Lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, y compris l'exploitation de la maternité (débat)
Certainement. Vous êtes une femme, vous êtes élue, mais vous appartenez à des groupes politiques qui votent toujours contre les droits des femmes. Quand on a voté la directive sur la transparence salariale pour avoir le même salaire pour les hommes et les femmes, votre groupe politique a voté contre. Et je pourrais citer d'autres exemples. Hier dans notre résolution pour le budget, il y avait pas mal de votes de votre groupe qui allaient à l'encontre de l'égalité hommes-femmes. En ce qui concerne la GPA, si elle est éthique, s'il n'y a... J'ai une amie. Elle ne pouvait pas avoir d'enfants. Sa sœur lui a proposé une GPA. Elle l'a fait et ils sont tous très heureux. Donc je n'ai pas de problème avec la GPA quand elle n'est pas commerciale.
Lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, y compris l'exploitation de la maternité (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, chers collègues, une femme sur trois en Europe a été victime de violences physiques ou sexuelles, et la majorité de ces atrocités se produisent derrière des murs clos, la violence entre partenaires intimes étant la forme la plus courante de violence à l'égard des femmes. Nous parlons de la vie de millions de femmes marquées par la peur, le silence et l'injustice. Et tandis que les femmes luttent pour la sécurité et l'égalité dans la sphère privée et publique de la vie, les mouvements d'extrême droite et ultra-conservateurs s'efforcent de revenir en arrière. Ils glorifient les soi-disant « valeurs traditionnelles » basées sur le confinement des femmes à l'obéissance, à la maternité dans les murs patriarcaux, dépouillées de leur choix et de leur voix. Ils disent qu'ils défendent les familles, mais ce qu'ils défendent vraiment, c'est le contrôle. Les vraies familles sont construites sur l'égalité, les droits partagés, les responsabilités et les opportunités. L'égalité des droits ne détruit pas les familles, elle les renforce. L'égalité des droits ne menace pas nos valeurs, elle les respecte. La violence à l'égard des femmes et des filles est enracinée dans le contrôle, la domination et l'inégalité promus sans relâche par l'extrême droite patriarcale. Nous, progressistes, continuerons à nous battre jusqu'à ce que l'égalité devienne une réalité. Une exploitation de la maternité est, pour moi, la dévaluation du travail de soins, traitant le travail domestique non rémunéré comme une responsabilité des femmes plutôt que comme une responsabilité partagée.
Conséquences institutionnelles des négociations d’élargissement de l’Union (débat)
Mr President, dear Commissioner, dear colleagues, all EU enlargements were not just a success story – enlargement is a beacon of hope, a testament to what we can achieve when we stand strong together. Past enlargements have transformed our continent, bringing peace, prosperity and stability to millions. A new wave of enlargement is now a necessity, but with new members joining, we face real institutional challenges that demand bold actions. At the current stage, to be able to absorb new members, we must move away from the paralysis of unanimity in the Council, because Europe cannot afford to be held hostage by a single veto. We should fully utilise the flexibilities already offered by our current Treaties to act faster and to act smarter. But this is not enough. We need the courage to adopt targeted Treaty changes and reflect the ambitions of our citizens of a Union ready for the future. The Council must not shy away from this conversation, and I regret its absence here today. Silencing the debate on Treaty change is not an act of caution, but a dangerous retreat from responsibility. Dear colleagues, the time to act is now. Let's move beyond paralysis and division, ignite the spirit of solidarity and justice and build a stronger Europe. I thank the rapporteur, Sandro Gozi, for his excellent work, and we must work hard together, because we must, before the end of this mandate, make sure that those candidate countries who advanced quickly, who are doing many efforts, become members of this European Union.
Institution et fonctionnement de comités d’entreprise européens - application effective (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, depuis trop longtemps, le comité d'entreprise européen n'a pas vraiment le pouvoir d'influencer les décisions des entreprises transnationales. L'information est arrivée trop tard, la consultation a été trop limitée et les travailleurs ont souvent été exclus des décisions qui affectent directement leur vie. Aujourd'hui, nous avons l'occasion de changer cela. Cette réforme donne aux comités d'entreprise européens des droits plus clairs, une application plus stricte et une participation contraignante au processus décisionnel. Il assure une consultation précoce et significative, non pas après la fermeture des usines et des sites de production ou la disparition des emplois, mais avant que les décisions ne soient prises. Elle introduit également des sanctions concrètes pour les entreprises qui ne se conforment pas. Permettez-moi d'être clair: il ne s'agit pas de s'opposer à la réglementation et à la compétitivité. Au contraire, une véritable compétitivité exige de la confiance, de la participation et un sens commun des objectifs. Lorsque les travailleurs sont véritablement impliqués dans la construction de l'avenir de leur entreprise, ils deviennent des partenaires dans l'innovation et la résilience et non des obstacles au changement. Ce texte est plus qu'une révision; il s’agit d’une étape importante dans le dialogue social européen. Faisons de cette directive non pas une formalité silencieuse, mais un instrument vivant pour cinq millions de travailleurs européens.
C'est l'Europe - Débat avec Luc Frieden, Premier ministre du Luxembourg (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, Monsieur le Commissaire, chers collègues, au nom du groupe des Socialistes et Démocrates, je vous souhaite la bienvenue, Monsieur le Premier ministre, ici, dans cette maison de la démocratie européenne, un lieu qui incarne l'histoire, mais surtout l'avenir de notre Union. Le Luxembourg et l'Europe forment un couple historique. Nous sommes liés par un destin commun. Pays fondateur, le Luxembourg a vécu toutes les grandes étapes du projet européen tout en étant souvent à l'avant-garde des avancées. Dans les épreuves, il a su reconnaître que son sort se jouait collectivement en plaçant sa confiance dans l'Europe. Et l'Europe a toujours porté notre pays plus loin. Aujourd'hui encore, en ces temps incertains et tumultueux, nous devons réaffirmer cette même confiance en une Europe forte et unie. C'est ensemble que nous surmonterons les menaces, protégerons notre continent, animerons nos économies et renforcerons nos industries. Cela passera parfois par la simplification de nos cadres réglementaires, mais soyez assurés que jamais nous, socialistes, ne sacrifierons nos ambitions environnementales et sociales au profit d'une déréglementation aveugle. Ensemble, nous devons défendre nos valeurs et l'état de droit qui fonde l'Europe. Pour relever tous ces défis, l'Europe doit se doter d'un cadre financier pluriannuel ambitieux, à la hauteur de nos objectifs, mais aussi à la hauteur des attentes de nos concitoyens. Elle doit aussi se donner les moyens d'un fonctionnement plus efficace, de lever les blocages, de contrer les tentatives de chantage et de préparer l'avenir, y compris, Monsieur le Premier ministre – et là, il ne faut pas hésiter –, par des modifications ciblées de nos traités. L'Europe doit aussi rapidement répondre à la crise du coût de la vie, aux défis du logement et renforcer les droits sociaux. Chers collègues, le modèle social luxembourgeois a longtemps été une source d'inspiration pour l'Europe et j'en suis fier. Mais je suis profondément inquiet face à certaines décisions récentes de votre gouvernement, Monsieur le Premier ministre, qui remettent en cause ce modèle et fragilisent la paix sociale. J'espère donc que vous reviendrez sur ces choix et que vous défendrez au niveau européen, à Bruxelles et à Strasbourg, l'approfondissement d'une Europe sociale, juste et solidaire. Enfin, Monsieur le Premier ministre, j'aimerais saluer votre courage ainsi que celui de votre parti, le Parti chrétien-social, pour avoir inscrit le droit à l'avortement dans la Constitution luxembourgeoise. Dans un contexte où les droits des femmes sont attaqués, cette avancée est indispensable. Je souhaite que le Luxembourg inspire l'Europe et que vous puissiez convaincre vos amis du PPE et au sein du Conseil européen d'inscrire ce droit fondamental dans la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Monsieur le Premier ministre, je compte sur vous et sur le Luxembourg pour continuer à être à l'avant-garde, pour porter haut et fort le projet européen. Vive l'Europe!
Enseignements de la Marche des fiertés de Budapest: adopter d'urgence une législation à l'échelle de l'Union en matière de lutte contre la discrimination et défendre les droits fondamentaux contre les attaques de la droite (débat d'actualité)
Madame la Présidente, chers collègues, qu'ai-je vu dans les rues de Budapest? Jeunes et personnes âgées arborant des drapeaux hongrois, européens et arc-en-ciel, réclamant l'égalité, la dignité humaine, la liberté et la démocratie. Et aucune des menaces d'Orbán ne pouvait les faire taire. Bien au contraire! Et tandis que la Pride pacifique a été interdite et diffamée, plusieurs manifestations d'extrême droite ont été autorisées par les autorités hongroises. Mais le désir de liberté et d'égalité était beaucoup plus fort que le nombre insignifiant d'extrémistes et d'idéologues. Les Hongrois ont très bien compris que, tout au long de l'histoire, chaque fois qu'un gouvernement voulait retirer les droits des minorités, la majorité en souffrait également. Les Hongrois veulent une société inclusive. C’est ce qu’ils ont demandé lorsqu’ils ont voté en faveur de l’adhésion à l’Union européenne, une société qui leur donne les moyens d’agir et utilise leur potentiel. La seule façon d'y parvenir est d'adopter une législation antidiscrimination solide à l'échelle de l'UE. Monsieur le Commissaire, l'Union européenne s'est construite sur la promesse de la dignité humaine, de la liberté et de l'égalité. Mais ce n'est pas la réalité pour des millions d'Européens. À Budapest, le peuple, le maire, les organisateurs et les partis politiques ont fait preuve de courage. Ils se sont battus pour l'égalité, même au risque de représailles. Maintenant, c'est au tour de la Commission, comme elle l'avait promis d'agir. Remettre sur la table la directive horizontale anti-discrimination et montrer que, dans l'Union européenne, les libertés fondamentales des citoyens et le droit de réunion ne peuvent être attaqués sans conséquences. En tant que gardienne des traités, gardez et défendez nos valeurs! Vive l'Union de l'égalité!
Implications institutionnelles et politiques du processus d'élargissement de l'Union et défis mondiaux (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, chaque élargissement de notre Union a été une grande réussite, et l'élargissement est devenu une nécessité géopolitique pour nous protéger, nous et nos voisins, contre l'ingérence des régimes autocratiques. Il est important et positif que l'élargissement figure, une fois de plus, en bonne place à l'ordre du jour. La guerre sur notre continent, la montée du fascisme, le changement dans les relations transatlantiques, tout cela nous rappelle que l'élargissement est dans notre propre intérêt stratégique. Il n'y aura pas de raccourcis sur les valeurs et les principes fondamentaux de l'UE. L'adhésion à l'UE doit toujours rester un processus fondé sur le mérite et, par conséquent, en tant qu'institutions de l'UE et États membres, nous devons soutenir les pays candidats. Nous avons aussi des devoirs à faire: des réformes institutionnelles et financières sont nécessaires pour absorber de nouveaux membres. Notre Union fonctionne à peine à l'état actuel avec 27, alors qu'en est-il de 30, 32 ou 35? Nous devons changer notre façon de travailler afin que chaque citoyen, chaque travailleur, chaque entreprise et la société dans son ensemble puissent continuer à bénéficier de notre projet européen. Ayons donc le courage d'adopter des modifications ciblées des traités, de nous éloigner de l'unanimité, d'approfondir la dimension sociale de notre Union et de renforcer l'union de l'égalité, et nous devons tenir nos promesses aux citoyens et aux pays candidats.
Liberté de réunion en Hongrie et nécessité que la Commission agisse (débat)
Monsieur le Président, cher commissaire et chers collègues, la liberté de réunion est le cœur de la démocratie. Et en Hongrie, ce battement de cœur vacille sous le poids de la répression. Lorsque les gens ne peuvent pas se rassembler pacifiquement pour exprimer leurs préoccupations, lorsque leur droit de manifester est écrasé par des tactiques lourdes, c'est un signal clair d'un effondrement des libertés mêmes que nous prétendons protéger. Il est extrêmement triste que nous, les groupes prodémocratiques, continuions à répéter l'évidence. Ce qui se passe actuellement en Hongrie n'est pas seulement une question nationale ou LGBTI, il s'agit des droits fondamentaux de chaque citoyen européen. Si nous laissons la répression du gouvernement hongrois rester sans réponse, nous envoyons un message que la démocratie est négociable. Nous ne cessons de répéter ces messages pour souligner l'urgence de la situation. Monsieur le Commissaire, l'article 7 et les procédures d'infraction ne sont pas des outils optionnels, mais des devoirs essentiels. La crédibilité de notre Union dépend de l'action de la Commission et de sa volonté de défendre la démocratie, les droits fondamentaux et l'État de droit. Les citoyens européens, y compris le peuple hongrois, comptent sur vous. Je marcherai à Budapest pour protester contre l'histoire d'amour entre Poutine et Orbán.
Rapport 2024 de la Commission sur l’état de droit (débat)
Madame la Présidente, chère commissaire, chère rapporteure Ana Catarina Mendes, chers collègues, les rapports de la Commission sur l'état de droit sont devenus un outil essentiel pour le contrôle démocratique. Et année après année, ils mettent en évidence des carences structurelles persistantes, des atteintes à l'indépendance de la justice, des pressions sur les médias et l'affaiblissement de la société civile. Ces signes avant-coureurs sont systématiquement répétés dans chaque édition, mais les véritables sanctions restent insaisissables. Certains gouvernements des États membres continuent de tester jusqu'où ils peuvent aller, franchissant les lignes rouges sans faire face à des conséquences significatives. Ce qui commence comme une violation isolée s'étend d'un État membre à l'autre, à deux, puis trois ou plus. Parmi les tendances les plus alarmantes figurent les tentatives de faire taire la société civile. Les attaques systématiques contre les droits des femmes et les droits des minorités, en particulier les citoyens LGBTI+ dont la dignité et les libertés sont de plus en plus minées par une rhétorique hostile et des lois discriminatoires. N'oublions pas que les discours de haine se terminent trop souvent par des crimes de haine. Lorsque l'Union tolère les transgressions de certains gouvernements, elle trahit ses valeurs fondatrices. Il est temps d’agir: la Commission doit passer de l’observation et du suivi à l’exécution.
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président de la Commission, chers collègues, plus de 84 millions d'Européens sont aux prises avec des problèmes de santé mentale. Pour surmonter cette pandémie silencieuse, nous devons intégrer la santé mentale dans toutes nos politiques sociales et d'égalité, avec des actions concrètes qui vont au-delà du secteur de la santé. Le socle européen des droits sociaux est le cadre idéal pour atteindre ces objectifs. Les politiques en matière d’emploi, de logement, d’éducation, d’enfance et de protection sociale ont une incidence positive sur la prévention et l’atténuation des problèmes de santé mentale. En tant que décideurs politiques, nous ne devons pas hésiter à réglementer les transformations du marché du travail. La numérisation, le télétravail, la gestion algorithmique et le travail via une plateforme peuvent offrir une certaine flexibilité. Les frontières entre le privé et le professionnel disparaissent de plus en plus. Des emplois précaires, des salaires injustes, peu ou pas de droit à la déconnexion et un manque de protection sociale créent un immense stress mental. Comme vous l'avez dit, Monsieur le Commissaire, la santé mentale est un problème économique et, par conséquent, la prévention des problèmes de santé mentale causés par le travail est un investissement qui profite aux travailleurs et aux entreprises. Ensemble, nous devons œuvrer en faveur d’une Union européenne qui protège et promeut la santé mentale au moyen de politiques sociales très fortes et équitables.
Liberté, démocratie et sécurité: patrimoine de l'Europe 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, il y a 80 ans, les armes à feu se sont tues dans toute l'Europe, marquant la fin de la guerre la plus dévastatrice que notre continent ait jamais connue. Et aujourd'hui, nous honorons la mémoire de ceux qui ont été assassinés, qui ont souffert et péri. Et nous réfléchissons aussi sur le long et difficile chemin de la destruction à la paix. Sur les cendres du conflit, l'Europe a choisi la réconciliation plutôt que la vengeance. D'anciens ennemis se sont mobilisés dans la solidarité, jetant les bases d'un continent uni et pacifique. L'Union européenne se présente aujourd'hui non seulement comme une alliance politique et économique, mais aussi comme un puissant symbole de ce que l'unité, le respect mutuel et les valeurs partagées peuvent accomplir. Aujourd'hui, cet héritage est menacé. Partout sur notre continent, l'extrême droite et le nationalisme gagnent une fois de plus du terrain, alimentant la haine et la division. Mais nous ne devons pas oublier où de telles idéologies nous ont conduits autrefois. Les horreurs du passé ne sont pas que de l’histoire, ce sont des avertissements. En cet anniversaire important, réaffirmons notre engagement en faveur d'une Europe forte et unie, qui défend la paix, la démocratie, l'égalité et la dignité de tous ses citoyens. Que notre histoire soit notre guide et que notre unité soit notre force. Aujourd'hui, nous devons également rendre hommage au courageux peuple ukrainien, victime de l'agression brutale du régime autocratique russe.
Modifications récentes de la législation en Hongrie et conséquences pour les droits fondamentaux (débat)
Madame la Présidente, chers collègues, je choisis aujourd'hui de m'adresser directement aux chers citoyens de la fière Hongrie. Pendant trop longtemps, on vous a dit que Bruxelles vous obligeait à accepter les «valeurs étrangères» et que l'Occident cherchait à saper votre culture. Mais permettez-moi d'être clair: Notre message n'est pas une attaque contre vous. Nous demandons seulement que chaque personne en Hongrie soit traitée sans discrimination et que personne ne soit forcé de cacher qui il est. Interdire la fierté et permettre la surveillance par IA envoie un signal dangereux que certains d'entre vous sont moins dignes de liberté et de respect. L'Union européenne représente la Hongrie, où chaque citoyen peut vivre ouvertement, dans la dignité et sans crainte. Chers Hongrois, le gouvernement Fidesz a restreint votre droit de parler librement et votre droit de réunion pacifique. Il est de notre devoir de nous opposer à cela. Les Hongrois méritent les mêmes droits que tous les autres membres de notre Union. Nous croyons en votre force et en votre riche patrimoine culturel. Notre objectif est simple: protéger les droits de tous les Hongrois, en assurant la liberté et l'égalité pour chaque personne dans cette grande nation.
Débat d’actualité (article 169 du règlement intérieur) - Europe sociale: rendre la vie abordable et protéger les emplois, les salaires et la santé pour tous
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire et chers collègues, notre modèle social est totalement sous pression, car la numérisation, la gestion des algorithmes et l'IA ont mis en évidence les faiblesses de notre cadre réglementaire, qui est totalement dépassé. Des millions d'Européens sont touchés. Les jeunes sont de plus en plus pris dans les cycles d'emplois précaires et de protection sociale minimale, tandis que les profits des entreprises augmentent à leurs dépens. Nous devons faire face à cette réalité et prendre des mesures concrètes. Nous observons actuellement une fétichisation excessive de l'innovation et nous devons donc veiller à ce que le progrès technologique profite à la société dans son ensemble. Cela implique d’établir des normes de travail numériques contraignantes pour protéger les travailleurs et d’instituer un contrôle strict de la prise de décision algorithmique afin de garantir qu’elle ne porte pas atteinte aux pratiques de travail équitables. Nous avons également besoin d'investissements ciblés dans des programmes d'éducation et de recyclage pour préparer notre main-d'œuvre aux emplois de demain. En outre, nous devons nous attaquer à la concentration du pouvoir dans le secteur de la technologie. Nous devons veiller à la mise en œuvre intégrale de la législation sur les services numériques et légiférer davantage pour lutter contre les pratiques monopolistiques qui faussent notre économie et aggravent les inégalités. Nous devons agir et légiférer pour renforcer l'Europe sociale.
Union des compétences: multiplier et améliorer les possibilités d'étude, de formation ou de travail dans l'Union et faire revenir nos cerveaux (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président de la Commission, chers collègues, la conviction que la déréglementation déguisée en simplification résoudra les problèmes du marché du travail en Europe et rendra l'Europe plus compétitive est trompeuse. L'affaiblissement de nos valeurs et le retour en arrière sur les réalisations ne renforceront pas notre économie. La véritable compétitivité vient de la libération du plein potentiel de notre main-d'œuvre, du capital humain. C’est pourquoi nous devons construire une véritable Union des compétences, un marché du travail européen intégré où les talents se déplacent librement. Je salue la feuille de route de l’Union des compétences, vice-présidente de la Commission, qui va dans la bonne direction. Aujourd'hui, les entreprises peinent à trouver des travailleurs qualifiés alors que trop d'Européens se heurtent à des obstacles à la mobilité. Cette fragmentation nous freine et, au lieu d'abaisser les normes, nous devons supprimer les obstacles à la mobilité des talents en reconnaissant automatiquement les diplômes et les qualifications afin que les professionnels puissent travailler partout en Europe sans obstacles bureaucratiques pour les PME. Nous devons investir dans la formation transfrontalière parce que nos économies sont interconnectées et que notre système éducatif doit également mieux coopérer, et nous devons garantir la portabilité des droits sociaux et garantir une véritable coordination de la sécurité sociale. L’Union des compétences et l’Union des talents donneront à l’Europe un véritable avantage concurrentiel. Faisons-en une réalité ensemble, Parlement européen, Commission européenne, États membres, régions, partenaires sociaux, monde universitaire et société civile.
Feuille de route pour les droits des femmes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Madame la Vice-présidente, Monsieur le Ministre, chers collègues, lorsque l'on parle des droits des femmes, l'Union européenne doit être claire et précise, sinon elle crée un potentiel de régression. La Commission doit incontestablement soutenir le droit des femmes d'avoir autorité sur leur propre corps. Sinon, l'extrême droite, parrainée par le mouvement anti-genre, fera son pire pour revenir en arrière sur la santé et les droits sexuels et reproductifs. L'Union européenne défend véritablement une union de l'égalité ou ouvre ses portes aux extrémistes d'extrême droite à l'intérieur et à l'extérieur de l'Europe pour diluer les droits des femmes dans tous les domaines de la vie. Ne vous y trompez pas: promettant dans la feuille de route une éducation inclusive et de qualité à toutes les filles et à toutes les femmes, puis la pointe des pieds autour de l'essence de celle-ci, comme la promotion d'une éducation sexuelle complète, joue entre les mains de l'extrême droite et du patriarcat. Il y a un besoin désespéré de progrès et d'égalité réelle, comme les gens qui défilent dans les rues de toute l'Europe le 8 mars l'ont montré très clairement, nous devons donc écouter ces voix. Comme nos valeurs féministes et démocratiques sont attaquées, il n'y a pas de terrain d'entente ou de place pour l'hésitation. Il s'agit soit d'intégrer l'égalité des sexes, soit d'intégrer la misogynie et le sexisme. Monsieur le Commissaire, vous avez tout notre soutien sur cette feuille de route, et le groupe S&D est avec vous.
La collaboration entre les conservateurs et l'extrême droite, une menace pour la compétitivité dans l'Union (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, chers collègues, les conservateurs sont souvent fiers de prétendre incarner le centre politique. Pourtant, ces derniers temps, leurs idées ont de plus en plus résonné avec les partis d'extrême droite. Qu'il s'agisse d'une conception politique grossière ou d'une indifférence téméraire, ce jeu irresponsable met en danger l'Europe et sa compétitivité. Nous entendons souvent des conservateurs et d'autres que nous devons utiliser le bon sens pour accroître notre compétitivité. Eh bien, permettez-moi de vous demander, n'est-ce pas du bon sens de prendre des mesures pour protéger notre environnement, de croire en la science, étant donné que notre production économique dépend d'une planète et d'une population en bonne santé? Ne devrions-nous pas ouvrir davantage de voies à la migration légale pour remédier à nos pénuries de main-d’œuvre, plutôt que de réprimer agressivement la migration et de menacer de fermer les frontières intérieures, sapant ainsi notre marché unique? Et n'avons-nous pas besoin de plus de solutions européennes étant donné que 27 règles nationales créent plus de bureaucratie et de charges administratives pour nos entreprises, à l'opposé de ce que vous voulez réaliser en poussant à un programme de déréglementation sans restriction et dangereux? Tout cela semble être du bon sens pour mon groupe politique. Rendons donc l’Union européenne compétitive, compétitive pour l’avenir et non pour un monde révolu depuis longtemps.
Stimuler l’enseignement et la formation professionnels en période de transitions sur le marché du travail (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, chers collègues, les transitions numérique et climatique transforment nos marchés du travail et représentent un défi pour des millions d'emplois, mais offrent également des millions de nouvelles possibilités. Face à cette nouvelle réalité, nous devons investir massivement dans l'enseignement et la formation professionnels, non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les travailleurs dont les qualifications nécessitent un perfectionnement. La formation de ces travailleurs expérimentés ne consiste pas seulement à leur offrir une nouvelle chance, c'est aussi un impératif social et économique. Nous devons compléter leurs compétences dans des secteurs innovants tels que les technologies numériques, les énergies renouvelables, le secteur des soins de santé et les industries vertes. Néanmoins, la responsabilité ne repose pas uniquement sur les individus. L'État et les entreprises doivent agir. Les États membres doivent garantir un financement plus important pour soutenir l'enseignement et la formation professionnels, et les entreprises doivent être plus ouvertes à l'apprentissage. Combiner la formation théorique en classe avec une composante pratique dans l'entreprise est le meilleur tremplin vers la reconversion professionnelle interne. C’est ainsi que nous transformerons la transition numérique et climatique en une opportunité pour tous nos citoyens, mais aussi pour toutes nos entreprises. Il est également important d'avoir une meilleure reconnaissance de ces diplômes de formation professionnelle car n'oublions pas les millions de travailleurs mobiles et frontaliers dans l'Union européenne.
Relever les défis démographiques de l’Union: vers l'utilisation de la panoplie d'instruments en matière de démographie de 2023 (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, les défis démographiques auxquels l'Europe est confrontée figurent parmi les principales menaces qui pèsent sur la compétitivité de notre Union. L’Union européenne et les États membres doivent créer un environnement qui soutienne les choix de vie de nos citoyens, et nous devons les aider à réaliser leurs aspirations et à concilier vie privée et vie professionnelle en garantissant l’accès à des services de garde d’enfants de qualité, en particulier à la lumière de la prochaine révision de la directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée en 2027. Les pénuries de main-d’œuvre et de main-d’œuvre qualifiée, les pénuries de main-d’œuvre moins qualifiée et le déclin de la population en âge de travailler constituent vraiment un risque important à de nombreux niveaux. Mais si nous l'abordons de la bonne manière. Je pense que les tendances démographiques peuvent renforcer la résilience de l’Europe, et cela ne peut être réalisé que si des politiques cohérentes se concentrent sur l’égalité entre les hommes et les femmes, l’équité intergénérationnelle, la transition numérique et écologique, la gestion de la migration légale et si elles impliquent des régions éloignées et rurales qui sont trop souvent laissées pour compte. Il est également essentiel de promouvoir l’accès de l’UE à des emplois de qualité, à un logement abordable et à un niveau de vie décent. En donnant aux jeunes accès à un logement stable, nous leur donnons les moyens de construire leur avenir et de relever les grands défis de notre temps. Et permettez-moi de vous rappeler le rapport de M. Letta: la quatrième liberté, la liberté de rester. C'est très important pour les régions rurales et éloignées, et nous devons investir dans ces régions.
Projet de la Commission d’inclure la révision des propositions en suspens sur le bien-être animal dans son programme de travail pour 2025 (débat)
Je m'excuse vraiment auprès des interprètes, qui font un très bon travail. J'allais dire que l'amélioration du bien-être animal en Europe n'est pas seulement éthique, mais qu'il est également essentiel de parvenir à une société saine et durable et qu'elle limitera la propagation des zoonoses. L'UE doit donc faire pression en faveur des normes les plus élevées possibles et la Commission doit tenir ses promesses, ce qu'elle fait depuis plusieurs années. Merci beaucoup et Joyeux Noël.
Projet de la Commission d’inclure la révision des propositions en suspens sur le bien-être animal dans son programme de travail pour 2025 (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, depuis de nombreuses années, les citoyens européens demandent une révision de la législation européenne sur le bien-être animal. Jusqu'à présent, trop peu a été fait et cela doit changer. Bien que nous saluions la nomination d'un commissaire chargé du bien-être animal, la Commission doit veiller à ce que toute proposition en suspens soit présentée d'ici 2026. Cela est conforme aux recommandations du dialogue stratégique sur l’avenir de l’agriculture de l’UE. Il reflète également la volonté de millions de citoyens qui ont recueilli des signatures pour des initiatives citoyennes telles que «End the Cage Age» et «Fur Free Europe». Améliorer les questions de bien-être animal en Europe n'est pas seulement éthique, c'est aussi essentiel. (Le Président interrompt l'orateur)
Recommandation au Conseil sur les priorités de l’Union européenne pour la 69e session de la commission de la condition de la femme des Nations unies - Priorités de l'Union européenne pour la 69e session de la commission de la condition de la femme (discussion commune - Priorités de l’Union européenne pour la prochaine session de la commission de la condition de la femme des Nations unies)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, quel est le point commun entre l’Union des femmes pour la paix de 1949 en Belgique, les Mères de la place de Mai en Argentine et Women Wage Peace et Women of the Sun, finalistes du prix Sakharov cette année? Eh bien, il s’agit de mouvements portés par des femmes pour la paix. En cette période troublée et à l’occasion de la 69e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies, il me semble urgent de rappeler la résolution 1325 des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, qui souligne l’importance du rôle des femmes dans le processus de paix, y compris la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Il y a urgence pour que l’Europe s’engage à mettre en œuvre cette résolution, à l’aube de son 25e anniversaire. Si la contribution des femmes au processus de réconciliation est saluée, elle n’est toujours pas intégrée dans les processus formels de négociation de paix. Les femmes sont pourtant à la tête des mouvements pacifiques, ce sont des actrices du changement et les chevilles ouvrières du redressement social et économique à l’issue des conflits. Alors, nous devons porter cette voix, leur voix, dans le monde, pour un monde plus juste, plus humain et plus égalitaire.
Nécessité de mettre à jour la stratégie européenne en faveur des droits des personnes handicapées (débat)
Madame la Présidente! La discrimination à l’égard des personnes handicapées persiste dans tous les domaines de nos loisirs et de notre vie professionnelle, ce qui est inacceptable. Et comment pouvons-nous traiter les personnes handicapées sur un pied d'égalité si nous ne parvenons même pas à nous mettre d'accord sur une définition commune du handicap en Europe? Comment pouvons-nous parler d'une Union sociale et de l'égalité si nos fonds de l'UE les excluent encore du marché du travail? Nous devons cesser de considérer le handicap comme un problème. Nous devons plutôt comprendre que les personnes handicapées constituent un réservoir exceptionnel de talents et renforcent notre union sociale. Une plus grande inclusion des personnes handicapées passe avant tout par la promotion de la diversité de notre main-d’œuvre, la réduction de la pauvreté, l’investissement dans le capital humain afin de créer une prospérité qui profite à tous. C'est précisément pour cette raison que nous devons renforcer la stratégie de l'UE en faveur des personnes handicapées. Je pense également aux investissements dans l'économie sociale, à l'introduction généralisée d'aménagements raisonnables et à l'introduction de quotas dans les entreprises et les administrations. Attaquons-le! Et, Madame la Commissaire, je suis convaincue que nous y parviendrons avec vous et votre équipe.
Renforcer les droits de l’enfant dans l’UE – 35e anniversaire de l’adoption de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant (débat)
Madame la Présidente, nous célébrons aujourd'hui le premier instrument international qui reconnaît les enfants en tant qu'êtres humains ayant droit aux libertés fondamentales et aux droits de l'homme. 35 ans plus tard, nous devons continuer à renforcer les droits de ces enfants ici en Europe. Par conséquent, une éducation sexuelle et relationnelle complète et adaptée à l'âge est un outil essentiel pour prévenir les abus sexuels, la pédophilie et la violence, et elle est essentielle pour la santé des enfants et des jeunes. Dans un monde où les abus sexuels, la violence sexiste, les grossesses non désirées, le sida et les MST posent un risque pour le bien-être des jeunes, l'éducation devient un instrument très puissant. Cependant, malgré les preuves évidentes des avantages de l'éducation sexuelle, elle est toujours contestée. Chers collègues, la santé et le bien-être des enfants ne peuvent être politisés. Il ne s'agit pas d'idéologie, il s'agit des droits de l'homme. Et ensemble, nous devons lutter pour une société plus résiliente sans laisser de côté les groupes vulnérables tels que les enfants handicapés, les jeunes LGBTI, les familles arc-en-ciel, les enfants réfugiés et migrants. Les enfants sont notre avenir, mais n'oublions pas qu'ils sont aussi notre présent.
Législations récentes prenant pour cible les personnes LGBTQI et nécessité de protéger l’état de droit et une Union sans discrimination (débat)
Madame le Président, dans une union d'égalité, il n'y a pas de place pour la discrimination. Je demande au côté droit de cette Assemblée: ne seriez-vous pas indigné si l'un de vos proches ou l'un de vos amis était victime de discrimination en raison de la couleur de sa peau, de sa religion ou de son handicap? Pourquoi certains d'entre vous ne sont-ils pas choqués lorsque des personnes continuent de souffrir quotidiennement de discrimination et de violence parce qu'elles sont lesbiennes, gays, bi, trans, non binaires ou intersexuées? Dans une union d'égalité, il n'y a pas de place pour deux poids, deux mesures. En Europe, le mouvement anti-genre – notamment soutenu par Poutine, Orbán et Meloni, entre autres – se fait de plus en plus entendre et prend des mesures discriminatoires à l’encontre de la communauté LGBTI. L’Europe doit lutter contre cet axe de haine et s’opposer activement à une législation qui porte atteinte à l’égalité, à la liberté et à l’état de droit. L'Europe doit dénoncer les lois discriminatoires et veiller au respect du droit de l'UE et de la jurisprudence de la CJUE. La Commission ne doit pas hésiter à lancer des procédures d'infraction. Nous, socialistes et démocrates, ne vendrons jamais nos valeurs à des fins politiques, et nous ne vacillerons jamais dans notre engagement en faveur des droits des travailleurs aux droits de l'homme, y compris les droits des LGBTQI+.
Nécessité urgente de remédier à l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes (débat)
Madam President, dear Commissioner Dalli, a 13 % gender pay gap in our Union is a scandal and is a slap in the face of our core values. And while I welcome EU legislation and in particular the Pay Transparency Directive, we must face the facts: these initiatives will only be successful if there is real political will for change. And I can hear those in this House who will claim that the administrative burden of this legislation is too high – that's not true – and it's the EU and not we are responsible for that – it's the exact opposite. It is up to our Member States, up to our companies to guarantee gender equality and to ensure the principle of equal pay for equal work. If they had respected our treaties and the Commission recommendations, Europe would not have had to legislate. We all have a responsibility in transforming patriarchy into a Union of equality. And to those who want to portray this fight as an invention of what they call gender ideologists: equal pay is enshrined in our treaties since 1957. Therefore, they must stop blaming the progressives. They should stop making women and workers feel guilty and rather look at their own inability or unwillingness to guarantee equality. Enough is enough. Let us together put an end to the gender pay gap. And thank you very much, Commissioner Dalli, for all the work you have done.