le cadre de la décharge 2023, la Commission a demandé à tous les États membres de fournir une liste des 100 plus grandes personnes physiques ou entités recevant des fonds au titre de la FRR par État membre, y compris les contractants et les sous-traitants. Pour conclure, j'attends avec impatience le débat et l'audition de votre point de vue.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Monsieur le Président, je vous remercie de votre contribution, dont j'ai pris bonne note. J’apprécie votre point de vue sur les défis auxquels les zones rurales sont confrontées et le rôle important que joue la politique de cohésion pour façonner l’avenir des zones rurales de l’UE. Vous soulignez à juste titre le développement des infrastructures, en particulier dans les domaines des transports, de l’énergie et de la connectivité numérique, ainsi que des services essentiels pour améliorer la qualité de vie dans les zones rurales. La réduction des disparités économiques, sociales et territoriales restera au cœur de la politique de cohésion, apportant un soutien essentiel aux zones rurales. Votre rapport et vos interventions d'aujourd'hui réaffirment cette importance et orienteront davantage nos discussions et nos travaux pour l'avenir des zones rurales. Je voudrais ne donner que deux messages. Premièrement, de nombreux problèmes que vous avez mentionnés sont la priorité de l'examen à mi-parcours, comme l'eau, le logement, l'énergie et la compétitivité. Et je me souviens à vous tous que l'examen à mi-parcours est une base volontaire. La défense est donc une possibilité. Et en particulier pour les régions frontalières orientales qui doivent faire face non seulement au défi de la défense, mais aussi aux nouveaux défis économiques. Deuxième message, nous pouvons travailler ensemble en utilisant également la nouvelle gouvernance de la Commission européenne. Comme vous le savez, sous ma vice-présidence exécutive, nous avons une coordination de trois commissaires: l’agriculture, le tourisme et les transports, la pêche et l’économie bleue. Et j'ai convenu avec les trois commissaires que nous devons travailler avec une vision commune pour préparer la stratégie pour les zones rurales internes, en commençant par ce rapport important et très positif.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je voudrais tout d'abord remercier le rapporteur Nesci et tous les rapporteurs fictifs pour ce rapport important et opportun. Je suis entièrement d'accord avec votre analyse. Les zones rurales sont au cœur de notre mode de vie européen et sont essentielles à la compétitivité et à la résilience de l’Europe. Je me félicite que le rapport reconnaisse que la politique de cohésion joue un rôle crucial dans le renforcement des zones rurales. Le soutien aux zones rurales est une priorité absolue pour la Commission. Comme le souligne à juste titre le rapport, la politique de cohésion apporte déjà un soutien important dans les zones rurales. Cela complète les interventions en faveur du développement rural prévues par la politique agricole commune. Les investissements dans le haut débit, les transports, l’énergie propre, les petites et moyennes entreprises et l’innovation, ainsi que dans la santé, l’éducation et les infrastructures locales, renforcent la cohésion économique et sociale. Toutefois, des défis tels que les pénuries de compétences, la fracture numérique, le déclin démographique et l’accès limité aux services essentiels persistent. Comme le souligne à juste titre le rapport, nous devons redoubler d’efforts pour fournir à nos zones rurales des outils adéquats pour surmonter les défis considérables auxquels elles sont confrontées, qui ont un impact croissant sur la compétitivité régionale et la cohésion sociale. Une priorité particulière pour moi est le droit de rester, c’est-à-dire le droit de chaque Européen de rester dans son pays d’origine. C'est également fondamental pour les jeunes générations d'agriculteurs, ce qui est l'un des principaux défis de notre secteur agricole. La Commission s’est engagée à promouvoir davantage le renouvellement des générations dans le secteur agricole au moyen d’une stratégie spécifique dans le courant de l’année. Plusieurs régions de l'UE sont confrontées au problème du dépeuplement. Cela a entraîné une forte baisse de leur population en âge de travailler. Outre les outils de la politique de cohésion et de la politique agricole commune, les politiques sociales et l’innovation sociale peuvent contribuer à y remédier. Par l’intermédiaire de la plateforme «Mettre à profit les talents», nous travaillons également activement avec 82 régions, dont 27 principalement rurales, pour élaborer des stratégies locales qui retiennent les talents et permettent des ajustements intelligents aux défis démographiques. En outre, l’examen à mi-parcours des programmes de la politique de cohésion met l’accent sur plusieurs domaines de préoccupation majeure pour les zones rurales, en prévoyant des incitations et des flexibilités pour des objectifs tels que la résilience dans le domaine de l’eau, le logement, la transition énergétique et une plus grande innovation en matière de compétitivité. Par exemple, la résilience dans le domaine de l’eau – nous avons vu des régions confrontées à une pénurie d’eau, tandis que d’autres sont touchées par des inondations. Dans le cadre de l’examen à mi-parcours, nous proposons des modifications visant à encourager les investissements dans la résilience dans le domaine de l’eau, y compris la numérisation des infrastructures hydriques et l’atténuation des effets de la sécheresse et de la désertification. La proposition d’examen à mi-parcours permettra de mettre en place une politique de cohésion plus réactive, alignée sur les réalités d’aujourd’hui, et de mieux relever les défis actuels et futurs. Plus tôt cette année, le commissaire Hansen et moi-même avons présenté la nouvelle vision pour l'agriculture et l'alimentation, renforçant les synergies entre les politiques d'aide aux zones rurales, actualisant notre plan d'action rural et développant davantage le test rural, ainsi que le pacte rural. Dans cette optique, la Commission collabore avec le secteur agroalimentaire, en veillant à ce que celui-ci reste compétitif, résilient, attrayant pour les générations futures et rentable. Enfin, vous avez souligné dans votre rapport la nécessité de simplifier les procédures administratives en réduisant les formalités administratives pour les agriculteurs et les petites entreprises rurales. Ici, je suis heureux de souligner qu'en mai, la Commission européenne a adopté la proposition omnibus sur l'agriculture, répondant à la nécessité de simplifier la politique. En conclusion, ce rapport apporte une contribution précieuse à l'avenir des zones rurales. La collaboration est essentielle. Nous devons travailler ensemble. Cela nécessite une action et un partenariat à tous les niveaux de gouvernance pour moderniser, simplifier et renforcer la politique de cohésion, en fournissant des solutions adaptées à la situation unique de chaque territoire en Europe, les régions rurales étant au cœur de nos efforts. J'attends maintenant avec impatience le débat et l'audition de votre point de vue.
Neuvième rapport sur la cohésion économique et sociale (débat)
Madam President, Members, thank you for this debate. Let me begin by thanking you all for your valuable contributions. I have listened closely to your comments and concerns. Your insights this evening confirm a strong, shared commitment to the future of cohesion policy, one that is modern, responsive and grounded in the real needs of our regions. The status quo is not an option. You spoke about the role of the regions, the role of the cities, less bureaucracy, defending the principles of cohesion, defending the financial dimension, the simplification; these are the most important issues that you raised and I agree with you, but it's important to underline some points. For example, we cannot defend the cohesion policy as it is if we want to give a future to this policy. About defence, for example, you know that – some of you know that and said that –defence now is a new opportunity that the Commission gives with the mid-term review. Well, you know that the current programmes are already financing some projects on defence. The mid-term review gives the possibility on a voluntary basis to use all of the five priorities, or some of the priorities, or, if the Member States can simply decide to not use the mid-term review, solve the problem. There is not an obligatory decision of the European Commission. There is not a transfer of money from cohesion. I want to be clear, it's important to be clear about this point. This is a voluntary basis. And now we have these opportunities because in the current programmes, without a mid-term review, there is the opportunity, the possibility, to use the resources of cohesion for defence. We have some clear examples in this way. It's important to have the right approach between us, because I think that for the mid-term review to be successful, we must act swiftly and a modernised policy framework needs to be in place as soon as possible so that Member States and the regions can choose which investments should be directed towards our new and emerging priorities without delay. At the same time, we must remain attentive to the ongoing challenges that many EU regions continue to face – challenges clearly highlighted in the Cohesion Report. We also have a duty to ensure that every euro we spend delivers maximum impact. Honourable Members, cohesion policy has proven its value time and again. Its core principles – partnership, shared management, multi-level governance, place-based approach – are not just a technical terms, they are what makes this policy work, what brings Europe closer to its citizens. With a renewed vision and determination, we can build on these foundations and shape a cohesion policy fit for the future. I will continue to engage closely with this House, with the Member States, with the regions, with the mayors, and with all authorities in the weeks and months ahead to listen, to learn, to create tailored solutions for every region. This has been and will always remain my approach. Thank you once again for this valuable exchange and for your continued commitment to Europe's regions and citizens. And thank you again, Mr Protas, for this report. I think that this is a very positive basis for our work for the next weeks or the next months. It is not simple, the debate for the future, but I think that it's important to build one position between us. I think that there isn't a different approach. Now we need to have only one voice, not to defend cohesion policy, but to relaunch and modernised cohesion policy. These are our challenges and I count on you about this future and for the next steps that together we will have for these important challenges.
Neuvième rapport sur la cohésion économique et sociale (débat)
Mr President, honourable Members, thank you for the opportunity to address you today. First, let me thank the rapporteur, Mr Protas, for preparing this important report. This is particularly timely. I very much welcome the strong alignment with the Commission's perspective. This shared perspective reinforces the fundamental message of the 9th Cohesion Report. Cohesion policy has a positive and significant impact in terms of convergence. It reduces the disparities among EU Member States and regions, it stimulates long-term growth and competitiveness, and it plays a key role in supporting public investment. To continue to achieve our goals, we need to bring the cohesion policy up to date, considering the current situations and challenges that we are facing. If we want a stronger, more resilient and competitive Europe, we must reinforce and relaunch the cohesion policy – both for the present and for the future. As many of you know, the mid-term review of the cohesion programme has been a central focus for me during these past months. The Commission's recent proposals respond directly to many of your concerns. The proposal will bring more flexibility, more incentives and simple rules to allow Member States and the regions to respond to urgent challenges now – not waiting for the next period. In this regard, I would like to stress certain important aspects. First, the new priorities identified are affordable housing, water resilience, energy transition, competitiveness and defence. Second, since compliance with the review is voluntary, it will be up to each Member State to decide whether and how to update its programmes. Third, the cohesion policy funds remain under the shared responsibility of Member States and the regions under shared management. My ambition is clear: to modernise, simplify and strengthen cohesion policy so that it is more targeted and responsive, keeping our regions at the centre, and fully respecting the diversity and specific needs of our territories. This ambition is based on four key pillars. First, a tailor-made solution for the Member States will include the key reforms and investment, focusing on our joint priorities. They will be designed and implemented in close partnership with the national, regional and local authorities. I would like to underline that the principles of partnership, shared management, multilevel governance and the place-based approach will remain core principles of the cohesion policy. Second, we must also make cohesion policy more accessible, with fewer administrative burdens. We will work to reduce complexity and offer a more performance-based delivery mode to increase speed and efficiency, as underlined in your report. I will continue to advocate for a strong territorial dimension. This will ensure the cohesion policy addresses the real challenges faced by regions undergoing structural transitions, as your report rightly identifies. This includes our eastern border regions as well as less developed peripheral, remote and rural areas, islands and outermost regions. Honourable Members, I remain fully committed to the principles this House defends. The cohesion policy core mission has always been to stimulate growth and development across the EU. This mission remains as vital as ever, and this report marks an important step forward in that journey. Let us work together, speaking with one strong and united voice to make this mission a success.
Contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023 (débat)
Mr President, thank you for this very engaging and substantive discussion. It is clear that we all are determined to act together to push the European agenda of competitiveness and security, and deliver on our main priorities. The EIB Group will remain an important player in this. I want to say this now, because we are working, for example, for the mid-term review of the cohesion policy, with the five new priorities. I heard during this discussion some of these points – for example, water, housing, competitiveness. I think this can be an important occasion to reinforce this cooperation in this way. The EIB Group is our natural closest partner, and we are aligned on our strategic priorities. We will continue to rely on the EIB Group to support the implementation of our agenda and adjust our support in view of new and emerging priorities when needed. I look forward to continuing our close cooperation, with the common goal of achieving greater impact inside and outside the Union.
Contrôle des activités financières de la Banque européenne d’investissement – rapport annuel 2023 (débat)
Mr President, Vice-President of the EIB, dear rapporteur, honourable Members, I would like to thank the European Parliament for the opportunity to present the Commission's views in this regard. This was another year of positive cooperation with our long-standing partner, the European Investment Bank group, which we value very much. It is essential that our institutions keep working together as strategic partners. Today, the EIB group has been provided indispensable financial support to ensure implementation of the EU priorities on the ground. This concerns areas such as energy, electricity distribution, networks, water, social and affordable housing, education and the mobile network, to name just a few. We welcome the eight strategic priorities of the EIB Strategic Roadmap adopted last year. They are well-aligned with EU priorities, including new ones such as defence and security. The projects and the investments carried out by the EIB also contribute to the competitiveness agenda of the current Commission. This agenda critically depends on the ability of highly innovative start-ups. This is especially relevant in areas such as AI, quantum computing and deep tech, biotech and clean tech, or in the defence sector. Given the scale of the investment needed, as mentioned in the Draghi report, we will have to strive to attract institutional investors, such as the insurers and the pension funds to leverage all available resources. The Commission and the EIB group should continue working together to identify all options available. At the same time, we encourage the EIB group to further exploit the risk-taking potential, to foster higher additionally in its interventions and avoid the risk of crowding out other investors. In March, the Commission published the communication on the Savings and Investments Union. I therefore welcome the EIB's recent initiative to address the most challenging needs of strategically important, innovative companies. These initiatives, such as the European Tech Champions Initiative 2.0, aimed to scale-up venture capital investments, facilitate easier exits of the venture funds, thus allowing circularity of investment and better use of available funds. The Commission has strongly connected competitiveness to simplification: one cannot exist without the other. Our strategy on implementation and simplification for the next five years aims at making sure that EU rules are as simple and cost-effective as possible, and that they deliver on the ground to achieve our economic, social, security and environmental goals. We are working closely with the EIB to deliver on our simplification agenda, for example via the Invest EU omnibus regulation. Outside the EU, the role of EIB Global will be crucial in delivering EU policy priorities and enhancing the EU's visibility and development impact. The EIB remains our important partner in ensuring continued support to Ukraine now and in the long-term. In April, the Commission witnessed the signature of four new EIB operations, which will address Ukraine's most pressing recovery needs, supporting municipalities in renewable energy and energy efficiency, water infrastructure and district heating. These projects, backed by the EU budget through the Ukraine Facility, reflect our commitment to Ukraine's long-term resilience and to its people. In this regard and in view of an increasingly difficult geopolitical context, strengthening EU security and defence has been brought to the forefront of our agenda. Rebuilding Europe's defence capabilities requires urgent and significant investment. In March, the Commission presented the ReArm Europe Plan/Readiness 2030 initiative to facilitate a unique surge in defence investment. It aims to unlock up to EUR 800 billion of additional defence expenditures – a game changer for European defence. The EIB has a clear role to play here, particularly in supporting the investments needed to ramp up the defence industry. This also includes targeted support for small and medium enterprises across the supply chain. In this sense, we welcome the recent amendment of the EIB group's exclusion policy to further boost its investment in security and defence, while safeguarding the group's financial capacity. I believe that by working together, focusing investment and maintaining a coherent regulatory framework, we can ensure Europe's continued growth, technological leadership and resilience in the face of an increasingly volatile and competitive global environment. I welcome the EP report, which brings important insights and recommendations. The EIB has been successful in ensuring a balance between being a bank with public commission and maintaining agility to ensure it remains an attractive partner for projects, promoters and to advance our important investment policies, often with private partners. I hope this balance will be further retained.
Améliorer la mise en œuvre de la politique de cohésion grâce au réexamen à mi-parcours pour parvenir à une politique de cohésion solide après 2027 (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie de votre précieuse contribution à cette importante discussion. J'ai écouté attentivement votre proposition et je pense qu'il est important de clarifier certains points. Tout d'abord, je suis ici pour défendre la relance afin d'œuvrer en faveur de la politique de cohésion. J'ai été président d'une région qui a utilisé les ressources de la cohésion, j'ai été ministre de la cohésion et j'ai été membre de la commission REGI pour trois mandats. Je connais bien cette politique et mon objectif est de défendre la relance de cette politique, pas d'autres idées et d'autres objectifs. Aujourd'hui, nous avons approuvé la communication et le changement législatif. Dans cette communication, nous avons beaucoup de réponses à vos questions. Par exemple, le rôle des villes, qui occupent une place importante dans l’agenda pour les villes, les zones rurales internes, les îles et les régions ultrapériphériques, avec la stratégie pour ces questions importantes. Les régions frontalières orientales, j'ai dit, et c'est, à notre avis, une priorité importante avec une nouvelle approche. Nous n'avons pas fourni de coupe. Je veux être clair à ce sujet parce que j'ai écouté cela. Toute réduction ou tout transfert de fonds dans d’autres parties – il n’y en a pas. Il est important de clarifier ce point, mais d’analyser les nouvelles priorités de l’UE qui pourraient être utilisées. C'est un choix volontaire. Je tiens à souligner ce point. Il s'agit d'un choix volontaire et non d'une décision de la Commission européenne. Il s’agit d’un choix volontaire des États membres qui tient compte des besoins spécifiques des territoires. C'est pour cette raison que j'ai demandé au président de la commission REGI de procéder à un échange de vues la semaine prochaine afin de discuter immédiatement de cette proposition. Ensuite, il y aura certains États membres qui les utiliseront pour la défense et les autres États membres qui les utiliseront pour le logement, pour l'eau, pour la transition énergétique, pour la compétitivité, pour rien. Sans aucun changement, c’est possible, car il s’agit d’un choix volontaire. C'est notre position, et je pense qu'il est important d'avoir une bonne approche, parce que pourquoi ne devrait-il pas être possible de donner l'occasion d'utiliser un fonds pour la défense exactement comme les autres priorités que nous avons dites dans cette proposition. La politique de cohésion est – et restera – une composante fondamentale du CFP actuel et du prochain CFP, où le principe clé de la politique de cohésion doit rester, comme la gestion partagée, la gouvernance à plusieurs niveaux, le principe de partenariat et une approche territorialisée. Mais nous devons moderniser et relancer cette politique. Repensez-le et placez les nouvelles priorités au sein de la politique de cohésion. J’entends souvent certains États membres et régions que je visite dire que le financement de la cohésion est un moyen – parfois le seul – pour les citoyens de se connecter à l’Europe. Et je suis d'accord là-dessus. C'est l'occasion d'accroître cette connexion. Je poursuivrai mon dialogue avec les représentants des États membres dans toute l’Europe, toutes les parties prenantes à tous les niveaux, ainsi qu’avec ce Parlement et le Comité européen des régions. Je continuerai à travailler avec vous tout au long du processus de préparation du prochain CFP. En outre, je m’engage à concevoir et à mettre en œuvre la politique en étroite collaboration avec les autorités nationales, régionales et locales, car les régions doivent rester au centre de ce processus et y être associées. Pour façonner efficacement cet avenir, nous devons travailler ensemble et construire une seule voix, non pas pour défendre la politique de cohésion, mais pour relancer et moderniser la politique de cohésion. C'est notre défi et je compte sur vous.
Améliorer la mise en œuvre de la politique de cohésion grâce au réexamen à mi-parcours pour parvenir à une politique de cohésion solide après 2027 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les députés, je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de m'adresser à vous aujourd'hui. Ce débat arrive à point nommé. Comme vous le savez, le collège a approuvé aujourd'hui la nouvelle initiative de la Commission visant à moderniser la politique de cohésion. Cette modernisation est cruciale. Les programmes actuels ont fait l’objet de discussions entre 2019 et 2021 et l’accord de partenariat a été signé en 2022 – et ils ne commencent que maintenant. Cependant, le monde a changé depuis lors d'une manière significative. Nous proposons que les États membres et les régions saisissent cette occasion pour mieux aligner la politique de cohésion sur l’évolution des priorités stratégiques de l’UE: soutenir la compétitivité, renforcer la résilience et renforcer la capacité de l’Europe à relever les défis futurs. Afin d’aider les États membres à utiliser les fonds pour faire progresser ces priorités, nous avons proposé d’apporter des modifications adaptées aux règlements relatifs au Fonds européen de développement régional, au Fonds de cohésion et au Fonds pour une transition juste. Nous mettons en place des incitations et des flexibilités qui soutiennent cinq priorités – la compétitivité, la défense, le logement abordable, la résilience dans le domaine de l’eau et les infrastructures d’interconnexion et de recharge énergétiques – tout en accélérant la mise en œuvre par la simplification. Grâce à ces amendements, la proposition d’examen à mi-parcours permettra de mettre en place une politique de cohésion plus réactive, alignée sur les réalités d’aujourd’hui et mieux à même de relever les défis actuels et futurs. L'objectif est de faciliter les investissements essentiels dans des domaines cruciaux pour la prospérité future de l'UE. Ces cinq priorités bénéficieront d'un préfinancement et d'un cofinancement accrus. Les autorités nationales, régionales et locales pourront allouer des fonds dans le cadre de leurs programmes actuels à ces nouvelles priorités. C'est totalement volontaire. La proposition prévoit également des incitations pour les régions frontalières orientales, qui sont confrontées à des défis spécifiques non seulement liés à la sécurité, mais aussi à la relance de leurs économies. Comme vous le savez, c'est un sujet sur lequel j'ai déjà eu un bon échange avec vous après ma visite dans une région frontalière. Honorables députés, notre proposition d'aujourd'hui est une initiative importante visant à améliorer l'utilisation des programmes actuels, mais aussi à créer les conditions propices au bon démarrage des discussions sur le prochain CFP. Lors de mes réunions avec les parties prenantes nationales et régionales, j’ai souligné l’importance de relancer la politique de cohésion ainsi que l’urgence d’aligner nos ressources sur nos priorités stratégiques. J'en ai également discuté avec beaucoup d'entre vous lors de réunions bilatérales ou de différentes réunions de commissions ici au Parlement européen. Avec l'examen à mi-parcours, nous avons une occasion en or de moderniser cette politique importante, d'aligner les investissements sur l'évolution des réalités sur le terrain. Je compte sur votre soutien en tant que colégislateur pour examiner d’urgence cette proposition dans l’intérêt de nos régions et de nos citoyens. Votre contribution, vos conseils et votre expérience sont cruciaux. J'ai hâte d'entendre votre point de vue.
Nécessité d’un soutien ciblé aux régions de l’Union limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, je partage pleinement vos appels à l'action et votre engagement à soutenir les régions de l'UE limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine. Je vous remercie d’avoir partagé vos points de vue sur la situation dans ces régions et de vos réflexions sur la manière dont nous pouvons les soutenir davantage. Pendant des années, la politique de cohésion a été une pierre angulaire du projet européen, stimulant le développement économique, réduisant les disparités et favorisant la convergence. Cette politique à long terme doit continuer à apporter une valeur tangible à toutes les régions européennes et à rechercher des solutions spécifiques pour les régions frontalières orientales, ainsi que pour les régions frontalières de l’Ukraine qui sont confrontées à des défis différents. Mais s'adapter à la nouvelle normalité ne suffit pas. Le développement économique et la sécurité doivent aller de pair. Nous devons saisir cette occasion pour accélérer les efforts visant à résoudre les problèmes structurels existants, et nous devons veiller à ce que les personnes vivant dans nos régions frontalières orientales aient vraiment le choix de rester et de construire leur avenir. Pour y parvenir, nous avons besoin de solutions ciblées, localisées et sur mesure qui servent à la fois la prospérité et les intérêts de l’UE en matière de sécurité. Je suis prêt à continuer de travailler en étroite collaboration avec le Parlement européen sur cette question cruciale. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que nos régions frontalières orientales reçoivent le soutien dont elles ont besoin et émergent plus fortes, plus résilientes et plus compétitives.
Nécessité d’un soutien ciblé aux régions de l’Union limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine (débat)
Madame la Présidente, Monsieur Szłapka, Mesdames et Messieurs les députés, au nom de la Commission, je voudrais remercier le Parlement européen d'avoir proposé ce débat essentiel sur la nécessité d'un soutien ciblé aux régions de l'UE limitrophes de la Russie, de la Biélorussie et de l'Ukraine. C’est l’occasion de réaffirmer notre engagement en faveur des régions les plus touchées par la guerre injustifiée menée par la Russie contre l’Ukraine. Mais cette discussion va au-delà de la solidarité; il s’agit de défendre la stabilité, la sécurité, la résilience économique à long terme et la compétitivité de l’Europe. Ce sont là des piliers fondamentaux du mandat de la Commission. La politique de cohésion joue un rôle crucial dans la promotion du programme de compétitivité de l'UE. Pour ce faire, elle investit dans la recherche, l’innovation, les petites et moyennes entreprises, les politiques industrielles et les infrastructures énergétiques et numériques vitales. La politique de cohésion a également soutenu les régions situées à notre frontière orientale, qui se trouvent en première ligne des nouvelles réalités géopolitiques. Par exemple, les régions limitrophes de l’Ukraine, qui accueillent un grand nombre de personnes déplacées, sont confrontées à des défis uniques. En réponse, la Commission, en étroite coopération avec le Parlement, a lancé l'initiative CARE dans le cadre de la politique de cohésion, qui a joué un rôle essentiel dans la fourniture d'une aide d'urgence. Ces régions ont fait preuve d’une résilience et d’une solidarité extraordinaires, favorisant une coopération transfrontière forte avec l’Ukraine qui continue de prospérer. Nous restons déterminés à les soutenir, en veillant à ce qu'ils puissent maintenir et approfondir cette coopération. La guerre d'agression brutale menée par la Russie a placé les régions frontalières orientales de la Finlande, des États baltes et de la Pologne dans une situation particulièrement difficile. L'UE a agi rapidement pour les soutenir. Toutefois, des défis importants subsistent; avant même la guerre, nombre de ces régions connaissaient déjà le dépeuplement. Maintenant, ils font face à de nouvelles difficultés supplémentaires. Les frontières qui facilitaient autrefois le commerce et la création d'emplois sont maintenant fermées. Dans le même temps, ces régions sont confrontées à l'instrumentalisation de la migration, aux ralentissements économiques et à l'impact plus large des sanctions. Au début du mandat de cette Commission, la présidente von der Leyen m’a chargé de veiller à ce que ces régions reçoivent le soutien stratégique dont elles ont besoin. Il est maintenant temps d'aller de l'avant avec d'autres solutions concrètes. C'est pourquoi, au cours de mes premières semaines au pouvoir, l'une de mes priorités était de visiter l'une de ces régions frontalières. Je me suis rendu à un point de passage frontalier en Finlande, qui partage une frontière de 1 340 km avec la Russie. Près de Lappeenranta, j'ai vu de mes propres yeux comment une région prospère fondée sur le commerce et le tourisme fait maintenant face à de graves conséquences économiques. Des préoccupations similaires ont été réitérées lors de ma récente visite en Pologne, et j'ai l'intention de poursuivre ces visites dans d'autres régions frontalières orientales, y compris l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, dans les semaines à venir. Je dis cela parce que ce n'est qu'à travers cette expérience directe qu'il est possible de vraiment comprendre les difficultés et les défis auxquels ces régions sont confrontées, et d'identifier des solutions sur mesure pour résoudre ces problèmes. Le prochain examen à mi-parcours offre aux États membres une occasion précieuse de donner la priorité aux conséquences sociales et économiques du conflit et de renforcer la sécurité et la prospérité de ces régions. Mais nous devrons également lancer un débat plus large. Une Europe plus forte nécessite des régions plus fortes, et nous ne pouvons stimuler la compétitivité globale de l'UE que si toutes nos régions prospèrent. S'engager directement avec l'ensemble de cette région est essentiel pour comprendre leurs besoins et développer des solutions sur mesure. Permettez-moi d'être clair: les frontières de ces régions ne sont pas leurs frontières. Ce sont nos frontières, les frontières de l'Europe. La vraie prospérité se construit ensemble. J'ai hâte d'entendre vos points de vue.
La situation à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido et le besoin de solidarité (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, je partage pleinement votre préoccupation et votre engagement à soutenir Mayotte et son peuple. Je vous remercie de partager vos idées sur la situation tragique sur le terrain et de votre proposition sur la manière dont nous pouvons y faire face. Vous pouvez compter sur la Commission pour mobiliser tous les outils et fonds de l’UE disponibles en faveur de Mayotte. En ce qui concerne l’aide d’urgence immédiate, le mécanisme de protection civile de l’UE est activé à la demande des autorités nationales. Bien que nous ne puissions pas prendre unilatéralement des mesures de protection civile, nous sommes prêts à agir en soutien total à la France en cas de besoin. En outre, nous sommes pleinement prêts à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour fournir une aide à moyen terme, qu’il s’agisse d’aider à la reconstruction par l’intermédiaire du Fonds européen de développement régional et du Fonds de solidarité de l’UE, de soutenir les agriculteurs par l’intermédiaire de tous nos fonds agricoles ou de contribuer à répondre aux besoins fondamentaux par l’intermédiaire du Fonds social européen. Enfin, nous sommes prêts à contribuer aux efforts visant à améliorer la gestion des risques de catastrophe et à renforcer la résilience de Mayotte face aux futures catastrophes de grande ampleur. Je compte sur votre coopération et sur votre soutien continu dans les semaines et les mois à venir, alors que nous travaillons ensemble pour reconstruire une Mayotte plus forte et plus résiliente, dans une démonstration claire et tangible de notre solidarité – une valeur fondamentale sur laquelle notre Union est construite.
La situation à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido et le besoin de solidarité (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, au nom de la Commission, je voudrais exprimer notre solidarité avec les habitants de Mayotte qui font face aux conséquences dévastatrices du cyclone Chido. Ce week-end, le cyclone a déclenché des destructions à une échelle impensable: les lois de la vie qui brisent la terre, les maisons détruites, d'innombrables personnes laissées sans abri, les récoltes ruinées et les moyens de subsistance brisés, un aéroport fermé et pas d'électricité. Nos pensées et nos plus sincères sympathies vont aux familles des victimes et à toutes les personnes touchées par cette catastrophe. Dix ans se sont écoulés depuis que Mayotte est devenue une région ultrapériphérique de l’UE, une décennie marquée par une coopération et un soutien étroits. Mais cette tragédie nous rappelle durement les défis auxquels est confrontée cette région, la plus pauvre et la plus reculée de notre Union. Il y a seulement un an, Mayotte a été confrontée à une crise majeure de l'eau, et elle est maintenant confrontée à un nouveau coup sévère. L'Europe se tient fermement aux côtés de Mayotte en ce moment douloureux. En ces temps difficiles, il est essentiel que nous nous rassemblions, en tant qu'Union, pour soutenir nos concitoyens européens à Mayotte et les aider à reconstruire leurs maisons, leur vie et leur avenir. Vous pouvez compter sur le soutien total de la Commission pour ce faire. Dans des expressions concrètes de solidarité, nous sommes prêts à mobiliser tous les outils et fonds disponibles pour compléter les mesures prises par la France. Premièrement, nous pouvons offrir une aide immédiate et un soutien à moyen terme pour aider Mayotte. En effet, notre centre de coordination de la réaction d'urgence suit de près la situation depuis le début. Le service Copernicus de gestion des urgences a été activé en mode de cartographie rapide, à l’aide d’images satellitaires pour suivre les dommages et informer les efforts d’intervention. Grâce au mécanisme de protection civile de l’UE, nous pouvons coordonner les dons d’aide en nature et déployer des experts et des équipements en matière de réaction aux catastrophes provenant des États membres de l’UE et des pays partenaires. Ce mécanisme est activé à la demande des autorités nationales concernées. Nous sommes prêts à apporter notre aide si la France sollicite un soutien par l'intermédiaire du système commun de communication et d'information d'urgence. À moyen terme, la France peut solliciter le soutien du Fonds de solidarité de l'Union européenne si les dommages dépassent 1 % du PIB de Mayotte. Nous encourageons la France à estimer les dommages et à soumettre une demande dans le délai de 12 semaines. Bien que ce fonds ne soit pas conçu pour une aide immédiate et que sa mobilisation nécessite l’approbation du Parlement européen et du Conseil, il peut néanmoins couvrir une partie des opérations publiques d’urgence et de redressement. Deuxièmement, nous pouvons aider à identifier les investissements qui peuvent être financés à moyen et à long terme dans le cadre de la politique agricole et de la politique de cohésion. La Commission est prête à reprogrammer ces fonds pour faire face aux conséquences du cyclone le plus rapidement possible. Par exemple, le programme POSEI pour les régions ultrapériphériques peut être adapté pour faire face aux effets du cyclone. En outre, les programmes de développement rural et les plans stratégiques relevant de la politique agricole commune prévoient également des mesures visant à rétablir le potentiel de production agricole endommagé par des catastrophes naturelles. Honorables députés, cet après-midi, cette Assemblée est parvenue à un accord sur la proposition de la Commission relative à RESTORE. Comme je l'ai dit hier en séance plénière, les événements de Mayotte soulignent l'urgence de cet instrument. Je vous remercie de votre soutien et de votre coopération continue sur cette proposition. RESTORE permettra à la France d’utiliser jusqu’à 10 % de ses dotations 2021‐2027 au titre du FEDER et du FSE+ pour les interventions d’urgence. Cela se traduira par une plus grande flexibilité, des préfinancements plus élevés et des taux de cofinancement plus élevés, permettant une réaffectation plus rapide des fonds du FEDER et du FSE+ aux efforts de reconstruction et de relance. Mais notre action ne s'arrête pas là. Troisièmement, nous sommes prêts à soutenir les efforts visant à renforcer la gestion des risques de catastrophe et à renforcer la résilience de Mayotte face aux futures catastrophes à grande échelle. Nous n'avons pas d'autre choix que d'agir en cas d'urgence immédiate, et c'est pourquoi nous sommes ici. Mais cela ne me détournera jamais des objectifs à long terme de la politique de cohésion. C'est une politique structurelle et la structure comprend la notion de préparation, de prévention. La Banque européenne d'investissement a estimé que chaque euro que nous n'investissons pas dans la prévention et la résilience se traduira par environ 6 euros nécessaires pour réparer les dommages. Donc, cette fois, nous devons nous assurer que nous reconstruisons mieux. Honorables députés, Mayotte et la France ne sont pas les seules à faire face à cette tragédie; la Commission européenne est là pour vous aider. Nous encourageons la France à demander le soutien nécessaire, et nous nous engageons à déployer ces outils et ces fonds aussi rapidement et efficacement que possible pour aider Mayotte et ses habitants.
Désinformation et falsification de l'histoire par la Russie pour justifier sa guerre d'agression contre l'Ukraine (débat)
Merci, Madame la Présidente. Honorables députés, je vous remercie pour ce débat. Le Global Risk Report du Forum économique mondial a classé la désinformation comme le deuxième plus grand risque auquel le monde serait confronté cette année. Les menaces de désinformation représentent un risque réel pour la démocratie. Pour contrer les campagnes de désinformation orchestrées et programmées, nous devons agir sur tous les plans. Nous devons être prêts à reconnaître la désinformation. Nous avons besoin d'esprit critique et d'éducation aux médias. Nous devons soutenir le travail des journalistes, des organisations de vérification des faits et des systèmes d'alerte rapide, et nous ne pouvons pas lever le pied. À l’avenir, notamment avec un nouveau bouclier européen de la démocratie destiné à faire face aux risques les plus graves pour la démocratie dans l’UE, il existe un engagement clair en faveur de la protection de la démocratie dans le pays. Nous devons également reproduire cet engagement en aidant nos voisins, car comme nous le voyons dans les mensonges que le régime de Poutine répand pour justifier le déclenchement d'une guerre en Ukraine, la lutte contre l'ingérence étrangère et la manipulation de l'information est une question de sécurité. En tant que décideurs politiques, nous avons la responsabilité envers nos citoyens de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger nos démocraties.
Le droit à l’eau potable dans l'Union européenne (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, ce débat d'aujourd'hui montre l'importance de ce sujet, mais il montre aussi les défis auxquels l'UE est confrontée aujourd'hui. Il est clair que nous devons poursuivre nos efforts pour maintenir et améliorer l'accès à l'eau potable pour tous les citoyens de l'UE. Les défis auxquels nous sommes confrontés sont liés à la rareté de l'eau, à la protection de nos ressources naturelles en eau et à la nécessité de lutter contre les polluants dans l'environnement. Seule une approche couvrant l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement en eau offrira des solutions durables. Avec la refonte de la directive sur l’eau potable, nous disposons d’un cadre législatif solide, mais nous devons collectivement améliorer sa mise en œuvre. Je prends très au sérieux le rôle de la Commission en tant que gardienne des traités. La directive sur l'eau potable ne fera pas exception. Je peux vous assurer de notre engagement à assurer la mise en œuvre intégrale et effective de cette directive. J'offrirai également le soutien de la Commission là où c'est nécessaire. En ce qui concerne les PFAS, la Commission a lancé une étude visant à évaluer la faisabilité technique et économique des techniques de traitement permettant d’éliminer les PFAS de l’eau potable. Les premiers résultats sur les valeurs fondées sur la santé sont attendus en 2026. La Commission examinera les mesures qu'il pourrait être nécessaire de prendre pour mieux protéger la santé humaine au moyen de la directive sur l'eau potable. Nous veillerons également à ce que ces sujets soient correctement abordés dans la stratégie de résilience de l’eau. Je vous suis reconnaissant de votre soutien et de votre coopération continus sur ces dossiers clés, et je me réjouis à la perspective de travailler ensemble sur les prochaines étapes.
Le droit à l’eau potable dans l'Union européenne (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, l'eau est la base de la vie, humide dans le monde entier, plus de 2 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable. Au sein de l'UE, heureusement, la situation est très différente: environ 96 % de notre population peut compter sur l'eau potable. Ce pourcentage élevé est dû au succès collectif de la politique de l'UE en matière d'eau potable, qui est en place depuis près de 40 ans. Mais il n'y a aucune raison de célébrer, car cette même statistique implique également qu'environ 20 millions de citoyens de l'UE n'ont toujours pas un accès direct à l'eau potable. Ce n'est pas acceptable. Pour remédier à cette situation, l’Union européenne a adopté la refonte de la directive sur l’eau potable en décembre 2020. La refonte était une réponse directe à l’initiative citoyenne européenne «Right2Water» et contribue à l’objectif de développement durable no 6 des Nations unies: "eau propre et assainissement". Les États membres devaient transposer cette directive en droit national au plus tard en janvier 2023. Beaucoup ont été retardés, certains même jusqu'à aujourd'hui. Entre-temps, la Commission a commencé à évaluer les transpositions. Le premier objectif de la refonte était de mieux protéger la santé humaine. Cela a été fait de trois manières: premièrement, en actualisant les normes de qualité afin de respecter, voire d’aller au-delà, des dernières recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, y compris en ce qui concerne les PFAS, les perturbateurs endocriniens et les microplastiques; deuxièmement, en adoptant une approche fondée sur la chaîne d’approvisionnement pour gérer les risques liés à la qualité de l’eau et en mettant davantage l’accent sur la pollution à la source; troisièmement, en adoptant de nouvelles normes d'hygiène pour les matériaux de contact afin d'empêcher les substances nocives de s'infiltrer dans l'eau potable. En plus d'examiner la qualité de l'eau potable, la directive vise également à garantir l'accès à l'eau potable, en particulier pour les groupes vulnérables et marginalisés. Rendre l'eau potable disponible dans les espaces publics est une partie importante de la solution. Dans le même temps, les États membres doivent également réduire les fuites d’eau. En moyenne, 23 % de l'eau traitée est perdue chaque année par des fuites dans les réseaux de distribution. Dans certains pays, cela va jusqu'à 50 %. Cela signifie que nous avons beaucoup plus à faire en tant qu'Union. J'exhorte donc tous les États membres à œuvrer dès que possible à la mise en œuvre des dispositions de la directive sur l'eau potable. Honorables députés, l'eau est soumise à un stress important. La combinaison du changement climatique, en particulier du risque accru de sécheresses prolongées et de la salinisation de l’eau douce due à l’élévation du niveau de la mer, ainsi que de la pollution et de la perte d’écosystèmes sains et d’infrastructures vertes, signifie que le stress hydrique deviendra une réalité dans de nombreuses régions de l’UE. Dans certaines régions, c'est déjà le cas. Je me réjouis donc du leadership continu du Parlement sur les questions liées à l'eau. En particulier, je me félicite de votre prochain rapport d’initiative sur la résilience de l’eau. La Commission a clairement défini la résilience de l’eau comme l’une de ses principales priorités. Dans la prochaine stratégie de résilience de l'eau, nous examinerons tous les aspects de la sécurité de l'eau, de la source à la mer, mais surtout ce qui se passe entre les deux. Plus nous conservons l'eau dans nos aquifères et dans nos écosystèmes, plus nous pouvons en bénéficier. Parallèlement à une mise en œuvre efficace de la refonte de la directive sur l’eau potable et au soutien d’instruments de financement tels que les fonds de cohésion et les activités de la Banque européenne d’investissement, je suis convaincu que notre future stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau et les initiatives connexes amélioreront encore l’accès à l’eau potable pour nos citoyens. J'attends maintenant avec impatience vos questions.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, je vous remercie pour vos interventions et votre soutien. Les besoins sont urgents, nous devons donc agir d'urgence en faisant un effort collectif afin que Restore puisse être adopté et entrer en vigueur dès décembre. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ne serait-ce qu'un jour. L'Europe se tient aux côtés des régions et des citoyens touchés par les catastrophes naturelles. C'est une expression concrète et tangible de notre solidarité. Aujourd'hui marque également un premier pas dans notre travail commun. Je crois que c'est un début prometteur. Je partage beaucoup de vos préoccupations, en particulier la nécessité absolue de reconstruire en mieux. Dans le même temps, la politique de cohésion ne peut être la solution à toutes les crises majeures, car l'attention ne peut être détournée du long terme, comme la réduction des disparités. Pour moi, cette discussion est la preuve du terrain d'entente entre nous; une base solide sur laquelle bâtir cinq années de travail ensemble, en veillant à ce que, dans notre Europe, aucun endroit ne soit laissé pour compte, aucun citoyen ne soit laissé pour compte. J'espère que c'est le début d'une longue et fructueuse collaboration. Tu as ma promesse.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Députés, avant d'aborder cette question, ma première pensée d'aujourd'hui s'adresse à la population de Mayotte. Comme l’a déclaré la présidente von der Leyen, l’Europe se tient aux côtés de la France et de ses citoyens en cette période de tragédie, et nous sommes prêts à apporter notre soutien dans les jours à venir. Le cyclone qui a frappé Mayotte ce week-end est une terrible tragédie. Nos pensées vont aux habitants de Mayotte, en particulier à ceux qui souffrent. Les événements de Mayotte soulignent l'urgence d'un nouvel instrument, RESTORE. Lors de mon audition, j'ai promis de travailler pour toutes les régions d'Europe en étroite collaboration avec les dirigeants et les représentants locaux, en écoutant leurs préoccupations et en y répondant. Aujourd'hui est une première étape dans la concrétisation de cet engagement. En effet, RESTORE est notre engagement commun envers les personnes touchées par les catastrophes naturelles. À mesure que les changements climatiques et, partant, les catastrophes deviennent de plus en plus fréquents, les ressources actuelles au titre des instruments d’urgence existants ne suffisent plus. Ces États membres ont besoin d’un soutien immédiat et d’une aide rapide pour les communautés touchées. C'est précisément dans cette direction que RESTORE s'inscrit. Comme l’a annoncé la présidente de la Commission européenne, Mme von der Leyen, lors de sa visite en Pologne le 19 septembre 2024, la proposition garantit que les fonds européens peuvent être rapidement mis en œuvre pour soutenir la reprise après une catastrophe. Ces travaux s’alignent sur la mission de la politique de cohésion, car ils empêchent l’aggravation des disparités et garantissent que les programmes et projets de cohésion ne sont pas retardés. RESTORE est pragmatique et réaliste, permettant des flexibilités spécifiques et ciblées au sein des programmes de cohésion. Je remercie le Parlement européen, en particulier M. Omarjee et M. Buła, de votre soutien et de votre coopération étroite avec le Conseil dans un délai aussi court. Même si la proposition initiale de la Commission européenne a donné un signe plus fort de solidarité sur plusieurs aspects, compte tenu de l’urgence et du fait que l’élément central de la proposition reste dans le texte final, je suis néanmoins satisfait et j’attends avec intérêt un accord rapide entre les colégislateurs. En particulier, nous renvoyons aux points suivants. Premièrement, le taux de cofinancement de 95 %: ce qui implique une charge financière pour les États membres et les régions. La proposition initiale de 100 % était une expression plus forte de solidarité. Deuxièmement, la réduction du préfinancement – qui est passé de 30 % à 25 % – a réduit les liquidités disponibles pour un allègement immédiat. Troisièmement, l'exclusion du Fonds de cohésion du calcul du financement maximal de RESTORE. Cela réduit évidemment le montant global disponible. Enfin, l’introduction d’une clause de caducité plus courte limiterait la couverture aux catastrophes survenant entre le 1er janvier 2024 et le 31 décembre 2025. Sur ce point, l'ambition de la Commission était d'assurer la flexibilité structurelle jusqu'à la clôture des programmes actuels. Cela présentait l'avantage de maintenir le cadre stable, simple et de ne pas nécessiter d'autres modifications législatives pour les futures catastrophes naturelles. En ce qui concerne les autres modifications relatives à la reprogrammation des Fonds de cohésion et à la prolongation du délai de dépôt des amendements aux programmes, je vois la raison d'être. Malgré ces changements, je souligne qu’à notre avis, il est essentiel de parvenir rapidement à un accord entre les colégislateurs afin de garantir une mise en œuvre rapide et efficace de l’intervention de l’UE. Cela est essentiel pour apporter un soutien urgent aux populations touchées. Je conclus en rappelant les paroles de la présidente von der Leyen: «en injectant des liquidités avec un préfinancement et un cofinancement plus élevés des fonds de l’UE, nous faisons une réelle différence pour les populations et les régions durement touchées par ces catastrophes. Nous donnons aux États membres les outils nécessaires pour devenir plus résilients et mieux préparés aux crises futures.» Travaillons ensemble aujourd’hui pour y parvenir.