8
Mai
2025
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Liberté, démocratie et sécurité: patrimoine de l'Europe 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, il peut y avoir un petit incompréhension dans la discussion d'aujourd'hui. Nous célébrons la fin de la Seconde Guerre mondiale: Mais il ne faut jamais oublier que c'est l'Europe qui a donné naissance au monstre du fascisme nazi. Hitler et Mussolini n'étaient pas des fous de Mars, mais le produit d'une idéologie suprématiste qui survit encore aujourd'hui et ne survit pas seulement chez ceux qui adhèrent à des formations extrémistes. Nous devons nous rappeler pourquoi ce n'est qu'avec la mémoire que nous pouvons éviter de retomber dans l'abîme du passé. Nous devons nous rappeler ce qui s'est passé dans le Lager et le génocide qui a suivi, au cours duquel 6 millions de Juifs, un demi-million de Sintis et des millions de citoyens soviétiques ont perdu la vie. Aujourd'hui, quelqu'un voudrait réécrire cette histoire, en excluant des célébrations les anciens peuples soviétiques, les Russes et les peuples slaves, mais aussi pour des raisons de convenance géopolitique. Ce qui se passe aujourd'hui en Ukraine ne peut être une excuse pour annuler la contribution de vies humaines que les Russes, les Polonais, les Slaves et les Soviétiques ont tous payées pour nous libérer du fascisme nazi: 27 millions de Soviétiques, hommes, femmes et enfants massacrés, brûlés vifs dans des villages, envoyés au front pour défendre une Europe qui peut-être ne les considérait même pas égaux, mais qu'ils ont contribué à libérer. Ces morts méritent le respect et notre mémoire. La mémoire nous oblige à la paix, à la vérité et au respect de tous les peuples qui ont payé le prix de la liberté.