Améliorer la coopération policière en ce qui concerne la prévention, la détection et les enquêtes en matière de trafic de migrants et de traite des êtres humains, et renforcer le soutien apporté par Europol pour prévenir et combattre ces formes de criminalité (débat)
Condamnation de la déclaration unilatérale illégale de l’entité sécessionniste créée par la Turquie à Chypre et de la poursuite de l’occupation militaire turque (débat)
Monsieur le Président, la Turquie a envahi, tué, violé, pillé, déraciné des milliers de Chypriotes grecs de leurs foyers et continue d'occuper 37 % de la République de Chypre. En 1983, il a tenté de légitimer l'illégalité par des actions séparatistes unilatérales. Mais aucune déclaration de soi-disant indépendance, aucun faux drapeau ou soi-disant gouvernement ne peut légitimer l'occupation. Par conséquent, aucune organisation internationale ou État ne le reconnaît, seulement le conquérant, la Turquie. La vérité est simple. L’invasion turque de Chypre n’est pas différente de l’invasion russe de l’Ukraine. Mais le traitement est différent. Comment est-il possible pour l'Europe d'imposer des sanctions à la Russie, mais pour la Turquie de recevoir des financements européens et de participer à des accords de défense au lieu de sanctions? Comment est-il possible de récompenser le conquérant et de punir la victime? Ce n'est pas une politique de solidarité, mais une politique d'hypocrisie. La voix que vous entendez aujourd'hui n'est pas seulement la voix d'un Chypriote. C'est la voix d'un citoyen européen qui veut vivre librement dans son pays. Et, Monsieur le Commissaire, la seule solution est la libéralisation.
Commémoration du dixième anniversaire des attentats islamistes du 13 novembre 2015 à Paris (débat)
Madame la Présidente, l'article 200. Je dois vous informer d'un incident très grave samedi dernier. Dans le village de Denia, des soldats turcs armés ont avancé sur des terres appartenant à la République de Chypre. Ils ont envahi la ligne de cessez-le-feu et attaqué les agriculteurs, annonçant hardiment que ce morceau de terre européen appartient maintenant aux occupants turcs. Immédiatement, je me suis précipité au point où les représentants des Nations Unies m'ont confirmé l'incident, tandis que je voyais de mes propres yeux la terreur dans les visages des habitants. Même aujourd'hui, les agriculteurs européens ne sont pas retournés dans leurs champs, après que les autorités d'occupation ont averti hier qu'elles ne le permettraient pas, menaçant d'aggraver les tensions. Mesdames et Messieurs, j'ai déjà demandé une résolution condamnatrice lors de la prochaine session plénière et je demande votre soutien à tous. Notre souveraineté n'est pas négociable. Notre liberté n'est pas négociée. L'Europe a l'obligation de se tenir aux côtés de la République de Chypre.
Conséquences institutionnelles des négociations d’élargissement de l’Union (débat)
Monsieur le Président, les réformes institutionnelles et budgétaires ne sont pas les seules nécessaires à l'élargissement, comme l'indique la proposition de résolution. L'alignement sur la politique étrangère et de sécurité commune de l'Union européenne est également crucial. Aussi problématique et dangereuse est la tentative d'abolir l'unanimité et de passer au principe de la majorité. C'est-à-dire, Monsieur le Commissaire, si la Turquie sert les intérêts stratégiques et économiques de la majorité des États européens, est-elle autorisée à continuer d'instrumentaliser les migrations et d'armer des organisations terroristes telles que Daech et le Hamas, menaçant la Grèce, les Kurdes et Israël de guerre, occupant illégalement Chypre et ne coopérant pas pour les projets manquants d'intérêt européen commun, comme elle le fait avec l'interconnexion de la Grande Mer (GSI) et EastMed? L'élargissement n'est pas une excuse pour sacrifier nos principes, nos valeurs et notre sécurité. Face à une Europe d'intérêts, nous défendons une Europe de solidarité.
Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (débat)
Monsieur le Président, la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté nous rappelle à tous la réalité tragique vécue par des millions de personnes dans le monde. La pauvreté n'est pas un vain mot, mais l'empreinte de la privation, de la douleur, de la lutte quotidienne pour un morceau de pain et pour assurer un niveau de santé satisfaisant. Réalisons tous que derrière chaque nombre de pauvreté se trouve une personne, une famille, un enfant qui n'a pas les bases. Ce que j'ai décrit est une plaie ouverte pour l'humanité, et encore moins pour l'Europe elle-même, qui veut promouvoir la croissance et la prospérité. C'est un défi qu'en 2025, l'Union européenne soit toujours en proie au chômage, aux inégalités et à l'insécurité économique, ainsi qu'au fait qu'il y ait des personnes sans accès aux biens de base, qui vivent au bord de la pauvreté et de l'exclusion sociale. L'image que nous voyons dans les grandes capitales européennes avec des sans-abri dans les rues est une honte. Il est inacceptable que derrière les beaux rideaux de la fausse prospérité, il y ait des citoyens qui vivent dans des épiceries sociales, avec un revenu minimum garanti, avec des soupes populaires, qui leur vendent leurs propriétés, qui "coupent" leurs dépôts, comme à Chypre. L'Europe doit être à la hauteur de ses valeurs en proposant des solutions réelles, et non des mots vides de confort. Les politiques ne devraient pas avoir un caractère de soutien, mais devraient être axées sur l'augmentation des revenus des ménages. Mesdames et Messieurs, la solution ne réside ni dans le communisme du nivellement, ni dans le capitalisme débridé de l'indifférence. La solution réside dans la logique et l'équilibre, et nous avons ici la responsabilité de choisir des politiques qui donnent aux citoyens les moyens de se lever, non seulement pour survivre, mais pour vivre dans la dignité. Nous devons construire un monde où la dignité n'est pas un privilège, mais un droit pour tous.
Madame le Président, l'agriculture est sans aucun doute l'épine dorsale de notre économie. Malheureusement, des accords comme le Mercosur non seulement ne soutiennent pas nos peuples, mais ils exterminent également les agriculteurs et le secteur primaire. Les petits et moyens producteurs voient leurs efforts devenir la proie des appétits des multinationales et des accords commerciaux injustes. Nous ne pouvons plus rester spectateurs. Nous devons défendre notre société rurale avec des politiques qui renforcent nos patries et non les intérêts étrangers. Soutenons nos producteurs qui réclament la dignité, l'équité et une politique économique équitable qui protégera le secteur primaire. Comprenons que chaque goutte de sueur dans nos champs unit le passé avec l'avenir et renforce notre souveraineté nationale. Nous devons réduire les formalités administratives et simplifier les critères. Investir dans notre propre production, réduire les importations, lutter contre la concurrence déloyale. Adopter des mesures qui sauvegarderont le développement agricole.
Révision du mécanisme de suspension des visas (débat)
Le problème démographique sera résolu avec le soutien des familles. Une solution au problème démographique sera trouvée lorsque les citoyens italiens naissent en Italie, lorsque les citoyens allemands naissent en Allemagne, lorsque les citoyens néerlandais, polonais et grecs naissent aux Pays-Bas, en Pologne et en Grèce. Sinon, nous ne parlons pas de résoudre un problème démographique, mais de remplacer les populations.
Révision du mécanisme de suspension des visas (débat)
(EN) Madame la Présidente, l'un des plus grands défis qui menacent la construction européenne - et par extension la famille européenne - est l'immigration clandestine, qui, avec l'énorme problème démographique qui afflige la plupart des États membres, menace d'effacer l'histoire et la culture européennes. Ce n'est pas une exagération, mais une réalité amère et implacable. Une promenade à Paris, Madrid, Berlin, Rome, Athènes, Stockholm suffit à convaincre même les plus sceptiques. Mais quand un pays comme la Pologne s'oppose à une politique d'immigration stricte, il est critiqué. Quiconque s’empresse de m’accuser se souvient que ma patrie, Chypre, s’est également rendue à la merci des immigrés clandestins – avec la Turquie, qui convoite toute l’île, les instrumentalisant. Comprenons ceci: L'avenir de l'Europe est entre nos mains. On ne peut pas rester immobiles. Nous devons nous battre pour défendre l'identité européenne de tant de siècles et ce que nos ancêtres nous ont légué.
Rôle des politiques de l'Union dans la définition du modèle européen du sport (débat)
Monsieur le Président, le sport n'est pas seulement une activité. C'est un outil de santé, de bien-être, un bien social qui cultive l'esprit, enseigne la patience, la discipline et le respect, tout en donnant de nouveaux objectifs et de l'espoir, en les gardant à l'écart des substances addictives et des drogues. Car de même que l'esprit vide ne pense pas, de même le corps faible ne se bat pas. Ce n'est pas un hasard si l'expression latine « Men sana in corpore sano » signifie « un esprit sain dans un corps sain ». Il est impératif que nous cultivions des idéaux nationaux élevés pour que nos jeunes se battent pour leur patrie. Nous devons garantir l'égalité d'accès au sport pour tous, qu'ils vivent dans des zones reculées, montagneuses ou reculées ou même dans des quartiers urbains défavorisés. Dans le même temps, nous devons garantir un soutien à tous les sports, qu'ils soient olympiques ou non olympiques. Investir dans le sport est un choix stratégique pour l'avenir de l'Europe. Il est donc de notre devoir de lui donner la place qu'il mérite.
Détention de citoyens de l’Union dans les zones occupées de Chypre
Monsieur le Président, nous condamnons avec la plus grande fermeté les enlèvements de Chypriotes grecs par les autorités d'occupation. Mais pour y arriver, il y a de sérieuses responsabilités. Monsieur le Commissaire, vous souvenez-vous quand le président de la Commission a parlé de la question chypriote l'année dernière? Ne me laisse jamais te gêner. L'indifférence est ce qui nourrit le monstre vorace, la Turquie et sa marionnette dans les territoires occupés. L'Union européenne est responsable à la fois de son apathie et des conséquences du règlement sur la ligne verte. Cependant, parce qu'il est facile de critiquer l'Union européenne, tous les partis politiques qui ont gouverné à Chypre, qui non seulement ont accepté le règlement, mais ont également procédé à l'ouverture de nouvelles barricades, donnant une légitimité à l'illégalité, normalisant l'occupation, laissant les citoyens à la merci des appétits d'Ankara. Nous demandons donc une réévaluation du règlement, la fermeture des barricades et des mesures punitives, telles que la suspension de tous les fonds jusqu'à ce que tout le monde soit libéré.
Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission, un an après mon élection, j'ai suivi en permanence tous vos discours devant la plénière. Dans vos placements, vous faites référence à l'Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, la Chine, les États-Unis d'Amérique, la Russie, les Balkans occidentaux, Israël, la Palestine, la Syrie et même la Hongrie et la politique verte. Mais, Madame la Présidente de la Commission, savez-vous combien de fois vous avez parlé de l'occupation illégale de Chypre par la Turquie? Jamais, jamais, jamais. Les disparus et les déplacés? Jamais, jamais, jamais. Pour les enclaves et la colonisation d'un État membre? Jamais, jamais, jamais. Pour les crimes de guerre commis à Chypre? Jamais, jamais, jamais. Pour des violations dans la ZEE chypriote? Plus jamais. Pour Famagouste et Kyrenia? Jamais, jamais, jamais. La profanation de notre héritage religieux? Plus jamais. Aujourd'hui encore, pour l'enlèvement des cinq Chypriotes grecs, pas un mot. Madame la Présidente de la Commission, si Chypre et l'occupation turque n'existent pas dans votre vocabulaire, il est temps de les inclure.
Incendies dévastateurs dans le sud de l’Europe: la nécessité de renforcer l’aide de l’Union pour restaurer la perte massive de forêts et améliorer la préparation de l’UE (débat)
En tant que personne qui était dans les incendies, j'ai ma propre opinion sur ce qui s'est passé. J'ai vu les lacunes, j'ai vu qu'il y avait d'énormes lacunes. C'est pourquoi j'ai insisté sur la nécessité de renforcer ce mécanisme afin que l'Europe puisse enfin être sécurisée.
Incendies dévastateurs dans le sud de l’Europe: la nécessité de renforcer l’aide de l’Union pour restaurer la perte massive de forêts et améliorer la préparation de l’UE (débat)
Monsieur le Président, l'été dernier était noir, de la couleur des cendres des incendies, ce qui prouve les énormes lacunes de rescEU, qui a laissé l'Europe en proie au feu, de l'Espagne à Chypre. À partir du 7 octobre 2024, j’avais mis en garde en proposant une série de mesures, telles que la création d’un puissant corps paneuropéen de sapeurs-pompiers et d’un mécanisme de coopération entre les États membres, le durcissement des sanctions en cas d’incendies malveillants, une augmentation des fonds européens destinés aux victimes d’incendies et l’utilisation efficace des volontaires. En tant que député européen et en tant que personne qui a participé volontairement à la lutte contre les incendies, je dois féliciter les héros méconnus, les pompiers, les infirmières, les membres des forces de sécurité et les bénévoles qui se précipitent avec audace et altruisme à l'appel de leur patrie. Enfin, je dois exprimer ma gratitude à mon collègue Nicola Procaccini pour sa volonté d'aider par l'intermédiaire du gouvernement italien et remercier le gouvernement israélien avec M. Saar d'avoir répondu immédiatement à l'appel en envoyant des avions de lutte contre les incendies.
Nécessité urgente de protéger les minorités religieuses en Syrie, à la suite de l'attentat terroriste récemment perpétré contre l'église Mar Elias à Damas
Monsieur le Président, l'attaque terroriste contre l'église grecque orthodoxe du prophète Élie à Damas, qui a tué des croyants, y compris de jeunes enfants, porte un coup à la liberté de foi, à la dignité humaine et au cœur même des valeurs européennes. Ce n'était pas un incident isolé. Il y a eu plusieurs exécutions horribles de civils. L'inaction, la tolérance et la récompense du gouvernement terroriste avec la levée des sanctions nous ont conduits à l'attaque. Malheureusement, quand nous avons averti que nous étions extrêmes, mais à la fin, ce sont les extrêmes qui n'ont pas réalisé les dangers. C'est une obligation morale pour les victimes de prendre des mesures décisives, en suspendant le décaissement des fonds jusqu'à ce que la protection de toutes les minorités religieuses et ethniques soit assurée. L'Europe ne peut pas financer le terrorisme. Si nous n'agissons pas de manière décisive, nous aurons échoué non seulement en tant que politiciens, mais aussi en tant que personnes. Aucun appel et aucune résolution ne fonctionnera à moins que cela n'ait un coût. Ce n'est que lorsque la violation des droits a des conséquences que la conformité commence.
51 ans après l'invasion turque de la République de Chypre: condamner la persistance de l'occupation turque et soutenir la reprise des négociations en vue d'une solution globale conforme au droit international, aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'aux principes et à l'acquis de l'UE (débat)
Monsieur le Président, 51 ans se sont écoulés depuis ce jour épouvantable de 1974, lorsque la Turquie a envahi Chypre en violation de tout sens du droit et qu'elle occupe illégalement son territoire depuis lors. 51 ans après les crimes de guerre en série et les crimes contre l'humanité commis par l'envahisseur barbare turc sur l'île, tels que le nettoyage ethnique, les homicides, l'expulsion forcée de la population, les personnes disparues, les prisonniers de guerre, les enclavés, la colonisation, l'usurpation, la torture, le viol, la profanation du patrimoine religieux et culturel. Je vous rappelle que tout cela s'est produit et que certains d'entre eux continuent de se produire non pas dans un pays tiers, mais dans un État membre de l'Union européenne. Et si le Parlement européen a dû faire l'évidence, c'est-à-dire une résolution forte condamnant l'invasion turque et l'occupation illégale, il se limite malheureusement à une série de discours, comme si nous tenions un mémorial littéraire. Chers collègues, nous ne parlons pas d'une patrie perdue, mais d'une patrie non rachetée qui attend patiemment sa libération, les réfugiés retournent chez eux et les proches des disparus pour connaître le sort de leur propre peuple. Je me félicite qu'au moins ma demande de débat ait été adoptée. Mais je dois aussi exprimer mon regret que certains ne se soient pas montrés à la hauteur de l'occasion. Ainsi, au lieu de promouvoir, ils ont sapé la résolution condamnatrice contre la Turquie.
Rapports 2023 et 2024 sur la Macédoine du Nord (débat)
(EN) Madame la Présidente, du point le plus méridional de l'hellénisme, Chypre, je dois condamner l'ignoble accord de Prespes qui a contourné toute notion de démocratie, car il n'avait aucune légitimité du peuple grec. En même temps, je dois dénoncer les références faites dans la résolution au peuple, à la société et à la langue macédoniens, pour dénoncer toute tentative de créer une identité nationale pseudo-macédonienne. Mesdames et messieurs, les nations ne sont pas des constructions sociales comme l'a dit Gellner, mais, comme l'a dit Hérodote il y a plusieurs siècles, elles sont déterminées par l'homonyme, l'homolingue, le coreligionnaire et l'homotrope. L'usurpation du nom grec et de l'histoire, mais aussi l'usurpation de la langue bulgare ne peuvent pas conduire à la parthénogenèse d'une nation. Mesdames et Messieurs, la Macédoine a été, est et sera une seule et même chose. Pour terminer, je voudrais m'adresser à mes collègues français. Comment vous sentiriez-vous si un pays voisin usurpait votre histoire et votre langue tout en appelant Napoléon Bonaparte son propre héros national et en l'enseignant dans les écoles? C'est exactement ce que nous, Grecs, vivons avec Alexandre le Grand.
(EN) Madame la Présidente, une fois de plus, nous discutons de la nouvelle situation au Moyen-Orient, comme cela a été le cas après l'attaque terroriste du Hamas, qui a provoqué une contre-attaque contre le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et s'est intensifiée avec la guerre entre l'Iran et Israël. Mais je vais dénoncer quelque chose de très important. Bien que nous ayons passé tant de mois avec la violence, la guerre, les morts, les victimes, les civils, nous sommes malheureusement toujours confrontés au refus de rendre les prisonniers. Ils choisissent consciemment de bloquer toute perspective de paix, même contre les personnes qu'ils sont censés défendre. Leurs plans, semble-t-il, étaient différents: créer une attaque massive pour apporter à tout prix la destruction totale à leur ennemi. Ce sont des leçons pour les États de l'Union européenne. La tolérance envers les pays associés au terrorisme ne peut pas continuer. La tolérance crée l'impunité. Et l'impunité, une nouvelle violence et un terrain fertile pour les terroristes. Dans tout cela, la position stratégique de Chypre en tant que bordure la plus méridionale de l'Europe doit également être comprise. Celui qui ignore son importance laisse l'Europe à découvert.
La situation au Proche-Orient (discussion commune)
Monsieur le Président, la situation au Moyen-Orient semble chaotique. Certains peuvent penser que ce qui se passe est loin de nous, mais les missiles sont visibles à l'œil nu depuis la dernière frontière de l'Europe, Chypre. Mais disons la vérité. Ce que nous vivons aujourd'hui a commencé après l'attaque terroriste du Hamas. L'action du Hamas a été suivie par le Hezbollah et s'est intensifiée avec le refus de libérer les otages de l'attaque. Tous deux ont agi avec le soutien direct de l'Iran et de la Turquie, qui financent et arment le terrorisme au Moyen-Orient depuis des années. Comprenons que si les terroristes l’emportent et tous les pays qui les soutiennent au Moyen-Orient, si Israël est perdu, Chypre et, par la suite, l’Europe suivront. Et qu'est-ce qui nous reste? Les photos de M. Erdogan avec les dirigeants du Hamas, que certains ici veulent intégrer dans la planification de la défense européenne. Voyons enfin ce que tu vas faire.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Monsieur le Président, en tant qu'ECR et Front populaire national, nous accordons la priorité au renforcement des zones rurales et montagneuses. Pour nous, garantir un avenir durable aux zones rurales – menacées par le vieillissement de la population, l’urbanisation, l’abandon des jeunes, le manque de services et les possibilités limitées d’emploi et d’inclusion sociale – est une pierre angulaire de notre politique. Les zones rurales sont incontestablement le berceau de la production agricole et alimentaire, tout en préservant un patrimoine culturel et local irremplaçable. Pour assurer leur viabilité à long terme, les zones rurales doivent avoir un accès égal aux soins de santé, à la connectivité, au logement abordable, à l’eau, à l’éducation, aux infrastructures appropriées et à d’autres services essentiels. La Commission et les États membres ont le devoir de fournir un financement adéquat, de comprendre qu'ils doivent aider les familles à assurer leur participation active au développement rural et aux activités économiques.
La réponse de l'UE pour faire face au projet du gouvernement israélien de prendre le contrôle de la bande de Gaza ainsi que pour garantir l'acheminement effectif de l'aide humanitaire et la libération des otages (débat)
Madame le Président, la guerre et les souffrances qu'elle provoque font partie des pires crises que l'humanité puisse vivre. Morts, blessés, disparus, déracinés, affamés, souffrants, victimes civiles et enfants sans avenir sont les mots qui décrivent la destruction qu'elle apporte. Tous ces sentiments, en tant que Grecs de Chypre, ont été vécus et continuent d'être vécus à ce jour, à la suite de l'invasion turque et des crimes que la Turquie a causés sur notre île. Malheureusement, à côté des frontières européennes, « un souffle » de Chypre, nous vivons une nouvelle guerre qui a commencé le 7 octobre, après l'horrible attaque des associés de la Turquie, des terroristes du Hamas contre des civils, et qui s'est intensifiée parce qu'à ce jour, ils refusent de renvoyer des civils. Il existe une solution pour mettre fin immédiatement à cette guerre: Que tous les prisonniers soient libérés. Il existe une solution pour empêcher les civils de vivre à nouveau l'atrocité de la guerre: en tant qu'Union européenne, pour prévenir le terrorisme et les pays qui le soutiennent et l'arment, comme la Turquie.
La visite illégale du président Erdoğan dans les zones occupées de Chypre (débat)
Madame la Présidente, c'est avec un certain plaisir que nous discutons enfin, de notre propre initiative, de la condamnation de la visite illégale de Tayyip Erdoğan dans les territoires occupés de la République de Chypre. À la suite des menaces turques d’une nouvelle invasion, le président turc a envoyé — lors de sa visite illégale dans les territoires occupés — des messages consolidant l’occupation turque de l’île, inaugurant illégalement des projets sur nos terres volées — un énorme défi et un manque de respect. Et cela ne suffit pas; Le ministère turc des Affaires étrangères a l'audace, dans une déclaration concernant le rapport voté aujourd'hui, de caractériser l'Union européenne comme une institution qui donne du terrain aux organisations terroristes et aux voix anti-turques. Oui, nous sommes fiers d'être une voix anti-turque forte au Parlement européen, défendant la dignité de Chypre et de l'Union européenne elle-même. Par conséquent, nous soulignons que quiconque demande la dignité et défend la loi ne peut pas serrer la main d'Erdoğan et traiter la Turquie comme un allié ou un partenaire.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, vous avez dit que la Turquie n'est pas en conflit avec l'Occident. Permettez-moi de vous rappeler qu'il menace de faire la guerre à la Grèce, qui fait partie de l'Occident. Il occupe illégalement les territoires européens de la République de Chypre. Mais vous n'avez pas dit un mot à ce sujet. Est-ce la perspective européenne de la Turquie que vous souhaitez rejoindre cette Assemblée?
Monsieur le Président, nous sommes saisis du nouveau rapport sur la Turquie, dans lequel - après des interventions décisives - nous sommes parvenus à obtenir un texte beaucoup plus strict que le texte original. Cependant, les références dans le rapport présentant la Turquie comme un partenaire et un allié stratégique nous préoccupent beaucoup. La Turquie est-elle un partenaire et un allié stratégique? La Turquie, qui a identifié son nom avec le terrorisme et la violation de toute notion de justice? La Turquie menace-t-elle Chypre et la Grèce de guerre, sapant l'Union européenne dans son ensemble? Mesdames et Messieurs, parce que la Turquie ne comprend pas les bonnes manières, son traitement par l'Union européenne doit changer radicalement. L'Union européenne doit mettre en œuvre des sanctions strictes, mettre fin à tous les fonds de soutien européens, bloquer tout accord européen de défense, opposer son veto à la vente d'armes européennes à la Turquie et arrêter son processus d'adhésion. Lorsque la Turquie passe du statut de criminel à celui d'État, une approche positive du Parlement européen à son égard peut se justifier.