6
Févr
2024
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Inviter le Conseil à prendre toutes les mesures nécessaires pour parvenir à un accord sur le dossier relatif au mécanisme transfrontalier européen et ouvrir les négociations avec le Parlement (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, le mécanisme de coopération transfrontalière est un système volontaire qui facilite la collaboration entre les régions terrestres européennes voisines en appliquant les lois les plus avantageuses lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre un projet. Cette proposition vise à contribuer à éliminer les obstacles juridiques et administratifs auxquels sont confrontés bon nombre des plus de 2 millions de travailleurs frontaliers et, bien entendu, à accroître le produit intérieur brut de ces régions, y compris les régions transfrontalières. Toutes les études montrent qu'ils pourraient être 8,7% plus riches qu'ils ne le sont aujourd'hui. Les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics des régions frontalières sont confrontés à des difficultés spécifiques, notamment en ce qui concerne les services de santé, la réglementation du marché du travail, la fiscalité, le développement des entreprises, ainsi qu’à des obstacles liés aux différences de cultures administratives et de cadres juridiques nationaux. Madame la Ministre, je compte également beaucoup sur la présidence belge. Vous savez très bien, par exemple, qu'il n'y a pas de barrières linguistiques entre la Belgique et la France. Mais bien qu'il y ait des investissements et des fonds européens, le fait qu'il existe une législation différente rend beaucoup plus difficile la mise en œuvre de ces projets. Je suis vraiment désolé que cette proposition que j'ai présentée en tant que commissaire européen en 2018, ici au Parlement européen, ait été tellement retardée. Je tiens également à souligner que la coopération transfrontalière peut également apporter la paix entre les régions où il existe des zones de conflit. C'est pourquoi je vous remercie tous, et en particulier le rapporteur Gozi, d'avoir accepté les amendements par lesquels les États voisins, tels que la République de Moldavie, l'Ukraine et la Serbie, pourront également mettre en œuvre le mécanisme sur une base volontaire. Je me félicite donc de la proposition de la Commission et, bien sûr, nous demandons respectueusement au Conseil de cesser de prolonger ce sujet et d'entamer les trilogues nécessaires pour le dossier, qui est si important. Parce que, nous le savons très bien, 30% de la population de l'Union européenne vit dans ces zones transfrontalières.