Entrepreneuriat féminin dans les zones rurales et insulaires et les régions ultrapériphériques (débat)
Merci beaucoup, Mme Princi! Vous avez mentionné un grand nombre de mesures importantes pour renforcer l'esprit d'entreprise féminin dans les zones rurales. Mais cela ne peut se faire qu'avec un financement fiable et stable. C'est pourquoi ma question s'y rapporte. Vous venez de déposer des amendements visant à supprimer la prise en compte de la dimension de genre dans la budgétisation, remettant ainsi en question la fiabilité des financements accordés aux femmes dans tous les domaines que vous avez évoqués. Pourquoi faites-vous cela et pourquoi ne pensez-vous pas que les femmes doivent également être soutenues financièrement dans l'entrepreneuriat?
Entrepreneuriat féminin dans les zones rurales et insulaires et les régions ultrapériphériques (débat)
Madame la Présidente! Ce week-end, j'étais à Kröpelin. Deux femmes engagées y ont construit un café et une boulangerie avec l'aide de fonds européens. Avec une quantité incroyable de cœur, ils créent non seulement des emplois, mais aussi des lieux de rencontre. Ils offrent des cours, rassemblent les gens et montrent à quel point les zones rurales peuvent être dynamiques. De tels exemples donnent du courage. Ils montrent ce qui est possible quand l'encouragement arrive, quand l'engagement rencontre les bonnes conditions-cadres, quand les femmes des zones rurales portent notre région. Ils assurent l'approvisionnement, créent des emplois et maintiennent leurs régions en vie. Et pourtant, ils rencontrent toujours des obstacles structurels. Pour créer une entreprise, il faut avoir accès au financement. Celui qui veut unir famille et autonomie a besoin d'une garde d'enfants fiable et d'une répartition équitable du travail de soins. Ceux qui sont économiquement actifs ne doivent pas être privés de protection sociale à un âge avancé. Mais permettez-moi de dire une chose très claire à propos du PPE: Nous ne considérons pas les femmes et les femmes handicapées comme une ressource entrepreneuriale inexploitée. La discrimination structurelle les empêche de participer sur un pied d'égalité à notre société et à notre économie. Il est significatif que cette constatation soit remise en cause. C'est pourquoi nous devons d'autant plus promouvoir l'amendement aujourd'hui. Mais pour nous: Les femmes ont droit à l'égalité des chances, au respect et à l'autodétermination. C'est notre critère. C'est la seule façon d'avancer.
Nécessité de lutter contre l’antisémitisme et de protéger la vie juive en Europe, à la suite des récentes attaques contre la communauté juive aux Pays-Bas et en Belgique (débat)
Rapport intérimaire sur la proposition de cadre financier pluriannuel pour les années 2028 à 2034 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! Le rapport intermédiaire met en évidence les faiblesses réelles de la Commission dans sa proposition relative au cadre financier pluriannuel: Pas de budget clair, pas de sécurité de planification, pas de simplification pour les bénéficiaires et pas de perspective claire pour les zones rurales, les régions, l'agriculture. Cela, Mesdames et Messieurs, n'est pas dans l'intérêt des citoyens. Et il faut aussi le dire clairement: Les fonds qui ne viendront alors plus pour les domaines mentionnés, qui ne peut compenser aucun niveau. Qu'est-ce que cela signifie? Nous mettons la hache sur ces zones et personne n'en assume la responsabilité. J'invite la Commission à le faire. En ces temps-là, nous n'avons pas besoin de moins d'Europe, nous avons besoin de plus. Et cela signifie que nous ne mettons pas la hache sur la cohésion et que nous ne jouons pas les uns contre les autres différentes priorités, qui sont toutes importantes. Nous devons assumer nos responsabilités. Nous avons besoin de budgets clairs, de structures de fonds claires, d'une sécurité de planification, d'une participation claire des régions, de perspectives claires pour les zones rurales et pour l'agriculture. L'Europe doit se rapprocher des citoyens et non s'éloigner. Et nous devons le dire clairement.
AccessibleEU et stratégie en faveur des droits des personnes handicapées: état des lieux et avenir de la politique de l’Union en matière d’accessibilité (débat)
L'urgence de lutter contre les discriminations dans l'Union grâce à la directive horizontale anti-discrimination (débat d'actualité)
Monsieur le Président! J'ai récemment été au Rostock Goalball Club. J'ai pu m'entraîner pendant une matinée. Goalball est un sport inclusif dans lequel deux équipes tentent de lancer une balle sonnante dans un but de 9 mètres de large. Tous les joueurs portent un bandeau. Ainsi, tout le monde a les mêmes conditions, peu importe si quelqu'un peut voir ou non. Ce jeu exige la plus grande concentration, la confiance en l'équipe et le respect les uns des autres. C'est d'ailleurs de cela qu'il s'agit dans notre travail politique. Pour des chances égales pour tous. C'est l'objectif de la directive anti-discrimination, que nous attendons depuis trop longtemps dans l'Union européenne. La promesse doit être claire. Peu importe qui vous êtes, à quoi vous ressemblez, qui vous aimez, quel âge vous avez, ou si vous avez un handicap, vous devez être libre de façonner votre vie. En ce moment, nous avons besoin de ces signaux clairs, car l'égalité et la tolérance sont attaquées. Et les forces de droite tentent de détruire notre cohésion. Ce qui m'a particulièrement impressionné à Rostock, c'est le fort esprit d'équipe. Face à la montée de la haine et de la violence, ces jeunes s'opposent à la solidarité et à l'équité. Ça me donne du courage. Ensemble, faisons en sorte que ce principe s'applique partout en Europe et que nous déclarions enfin la lutte contre la discrimination!
La situation en Biélorussie, cinq ans après les élections présidentielles frauduleuses (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire! Les applaudissements, c’est ce que nous faisons presque tous les jours. Les uns plus forts et plus fermes, les autres plus silencieux et plus hésitants. Difficile d'imaginer que des gens soient arrêtés à cause d'applaudissements en public. C'est ce qui se passe régulièrement en Biélorussie. Là-bas, les femmes ou les jeunes sont punis parce qu'ils réclament justice. Ils portent des protestations. Celui qui pense librement risque l'exmatriculation, la détention et la perte de l'avenir. Beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui en prison, d'autres vivent en exil. En Biélorussie, il suffit d'applaudir ensemble pour être considéré comme une menace pour l'ordre public. On ne peut pas détourner le regard. Les prisonniers politiques doivent être libérés immédiatement. Dans le même temps, des sanctions ciblées contre ceux qui imposent la torture et la répression sont nécessaires, ainsi qu’un soutien concret aux étudiants, aux journalistes et aux militants biélorusses, tant sur le terrain qu’en exil, au moyen de bourses d’études, d’une facilitation des visas et d’une aide humanitaire. Applaudissons les citoyens biélorusses qui applaudissent pour leur liberté, haut et fort, avec la force du centre de cette Assemblée. Pour l'espoir d'un avenir européen.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire! L'attaque antisémite perpétrée par l'organisation terroriste Hamas il y a deux ans marque le pire jour de l'histoire juive depuis la Shoah. Il a également marqué un tournant dans la vie juive en Europe. Depuis lors, nous assistons à une augmentation alarmante des incidents antisémites sur notre continent: Des attaques contre des synagogues, des discours de haine en ligne, des élèves juifs qui n’osent plus aller à l’école et des personnes qui cachent leur identité. Rien que dans ma région d'origine, le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, il y a eu une augmentation de 77 % des incidents antisémites documentés entre 2023 et 2024. L'antisémitisme a toujours été une menace. Mais aujourd'hui, il est plus fort, plus visible et socialement plus toléré que nous ne l'avons vécu pendant des décennies. C'est une mise à l'épreuve de nos valeurs européennes. Nous devons être clairs: La haine à l’égard des Juifs ne peut être justifiée sous aucune forme, ni par la politique, ni par l’idéologie, ni par la colère à l’égard des événements au Moyen-Orient. L'Europe doit rester un lieu où les Juifs peuvent vivre en sécurité et dans la dignité. C'est aussi notre responsabilité historique. L'Europe était autrefois un enfer pour les Juifs. Aujourd'hui, l'Europe doit être un foyer pour tous et non un lieu de peur. Nous devons nous y tenir. Plus jamais c'est maintenant!
Ce qui m'intéresserait, c'est que vous incitiez à la haine contre d'autres groupes de personnes ici au Parlement, comme vous pouvez réellement le faire ici et dire que vous vous levez contre l'antisémitisme. C’est précisément ce que vous venez d’exposer, à savoir l’antisémitisme et la haine. En effet, ils jouent différents groupes de personnes les uns contre les autres. Ça attise la haine. Cela menace nos valeurs européennes. Et cela finit par menacer aussi les Juifs qui veulent vivre ici en paix: cette haine, cette haine que nous voulons tous combattre ici.
Rôle des politiques de l'Union dans la définition du modèle européen du sport (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! Récemment, je voulais juste acheter un maillot, un maillot de football féminin. Peu importe où je cherchais: Rien à trouver sur place. Au lieu de cela, les étagères pleines de maillots pour hommes, bien qu'il n'y ait pas de championnat actuellement. Un petit moment qui montre à quel point les différences sont grandes. Et c'est exactement de cela qu'il s'agit: L'égalité entre les femmes et les hommes dans le sport est l'un des principaux objectifs du renforcement du modèle sportif européen. Les femmes accomplissent d'énormes choses: dans les clubs, en tant qu'entraîneuses, en tant que fonctionnaires, en tant qu'athlètes. Ils pratiquent le sport, souvent à l’ombre, souvent dans des conditions inégales. Nous exigeons à juste titre une rémunération égale, une promotion équitable, une visibilité égale. Avec l'adoption du rapport sur le modèle sportif européen, l'Europe s'engage clairement en faveur d'un sport fondé sur les valeurs, la participation et la solidarité. Le sport est plus qu'un simple facteur économique. C'est un bien public, un lieu où les gens se rencontrent, vivent en communauté, transcendent les frontières. Cette base ne doit pas être minée par la commercialisation ou l'intérêt des investisseurs. Le sport doit être ouvert à tous – accessible, abordable, indépendamment de l’origine, du sexe, des compétences ou des revenus. Le sport est bien plus qu'une compétition. C'est une rencontre, une cohésion et une école de démocratie, en particulier dans les zones rurales où les associations sont souvent au cœur de la vie sociale. Mais c'est là que les investissements manquent souvent. De nombreuses salles et places sont menacées de fermeture ou doivent être rénovées de toute urgence. C'est particulièrement vrai pour les jeunes. Un cercle vicieux se crée: Moins de possibilités de faire du sport, de se rencontrer, d'être actif, conduisent au retrait, au manque de perspectives et à la communauté. En bref: du terrain de sport au canapé. Cela ne doit pas arriver. C'est pourquoi nous devons renforcer les structures: grâce à une promotion fiable, à des opportunités équitables et à davantage de marges de manœuvre et de compatibilité avec le sport. L’Europe est synonyme d’un sport équitable, diversifié et ancré au niveau régional, un sport qui unit, donne les moyens d’agir et ne laisse personne de côté.
Une nouvelle vision pour les alliances «universités européennes» (débat)
Monsieur le Président! Une jeune étudiante d'une petite ville d'une région rurale. Ses parents n'ont jamais eu la possibilité de partir en vacances à l'étranger. Elle est la première de sa famille à avoir obtenu son baccalauréat et à étudier. Elle ne sait pas vraiment comment se déroulent ces études, elle n’a personne à qui demander – des questions telles que «Comment financer mes études?», «Suis-je assez bon?», «Est-ce que je peux le faire?» la tourmentent. Pour cette jeune femme, l’Europe semble lointaine – une idée sur le papier, mais qui ne fait pas partie de sa vie quotidienne. C'est là qu'interviennent les alliances universitaires européennes: Elles permettent l'échange, l'innovation et la création d'une nouvelle génération d'étudiants européens. Mais ces opportunités doivent également s'appliquer à tous. Les échanges européens, par exemple dans le cadre d’Erasmus+, ne doivent pas concerner uniquement ceux dont les parents peuvent se le permettre. Il doit également s'adresser aux jeunes des régions rurales qui ont peu d'argent ou qui vivent dans des conditions difficiles. La coopération européenne est bien plus qu'un simple avantage pour le marché du travail. Elle montre que l'Europe est là pour tout le monde. C'est la promesse que ce n'est pas l'origine qui décide de l'avenir, mais l'éducation. Je souhaite que cette étudiante ait dès le début cette chance de réaliser ses rêves. C'est ce que nous essayons de faire avec les alliances universitaires européennes.
Initiative citoyenne européenne intitulée «Politique de cohésion pour l’égalité des régions et le maintien des cultures régionales» (débat)
Madame la Présidente! Dat Plattdüütsch mutt blieven et une politique de cohésion forte aussi. La semaine prochaine, la Commission présentera les propositions relatives au cadre financier pluriannuel. La phrase d'introduction ne représente pas seulement une langue, mais tout un mode de vie. Que la langue, la culture et l'appartenance ne sont pas démodées, mais font partie de ce qui rend l'Europe forte. Que ce soit en Mecklembourg-Poméranie occidentale, chez les Sorbes ou ailleurs: Partout en Europe, il y a des gens qui veulent préserver leur langue, leurs traditions et leur identité régionale, souvent sans beaucoup de soutien. C'est là qu'intervient la politique de cohésion. Elle souhaite que les petites régions, les minorités culturelles et les langues régionales de l'UE soient enfin prises au sérieux. La culture et la langue régionales ne sont pas un luxe, elles font partie de notre identité européenne commune. Nous avons besoin d’une politique qui soutienne exactement cela, avec une visibilité, un accès à l’éducation, à la promotion, à la coopération transfrontalière et à l’espace de vivre et de parler sa propre langue, ce qui va de soi. Dat Plattdüütsch mutt blieven et toutes les autres langues et cultures aussi. Cela ne sera possible que si les régions jouent également un rôle central dans le futur cadre financier pluriannuel. C'est ce que j'invite la Commission à faire. Car ce qui rend l'Europe forte, c'est sa diversité et sa cohésion. Ce n'est possible que côte à côte avec les régions.
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Leur présentation et l'accent mis sur les agriculteurs méconnaissent la réunion. Ce n'est pas le jeu des agriculteurs et de l'espace rural. C'est l'erreur qui s'est produite ces dernières années. Nous devons tous les deux nous unir pour créer de réelles perspectives d'avenir pour les zones rurales. Comment comptez-vous faire en sorte qu'une seule chose soit concentrée et que vous reprochiez même que les fonds de cohésion tombent entre de mauvaises mains? Dans les zones rurales, il y a de nombreuses personnes qui s'engagent chaque jour pour des projets, pour des maisons civiques, pour des rencontres. Vous dites que ce sont les mauvaises mains? Quelque chose ne va pas ensemble. Ils jouent différentes personnes dans les zones rurales les unes contre les autres. En fait, les zones rurales doivent s'unir et renforcer la cohésion. C'est important. Comment allez-vous y parvenir si vous jouez les gens dans les zones rurales les uns contre les autres?
Renforcement des zones rurales dans l’UE grâce à la politique de cohésion (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président exécutif! Récemment, j'étais à Zislow, une petite ville au milieu de la campagne de Mecklembourg-Poméranie occidentale. Magnifiquement situé, caractérisé par des gens qui aiment leur maison. La moyenne d’âge est élevée, les jeunes familles manquent, mais on ressent quelque chose de précieux: l’engagement, les idées et la cohésion. Le monde rural est vivant. Non pas parce que tout est simple, mais parce que les gens s'engagent les uns pour les autres et participent activement à la conception de leur maison. Ce qu'il faut, ce n'est pas une manifestation de compassion, mais un véritable soutien, car là où les gens façonnent leur maison avec le cœur et la main, la communauté se crée. C'est précisément cette cohésion que nous devons promouvoir. Nous parlons d'une Europe qui reste unie. Tel est l'objectif de la politique de cohésion. Mais la cohésion n'est possible que si nous pensons à toutes les régions. Les espaces ruraux ne sont pas une note marginale. Ils sont l'habitat de millions de personnes. Ils représentent l'engagement, l'innovation et la communauté. Si nous les négligeons, l’Europe sera déséquilibrée sur les plans politique, économique et social. C'est une erreur que la Commission mette de plus en plus l'accent sur les centres industriels avec ses plans d'examen à mi-parcours et ses plans pour le nouveau cadre financier pluriannuel, mettant ainsi des régions entières à l'écart. Pas avec nous! Nous défendons la participation plutôt que la dépendance, les opportunités plutôt que l'émigration, le droit de vivre dans sa propre région d'origine, avec de bonnes infrastructures, des possibilités de formation équitables et un service public fort. Nous sommes pour une Europe qui ne laisse personne de côté.
La boussole culturelle européenne comme force motrice de la compétitivité économique et de la résilience (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire! La culture ne vit pas seulement dans les métropoles, mais dans les régions, dans les petites villes, dans les initiatives engagées. Mais c'est là que manquent souvent les espaces, les moyens et la visibilité. C'est pourquoi l'initiative de la boussole culturelle est d'autant plus importante. La culture, c'est plus que de l'art et du divertissement: C'est un lien; Elle crée la rencontre, la compréhension et la communion. C'est un espace où les différences ne signifient pas la séparation, mais nous enrichissent. À une époque où la polarisation et l'exclusion augmentent, il est d'autant plus important de renforcer ce caractère unificateur de la culture. Elle nous donne l’occasion de jeter des ponts entre les générations, entre les pays, entre les réalités de la vie. La culture doit être accessible et accessible à tous. C'est pourquoi nous avons besoin d'un soutien ciblé pour les régions en retard de développement, d'un accès simplifié aux financements et, surtout, d'une réelle participation sur le terrain. Ce n'est qu'ainsi que la politique culturelle devient plus qu'une boussole. Elle deviendra un mouvement commun qui rendra l’Europe tangible, proche, colorée et vivante.
Alliance européenne des écoles: potentiel pour achever l'espace européen de l'éducation en renforçant l'innovation, la mobilité et l'inclusivité (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire! Imaginez: une jeune élève d'une petite ville d'une région rurale. Vos parents n'ont jamais eu l'occasion de partir en vacances à l'étranger et des soucis financiers sont à l'ordre du jour. Pour cette jeune femme, l’Europe semble lointaine – une idée sur le papier, mais qui ne fait pas partie de sa vie quotidienne. Mais elle n'est pas seule. De nombreux jeunes n'ont pas la possibilité d'entrer en contact avec leurs pairs d'autres pays. Ils n'ont pas la possibilité de vraiment faire l'expérience de l'Europe parce que c'est trop cher, parce que l'école ne l'offre pas ou parce que personne ne s'en soucie. C'est là qu'intervient l'Alliance européenne pour les écoles. Elle offre aux jeunes la possibilité de travailler ensemble au-delà des frontières, de découvrir de nouvelles perspectives et de nouer des amitiés. Des programmes tels qu’Erasmus+ et eTraining permettent aux élèves de se familiariser avec d’autres cultures, de pratiquer des langues et de comprendre ce que signifie la coopération européenne. Mais ces opportunités doivent s'appliquer à tous. Les échanges européens ne doivent pas concerner uniquement les jeunes dont les parents peuvent se le permettre. Il doit également toucher ceux qui en ont le plus besoin: les jeunes issus de familles à faible revenu, de petits villages, de conditions de vie difficiles. L'école est la clé. Ils peuvent faire en sorte que tous les jeunes puissent participer à des programmes d’échange, quel que soit le revenu ou le niveau d’éducation des parents. Mais cela ne fonctionne que si nous éliminons les obstacles et créons plus d'opportunités. Par conséquent, nous avons besoin d’un soutien financier accru pour les élèves défavorisés, de formats d’échange numériques et locaux, de davantage d’informations dans les écoles afin que tout le monde sache quelles sont les possibilités et de davantage d’argent pour des programmes tels qu’Erasmus+ et eTraining. Les échanges européens sont plus qu'un simple avantage pour le marché du travail. Il change les gens; Il les rend plus ouverts, curieux et confiants. Et surtout, il montre que l'Europe est là pour tout le monde, pas seulement pour certains. Il est la promesse que ce n'est pas l'origine qui décide de l'avenir, mais l'éducation. J'espère que l'élève aura cette chance dès le début de mon discours. Et qui sait, peut-être sera-t-elle un jour devant vous au Parlement européen et sera-t-elle l'une des plus jeunes parlementaires à vouloir faire découvrir l'Europe à un plus grand nombre de jeunes.
Union des compétences: multiplier et améliorer les possibilités d'étude, de formation ou de travail dans l'Union et faire revenir nos cerveaux (débat)
Madame la Présidente! Merci beaucoup, Madame la Commissaire! L'éducation doit être accessible à tous, indépendamment de l'origine sociale ou du lieu de résidence. Une Europe forte a besoin de chances égales. Erasmus+ représente ce qui fait la force de l’UE: Échanges, éducation, égalité des chances. Il a ouvert des portes à des millions de jeunes. Mais tout le monde n'en profite pas: Qu'en est-il des jeunes des régions rurales, des apprentis, des artisans, des soignants? Les obstacles financiers et le manque d'informations les retiennent souvent; Ça ne doit pas rester comme ça. Nous avons besoin d'un meilleur équipement d'Erasmus+, de campagnes d'information ciblées. Dans le même temps, nous devons mieux couvrir les coûts afin que tous puissent se permettre de séjourner dans le cadre d’Erasmus+. Dans tous les débats sur la compétitivité, il est important: L'éducation est un droit fondamental. Erasmus+ ne vise pas seulement à renforcer le marché du travail; il renforce la cohésion sociale, promeut les compétences interculturelles et permet de faire l'expérience d'une Europe unie. En bref: Erasmus+ produit non seulement des professionnels, mais aussi des citoyens ouverts sur le monde et engagés. Faisons un vrai Union des compétences qui donne à tous les mêmes chances!
Stimuler l’enseignement et la formation professionnels en période de transitions sur le marché du travail (débat)
Madame la Présidente! Madame la vice-présidente exécutive! La numérisation, l’intelligence artificielle et l’évolution démographique transforment rapidement le marché du travail. Mais ce changement ne doit laisser personne de côté. La formation professionnelle est essentielle pour donner à tous, qu'ils soient au début ou au milieu de la vie active, les compétences nécessaires pour s'adapter au marché du travail. Des programmes tels qu’Erasmus+ ou Interreg montrent à quel point les échanges internationaux sont précieux. C'est pourquoi nous devons continuer à développer les possibilités d'échanges pour les apprentis et les enseignants. La formation professionnelle doit également être encouragée, en particulier dans les régions rurales. L'apprentissage ne s'arrête pas à la formation. L'apprentissage tout au long de la vie est essentiel pour permettre aux professionnels de suivre le rythme du changement. La formation n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Avec tous les défis et les changements qui se produisent, il est important que nous emmenions tout le monde avec nous et qu'aucune région ne soit laissée pour compte. La promotion de la formation professionnelle n'est pas seulement une responsabilité économique, mais surtout une responsabilité sociale. Notre mission est de faire en sorte que tous aient des chances équitables de se développer et soient activement soutenus dans la transformation de notre monde du travail.
Relever les défis démographiques de l’Union: vers l'utilisation de la panoplie d'instruments en matière de démographie de 2023 (débat)
Monsieur le Président! Une vie autonome dans les zones rurales avec de bons emplois, un logement abordable, une bonne offre de formation, une infrastructure sans barrières où jeunes et vieux vivent bien et aiment vivre. Mais la réalité est souvent différente. On joue de plus en plus souvent la ville contre la campagne. Les femmes sont poussées dans des rôles traditionnels, les jeunes n'ont pas de perspectives professionnelles et les personnes âgées ont du mal à atteindre les infrastructures de soins nécessaires. Le résultat: Beaucoup quittent leur pays et s'installent dans les villes. Il ne faut pas que ça reste comme ça. Les populations locales ont le droit de construire leur avenir là où elles sont enracinées et l'Europe doit les aider à le faire. La politique européenne de cohésion offre de grandes possibilités de combler précisément ces lacunes structurelles et de créer des conditions de vie égales pour tous, par exemple en apportant un soutien ciblé aux femmes dans les zones rurales, en assurant une formation continue ciblée, en encourageant la création d'entreprises et en améliorant la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle. De telles mesures renforcent les femmes et l'ensemble de la région. Elles favorisent la cohésion sociale. Arrêtons de jouer les jeunes contre les vieux, les villes contre les campagnes. Notre tâche est de les rapprocher.
Nécessité de détecter et de contrecarrer les sabotages de la flotte fantôme russe, qui endommagent des infrastructures sous-marines critiques en mer Baltique (débat)
Monsieur le Président! L'avenir de la sécurité européenne se joue dans la région de la mer Baltique. Les câbles sous-marins, les pipelines et les ports sont essentiels au commerce, à la connectivité et à la sécurité de l'approvisionnement. Mais ces infrastructures critiques sont soumises à d'énormes pressions. La flotte fantôme russe cartographie de manière ciblée les installations maritimes. Les récents dommages causés aux câbles sous-marins entre la Finlande et l'Allemagne, la Lituanie et la Suède montrent clairement les menaces. Nous devons agir avec détermination en diversifiant les infrastructures, en améliorant la surveillance et en coordonnant les mesures de protection au niveau européen. Là où il y a des menaces étatiques, nous avons besoin non seulement de stratégies civiles, mais aussi d'une protection militaire. Une alliance forte des États de la région démocratique de la mer Baltique est nécessaire pour défendre les valeurs et faire face avec détermination aux menaces émanant des autocrates. Ma ville natale, Rostock, a un rôle particulier à jouer dans cette évolution. Rostock est non seulement un site portuaire important, mais aussi un point de coordination central pour les questions de sécurité maritime dans la région de la mer Baltique. Ce rôle doit encore être renforcé. Nous devons prendre les rênes nous-mêmes au lieu de continuer à nous exposer à ces menaces.
La mésinformation et la désinformation sur les plateformes de médias sociaux telles que TikTok, ainsi que les risques connexes pour l'intégrité des élections en Europe (débat)
Monsieur le Président! Le Brexit, la réélection de Trump et les élections en Roumanie: L'influence de plateformes telles que TikTok et d'autres médias sociaux sur notre démocratie est évidente. Ces événements montrent les conséquences que peut avoir le fait que des algorithmes, dirigés par des autocrates, décident du contenu que nous voyons. Les autocrates, en particulier les jeunes, tentent délibérément de radicaliser les médias sociaux au moyen de vidéos antidémocratiques et inhumaines et de créer un monde parallèle caractérisé par la haine, les discours haineux et la propagation de scénarios de peur. Là où personne d’autre n’écoute les droits, ils bénéficient d’un accès illimité à un large public sur les médias sociaux, sans être confrontés à une véritable autorité de contrôle. Il y a de plus en plus de désinhibition des opinions et des symboles de droite, fidèles à la devise «Sortir de l’espace numérique, passer à la réalité». Il faut des campagnes d'information centralisées, des compétences médiatiques. Il est nécessaire d’améliorer la poursuite et la surveillance de la haine en ligne, de poursuivre systématiquement les infractions liées aux discours de haine, aux fausses informations et aux appels à la violence. Les médias sociaux ne devraient pas alimenter la peur et propager la haine et les discours haineux. Ils sont là pour construire des ponts, pour se rapprocher, pour nous inspirer. La démocratie ne s'arrête ni aux frontières nationales, ni sur Internet. Cela signifie pour nous d'annoncer la lutte aux autocrates et de ne pas nous rendre dépendants de l'humeur quotidienne d'un Elon Musk, d'un Mark Zuckerberg ou même d'un Vladimir Poutine.