25
Mars
2026
Regarder
Mise en œuvre de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires et risques pour la sécurité de l’approvisionnement en médicaments (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, pendant la pandémie, nous avons constaté que nos systèmes de santé étaient vulnérables: une perturbation des chaînes d'approvisionnement suffit à priver des milliers de patients de traitement. Et la directive sur les eaux usées risque d'exacerber cette fragilité. Nous parlons de coûts supplémentaires qui peuvent atteindre jusqu'à 40 millions d'euros par entreprise et par an, avec des augmentations potentielles des prix des médicaments qui atteignent, selon les estimations du gouvernement, jusqu'à 875 %. Nous parlons de médicaments fondamentaux pour le traitement de pathologies répandues, du diabète aux tumeurs, aujourd'hui exposées au risque concret de carences. Nous parlons de médicaments génériques dont les prix sont bloqués et qui sont les plus touchés. Nous parlons également de ressources retirées de la recherche, par exemple sur les maladies rares, où les alternatives thérapeutiques sont limitées et où toute pression sur les coûts risque d'entraîner moins d'innovation et moins d'accès aux soins pour les patients les plus vulnérables. Nous voulons protéger l'environnement, mais nous ne voulons pas de règles basées sur des modèles scientifiques incertains qui aboutissent à une taxe sur les médicaments et les produits cosmétiques essentiels à l'hygiène. Le risque est réel : moins de médicaments disponibles et plus de pression sur les systèmes de santé. Nous avons besoin d'une suspension d'urgence de la directive sur les eaux usées et d'une réévaluation immédiate de l'impact environnemental, économique et social.