20
Mai
2026
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Propositions récentes pour lutter contre la pauvreté dans l’Union (débat)
Monsieur le Président, la pauvreté est l'insécurité la plus profonde et la plus accablante à laquelle quiconque puisse être confronté. Pourtant, la seule sécurité à laquelle nous faisons face de toute urgence est à nos frontières. La seule compétitivité qui nous tient à cœur est la part de marché. La seule simplification que nous apportons est pour les entreprises. Des millions d'Européens se disputent la survie, un simple toit au-dessus de leur tête, un salaire équitable pour le prochain repas de leur enfant. Monsieur le Commissaire, nous saluons cette première stratégie de lutte contre la pauvreté de l'UE, mais une Union qui peut déplacer des montagnes pour les marchés doit maintenant les déplacer pour les personnes. Trop souvent pour ceux qui en ont le plus besoin, nous décrivons et nous retardons. L'Irlande vient d'enregistrer son plus grand nombre d'expulsions depuis la famine. Les 7 000 personnes touchées n'ont pas besoin d'une autre stratégie: ils ont besoin de protection. Les enfants affamés n'ont pas besoin d'un autre cadre: ils ont besoin d'investissements. Les mots doivent être assortis d'actions concrètes: une directive sur le revenu minimum, une interdiction contraignante à l’échelle de l’UE des expulsions sans faute et 20 milliards d’euros pour la pauvreté des enfants. La présidence irlandaise doit en faire une priorité, et je sais que vous le ferez aussi, Monsieur le Commissaire. Les mots à la mode de la Commission «simplification», «compétitivité» et «sécurité» sont dénués de sens si vos enfants sont froids, sans abri ou affamés. La pauvreté n'est pas choisie par ceux qui la souffrent. La pauvreté est un choix politique. La pauvreté doit être méprisée et éliminée. C'est aussi simple que ça!