12
Sept
2023
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Rapport 2022 concernant la Turquie (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, nous connaissons bien la Turquie et Erdogan, ainsi que l'attitude hypocrite de l'Union européenne, afin de servir ses objectifs commerciaux, économiques et géopolitiques. En Turquie, l'État de droit et les droits de l'homme sont violés, les prisons sont remplies de prisonniers politiques, les processus électoraux sont truqués, la communauté kurde est brutalement réprimée. Une définition classique d'un État autoritaire. En outre, les actions provocatrices et illégales de la Turquie à l'étranger se poursuivent. Syrie, Libye, migration, occupation continue de Chypre, colonisation de Varosha, violation de la zone tampon de Pyla, demande de deux États, persécution de nos compatriotes chypriotes turcs progressistes. Je vous rappelle, Monsieur le Commissaire, que s'il y a deux parties à Chypre, il s'agit de la République de Chypre, d'une part, et de la puissance occupante, d'autre part. Alors, qu'est-ce que vous faites? Que fait l'Europe? Est-ce que vous le coupez pour l'adhésion? Il ne le veut pas, et vous non plus, pour être honnête. Mais vous tombez aux pieds d'Erdogan pour élargir l'OTAN, vous éloigner de Poutine, vous aligner sur la politique étrangère de l'Union. Et vous lui offrez des cadeaux, des cadeaux qui sont chers. Une relation spéciale de mise à niveau de l'union douanière sans respecter l'existant, la libéralisation des visas, le commerce de l'or. Des choses inacceptables, car il n'aura aucune obligation ni le problème de Chypre à résoudre, ni la démocratie à construire, ni d'arrêter de se comporter comme un pirate en Méditerranée. Mais nous pensons que nous avons des obligations envers les citoyens européens et vous envers votre histoire. C'est ce que tu veux? S'agit-il d'une politique fondée sur des principes? Je ne pense pas.