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Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
Une femme sur trois a été victime de violence physique ou sexuelle. La violence domestique coûte la vie à une cinquantaine de femmes chaque semaine. Dans les environnements professionnels, 75 % des femmes ont été victimes de harcèlement sexuel et on estime qu’une jeune femme sur deux a été victime de cyberviolence à caractère sexiste. Il est inacceptable que les femmes ne se sentent pas en sécurité dans tous les aspects de leur vie: en public, en ligne, sur leur lieu de travail, chez eux. Les victimes ne doivent pas être retraumatisées au cours de la procédure judiciaire. L'impunité persistante et généralisée dont jouissent ceux qui commettent des actes de violence à l'égard des femmes et de violence domestique est inacceptable. Chaque femme devrait bénéficier de la protection à laquelle elle a légalement droit. Il est également essentiel de reconnaître les enfants qui ont été témoins de violence à l'égard des femmes et de violence domestique en tant que victimes. Il convient de tenir dûment compte de l'intérêt supérieur de l'enfant. Les initiatives menées par la communauté dans mon pays d’origine, Chypre, telles que l’application gratuite «Insavior» fournissant une assistance pratique et immédiate aux femmes en danger, sont louables. Toutefois, elles rappellent également que les menaces pour la sécurité des femmes sont en augmentation. La directive visant à lutter contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique est une réponse très attendue et très bienvenue à un appel lancé de longue date par le Parlement européen.