Présentation du rapport annuel de la Cour des comptes – 2023 (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, j'ai apprécié le rapport et le travail de la Cour des comptes, en particulier les évaluations relatives aux risques liés aux surcoûts liés au financement de la FRR. Il est notoire qu’en raison de la hausse rapide des taux d’intérêt, les surcoûts liés à l’emprunt au titre de la FRR dans le cadre du CFP actuel pourraient se situer entre 17 et 27 milliards d’EUR. Pour faire face à ces coûts plus élevés, je pense qu'il est nécessaire de prévoir de nouvelles recettes propres et, dans le même temps, de recourir au mécanisme dit en cascade, prévu dans l'accord avec le Conseil de février dernier, qui a donné naissance à l'instrument EURI. Sinon, la seule alternative sera des coupes budgétaires, des coupes budgétaires que nous ne pouvons pas autoriser, également parce qu'il s'agit d'un budget déjà affaibli par l'inflation. L'économie européenne, comme le dit le rapport Draghi, redémarre avec des investissements et non avec des coupes budgétaires.
Budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2025 - toutes sections (débat)
(IT) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, la Commission, je partage la position exprimée par notre rapporteur, M. Negrescu, et je ne partage absolument pas la position du Conseil de désavouer les accords de paiement d'intérêts Next Generation EU et de réduire les programmes Horizon, Erasmus et autres d'environ 1,5 milliard d'euros du budget 2025, affaiblissant ainsi l'économie et la compétitivité de l'Union européenne et des États membres. Je suis donc d'accord avec la position de la commission des budgets de rejeter les réductions et d'augmenter les crédits pour la recherche, la santé, Erasmus, l'agriculture, l'environnement, l'aide humanitaire et le Parquet européen. Président, Commission, collègues, la croissance et la compétitivité de l'Union européenne et de ses États membres sont relancées par le renforcement des investissements et le rejet des coupes budgétaires.
Taxer les super-riches pour mettre un terme à la pauvreté et réduire les inégalités: adhésion de l'UE à la proposition de la présidence du G20 (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je pense que nous devons soutenir fermement la proposition du G20 visant à taxer correctement les revenus des super-riches afin de réduire la pauvreté et les inégalités. Un programme soutenu par la secrétaire du Parti démocrate Elly Schlein et le groupe S&D pour un système fiscal plus équitable afin de garantir des services essentiels aux citoyens, tels que la santé et l’éducation, et des ressources pour investir dans l’emploi et la transition écologique. Chacun est tenu de contribuer aux dépenses publiques en raison de sa capacité contributive. « Le système fiscal s'appuie sur des critères progressifs » se lit l'article 53 de la Constitution italienne. Parce qu'il est juste que ceux qui ont plus, paient plus et ceux qui ont moins, paient moins. L'Europe doit condamner les amnisties fiscales et lutter également contre l'évasion fiscale afin de réduire l'imposition des classes moyennes, des travailleurs et des retraités. La récente directive relative à une imposition minimale de 15 % pour les multinationales constitue un pas en avant. Nous continuons dans cette direction pour un système fiscal plus juste et une société plus juste.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, je vous remercie, Monsieur le Président, également d'avoir souhaité cette séance. C ' est un honneur pour moi de me souvenir en cette Chambre du juge Paolo Borsellino et des agents de son escorte Agostino Catalano, Emanuela Loi, Vincenzo Li Muli, Walter Eddie Cosina et Claudio Traina, personnes héroïquement engagées dans la lutte pour la légalité, tuées par la mafia dans ma ville, Palerme, le 19 juillet 1992. Après de nombreuses années, nous nous joignons à la douleur des familles des victimes, qui demandent encore aujourd'hui à connaître la vérité sur le massacre. Parmi les membres de la famille, je voudrais mentionner Rita Borsellino, sœur du juge, qui a été membre de ce Parlement lors de la septième législature et qui, après le massacre de Via D'Amelio, a passé sa vie à répandre les valeurs de légalité et de justice, en particulier parmi les jeunes. Je suis sûr qu'au cours de cette législature, sous votre direction, Monsieur le Président, le Parlement européen travaillera avec le même engagement envers les mêmes valeurs.