14
Déc
2022
Regarder
Préparation de la réunion du Conseil européen du 15 décembre 2022 (débat)
Vos Excellences, les membres du Conseil ont la chance de réparer demain la misère faite à la Roumanie en bloquant l'adhésion à Schengen. Sinon, ils rendront service au chancelier Karl Nehammer. Le chancelier autrichien risque de perdre les élections de son pays car la vague d'antipathie déclenchée par le blocus roumain peut se transformer en boomerang lors des élections de janvier. Les entreprises autrichiennes présentes en Roumanie, qui représentent 7% du PIB autrichien, soit 32 milliards d'euros, pressent déjà le gouvernement de Vienne d'inverser son vote, considérant que le vote est profondément injuste. Toute la presse autrichienne: Die Presse, Österreichische Zeitung, Der Standard, Kurier, ORF, même le fonctionnaire critique en chœur l'attitude profondément anti-européenne du chancelier autrichien. Ils l'accusent d'isoler son pays, de punir ses propres entreprises, de détruire la réputation de l'Autriche. Et je vous dis quoi, Monsieur Nehammer, personne n'a jamais gagné une guerre avec la presse! Personne, jamais! L’Autriche ne s’est pas conformée au droit de l’Union et viole donc l’État de droit. Les citoyens autrichiens doivent savoir que, pour cette raison, leur pays peut obtenir des fonds européens bloqués. Et encore une chose, M. Nehammer: La pierre de David, à laquelle peu ont donné une chance, a frappé Goliath. Faites attention à ce que vous commencez avec mon pays! Nous n'oublions pas, même si nous pardonnons. Au lieu de cela, je remercie le vice-président Othmar Karas pour la manière absolument européenne dont il l'a fait et pour sa position, même s'il contredit le président de son propre parti.