7
Juil
2021
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Agence européenne des médicaments (suite du débat)
Madame la Présidente, je me félicite de la proposition de règlement sur le renforcement du rôle de l'Agence européenne des médicaments. La pandémie de COVID-19 a clairement mis en évidence la nécessité d’une approche coordonnée dans la fourniture de dispositifs médicaux et de médicaments en situation de crise. Je soutiens également fermement l'appel du rapporteur Nicolás González Casares à la nécessité d'un cadre réglementaire approprié pour garantir la fourniture de services de santé de haute qualité dans les situations d'urgence. C’est l’absence d’un cadre juridique paneuropéen qui s’est révélée être le principal problème pour contenir la pandémie. Les principaux défis ont mis en évidence l’absence de mécanisme de collecte et d’analyse des données provenant des États membres, ainsi que l’absence d’évaluation du risque de pénurie de médicaments. L’extension du mandat de l’Agence permettra le développement de thérapies et de stratégies sur mesure pour lutter contre les urgences de santé publique. D'un autre côté, toutefois, conférer des pouvoirs plus étendus sans procéder à une analyse d'impact comporte un certain risque. À ce jour, l’incidence sur les systèmes de santé des différents États membres en termes de ressources financières, administratives et humaines n’est pas claire. La crise sanitaire ne devrait pas être un prétexte pour assouplir le régime de protection des données de santé à caractère personnel. La cyberattaque contre l'Agence des médicaments en novembre dernier a montré la vulnérabilité des systèmes de sécurité. La protection des infrastructures numériques est une priorité absolue. Enfin, le manque de transparence dans la fixation des prix des médicaments sape la confiance du public. Les patients ne sont pas des consommateurs banals des balances sur le marché, ils souffrent les gens, les gens dans le besoin. La société a le droit d'exiger des entreprises pharmaceutiques des principes de tarification socialement responsables.