18
Oct
2022
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Conférence des Nations unies sur le changement climatique 2022 à Charm el-Cheikh (Égypte) (COP27) (débat)
Monsieur le Président, chers collègues! Ce que l'on voit ici, une fois de plus, c'est, je crois, moins une crise du climat, parce que le climat sur cette terre existe depuis 5 milliards d'années et a changé depuis si longtemps, mais nous voyons ici plus une crise de la raison. Ce que nous assistons ici, c'est une fois de plus une tentative de l'Union européenne - une tentative naturellement erronée - de sauver le climat, le climat mondial. Cette tentative est vouée à l'échec, car elle restera solitaire, y compris au niveau de l'ONU, car les principaux acteurs ne joueront pas à ce jeu. Vous pouvez en être sûr. Ces objectifs totalement irréalistes et exagérés que nous voyons ici et qui nous plongent de plus en plus profondément dans les crises que nous vivons ici: cette crise de l'énergie, la crise de la vague de renchérissement, la crise de l'inflation. Je sais que les Verts s'en fichent, mais ils ne participent pas particulièrement à leur sujet principal, à cette discussion. Ces crises sont vécues par les habitants du pays. Je ne trouve pas cela drôle – les Verts peuvent trouver cela drôle – et les gens en font l’expérience. C'est notre propre tâche, notre propre tâche, d'aider les gens et de faire quelque chose pour les gens, que les gens trouvent aussi un moyen de subsistance avec leurs revenus. Nous devons veiller à ce que cette politique énergétique irresponsable que nous vivons ici n'aille pas plus loin dans la mauvaise direction. On en voit actuellement les effets en Allemagne. C'est un gouvernement à participation verte qui décide de prolonger trois réacteurs nucléaires. Ce ne sera pas la dernière conclusion, mais ces réacteurs nucléaires continueront à fonctionner, non seulement jusqu'en avril de l'année prochaine, mais aussi au-delà. Bravo, je peux seulement dire, chers Verts, que vous avez bien fait. En tant qu'effet principal de cette politique énergétique excessive, nous détruisons encore notre économie en Europe et, bien sûr, nos emplois. Cela vous tombera encore sur la tête.