10
Févr
2025
Regarder
Banque centrale européenne – rapport annuel 2024 (débat)
Monsieur le Président! Madame la Présidente Lagarde! Madame la Commissaire, Mesdames et Messieurs les Commissaires, Merci beaucoup, Mme Lagarde, d'être de retour à la maison avec nous. Je suis très heureux de pouvoir discuter encore et encore avec vous ici ou en commission. Parce que je pense que les échanges en ces temps difficiles sont vraiment importants et importants. Madame Lagarde, je voudrais revenir sur le rapport actuel, mais sur une interview que vous m'avez accordée et que j'ai eu l'occasion de lire dans le Financial Times le 31 janvier. Félicitations pour cette belle interview! Ils l'ont écrit ou donné avec Mme von der Leyen. C'est exactement le problème, Madame Lagarde, vous l'entendez ici de la part de nombreux collègues: la neutralité du marché, la stabilité des prix. Bon nombre de nos collègues du Parlement, qui sont de véritables experts en finance, ont le sentiment que quelque part la neutralité de notre BCE a été perdue – et que vous avez une proximité dangereuse avec la Commission et les chefs d’État. C'est pourquoi je pense qu'il est vraiment difficile de lire ensuite une interview commune, même si vous, Madame Lagarde, et je tiens à vous féliciter expressément à cet égard, les points que vous avez mentionnés dans l'interview sont tout à fait exacts. Vous avez dit que nous devions réduire la surréglementation dans le secteur bancaire. La réponse est très simple. Ici, dans cette maison, la grande erreur: Taxonomie et ESG – une surréglementation totale du système bancaire. Vous avez alors critiqué à juste titre le fait que les entreprises n'émettent pas suffisamment de fonds pour financer nos entreprises. Oui, le ratio de fonds propres est en baisse, c'est la réponse. Puis un autre point: les prix de l'énergie. Bien sûr, les prix de l'énergie sont beaucoup trop élevés. La réponse à cette question est la suivante: Nous avons besoin de plus de gaz fossile provenant du plus grand nombre possible de fournisseurs. Madame Lagarde, je vous prie instamment: Revenez à la neutralité et n'écoutez pas la partie gauche de cette Assemblée. Remettre en cause la neutralité du marché, c'est casser l'euro, c'est écraser notre démocratie.