22
Avr
2024
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Interdire sur le marché de l'Union les produits issus du travail forcé (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, de temps à autre, l'Europe non seulement émet ce que j'ai si souvent appelé des "eurofollies", mais adopte également des mesures sensées telles que celle-ci, qui interdit les produits fabriqués avec du travail forcé sur le marché de l'UE. Le travail forcé est un grave fléau de la société qui touche une partie importante de la population mondiale. Selon l'Organisation internationale du Travail, il y a des millions de personnes dans le monde, y compris des millions de mineurs, contraintes au travail forcé, et les bénéfices de cette exploitation s'élèvent à près de 220 milliards d'euros chaque année et ces bénéfices ont augmenté de 37% en une décennie. L'esclavage est répandu dans le monde entier, en Afrique et dans la région Asie-Pacifique, dans les États arabes, où le nombre total de personnes asservies par rapport à la population totale augmente considérablement. Une attention particulière est due aux millions de produits qui entrent chaque année sur le marché européen méritent la Chine et certaines de ses régions, où les minorités de confession musulmane sont victimes de graves violations des droits de l'homme depuis des années. Plus d'un million de personnes sont détenues et contraintes au travail forcé. Leur travail forcé contribue à la production de nombreux biens pour diverses multinationales, des biens vendus principalement sur les marchés d'Europe occidentale, donc chez eux. Et si ces situations mettent les frissons, il y a pire: Exploitation des enfants. Des millions d'enfants exploités. Des millions, tandis que nos enfants et petits-enfants vont à l'école pour faire du sport ou s'amuser. Heureusement, c'est un phénomène que l'on tente d'endiguer, mais dans certains pays, certains crient à la vengeance. En Thaïlande, 32% de l'ensemble de la main-d'œuvre est composée d'enfants. Il y a près de 60 millions d'enfants qui travaillent en Inde. Au Népal, 60% des enfants travaillent dans des emplois qui empêchent leur développement. 7 millions d'enfants travaillent au Brésil. C'est pourquoi j'ai accueilli cette mesure avec confiance, qui fournit également des lignes directrices aux opérateurs économiques et aux autorités pour aider à mettre fin à l'esclavage dans les temps modernes.