Présentation du plan d’action sur les engrais (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, les agriculteurs sont de nouveau à la porte de ce Parlement aujourd'hui, et à juste titre. Il y a plus d'un mois, lorsque le conflit a éclaté en Iran, nous avons appelé à une action immédiate. Nous savions tous que la question n'était pas seulement géopolitique. La vérité est que l'Europe est trop exposée. L'agriculture européenne est fortement tributaire des engrais importés. Au Portugal, le prix de l'urée a doublé, tandis que dans la production de maïs, on signale une augmentation des coûts de plus de 300 euros par hectare. Parler de la production européenne et des engrais est positif, mais cela ne réduit pas les factures des agriculteurs maintenant. Les agriculteurs ne peuvent pas attendre l'avenir. La campagne agricole n'attend pas. Ils ont besoin de soutien et de solutions maintenant. Ils ont besoin de financements, d'instruments de crise. Si la politique agricole est commune, la réponse en temps de crise doit également être commune. Et vous devez être rapide, Monsieur le Commissaire.
Entrepreneuriat féminin dans les zones rurales et insulaires et les régions ultrapériphériques (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le travail des femmes dans les zones rurales est invisible pour beaucoup. Les Açores le prouvent. Les femmes contribuent au développement de nombreuses exploitations agricoles, mais les chiffres ne sont pas les suivants: le taux d'emploi des femmes est inférieur de 40 % à la moyenne européenne, seulement 12 % de la surface agricole est gérée par des femmes et seulement 2 % du financement bancaire est destiné aux femmes. Ils contribuent beaucoup, mais ne sont pas reconnus. C'est pourquoi nous avons présenté des propositions concrètes: les compléments dans le cadre de la PAC et du Fonds social européen, l’accès préférentiel à la terre et au crédit, les investissements numériques contre l’isolement. Le monde rural n'est pas, et ne peut pas continuer à être, juste un Monde Hommes.
Comment assurer un avenir durable au secteur de l’élevage de l’UE compte tenu de la nécessité de garantir la sécurité alimentaire et la résilience des agriculteurs et de répondre aux défis posés par les maladies animales? (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, l'Europe ne peut pas produire moins de denrées alimentaires, elle ne peut pas produire moins de protéines animales, elle ne peut pas non plus abandonner ses agriculteurs. Et pourtant, c'est ce qui se passe lorsque nous imposons des coûts que nos concurrents n'ont pas et une bureaucratie qui étouffe et réduit le soutien et la présence lorsqu'ils en ont le plus besoin. Nous avons besoin d'une PAC qui protège, d'une science qui prévient, de réponses rapides en cas d'épidémie. Mais nous avons aussi besoin, avant tout, de clarté politique. L'élevage européen n'est pas un ennemi du climat, il n'est pas non plus un ennemi du bien-être animal; il fait plutôt partie de la solution. Ce rapport ne concerne pas seulement un aspect de la politique agricole. C'est l'avenir de communautés entières qui est en jeu, et ces communautés ont besoin d'un nouvel avenir.
Rapport intérimaire sur la proposition de cadre financier pluriannuel pour les années 2028 à 2034 (débat)
Monsieur le Président, plus de 70 % des Européens pensent que l'Union devrait avoir plus de moyens pour faire face aux défis mondiaux actuels. L'emploi, le logement et la santé publique, l'éducation, la formation, la culture et les politiques de la jeunesse, la sécurité et la défense sont les réponses concrètes qu'ils attendent de nous et ce sont les réponses que nous devons donner. Ce rapport n'hésite pas à relever les défis, mais fait plutôt face à ‑os avec ambition: une augmentation globale du budget de plus de 10 %, parce que nous ne pouvons pas faire plus avec moins de ressources. La politique de cohésion est un véritable ciment entre les régions et les citoyens, et le Fonds social européen veille à ce que personne ne soit laissé pour compte; la valorisation de secteurs stratégiques clés tels que l’agriculture, en particulier dans les régions ultrapériphériques, avec environ 60 % de plus pour le POSEI et une augmentation de plus de 260 % pour la pêche. Ce n'est pas, bien sûr, un budget parfait, mais c'est une bien meilleure proposition que le point de départ et je salue donc le travail difficile des rapporteurs. C'est l'Europe que nous devons affirmer.
Éliminer les obstacles au marché unique de la défense - Projets phares de défense européens d’intérêt commun
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, de la base de Lajes aux Açores à la base de l'OTAN en Roumanie, notre sécurité collective s'étend à ‑se sur l'ensemble du territoire de l'Union. On ne peut pas juste être un lieu de transit. Nous devons être les gardiens de nos intérêts, de notre peuple, mais aussi de nos valeurs. L'Europe ne se défend pas en achetant 27 fois la même dépendance, ni en hésitant face au chantage de nos soi-disant partenaires. Il défend ‑se avec plus d'union politique, plus de cohésion interne, sa propre capacité industrielle harmonisée. Défendre ‑se par des achats communs, des investissements distribués, des formations et une stratégie concertée dans l'ensemble de l'Union. Mais tout comme nous ne pouvons pas négliger ces lacunes matérielles, nous ne pouvons pas négliger notre géographie non plus. L’Atlantique, les régions ultrapériphériques et les infrastructures stratégiques, telles que les câbles sous-marins, qui relient et servent l’ensemble de l’Union, doivent avoir une nouvelle orientation et une nouvelle dynamique. Protéger l'Atlantique, c'est aussi protéger l'Europe.
Stratégies de gestion des pêches pour préserver les espèces sensibles, lutter contre les espèces invasives et permettre aux économies locales de prospérer (A10-0018/2026 - André Franqueira Rodrigues)
Madame le Président, Mesdames et Messieurs, très rapidement, ce dont nous discutons ici aujourd'hui n'est pas un sujet exotique. Ce sont là les préoccupations des pêcheurs, des communautés côtières, des régions ultrapériphériques et du secteur du tourisme. Mais ils sont aussi, en substance, des préoccupations de l'économie réelle de nombreux territoires de l'Union européenne. Ce rapport propose de meilleures réponses pour soutenir la protection de notre biodiversité et la lutte contre les espèces envahissantes. 51 % des oiseaux marins, 45 % des mammifères marins, 40 % des requins et 100 % des tortues en Europe sont aujourd'hui menacés. 53 % des côtes maritimes européennes sont actuellement sous pression en raison de la présence d’espèces exotiques envahissantes, avec des variations régionales très importantes: 33 % des bandes côtières de la mer Baltique, 100 % de la mer Noire, 98 % de la mer Méditerranée et 25 % de l’Atlantique du Nord-Est. Cette tendance va croître et est de plus en plus motivée par le changement climatique, causant de graves dommages écologiques et des pertes économiques importantes, en particulier pour la pêche artisanale et l'aquaculture, mais pas seulement. On ne peut pas continuer comme ça. Nous devons faire plus, nous devons faire mieux. C'est pourquoi je demande votre soutien et votre vote sur ce rapport, et je suis également reconnaissant pour tout le travail accompli par les autres groupes politiques sur ce dossier.
Modification de certains règlements de la PAC en ce qui concerne le système de conditionnalité, les types d’intervention sous la forme de paiements directs, les types d’intervention dans certains secteurs et dans le cadre du développement rural et les rapports annuels de performance, la gouvernance des données et de l’interopérabilité, la suspension des paiements liée à l’apurement annuel des performances et les contrôles et les sanctions (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après avoir écouté tous les discours de ce débat, je me souviens d'une phrase célèbre résumant, je crois, ce dont nous avons parlé ici aujourd'hui: Maintenant, ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le début de la fin. Mais c'est peut-être la fin du début. Nous avons beaucoup de travail devant nous. En cette période d'incertitude, de progrès et de revers, avec des tensions politiques croissantes, une pression croissante sur les ressources disponibles, un climat politique de plus en plus polarisé, ce Parlement montre l'exemple de la manière dont nous pouvons surmonter les différences, brouiller les divergences et œuvrer en faveur d'un consensus et de solutions communs. Cette proposition, comme je l'ai déjà dit, ne résout pas tout, mais c'est un pas dans la bonne direction et démontre qu'il est possible de combiner des règles plus simples avec un soutien plus important et de meilleure qualité, sans affaiblir les règles environnementales ou la protection sociale. Il nous reste maintenant à ne pas oublier les nombreuses difficultés rencontrées par les producteurs et, surtout, à écouter attentivement ce qu'ils disent et les raisons qui les poussent, une fois de plus, à descendre dans la rue dès ce mois-ci. Continuons tous à travailler sur des solutions. Parce que c'est ce que les agriculteurs européens attendent de nous.
Modification de certains règlements de la PAC en ce qui concerne le système de conditionnalité, les types d’intervention sous la forme de paiements directs, les types d’intervention dans certains secteurs et dans le cadre du développement rural et les rapports annuels de performance, la gouvernance des données et de l’interopérabilité, la suspension des paiements liée à l’apurement annuel des performances et les contrôles et les sanctions (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, après un exercice de simplification en 2024, la deuxième proposition de simplification présentée par la Commission européenne en mai 2025 visait à répondre directement aux appels des agriculteurs et aux conclusions du dialogue stratégique avec le secteur sur l’avenir de l’agriculture européenne. Je voudrais commencer par dire clairement ce que cette proposition n'est pas: Ce n'est pas une baguette magique qui résout tous les problèmes du monde rural, en particulier le revenu. Ce ne sera pas non plus la balle d'argent qui résoudra tous les défis de ceux qui travaillent sur la terre. Mais c'est une aide et c'est une aide importante. Ce que nous mettons aux voix cette semaine, c'est un ensemble de règles de simplification qui sont trop souvent devenues incompréhensibles, contradictoires et disproportionnées pour ceux qui doivent les appliquer au quotidien. Le mandat que ce Parlement a adopté était clair: simplifier efficacement pour les agriculteurs et les administrations nationales et régionales, renforcer la capacité de réaction aux crises et améliorer les objectifs environnementaux et sociaux inscrits dans la réforme de 2021. C'est avec ce mandat que nous sommes entrés dans les négociations. Nous respectons trois principes directeurs: simplifier ce qui ne fonctionne pas, rendre la base environnementale et sociale de la PAC plus claire et plus réalisable, et renforcer la subsidiarité, sans fragmenter le marché intérieur ni affaiblir notre ambition commune. Aujourd'hui, avec l'accord auquel nous sommes parvenus avec le Conseil et avec le soutien de presque tous les groupes politiques de cette Assemblée au sein de la commission de l'agriculture, nous présentons une réponse concrète à la demande de respect et de confiance qui nous est adressée par les agriculteurs des quatre coins de l'Union européenne. Ce n'est pas parfait, ce n'est pas total, mais c'est réel. Premièrement, le revenu des agriculteurs et du monde rural. Nous avons augmenté le paiement simplifié pour les petits agriculteurs de plus de 50 %, passant de 1 250 EUR à 3 000 EUR par an, ce qui a permis de réduire les formalités administratives et d'améliorer la prévisibilité des revenus. Nous avons également créé un nouvel instrument pour les initiatives économiques rurales, avec un soutien allant jusqu'à 75 000 euros, capable de soutenir l'installation de jeunes agriculteurs, la création de nouvelles entreprises rurales et la diversification de l'économie rurale. Ensuite, en ce qui concerne la conditionnalité environnementale, nous avons adopté une définition plus rationnelle des pâturages permanents qui évite les interventions artificielles dans les sols dans le seul but de préserver un statut administratif, offrant ainsi aux agriculteurs une plus grande sécurité juridique. Dans les règles qui protègent les sols les plus sensibles, nous avons empêché l'érosion des terres agricoles et préservé la biodiversité dans les exploitations agricoles. En ce qui concerne la rotation des cultures, les exploitations de moins de 30 hectares sont autorisées à ne plus faire l’objet de contrôles et de sanctions, ce qui représente un gain manifeste de proportionnalité pour des milliers et des milliers de petites exploitations dans l’ensemble de l’Union. Je voudrais également souligner deux éléments essentiels pour moi, à savoir le renforcement de la cohésion sociale et territoriale. En ce qui concerne la conditionnalité sociale, elle reste pleinement en vigueur et la Commission s’est engagée à finaliser, d’ici le premier semestre de 2027, une étude évaluant l’incidence de ces règles de protection du travail pour soutenir la prochaine réforme de la PAC. Et pour les régions ultrapériphériques, nous avons ouvert la possibilité de transférer jusqu’à 25 % de la dotation spécifique du deuxième pilier pour renforcer le POSEI. Enfin, et sur le plan administratif, il s'agit d'une simplification qui a un impact réel. Il établit en règle générale un contrôle en face à face unique par exploitation et par an, sur la base d’une évaluation des risques. Les avances peuvent atteindre jusqu'à 70 % des paiements directs et 85 % dans le domaine du développement rural. Mesdames et Messieurs, en tant que rapporteur, je voudrais remercier les rapporteurs fictifs, la présidence du Conseil, la Commission et les équipes techniques pour leur travail tout au long de ce processus. On pourrait en dire beaucoup plus sur cette proposition – qui, je le répète, ne résout pas tout, mais améliore la vie de ceux qui apportent chaque jour de la nourriture à la table des Européens – mais le temps presse. Je vous demande donc de voter pour; les agriculteurs, le monde rural et une PAC plus simple, plus juste et plus proche de la réalité.
Modification de certains règlements de la PAC en ce qui concerne le système de conditionnalité, les types d’intervention sous la forme de paiements directs, les types d’intervention dans certains secteurs et dans le cadre du développement rural et les rapports annuels de performance, la gouvernance des données et de l’interopérabilité, la suspension des paiements liée à l’apurement annuel des performances et les contrôles et les sanctions (A10-0164/2025 - André Rodrigues) (vote)
Madame la Présidente, conformément à l'article 60, paragraphe 4, je demande le renvoi à la commission compétente pour les négociations interinstitutionnelles.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, je voudrais tout d'abord remercier tout le monde pour sa contribution à ce débat d'aujourd'hui. La proposition dont nous débattons aujourd'hui fait une chose essentielle: Ça ouvre la voie. Avec son approbation, comme je l’espère, demain, nous entamerons immédiatement des négociations avec le Conseil et la Commission pour tenter de parvenir à un consensus qui lui permettra d’entrer en vigueur au début de l’année prochaine. La vérité est que les agriculteurs et l'agriculture européens ne peuvent plus attendre. La transition environnementale se fait avec les agriculteurs, pas contre les agriculteurs. C'est pourquoi nous préconisons une conditionnalité avec proportionnalité pour les petites exploitations, des tolérances réalistes en cas d'échec climatique et un soutien à ceux qui en ont le plus besoin. Mais il faut aussi dire qu'il est possible de ne pas créer des formules qui vident les objectifs environnementaux. Il s'agit donc de concentrer les résultats sur le terrain et non de déréglementer. Bien que beaucoup semblent plus déterminés à mettre fin à la PAC qu'à assurer son avenir, ce Parlement sait ce que ses concitoyens attendent. Les données montrent ceci: 92 % des Européens considèrent que l’agriculture et les zones rurales sont décisives pour notre avenir; 77 % reconnaissent que la politique agricole commune remplit son rôle en matière d'approvisionnement alimentaire et 70 % estiment que la PAC profite à l'ensemble de la société, et pas seulement aux agriculteurs. Soyons donc cohérents avec cette confiance. Cette proposition est donc également un test de crédibilité des institutions. Ou nous montrons que nous écoutons ceux qui travaillent la terre et produisent des solutions qui allègent la vie de ceux qui produisent ou, encore une fois, nous reportons. Je choisis la responsabilité. Avancez maintenant avec équilibre et bon sens, pour simplifier sans non-protéger, moderniser sans exclure, rationaliser sans définancement. Enfin, une fois de plus, je voudrais exprimer mes sincères remerciements aux rapporteurs fictifs pour le travail exigeant, la disponibilité constante et l'esprit constructif avec lesquels ils ont contribué à ce rapport, qui, je l'espère, recevra votre soutien demain lors des votes.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, ces dernières années, les agriculteurs se sont fait entendre sur les routes d'Europe, sur les places de nos villes, à l'extérieur et à l'intérieur de ce Parlement. Et les agriculteurs européens ont été très clairs: veulent produire et veulent moins de paperasse; moins de doubles emplois; plus de temps sur le terrain, avec des règles stables. C'est de cela que nous parlons aujourd'hui: restaurer la prévisibilité à ceux qui produisent la nourriture qui vient à nos tables, à ceux qui prennent soin de notre territoire et garantissent l'avenir du monde rural. La proposition que nous présentons en réponse à la proposition de la Commission européenne ne vise pas à réécrire la PAC, mais à la rendre plus simple et plus accessible. Ce n'est pas parfait, mais face à la réalité du terrain, plutôt fait que parfait. Ce que nous proposons ici, c'est une correction de cap contre l'inertie bureaucratique européenne. Réduisez les coûts du contexte sans réduire les droits. Gagnez en efficacité sans perdre en rigueur. Accélérer les paiements sans renoncer aux contrôles. Nous avons également fait ce travail dans le but d'aider l'administration publique à faire ce qu'elle devrait: servir de pont d'accès unique et non d'accès aux portes d'un labyrinthe infini, de sorte que l'information circule entre les entités et qu'un même document n'est pas demandé deux, trois, quatre fois au même agriculteur. Moins de friction dans les procédures signifie moins d'erreurs, des inspections plus ciblées et des paiements plus rapides. Et ainsi, aussi, la confiance est rétablie. C'est aussi pourquoi nous donnons un signal à ceux qui en ont le plus besoin. Les petites et moyennes exploitations bénéficieront d'un régime plus simple et plus stable à l'échelle de leur réalité, ainsi que d'un soutien accru. Ceux qui marchent sur le terrain tous les jours ne veulent pas de labyrinthes administratifs, mais plutôt de soutiens prévisibles pour pouvoir investir, planifier et continuer. Dans le même temps, nous l'indiquons très clairement: La simplification ne signifie pas la déréglementation. Nous n'abandonnons pas les garanties essentielles ou l'engagement, tout d'abord, à la dignité dans le travail agricole. Recevoir des fonds publics exige le respect des normes du travail et la transparence dans l'utilisation des fonds. Et sereinement, sereinement mais simplement, laissez-moi vous dire aussi: il n’y a pas d’avenir pour l’agriculture sans environnement et il n’y a pas d’environnement protégé sans agriculteurs disposant de revenus. Permettez-moi également de souligner que nous avons adapté les propositions de la Commission au niveau des outils de gestion des risques, en ajustant le seuil de pertes et en autorisant des méthodologies adaptées aux cultures permanentes, aux jeunes et aux nouveaux agriculteurs. Résilience oui, mais avec responsabilité et transparence. Enfin, nous avons introduit des mécanismes plus souples permettant aux États membres de modifier leurs plans stratégiques, ce qui permet des ajustements rapides, sans ouvrir de discussions structurelles à chaque réexamen. Cela garantit la prévisibilité et la rapidité. Deux mots qui étaient à peine utilisés pour être combinés avec la PAC. Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la politique agricole commune a besoin de quelque chose de très simple: Parlez la langue de ceux qui travaillent la terre. Faisons fonctionner la politique là où elle compte vraiment, sur le terrain, avec les plus de 9 millions d'agriculteurs européens, de l'île de Flores, aux Açores, au cœur de l'Atlantique, à l'extrémité orientale de la Roumanie, du nord gelé, de la Finlande au soleil ensoleillé de l'Andalousie. Je demande votre soutien pour prendre une mesure concrète, pour redonner du temps, pour redonner des revenus et pour donner de la prévisibilité à l'agriculture européenne. L'histoire n'est pas écrite avec des promesses, elle est écrite avec des décisions. Et la bonne décision aujourd'hui est d'approuver ce rapport et de concrétiser ses mesures, de concrétiser la réalité. Enfin, je voudrais tous les remercier, y compris mes collègues rapporteurs fictifs, pour le travail qu'ils ont également accompli pour faire de ce rapport une réalité.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, nous courons le risque d'avoir une PAC qui n'est guère plus qu'un acronyme. Saper, réduire son budget ou en faire un fonds national, c'est saper les revenus de millions de producteurs et de leurs familles, notre sécurité alimentaire et notre cohésion territoriale. La PAC post-2027 doit respecter ceux qui travaillent la terre, elle doit avoir un budget juste et stable, indexé sur l'inflation, afin que le soutien ne devienne pas des coupes déguisées. Une PAC digne de ce nom ne peut pas supporter seule le poids de la transition juste et ne peut pas non plus ne pas soutenir les producteurs lorsque tout est perdu en raison du changement climatique. Une PAC digne de ce nom doit protéger les petits et moyens agriculteurs, assurer le renouvellement des générations et renforcer des programmes tels que POSEI, qui est essentiel pour des régions telles que les Açores. La Commission ne doit pas se tromper elle-même, ni tromper les autres. Moins de règles, avec moins de soutien, n'ont qu'un seul nom: La non-responsabilité. L'histoire nous dira qui a défendu la PAC et qui l'a abandonnée.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la Conférence des Nations unies sur les océans a une fois de plus été claire. La dégradation marine s'accélère et, sans action immédiate, l'avenir de la vie marine et, par conséquent, de nous tous sera compromis. Dans ce contexte, je salue la proposition de la Commission européenne sur le pacte européen pour les océans. En particulier, je voudrais souligner la reconnaissance du rôle fondamental des pêcheurs dans la gestion de nos mers, la politique commune de la pêche, l'innovation bleue et la sauvegarde des régions ultrapériphériques et des flottes artisanales, sans oublier la dimension internationale de la politique maritime de l'Union européenne. Le Portugal, les Açores et Madère ont ici une occasion historique de diriger. Mais soyons francs, sans un puissant levier financier, duquel doit émerger un fonds propre, global et dédié de l'Union européenne, le pacte risque de n'être qu'un manifeste de bonnes intentions. Notre ambition doit donc être financée. La reconversion du secteur de la pêche devrait être davantage soutenue et les mots doivent vraiment se traduire par davantage d'actions et d'investissements.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Cher collègue, Monsieur Oliveira, je voudrais tout d'abord vous remercier pour la question et pour l'occasion qui m'est donnée d'y répondre. Il est évident que nous ne partageons pas la même vision politique; Je pense que ce rapport comporte de nombreux aspects positifs et mon intervention s'est concentrée précisément sur ces aspects positifs. Mais nous n'avons pas le monde que nous voulons, nous avons le monde que nous avons, et cela signifie agir face à cette réalité pour la transformer. Le présent rapport, qui met l’accent sur le développement rural en tant que priorité dans ses nombreuses dimensions, vise précisément à renforcer cette présence dans le monde rural ainsi que la politique agricole commune dans son deuxième pilier. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons même nous mettre d'accord qui doivent être corrigées. Mais ce n'est pas la portée de cette intervention, et encore moins ce à quoi ce rapport fait maintenant référence.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, le rapport dont nous discutons aujourd'hui propose des réponses attendues depuis longtemps aux défis structurels des zones rurales. Investir davantage dans les services publics, les infrastructures, la numérisation, le soutien à l’emploi et les communautés locales. Il souligne également qu’il est urgent de mettre un terme au dépeuplement, de renforcer le rôle des femmes et des jeunes, de soutenir les PME et de veiller à ce que les zones rurales ne soient pas laissées pour compte dans la transition énergétique. Mais n'ayons pas d'illusions; sans une politique de développement rural plus ambitieuse, articulée et simple, aucune de ces réponses ne sera réalisée. Certains souhaitent mettre fin au deuxième pilier de la PAC; Ici, nous disons clairement non. Elle devrait plutôt être renforcée et mieux articulée avec une politique de cohésion véritablement décentralisée ancrée dans les territoires et leurs communautés. Des actions et des ambitions sont nécessaires, et celles-ci doivent être prises en compte dans le prochain cadre financier pluriannuel. Il appartient maintenant à la Commission, aux États membres et à ce Parlement de prendre leurs responsabilités vis-à-vis du monde rural et de ne pas voter pour son abandon.
Un budget à long terme rénové pour l’Union dans un monde en mutation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, nous avons besoin d'une nouvelle vision pour un nouveau temps dans le monde et pour un nouveau moment dans notre histoire. Pour ce faire, nous avons besoin d'un budget communautaire doté de ressources plus importantes pour faire face à des défis plus importants, qui ouvre la possibilité de nouvelles sources de financement pour répondre aux nouvelles exigences de notre vie collective, qui continue de soutenir la cohésion économique, sociale et territoriale, qui approfondit le marché unique, qui réduit les inégalités, la pauvreté et l'exclusion sociale, qui soutient les secteurs traditionnels de l'agriculture et de la pêche et examine le nouveau potentiel en matière d'innovation, dans les océans et dans l'espace, qui n'abandonne pas nos ambitions climatiques, mais renforce également l'urgence de notre sécurité et de notre défense, qui réalise que nous devons faire face à la crise du logement et aux aspirations de nos jeunes, qui défendent nos régions ultrapériphériques. Un budget capable d’affirmer l’Union européenne et de répondre aux défis de la modernité – c’est ce à quoi aspire ce Parlement, et c’est ce que représente cette proposition.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, l'Europe est le continent le plus maritime. C'est donc le moment d'affirmer une Europe bleue, où des mers saines coexistent avec des communautés côtières durables. Le pacte européen pour l’océan doit être un engagement contraignant à restaurer, protéger et gérer durablement nos écosystèmes maritimes et à soutenir les communautés qui en dépendent. Maintenir les pêcheurs et les communautés côtières au cœur du processus décisionnel; libérer le potentiel économique et social des nouvelles activités, en particulier la science et l’économie bleue; protéger pleinement les zones les plus sensibles sur le plan environnemental, éliminer les pratiques préjudiciables et renforcer la coopération internationale – ce ne sont là que quelques-uns des principes à suivre pour une nouvelle ère de leadership européen dans le domaine des océans. Mais pour que le pacte soit efficace, il doit également s'accompagner d'un financement approprié et supplémentaire, en plus du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture. Dans l’Union européenne, comme c’est déjà le cas aux Açores, la mer et la terre ne font qu’un: notre maison. Alors laissez-nous savoir comment en prendre soin.
Une vision pour l'agriculture et l'alimentation (débat)
Chers collègues, merci beaucoup pour vos questions, la première que je dois dire est que nous préconisons depuis longtemps la nécessité d'avoir un véritable équilibre dans la chaîne alimentaire, afin que les producteurs ne soient pas, en fait, les parents pauvres de cette même chaîne, assurant ainsi une plus grande égalité dans la répartition des revenus. Quant à la question que vous posez sur les quotas (qui, comme vous le savez, datent de plusieurs années), la vérité est que nous ne pouvons pas prendre une position qui va à l'encontre de ce qui est inévitable. Et, comme nous le savons tous, à l'époque, le système de quotas était terminé. C'était inévitable. Malgré toutes les contraintes qu'il a pu créer, la vérité est que le secteur a pu surmonter ce même embarras de manière positive.
Une vision pour l'agriculture et l'alimentation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, la nécessité d'assurer un revenu équitable et stable aux agriculteurs d'aujourd'hui et de construire un secteur suffisamment attrayant pour attirer les agriculteurs de demain sont des priorités avec lesquelles, j'en suis sûr, nous sommes tous d'accord. Cependant, ils ne seront réalisables qu'avec un budget solide capable de relever les défis complexes auxquels le secteur est confronté. Dans ce contexte, il est essentiel de maintenir la cohérence et l’interconnexion entre les fonds liés à l’agriculture, ainsi que de défendre et de renforcer le rôle des partenariats avec les autorités régionales et locales dans leur mise en œuvre. Je me félicite donc que la vision pour l’agriculture et l’alimentation reconnaisse les spécificités des régions ultrapériphériques et l’importance du régime POSEI. Toutefois, Monsieur le Commissaire, ce programme doit être mis à jour – ce qui n’a pas été le cas depuis plus d’une décennie – afin qu’il puisse disposer de fonds qui correspondent réellement aux besoins réels du secteur agricole dans ces régions, rendant ainsi justice à ceux qui y travaillent.
Renforcement des actions internationales pour protéger les baleines à la suite de la décision de l'Islande de prolonger la pêche commerciale à la baleine jusqu'en 2029 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, si la décision du précédent gouvernement islandais est maintenue, plus de deux mille baleines pourraient disparaître de nos océans d'ici 2029. Cette mesure menace non seulement la préservation de ces espèces, mais ignore également de manière flagrante les appels mondiaux à la protection des écosystèmes marins et à la conservation de la biodiversité. La chasse à la baleine est une activité archaïque qui ne devrait pas avoir lieu aujourd'hui, en particulier lorsqu'il existe des alternatives durables qui protègent et valorisent la tradition, les écosystèmes et l'économie. Je viens d'une région, les Açores, où la chasse à la baleine faisait partie intégrante de notre culture et de notre économie, mais que nous avons terminée en 1987. Aujourd'hui, aux Açores, il existe un tout nouveau secteur économique résultant de la préservation et de l'observation des cétacés, l'écotourisme marin ayant un impact économique annuel de plus de 210 millions d'euros et générant des emplois et de la richesse. Les deux espèces concernées par cette autorisation, le petit rorqual et le rorqual commun, sont des espèces protégées, et le rorqual commun est même l’une des espèces en péril. Nous demandons donc instamment au nouveau gouvernement islandais de revenir sur cette autorisation dès que possible, à la communauté internationale de s'unir contre cette décision et de promouvoir les efforts diplomatiques nécessaires pour que l'Islande revienne sur sa position. Il est impératif que nous assurions la protection des espèces menacées au nom et pour la défense de l'avenir de notre planète.
Défis auxquels les agriculteurs et travailleurs agricoles de l'UE sont confrontés: amélioration des conditions de travail, y compris le bien-être mental (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Président en exercice du Conseil, l'une des questions qui touchent réellement le secteur est l'inégalité qui existe dans ce secteur. Je pense que c'est ce sur quoi nous nous concentrons tous, surtout si nous n'oublions pas que le problème que nous avons aujourd'hui, à savoir que l'inflation alimentaire est supérieure à l'inflation moyenne qui existe dans d'autres produits, devrait nous amener à réfléchir à l'importance d'introduire des mécanismes de compensation capables d'équilibrer le secteur.
Défis auxquels les agriculteurs et travailleurs agricoles de l'UE sont confrontés: amélioration des conditions de travail, y compris le bien-être mental (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, les conditions de travail dans l'agriculture sont difficiles, avec une grande précarité des contrats de travail, plus d'un quart de la main-d'œuvre est saisonnière et la contribution d'un grand nombre de migrants, souvent sans protection sociale et professionnelle adéquate. Mais il y a d'autres dimensions qui concernent vraiment nos producteurs. Le revenu et la viabilité future du secteur suscitent des inquiétudes. La Commission vient de publier le rapport «Perspectives de l’agriculture européenne 2024-2035» et le scénario n’est pas encourageant: la valeur de la production agricole dont la croissance annuelle est inférieure à l'augmentation annuelle des coûts de production; une réduction prévue des revenus des agriculteurs en termes réels de plus d’un demi-pour cent, compte tenu de l’inflation; et le problème chronique du vieillissement du secteur, les pénuries croissantes de main-d’œuvre et l’énorme défi du renouvellement des générations. Tout cela nécessite une action. L’introduction d’un mécanisme de conditionnalité sociale lors de la précédente révision de la PAC a constitué une mesure importante pour relever les normes du travail. Mais aujourd’hui, plus que jamais, il est important que, dans la vision de l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation, que nous attendons avec impatience, les producteurs et les travailleurs agricoles soient placés au centre de la discussion.
La situation à Mayotte après le passage dévastateur du cyclone Chido et le besoin de solidarité (débat)
Madame la Présidente, honorable député, ce qui me semble vraiment important et fondamental aujourd'hui, c'est que nous puissions tous parler d'une seule voix pour soutenir ceux qui sont victimes d'une tragédie et que nous n'utilisions pas cette même tragédie pour élaborer une politique qui ne concerne pas et ne peut pas répondre clairement aux victimes d'une tragédie. Être capable de confondre quelque chose qui touche tant de personnes dans une région ultrapériphérique et vouloir confondre et soulever le problème de l'immigration n'honore pas les victimes de Mayotte et il est donc regrettable qu'il l'ait fait.