Monsieur le Président, Monsieur le Président en exercice du Conseil, Monsieur le Commissaire, les chiffres du chômage des jeunes dans l'Union européenne ne sont qu'un symptôme d'un problème fondamental: Pour beaucoup de jeunes, l'ascenseur social a cessé de fonctionner. Ils poursuivent de longues années d'études pour ensuite rencontrer des emplois instables et mal rémunérés et une boucle sans fin de stages non rémunérés. En ce sens, le travail en échange de l’expérience n’est pas seulement une source d’inégalité – tout le monde ne peut pas se permettre ce luxe – mais c’est aussi une violation des droits des travailleurs. En Espagne, 85% des enfants de moins de 30 ans ne peuvent pas s'émanciper parce que l'expérience ne paie pas encore les factures. Et parce que la précarité rend impossible d'être indépendant ou de penser à l'avenir. La solution est facile, camarades: Si vous travaillez, vous collectez. En cette Année européenne de la jeunesse, nous devons dire haut et fort qu'être jeune ne peut plus être synonyme de précarité. Soyons courageux, car les jeunes - comme ils devraient l'être - ne se contenteront pas de moins.
Santé et droits en matière de sexualité et de procréation dans l'Union européenne (suite du débat)
Madame la Présidente, depuis trop longtemps, les femmes ne se prononcent pas librement sur les questions politiques, culturelles, économiques ou sociales qui touchent directement nos vies; Même certains, aujourd'hui, sont encore obsédés par la défense du fait que nous ne pouvons pas décider de notre corps: Nous l'avons vu ces dernières années en Pologne ou en Slovaquie. Pour comprendre l'importance de ce débat, il est crucial de mettre quelques faits sur la table: Selon l'OMS, 47 000 femmes enceintes meurent chaque année dans des avortements non médicalisés, et plus de 16 millions d'adolescentes accouchent principalement par le biais de relations forcées et de grossesses non désirées. C'est pourquoi le Parlement européen a adopté en septembre dernier un rapport appelant à l'inclusion de la violence sexiste dans la liste des eurocrimes, et le texte, basé sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, était très clair sur le sujet aujourd'hui: Le manque d'accès à un avortement sûr et légal est une forme de violence sexiste. Pour tout cela, il est essentiel que nous réaffirmions aujourd'hui dans cette institution, qui représente la volonté des citoyens européens, que les droits fondamentaux sont défendus dans cette Assemblée, et cela inclut, bien sûr, nos droits sexuels et reproductifs: Ce sont nos corps et c'est donc nous qui décidons.
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, les chiffres sont clairs. En août dernier, le taux de chômage des jeunes a presque triplé par rapport au taux de chômage global de l'Union européenne. La crise sociale et économique causée par la pandémie a touché les jeunes de manière disproportionnée. Et si l'on parle de jeunes femmes ou de jeunes du collectif LGTBIQ, de jeunes migrants ou racialisés, les indicateurs sont encore plus dévastateurs. L'Année européenne de la jeunesse doit également nous permettre de nous concentrer sur des questions telles que l'abus flagrant des stages non rémunérés. Nous avons un grand défi: surmonter le centrisme des adultes pour mettre en évidence la pluralité et la complexité des intérêts et des préoccupations des jeunes, qui vont au-delà du marché du travail et passent également par la crise climatique ou la politique économique. À l’occasion de l’Année européenne de la jeunesse, nous demandons que leurs voix soient au cœur de la construction de l’avenir de l’Europe.
L'espace européen de l'éducation: une approche globale commune (débat)
Monsieur le Président, pour que l'espace européen de l'éducation réussisse, il doit être inclusif, accessible et cohérent. C’est pourquoi nous sommes heureux d’être parvenus à un accord dans lequel nous parlons d’éducation parallèlement à des concepts tels que la crise climatique, la transition écologique et numérique, les écarts entre les hommes et les femmes ou la discrimination et dans lequel, au-delà de la perspective purement économique, nous mettons l’accent sur l’apprentissage continu, la formation non formelle ou le volontariat. Ce rapport est un message clair qui invite la Commission à traduire les paroles en actes; C’est pourquoi nous demandons un financement adéquat, ainsi que l’amélioration des conditions de travail dans le secteur de l’éducation et l’inclusion de tous les enseignants dans les programmes de formation et d’échange: Reconquérir la valeur des enseignants et le rôle central de l'éducation dans la stratégie européenne est la meilleure garantie pour l'avenir de tous. Les valeurs européennes, y compris la diversité, doivent également être l'épine dorsale de l'éducation en Europe. C'est donc une bonne nouvelle que ce texte parle résolument du multilinguisme et souligne l'importance d'apprendre toutes les langues des États membres, des langues qui vont au-delà de l'anglais et, bien sûr, au-delà de la définition restrictive des 24 langues officielles que nous avons malheureusement encore dans cette salle et qui ne correspond pas à la réalité linguistique fertile de l'Europe. C'est l'Europe que nous défendons: qui reconnaît dans chaque langue une vision du monde digne de dignité, qui voit dans chaque langue une source de richesse et de force. L’avenir de l’Europe sera également façonné dans la configuration que nous donnons à son éducation: Nous avons une opportunité et nous ne devons pas la manquer.
Renforcer la démocratie ainsi que la liberté et le pluralisme des médias dans l’UE (débat)
M. le Président, Goliath contre David. Ce sont les poursuites stratégiques contre la participation du public: le harcèlement et l'intimidation imposés par les grandes puissances économiques et politiques par le biais de poursuites judiciaires contre des journalistes, des défenseurs des droits de l'homme, des opposants politiques, des militants et tous ceux qui se consacrent à informer, enquêter ou encourager le débat public. Cela a un effet silencieux avec des conséquences dévastatrices pour le bon fonctionnement des démocraties et l'état de droit. Avec ce rapport solide que nous adopterons demain, nous demandons à la Commission d'être aussi ambitieuse que possible avec sa proposition de directive pour mettre fin à ces exigences bâillonnantes dans tous les pays de l'Union européenne. Donnons à David les outils pour se défendre contre Goliath.
Le premier anniversaire de l'interdiction de fait de l'avortement en Pologne (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, une fois de plus, aujourd'hui, nous devons parler de la Pologne. Nous devrons certainement dénoncer à nouveau la dérive autoritaire du gouvernement polonais et celle de son bras exécutif, la Cour constitutionnelle. Mais je ne te donnerai pas une seconde de plus aujourd'hui. Au contraire, je vais concentrer ma minute d'intervention pour en parler. Parler des combattants, parler des femmes polonaises et vous envoyer un message très fort et très clair de la part du Parlement européen: On ne vous laissera pas tranquille. Nous avons vu avec beaucoup de fierté et d'admiration comment vous vous êtes mobilisés pour défendre vos droits, vos corps et vos libertés. Je serai clair. Le déni des droits sexuels et reproductifs est une forme de violence sexiste et une violation des droits de l'homme. Et dans cette maison, les droits de l'homme sont défendus. Aucune femme ne sera libre tant qu'il y aura encore des femmes soumises. Pour cela, camarades, nous vous promettons que nous continuerons à nous battre à vos côtés, en défendant vos droits, qui sont aussi les droits de nous tous. (Applaudissements)
La crise de l'état de droit en Pologne et la primauté du droit de l'Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre: J'ai franchi une ligne rouge. Le dernier défi lancé par les institutions polonaises est une autre attaque inacceptable contre la démocratie, l'État de droit et l'Union européenne. Présidente von der Leyen, il est urgent de réagir au modèle de démocratie illibérale qui a déjà planté trop de semences en Europe. C'est pourquoi je voudrais aujourd'hui vous inviter à lever les yeux. Dans l'Union européenne, il a été emprisonné pour avoir manifesté, organisé un référendum ou rappé. Le droit d'asile est violé. Certains députés peuvent exercer leur mandat sur l'ensemble du territoire, sauf chez eux. Dans l'Union européenne, des journalistes ont été tués pour avoir enquêté sur le pouvoir et la corruption des monarques évadés est dissimulée. Tout cela se passe dans l'Union européenne. Mettons de côté les deux poids, deux mesures. Nous avons besoin d’un mécanisme efficace de contrôle de l’état de droit pour tous les États membres. Les graines de l'autoritarisme germent déjà et craquent les fondations du projet européen. Être pro-européen aujourd'hui, ce n'est pas s'accommoder de l'inaction.
La situation des artistes et la reprise culturelle dans l’UE (débat)
Monsieur le Président, le secteur culturel est touché par la pandémie et c'est pourquoi, depuis des mois, nous appelons de toute urgence à la mise en place d'un cadre européen garantissant un travail décent aux artistes: Sans ce cadre, il n'y a pas de santé culturelle ou de démocratie possible parce que la création artistique est beaucoup plus qu'un divertissement ou un commerce, c'est une partie fondamentale du débat social. C'est pourquoi nous craignons que la liberté d'expression ne soit menacée par un contexte économique qui entrave le processus créatif, mais aussi par la montée de forces de plus en plus réactionnaires. Il y a quelques jours, dans l'État espagnol, un juge, à la demande d'une organisation ultra-catholique, a ordonné le retrait de dizaines de livres sur le thème LGTBI dans onze centres éducatifs. Améliorer la situation de la culture, c'est améliorer la situation des artistes, oui, mais aussi garantir la liberté d'expression qui est la matière première de leur travail; Sinon, ce qui devra être sauvé de toute urgence, c'est notre démocratie.
Monsieur le Président, en juin dernier, les pays de l'Union européenne sont parvenus à un accord visant à renforcer le Bureau européen d'appui en matière d'asile et à en faire une agence européenne à part entière. Un accord que nous avons conclu, car il a permis de réduire le retard dans l'entrée en vigueur de certains articles clés du règlement. Bien que nous saluions les nouveaux rôles qui lui ont été assignés, nous sommes conscients que le travail de l'agence sera valorisé en fonction des politiques qu'elle mettra éventuellement en œuvre. Et ces politiques seront celles énoncées dans d’autres initiatives législatives contenues dans le pacte de l’UE sur la migration et l’asile. Et pour l'instant, nous avons le regret de vous dire que les propositions publiées par la Commission sont loin d'être à la hauteur des attentes du groupe Verts/ALE. Nous leur demandons d'être plus ambitieux et surtout sensibles aux crises humanitaires qui existent. œuvrer à l’élaboration d’une législation qui protège le droit de demander l’asile, garantisse des procédures d’asile efficaces et efficientes et assure un partage équitable des responsabilités entre les États membres. Face au projet réactionnaire de la forteresse Europe, fondé sur la peur et le populisme, nous défendons l'Europe de l'empathie, de la solidarité et des droits de l'homme. Soyons ceux qui construisent des ponts et non ceux qui construisent des murs.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, c'est une source de fierté de voir comment cette Assemblée, petit à petit mais sans pause, s'attaque de plus en plus aux causes et aux conséquences de ce fléau de la violence sexiste. La violence qui, comme nous l'avons expliqué dans le rapport sur lequel nous votons aujourd'hui, affecte non seulement les femmes, mais a également un impact profond sur la vie des enfants, parfois même en l'enlevant. C'est pourquoi le texte est clair: il est important que la législation considère les enfants qui ont été témoins de violences entre partenaires intimes ou qui ont subi des violences par procuration comme des victimes de violences fondées sur le genre. Nous avons besoin que l'Union européenne et ses États membres légifèrent à cet égard et garantissent les droits et l'intérêt supérieur des enfants, afin qu'ils soient protégés dans toutes les situations et en tous lieux. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas à l'heure actuelle et il existe une grande disparité des politiques et de la législation dans l'Union. Enfin, le rapport sur lequel nous votons aujourd'hui indique clairement que les cas de violence entre partenaires intimes doivent être pris en compte lors de la détermination des droits de garde et des modalités de visite. Et c’est crucial, soyons clairs, car un batteur ne sera jamais un bon père.
Définition de la violence fondée sur le genre comme un nouveau domaine de criminalité énuméré à l’article 83, paragraphe 1, du traité FUE (suite du débat)
Madame la Présidente, tout d'abord, merci à tous pour vos discours et pour ce débat très fructueux, qui a une fois de plus contribué à mettre la violence sexiste à l'ordre du jour politique. Mais nous savons qu'après les débats, il est temps de légiférer et, pour aller de l'avant, nous devons agir à travers des majorités parlementaires inattaquables; Et c'est ce que nous devons tous construire aujourd'hui, au-delà de nos couleurs politiques, de notre pays, de notre langue. Aujourd'hui et demain, nous devons voter pour défendre un bien supérieur, qui est notre vie, la vie de chaque fille et de chaque femme en Europe, et cela devrait être au-dessus de toute différence ou divergence. Je tiens à remercier le corapporteur, Malin Björk, ainsi que les rapporteurs fictifs de The Left, Verts/ALE, S&D et Renew pour leur pleine coopération, leur engagement et leur participation afin que ce rapport puisse être adopté. Mais je voudrais tout particulièrement m'adresser à mes collègues du groupe PPE qui, de votre point de vue légitimement critique, ont également apporté une contribution décisive à la préparation de ce rapport. C'est pourquoi je vous demande de continuer ensemble dans cette lutte commune. Compañeras, c'est bien plus ce qui nous unit que ce qui nous sépare et, par conséquent, je lance un appel à la responsabilité de tous pour ce vote crucial. Nous ne pouvons pas mettre fin à ce débat sans une mémoire significative pour toutes ces filles et ces femmes qui ont été victimes de féminicides, l'expression la plus flagrante de la violence sexiste, et aussi pour tous ceux qui aujourd'hui, aujourd'hui, en souffrent. De là, nous vous disons que vous n'êtes pas seuls, que nous sommes ici pour vous et que nous y serons à la hauteur. Angela Davis dit que nous ne devons pas accepter des choses qui ne peuvent pas être changées, mais changer des choses que nous ne pouvons pas accepter. Eh bien, aujourd'hui, nous avons l'occasion de dire que nous n'acceptons pas plus de violence et que le changement est arrivé.
Définition de la violence fondée sur le genre comme un nouveau domaine de criminalité énuméré à l’article 83, paragraphe 1, du traité FUE (débat)
Monsieur le Président, je voudrais commencer ce discours en remerciant les députés européens et les équipes des différents groupes qui ont contribué au fait que, lors de cette session plénière, nous pouvons voter sur un rapport ambitieux, inclusif et, surtout, indispensable. Je pense qu'il est juste de souligner la collaboration et l'attitude constructive qui ont prévalu tout au long de la négociation d'un rapport qui contribuera à tracer la voie vers l'éradication de la violence sexiste, un fléau que l'ONU en est venue à définir comme une pandémie dans l'ombre, qui nous tue pour le simple fait d'être nées femmes. Nous parlons de la violence subie par nos filles, nos sœurs, nos mères et nos grands-mères. Une violence que nous subissons nous-mêmes dans nos rues, nos maisons et nos lieux de travail. Les chiffres sont tragiques. Une femme sur trois dans l'Union européenne a subi des violences physiques ou sexuelles. La moitié d'entre nous ont été harcelés et un sur vingt a été violé. Derrière ces chiffres effrayants, il y a déjà des millions de noms. Des millions de vies tronquées avec lesquelles, en tant que fonctionnaires, nous avons un devoir inéluctable. Je demande à cette Assemblée d'être consciente du moment présent. C'est un vote qui peut être historique. Nous pouvons et devons nous transformer aujourd'hui en un jour où le Parlement européen a massivement appelé à l'inclusion de la violence fondée sur le genre dans la liste des domaines criminels revêtant une dimension européenne. Ce fait, comme vous le savez tous, permettrait à l'Union européenne d'avoir des définitions juridiques, des règles, des sanctions pénales minimales et communes sur l'ensemble du territoire européen, et pour toutes les formes de violence fondée sur le genre, pas seulement les crimes de haine fondés sur le genre, comme la Commission le propose parfois dans son programme de travail. La proposition de la Commission ne suffit pas si elle n'inclut pas les formes de violence fondée sur le genre à l'article 83, et elle diffère de l'engagement que la présidente von der Leyen, dans son discours, a pris lorsqu'elle était candidate et a défendu ce pour quoi nous allons voter dans cette Assemblée aujourd'hui. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons que plusieurs pays montreront leur réticence au Conseil. Mais cela ne peut pas être une excuse pour nous ici aujourd'hui de ne pas faire notre travail; afin que nous ne soyons pas à la hauteur de notre engagement pour le bien-être, la sécurité, la liberté et même le bonheur de ces 50% de la population que nous représentons les femmes. En outre, la modification de l'article 83 pourrait également servir de base juridique à la directive sur la violence fondée sur le genre que la Commission s'est engagée à adopter et que nous insisterons pour qu'elle soit adoptée sans tarder cette année. En modifiant cet article, la directive pourrait non seulement agir dans les domaines de la prévention, de l’accompagnement ou de la formation conformément à la convention d’Istanbul, mais elle aurait également la capacité d’aller plus loin, d’être beaucoup plus globale et ambitieuse, et pourrait également aborder l’aspect pénal de la violence fondée sur le genre. À terme, l’UE disposerait d’outils plus nombreux et de meilleure qualité pour lutter contre les formes de violence à caractère sexiste, qui constituent l’une des violations des droits de l’homme les plus graves et les plus persistantes de l’histoire de l’humanité. Qui pourrait être contre cet objectif, au-delà de l'extrême droite, dont nous savons aujourd'hui qu'elle n'appuiera pas ce rapport. Honnêtement, on ne vous attendait pas. Nous ne nous attendions à aucun vote de la part de ceux qui, jour après jour, montrent qu'ils ne travaillent qu'à réduire les droits et les libertés que nos ancêtres ont gagnés à la main. Aujourd'hui est aussi un jour pour dire à l'extrême droite que, face à leur intolérance et à leur mépris des droits fondamentaux, une majorité de cette Assemblée représentera l'Europe du bien commun, de la prospérité, de la liberté et de la sororité.
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, plusieurs pays à travers le monde ont utilisé le programme d'espionnage Pegasus pour surveiller illégalement des journalistes, des dissidents politiques et des militants. Dans cette Europe qui revendique des valeurs telles que la démocratie, l'État de droit et le respect des droits fondamentaux, nous constatons que ses États membres utilisent cette technologie. L'État espagnol utilise Pegasus pour enquêter sur ses rivaux politiques, y compris président du Parlement de Catalogne, M. Torrent, ou d'un ancien collègue de vous tous, Ernest Maragall. Nous exigeons des enquêtes indépendantes et l'obligation de rendre des comptes dans les pays où il y a eu des cas de surveillance illégale. Enfin, l'utilisation des technologies de surveillance devrait être suspendue jusqu'à ce que l'Union européenne dispose d'un cadre réglementaire garantissant le plein respect des droits fondamentaux.
Violations du droit de l’UE et des droits des citoyens LGBTQI en Hongrie par suite de l’adoption de modifications de la législation au Parlement hongrois - Résultat des auditions organisées le 22 juin au titre de l’article 7, paragraphe 1, du traité UE en ce qui concerne la Pologne et la Hongrie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Monsieur le Ministre, samedi dernier, un jeune Galicien, Samuel, a été tué après avoir été battu. La même nuit dans ma ville, St. Cugat, un autre jeune homme a été agressé inconscient. Les deux attaques ont été menées avec le cri de "maricon!". L'escalade de la violence contre le collectif LGTBI est une urgence que nous devons combattre sans palliatifs. Et cela signifie combattre tous ces mouvements, organisations et gouvernements qui, dans toute l'Europe, normalisent la persécution et stigmatisent les gens pour leur façon de vouloir ou de penser. La loi votée au Parlement hongrois est un exemple de l'institutionnalisation de cette dérive réactionnaire, tout comme le fait que les partis politiques de cette Assemblée, comme Vox, désignent le lieu de travail du rédacteur en chef du magazine satirique. jeudi, incitant ainsi à la violence contre lui. Ils pointent vers les autres pour qu'ils agissent. L'extrême droite travaille toujours contre la liberté avec le cri de "Allez pour eux!" ou "Maricon!" Mais nous leur assurons, encore une fois, qu'« ils ne passeront pas ».
Fonds «Asile, migration et intégration» 2021-2027 - Fonds pour la gestion intégrée des frontières: instrument de soutien financier dans le domaine de la gestion des frontières et des visas 2021-2027 (débat)
Madame la Présidente, Madame la Commissaire, Madame la rapporteure, depuis l'été 2015, lorsque l'Europe a connu une crise humanitaire et politique sans précédent, nous avons été témoins d'un manque systémique de solidarité à l'égard des migrants forcés. Nous avons souffert de l'absence d'un récit qui combat les discours d'exclusion. Dans ce contexte, il est impératif de renforcer les politiques d'intégration. Dans de nombreux cas, ce sont les autorités régionales qui sont responsables de la mise en œuvre de ces politiques et, tout en se félicitant de l’augmentation du budget du FAMI, nous regrettons que le règlement ne fixe qu’une dotation minimale de 20 % pour l’objectif de solidarité du Fonds et une dotation de 5 % pour les collectivités locales et régionales. Il est plus évident que jamais que les défis de l’Europe ne peuvent être relevés que dans une perspective à plusieurs niveaux, où tous les acteurs, y compris les collectivités locales et régionales et la société civile, contribuent à construire une Europe plus forte et plus solidaire.