Les priorités de l'UE pour la 67e session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire Dalli, Monsieur le Ministre, l'écart entre les hommes et les femmes en matière de compétences et d'opportunités numériques est encore trop élevé dans de nombreux pays. La plupart des femmes, et pas seulement dans les pays en développement, n'ont pas accès à l'information, aux services et à une éducation numérique adéquate. Ces circonstances constituent un obstacle sur la voie de l'égalité des sexes, du type le plus ancien, le plus disparate et le plus répandu: l'exclusion ou la marginalisation du marché du travail et donc de l'indépendance économique. Le développement numérique peut être un outil indispensable pour permettre aux femmes de ne pas être forcées de choisir entre le travail et la famille, d'améliorer la qualité de leur vie et de promouvoir l'avancement dans les professions des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques. L'élimination des obstacles n'est donc pas une option, c'est un devoir et une responsabilité politique.
Établissement du programme d’action à l’horizon 2030 pour la décennie numérique (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, avec l'importance et l'utilisation toujours croissantes du numérique, il est de plus en plus difficile pour les citoyens et les entreprises de suivre le rythme. Les nouvelles technologies contribuent au développement économique et social, mais s’accompagnent de risques, d’insécurité et de désinformation. De nombreuses petites et moyennes entreprises ont été abandonnées à elles-mêmes pendant la transition vers la gestion informatique. Il est indispensable de consacrer un pourcentage plus élevé du budget de la FRR à la transition numérique pour donner à toutes les entreprises la possibilité de faire partie d’un réseau virtuel qui relie et unit tous les pays membres. La sécurité des données est également souvent sous-estimée. Informer et fournir des conseils sur cette question est la clé du succès de cette vision. L'établissement de liens entre les pays membres peut et doit servir à accroître les possibilités financières grâce à des lignes directrices et à des protocoles qui facilitent l'échange de données. L'Europe doit être unie dans la définition d'objectifs clairs et dans la mise en place des bonnes voies pour faciliter ces progrès imparables.
Élimination des violences faites aux femmes (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, environ une femme sur trois en Europe est victime de violences physiques ou psychologiques. La prévention de la violence et la protection des victimes sont ce que nous avons demandé dans ce Parlement avec le rapport sur l'impact de la violence domestique, dont j'étais corapporteur, et le rapport sur l'inclusion de la violence fondée sur le genre dans les Eurocrimes. Aujourd'hui, nous pouvons enfin travailler sur la première directive européenne sur la violence à l'égard des femmes et nous ne pouvons pas manquer cette occasion. La violence sexiste ne sera jamais vaincue si les femmes ne sont pas en mesure de la dénoncer, ce qui signifie s'assurer elles-mêmes et leurs enfants et bénéficier d'une protection juridique et d'une indépendance économique. Nous ne pourrons pas prévenir la violence si les peines ne sont pas efficaces et rapides, les peines sont certaines et les tribunaux sont prêts à faire face à ce phénomène avec du personnel spécialisé et des échanges entre le juge pénal et le juge civil et jusqu'à ce que toutes les écoles travaillent sur la culture du respect, à partir des premières classes. Les femmes ne se sentiront jamais en sécurité si les premiers points d'accueil, les forces de l'ordre et le personnel de premiers soins ne sont pas prêts à les protéger. Cette lutte ne doit pas s'arrêter, mais nous voir tous unis vers un seul but.
Prévention, gestion et amélioration des soins concernant le diabète dans l'UE à l'occasion de la journée mondiale du diabète (débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, il y a plus de 33 millions de personnes atteintes de diabète en Europe et ce nombre devrait augmenter. Le diabète est également une maladie complexe, car dans la plupart des cas, il est lié à des pathologies associées: maladies cardiovasculaires, complications rénales, jusqu'à invalidité permanente. À la base du traitement de cette maladie très invalidante et répandue, dont les cas augmentent considérablement, il y a l'alimentation, l'activité physique, mais surtout les médicaments. L’Union européenne doit encourager un champ fertile pour la recherche, qui ne doit pas s’arrêter, afin de mettre des médicaments efficaces à la disposition des patients à des prix abordables et de rendre nos systèmes de santé plus résilients, y compris au moyen de programmes de dépistage et de prévention. Tels doivent être les principaux objectifs de l'engagement européen d'améliorer les soins et la qualité de vie des nombreuses personnes atteintes de diabète ainsi que de leurs familles.
Une meilleure réglementation: unir nos forces pour améliorer la législation (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, le rapport «Mieux légiférer», que nous adoptons aujourd'hui en plénière, revêt une importance fondamentale pour accroître la transparence, la clarté et l'adéquation de la législation européenne, dans l'intérêt des citoyens et des entreprises. En tant que colégislateur, ce Parlement a le devoir de rationaliser et de simplifier la législation qu'il contribue à adopter. Une législation de qualité garantit la sécurité juridique et affecte directement la compétitivité de l’Union européenne, de ses territoires et de ses entreprises. Nous avons besoin d'une approche plus ambitieuse pour éliminer les obstacles et la bureaucratie, au profit de l'intérêt public et d'une mise en œuvre plus rapide de la législation affectant les réalités économiques et sociales nationales. Avec notre vote d'aujourd'hui, Mesdames et Messieurs, nous demandons à la Commission et aux États membres de rendre le processus législatif et le système de transposition des lois plus accessibles, proportionnés et transparents. Nous sommes confrontés à de nombreux défis, mais aussi à des opportunités sur la voie d'une Europe plus forte et plus unie. L'application et l'application effectives du droit dans l'Union peuvent et devraient être notre priorité.
Récents épisodes de canicule et de sécheresse dans l'UE (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, nous devons veiller à ce que la sécheresse n'assèche pas aussi les budgets et la compétitivité de nos exploitations agricoles, qui sont un secteur clé pour l'économie, pas seulement en Italie. Cela ne peut se faire qu'avec le rôle décisif de l'Europe, qui est appelée à lancer des solutions structurelles pour assurer l'autosuffisance alimentaire au niveau communautaire. Le changement climatique et la sécheresse qui en a résulté ces dernières années ne sont pas seulement un problème italien, mais impliquent d'autres pays européens et, pour cela, ils doivent être résolus par une action commune de l'Union. Nous nous demandons donc quelles mesures sont prises en Europe pour faire face au grave problème de la sécheresse, tant sur le plan économique que structurel.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et état d'avancement de la ratification de la convention d'Istanbul (suite du débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, l'anniversaire d'aujourd'hui nous amène à réfléchir sur un phénomène qui constitue non seulement une urgence publique et sociale, mais aussi l'une des violations les plus honteuses des droits de l'homme. Nous arrivons à ce jour symbolique avec un équilibre tragique: Seulement en Italie en 2021, il y a un féminicide tous les trois jours. Mais quiconque pense que les femmes sont le sexe le plus faible a tort. Vivre la vie d'une femme exige beaucoup plus de force et de détermination que celle d'un homme et doit souvent résister à l'injustice, à l'oppression, à l'oppression et aux abus. Dans une société démocratique, il ne peut et ne doit y avoir de place pour aucune forme de violence à l'égard des femmes, mais cela est réalisé par une révolution en termes de sensibilisation de la communauté et ne peut certainement pas être séparé du soutien européen et national. La convention d’Istanbul est le traité international sur les droits de l’homme le plus complet pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes, et s’il est vrai que tous les États membres ont signé la convention, des difficultés subsistent en ce qui concerne sa ratification. Une action urgente est donc nécessaire pour mettre fin aux interprétations erronées de la convention d’Istanbul et placer la protection des droits fondamentaux, l’égalité entre les hommes et les femmes, la sécurité et la justice au cœur de l’agenda politique européen, afin de pouvoir dire aujourd’hui: Nous ne vous laissons pas seul, nous sommes là!
Une stratégie pharmaceutique pour l’Europe (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, je voudrais remercier Mme Montserrat pour l'excellent travail qu'elle a accompli et pour avoir tenu compte des suggestions formulées dans l'avis de la commission des affaires juridiques, dont j'étais le rapporteur. Cette initiative exprime la volonté parlementaire de garantir une meilleure prévention et une meilleure réponse aux futures urgences sanitaires, ainsi que de stimuler le développement et la compétitivité des entreprises européennes. À cet égard, il est essentiel de maintenir un système européen de propriété intellectuelle solide, efficace et équilibré afin d’encourager la recherche et la production dans l’Union et de veiller à ce que l’Europe reste innovante et un leader mondial. En outre, la stratégie est centrée sur le patient et se concentre sur des questions clés au cœur du programme législatif européen dans les années à venir, telles que la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, les maladies rares et chroniques et les cancers pédiatriques. C'est pourquoi je salue le rapport et j'invite tous les députés à le voter.
Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire: garantir une approche coordonnée de l'Union face aux crises sanitaires à venir et rôle du Parlement européen à cet égard (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, l'Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d'urgence sanitaire (HERA) est un instrument central pour renforcer l'union européenne de la santé et une première étape importante vers l'union européenne de la santé, que nous espérions depuis longtemps. La crise pandémique a montré à tous les pays de l’UE que les menaces pour la santé, telles que la COVID-19, n’affectent ni les frontières ni les frontières. C’est pourquoi je ne peux qu’exprimer ma satisfaction face à l’émergence d’une autorité telle que l’HERA, qui améliorera la capacité de préparation et de réaction de l’Union face aux menaces transfrontières graves pour la santé et rendra rapidement disponibles les contre-mesures nécessaires et leur distribution. Il est clair qu'il est nécessaire que cette Autorité soit opérationnelle dans les plus brefs délais, mais sans que cela implique une réduction des prérogatives du Parlement, qui dispose d'un pouvoir essentiel de contrôle et de contrôle démocratique vis-à-vis des autres institutions. La réponse aux menaces sanitaires, comme l’a montré cette pandémie, doit être collective et les institutions européennes doivent continuer à travailler ensemble dans l’esprit de collaboration le plus large et dans le respect de leurs rôles respectifs.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, je voudrais remercier le commissaire Dalli pour son discours et tous mes collègues pour leurs discours. Sur une question aussi importante, il ne peut y avoir qu'un débat large et participatif. Le dossier en discussion a vu la coopération de tous les groupes, et je voudrais les remercier pour leur engagement et leur coopération. La question dont nous débattons aujourd'hui est un exemple crucial de l'importance d'une Union du droit, en particulier à une époque comme celle-ci, où la politique européenne exige une cohésion maximale. Il est inévitable qu'un sujet aussi sensible soit abordé, mais rappelons-nous que l'objectif du rapport doit être de protéger les femmes, les mères et leurs enfants et de prévenir et combattre la violence domestique et ses effets néfastes sur les enfants qui font l'objet de décisions de garde et de garde. Par conséquent, lors du vote, je demande à mes collègues de réfléchir à la nécessité de produire une lettre exempte d'idéologies politiques ou de considérations qui ne sont pas pertinentes en l'espèce, afin de protéger la sécurité juridique et la clarté de notre message institutionnel. Aujourd'hui, le droit des femmes et des enfants d'être protégés et de vivre à l'abri de la violence physique et psychologique doit être surmonté. Faisons de ce rapport un pas de plus vers une société dans laquelle aucune femme ne devrait craindre les abus et les mauvais traitements pour elle-même et ses enfants et dans laquelle aucune discrimination ni violence ne peut être tolérée.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, c'est un honneur pour moi aujourd'hui de présenter, avec ma corapporteure Mme Kontoura, ce débat sur le rapport d'initiative sur l'impact de la violence domestique et des droits de garde sur les femmes et les enfants. Le vote que nous sommes appelés à voter aujourd'hui, en tant que Parlement européen, est d'une grande importance, et je crois qu'il est de notre devoir d'envoyer un message fort, clair et plein d'espoir à toutes les femmes qui ont souffert et continuent de subir des actes de violence physique, psychologique et économique de la part de leurs partenaires et qui se battent chaque jour pour leur propre survie et celle de leurs enfants. La violence domestique est un problème social grave et souvent caché, qui provoque des traumatismes physiques et psychologiques systématiques, avec de graves conséquences pour les victimes et un impact grave sur le bien-être émotionnel, économique et social de toute la famille. Les victimes de cette stigmatisation ne sont pas seulement des femmes, qui souffrent directement de la maltraitance de leur conjoint, mais aussi des enfants qui sont souvent témoins d'actes de violence contre leur mère, avec des conséquences très graves sur leur développement psychologique et émotionnel. Par ce rapport, nous condamnons avec la plus grande fermeté toutes les formes de violence domestique et de violence à l'égard des femmes, et nous demandons que justice soit rendue aux femmes et aux enfants, en particulier dans les procédures de séparation des conjoints et de garde parentale. Dans de trop nombreux cas, la violence domestique est encore négligée et les décisions de justice impliquant la garde partagée ou l'autorité parentale partagée peuvent se transformer en condamnations à mort pour les femmes et les enfants. Cela s'explique également par le fait que les procédures pénales résultant d'une plainte pour violence familiale sont souvent traitées de manière complètement distincte des procédures civiles de séparation et de garde. Les systèmes judiciaires nationaux devraient également disposer d'un collège de professionnels et d'experts, qui peuvent être des chefs de file dans les procédures judiciaires impliquant des enfants et des femmes victimes de violence, afin de veiller à ce qu'ils soient traités selon l'approche la plus appropriée et d'éviter de nouveaux préjudices aux victimes. Tout cela, cependant, ne peut manquer de partir d'une révolution nécessaire en termes de sensibilisation communautaire, ainsi que de formation et d'éducation contre la violence dans tous les lieux et qui ne peut être séparée du soutien communautaire et national. À cette fin également, dans ce rapport, nous demandons à la Commission et au Conseil d'ajouter la violence fondée sur le genre à la liste des domaines de criminalité établie à l'article 83, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, en tenant compte de la nécessité particulière de lutter contre cette criminalité sur une base commune. Avec le vote d'aujourd'hui, Mesdames et Messieurs, nous avons l'occasion de démontrer à toutes les femmes victimes de violence domestique qui ne sont pas seules, que les institutions ne les abandonnent pas, mais plutôt les soutiennent activement. Cette lutte n'a pas de couleur politique, mais elle doit nous voir tous unis vers l'objectif suprême de la protection des droits fondamentaux, de l'égalité entre les sexes, de la sécurité et de la justice.