17
Juin
2026
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Répression persistante de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, une société civile libre est primordiale pour tout État. Elle agit comme un garde-fou contre les abus de pouvoir et donne une voix aux citoyens. Mais au Burkina Faso, cette voix est méthodiquement réduite au silence. En quelques mois, plus d'une centaine d'organisations de la société civile ont été dissoutes, des centaines d'associations suspendues. Des journalistes et des médias sont réduits au silence, des étudiants arrêtés pour avoir critiqué le régime. Cette répression se déroule dans une indifférence médiatique importante. Nous devons envoyer un message clair de soutien à tous ceux qui, malgré les menaces, continuent de défendre les libertés fondamentales et les principes démocratiques. La lutte contre le terrorisme ne devrait jamais servir de prétexte pour faire taire les voix critiques. Aucune sécurité durable ne pourra être construite sur la base de la peur et de la répression. Une Europe qui renonce à ses principes ne devient pas plus forte, elle devient simplement moins européenne. Elle n'a pas besoin de choisir entre...