24
Avr
2024
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Proposition d'abrogation de la loi interdisant les mutilations génitales féminines en Gambie
Monsieur le Président, en février 2020, nous avons adopté une résolution pour l’abolition des mutilations génitales féminines. En 2021, notre ministre allemand a présenté ici, au Parlement européen, la lettre de protection, afin de protéger les filles de la diaspora lorsqu’elles se rendent en Afrique. Le 18 mars 2024, le Parlement gambien a débattu d’une proposition visant à abroger la loi nationale qui interdit les mutilations génitales féminines. Si ce projet de loi est adopté, la Gambie deviendra le premier pays au monde à revenir sur l’interdiction des mutilations génitales féminines. Cela rendrait les mutilations légales, créerait un dangereux précédent en matière de recul des droits des femmes et compromettrait également l’objectif de développement durable 5, qui vise à éradiquer les mutilations génitales féminines à l’échelle mondiale d’ici 2030. La légalisation de l’excision constituerait une violation de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, toutes ratifiées par la Gambie. Au nom des jeunes filles de la diaspora et de la Gambie, au nom de toutes les jeunes filles, ne faisons pas la sourde oreille devant leur désarroi et entendons leur cri du cœur, car ni le Coran – je suis fille de musulmans –, ni la Torah, ni la Bible n’exigent qu’une femme soit excisée.