(EN) Madame la Présidente, ces derniers temps, à chaque session plénière, depuis de nombreux mois, cette exigence de l'état de droit en Grèce et des questions dont le pouvoir judiciaire grec est saisi revient et revient en arrière. Le pouvoir judiciaire grec est une autorité indépendante, complètement indépendante et éprouvée, et cette répétition obsessionnelle d'une question est dirigée contre le gouvernement grec, qui n'a été élu comme gouvernement autonome par le peuple grec qu'aux récentes élections nationales. Je pense que cette demande ne devrait pas être acceptée, car elle a été jugée à plusieurs reprises sans preuves, sans aucune donnée substantielle contre l'État de droit en Grèce.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (débat)
Monsieur le Président, aujourd'hui, nous discutons de la violence fondée sur le genre dans l'ombre des guerres qui ont lieu dans le voisinage plus large de l'Europe, laissant derrière elles des centaines de milliers de femmes, brutalement maltraitées, coulées et assassinées, et des mères avec des bébés dans les bras déracinés, sans espoir. Nous devons être hantés par ces images de honte. Mais partout dans le monde et sur notre continent, bien sûr, en temps de paix, les femmes sont maltraitées tous les jours avec toutes les formes de violence, et les incidents augmentent à un rythme alarmant. L’achèvement de la législation européenne dont nous sommes fiers et dont nous devons – nous soulignons – inclure le viol dans les crimes de grande valeur, ne peut en soi contrôler ce phénomène épouvantable qui afflige nos sociétés. Nous avons besoin de nouvelles normes européennes communes pour lutter efficacement contre la violence. Parce que l'adoption d'actions paneuropéennes en coopération avec les organes compétents et les organisations de femmes reste notre principale priorité au sein de la commission FEMM, avec un travail législatif et politique très important, mais, chers collègues, nous ne devons pas oublier que la violence fondée sur le genre repose sur une conception déformée de l'égalité entre les femmes et les hommes. Avec cette prémisse, ce fait, nous avons l'obligation morale de nourrir les nouvelles générations, à commencer par l'éducation élémentaire, afin que les jeunes sachent dès le plus jeune âge que toutes les personnes, quel que soit leur sexe, ont des droits et des obligations égaux.
Absence de suites législatives données par la Commission à la résolution sur l'utilisation de Pegasus (débat)
Monsieur le Président, une fois de plus dans cette Assemblée, nous demandons à la Commission de prendre une initiative législative sur la base des conclusions de la commission PEGA. Notre travail a été mené à bien avec un effort minutieux et après des visites dans les États membres et des contacts avec les organes compétents. Je vous rappelle que mon pays, la Grèce, mais aussi Chypre, contrairement à d'autres pays, ont coopéré directement avec les membres de la commission et fourni des informations sur tous les cas examinés. Je rappelle également que la Grèce a d'abord légiféré pour interdire l'importation, l'utilisation, la vente et la distribution de logiciels illégaux, ainsi que pour renforcer le traitement pénal de l'utilisation. Il est important de disposer d'une législation similaire dans tous les États membres. Mais, Monsieur le Commissaire, nous avons besoin d'un cadre européen pour la confidentialité des communications et la protection des données à caractère personnel qui garantisse la sécurité de tous les citoyens européens. Il est impératif qu’elle soit achevée d’ici la fin de cette législature dans la perspective des élections européennes de juin 2024.
Urgence d'une réponse européenne coordonnée et d'un cadre législatif concernant les logiciels espions intrusifs, sur la base des recommandations de la commission d'enquête PEGA (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il y a un an, l'utilisation de logiciels illégaux par les États membres a fait l'objet d'une enquête de notre commission Pega, qui est parvenue à sa conclusion. Nous appelons aujourd'hui la Commission à examiner de manière responsable un cadre législatif qui garantisse la sécurité des citoyens tout en respectant leurs droits, la confidentialité des communications et des données à caractère personnel. Mon pays, la Grèce, était sous les projecteurs en raison de liens légaux avec les citoyens, pour des raisons de sécurité nationale par le Service national de renseignement. Malheureusement, cependant, certains dans cette salle ont calomnié la Grèce avec de fausses nouvelles pour avoir prétendument utilisé des logiciels illégaux par le gouvernement. Mais grâce à ce gouvernement et à ses initiatives législatives, la Grèce est le premier pays de l'Union à introduire une interdiction horizontale universelle de la vente, de l'utilisation, de la possession, de la distribution et de l'importation de logiciels malveillants. L'utilisation de ces produits est passée d'un délit à un crime, tandis qu'une procédure spéciale a été introduite pour la levée de la confidentialité avec des conditions très strictes garantissant la protection des droits fondamentaux. Ce n'est pas un hasard si mon pays a grimpé de neuf places dans l'indice de démocratie et de 16 dans l'indice de transparence au cours des quatre dernières années, selon le rapport de Transparency International. Monsieur le Commissaire, vous savez que nous avons la responsabilité de la sécurité des citoyens que nous représentons. Vous devez accélérer votre proposition législative, en particulier compte tenu des défis très graves auxquels nous sommes confrontés, tels que le terrorisme et la criminalité organisée.
Nécessité d'adopter rapidement le paquet «asile et migration» (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, vous savez qu’en 2023 seulement, plus de 2 500 personnes ont été perdues ou portées disparues en Méditerranée centrale. De même, dans le corridor oriental, et plus particulièrement dans la mer Égée, les réseaux criminels qui exploitent les gens poursuivent sans cesse leur action. Depuis quatre ans, le gouvernement grec protège efficacement les frontières extérieures de l'Europe et traduit en justice des centaines de passeurs. Cependant, si la lutte contre ces organisations d'instrumentalisation des âmes ne se fait pas avec une politique européenne commune et la participation de tous les États membres, le phénomène n'est pas vaincu. En outre, une gestion efficace des migrations ne peut être conçue sans la condition préalable nécessaire d'accords sur les retours légaux avec les pays d'origine et de transit des demandeurs d'asile. Dans le même temps, l'organisation d'itinéraires de voyage légaux est plus que jamais nécessaire. Chers collègues, nous avons l'obligation morale et légale de répondre aux principales demandes des citoyens. En tant que rapporteur du PPE sur le dossier de la gestion de crise, en coopération avec des collègues des autres groupes politiques, nous avons élaboré un texte présentant des positions équitables. Quand on veut, on peut. À l'approche des élections européennes, nous devons aux citoyens européens la preuve concrète que la solidarité est une valeur européenne essentielle et je crois fermement que si tous les membres assument une responsabilité aveugle, cela pourrait conduire à l'achèvement de la législation en matière d'asile et de migration avant la fin de notre mandat.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame le Président, dix ans se sont écoulés depuis le premier naufrage tragique avec 368 morts à Lampedusa et nous avons échoué dans la gestion des migrations. Ceux qui nous ont demandé de traiter cette question de manière globale en Europe sont à juste titre déçus. Les États membres adoptent des politiques différentes, la législation est retardée et l'immigration clandestine reste menaçante et incontrôlée. Lors de la récente réunion MED9 au sommet de Malte, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a une nouvelle fois montré la voie: un contrôle strict des frontières extérieures, des itinéraires de voyage légaux, une répression résolue des organisations criminelles de passeurs et une politique de retour efficace dans les pays d'origine. Tout doit être convenu immédiatement, avec détermination, dans la solidarité et le respect de la vie humaine et du droit international. Au printemps, Mesdames et Messieurs, nous serons tous jugés très durement aux élections européennes. Nous devons maintenant assumer nos responsabilités.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, cet été, mon pays, la Grèce, a été mis à l'épreuve. Des incendies mortels et des inondations sans précédent qui se produisent tous les trois cents ans ont secoué ma patrie. Des phénomènes extrêmes ont fait des morts, des villages entiers ont été enterrés, des poumons forestiers ont disparu, tandis que des maisons, des entreprises et des cultures ont été complètement détruites. Le Premier ministre grec, M. Mitsotakis, informera en détail les présidents de la Commission et du Parlement de l'étendue et de l'ampleur des catastrophes et de la nécessité d'un soutien européen. Chers collègues, nous sommes à la merci du changement climatique, avec des développements imprévisibles. En Europe, nous disposons des bons outils financiers, mais ils doivent être revus et adaptés aux circonstances exceptionnelles. Les États membres concernés doivent en bénéficier sans délai et mon pays, la Grèce, doit immédiatement recevoir le soutien financier qu'il mérite.
La nécessité d'une action de l'Union en matière de recherche et de sauvetage en Méditerranée (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, une fois de plus, nous discutons des frontières, une question qui nécessite une approche européenne et globale. Monsieur le Commissaire, nous trouvons inacceptable d'accuser un pays de premier accueil sans arguments ni preuves, d'accuser la Grèce d'être responsable de la perte de vies humaines, sans témoignages, sans preuves, sans données. Voulez-vous savoir quelles sont les données? Que les hommes et les femmes des garde-côtes grecs sont des héros, mesdames et messieurs. Rien qu'au cours des quatre dernières années, de 2019 à 2023, ils ont sauvé 40 000 personnes en mer d'environ 1 300 incidents et arrêté 270 passeurs de 67 organisations criminelles. C'est le rôle de la Grèce et de chacun d'entre nous. Personne n'a le droit d'être et de prétendre être plus humain que l'autre. Nous nous soucions tous d'un problème commun et essayons de trouver une solution. Mais comment pouvons-nous trouver une solution si nous ne décidons pas que le problème majeur et principal, comme vous l'avez souligné, Monsieur le Commissaire, ce sont les passeurs et la manière dont ils poussent illégalement des personnes, des personnes désespérées, dans un paysage inexploré, des personnes qui ne peuvent être sauvées sans une opération de sauvetage et de recherche vraiment puissante, toujours en coopération avec Frontex et toujours dans le respect du droit international. Sinon, quiconque prononce une voix différente pour blâmer les pays de première réception, chers collègues, me permettra de dire, n'aide pas le problème.
Madame la Présidente, au cours de la période écoulée, à chaque session plénière, des collègues spécifiques, au service d'opportunités politiques, ont abordé le sujet de la "corruption de l'État de droit en Grèce", accusant mon pays de fausses nouvelles d'opacité et de corruption. Le rapport annuel dont nous débattons aujourd'hui est la réponse retentissante et fondée sur des données probantes qui rétablit la réalité. Entre autres crises positives, le rapport note une amélioration significative de la position de la Grèce dans les indicateurs internationaux de transparence et des progrès dans les travaux de l'autorité nationale de transparence, un meilleur contrôle financier des fonctions de l'État, des initiatives pour la sécurité des journalistes et une meilleure coopération avec les organisations de la société civile. Chers collègues, le gouvernement grec, avec Kyriakos Mitsotakis comme Premier ministre, travaille en étroite collaboration avec la Commission, avec des positions et des politiques qui servent des normes européennes élevées en matière d'État de droit. C'est pourquoi, lors des récentes élections nationales, il a été récompensé par un mandat fort pour gouverner à part entière, poursuivant ainsi son travail de réforme.
Préparation de la réunion du Conseil européen des 29 et 30 juin 2023, notamment au regard des avancées récentes vers la conclusion du pacte sur la migration (débat)
Monsieur le Président, compte tenu du Conseil, il est maintenant nécessaire de décider, entre autres, que les premiers États d'accueil exigent à juste titre la solidarité dans la pratique, qui, en temps de crise, peut s'exprimer en termes de relocalisation obligatoire. Que des pays comme la Grèce, qui gardent effectivement les frontières de l'Europe, doivent être traités équitablement, que tout le monde doit être impliqué de toutes les manières possibles dans la surveillance et que la Turquie doit être pressée, en tant que pays sûr et partenaire stratégique, de respecter les termes de la déclaration commune de 2016 sur le contrôle des passeurs. Chers collègues, le gouvernement de mon pays, la Grèce, a lancé ces dernières années des initiatives législatives et des pratiques politiques qui abordent efficacement les questions d'asile et de migration, dans le respect des droits de l'homme. Mais nous parlons d'une question européenne commune qui exige la responsabilité de tous les États membres de l'Union européenne. Il n'y a pas d'exception à nos principes européens.
Rapport 2022 sur l'état de droit - La situation de l'état de droit dans l'Union européenne - L'état de droit en Grèce - L'état de droit en Espagne - L'état de droit à Malte (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, une fois de plus, certains députés européens ciblent délibérément la Grèce, en référence cette fois à l'assassinat du journaliste Karaivaz. Cela signifie-t-il que les crimes non résolus qui existent dans tous les pays, je le répète, menacent l'état de droit? Sommes-nous sérieux? La Grèce a grimpé de neuf places dans l'indice de démocratie et de seize dans l'indice de transparence au cours des quatre dernières années, selon le rapport de Transparency International. L'économie a été améliorée, non pas une fois, mais douze fois au fil des ans par les agences de notation internationales, parce que les évaluateurs financiers examinent, entre autres, la transparence qui imprègne les domaines de la gestion financière et de l'utilisation des fonds. En ce qui concerne les logiciels illégaux, vous savez que la Grèce a d'abord institué une interdiction de leur utilisation, de leur possession et de leur commercialisation, et vous savez que les cas des personnes concernées sont pendants devant le pouvoir judiciaire indépendant. Vous remettez en question sa validité aujourd'hui? Même les opposants au gouvernement ne le prétendent pas. "Il y a des juges à Athènes", a récemment déclaré le chef de l'opposition. Ou est-ce que quelqu'un a délibérément ignoré le fait que la démocratie en Grèce fonctionne sur des bases solides depuis 50 ans, que les droits des citoyens et la liberté de la presse sont garantis et que mon pays est gouverné sur la base d'une constitution par un gouvernement démocratiquement élu par le peuple grec? Chers collègues, le Premier ministre grec a convoqué des élections pour le 21 mai. Ceux qui soulèvent aujourd’hui la question de l’état de droit sont motivés de manière provocatrice par l’opposition de mon pays. Ils mettent en péril l'État de droit. Mais au Parlement européen, nous avons été élus pour défendre les valeurs européennes. Et maintenant, pour la première fois dans cette Assemblée, une ingérence illégale est tentée dans un État membre de l'Union européenne qui est officiellement à l'approche des élections. Allons-nous le permettre?
L’érosion de l’état de droit en Grèce: le scandale des écoutes téléphoniques et la liberté des médias (débat d'actualité)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, depuis plusieurs mois, à chaque session plénière du Parlement européen, des groupes politiques spécifiques ciblent la Grèce de manière obsessionnelle et délibérée. Sérieusement, chers collègues, pensez-vous qu'il y ait une érosion de l'État de droit en Grèce? Parlons données. L’affaire des écoutes téléphoniques est pendante devant les juridictions grecques, seules compétentes. En outre, le gouvernement a explicitement précisé qu'il n'a rien à voir avec les logiciels illégaux, et aucune preuve du contraire n'a été trouvée. Les liens juridiques pour des raisons de sécurité relèvent bien entendu de la seule responsabilité de chaque pays. Je note qu'avec une nouvelle loi gouvernementale, la Grèce est le premier pays de l'Union européenne à interdire la possession, le commerce et l'utilisation de logiciels malveillants. Nous n'avons pas vu cela se produire partout. La Grèce a grimpé de neuf places dans l'indice de démocratie en 2022, selon The Economist. C'est l'une des meilleures performances. Et selon le rapport de Transparency International, pour la troisième année consécutive, la Grèce montre une augmentation significative de l'indice de perception de la corruption. Il a grimpé de 16 places par rapport à 2018. La liberté de la presse dans mon pays est garantie par la Constitution et il y a aujourd'hui plus de journaux et de médias électroniques que jamais auparavant. Savez-vous qu'il y a des moyens qui vont jusqu'à insulter même le gouvernement et le Premier ministre et que personne ne les a jamais dérangés? L'opposition s'appuie sur l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières qui classe la Grèce à la fois sous le Tchad et la Mongolie, sans critères, sans méthodologie, sans base scientifique, tout en méprisant le rapport sur la liberté d'expression dans le Media Pluralist Monitor, sous les auspices du Conseil de l'Europe qui évalue la Grèce sur même les pays avec une profonde tradition. Chers collègues, la Grèce est un pays démocratique et vous le savez bien. En adoptant des allégations arbitraires et des ingérences illégitimes, en particulier pendant la période électorale, certains cherchent à nuire au gouvernement grec en soutenant la campagne électorale de l'opposition. C'est la vérité.
Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique: adhésion de l'UE (suite du débat)
Madame la Présidente, la violence à l'égard des femmes est un phénomène mondial, qui ne connaît pas de frontières et qui est une honte pour l'humanité. Au niveau de l'Union européenne, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles, avec 17 millions de victimes chaque année. Les résultats et les statistiques sont utiles, mais les progrès sont à la traîne. Avons-nous épuisé tous les outils européens disponibles, comme nous le devons pour lutter contre la violence fondée sur le genre et pour soutenir et protéger les victimes? La coopération transnationale des États membres et l'évolution de la législation y ont contribué, ainsi que le fait que de plus en plus d'actes de violence sont enfin signalés par les victimes. Mais pour s'attaquer efficacement à ce problème majeur, il faut une tolérance zéro, d'une part, et la ratification immédiate de la convention d'Istanbul par tous les États membres de l'Union européenne, car en tant qu'acte législatif le plus solide, c'est la clé pour garantir une vie exempte de violence pour toutes les femmes et les filles en Europe et au-delà.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
(EN) Madame la Présidente, hier dimanche, le rapporteur de la commission PEGA a organisé une interview dans un journal soutenant la principale opposition en Grèce, intitulée "Nous sommes gravement préoccupés par l'état de droit en Grèce". Dans une autre interview, un collègue, également membre du PEGA, mentionne la Grèce comme un pays se dirigeant vers l'autocratie et indique que l'opposition peut demander à un observateur de l'Union européenne de surveiller les élections. Si c'est possible. Est-ce aléatoire? Parce que ce que ces collègues ont dit, en s'immisçant injustement dans la période préélectorale, est exactement le même que les affirmations non fondées de l'opposition dans mon pays. Cela est sans précédent et ne correspond pas au travail des députés européens. Nous n'avons pas le droit d'interférer avec des évaluations arbitraires dans les affaires intérieures des pays, créant des impressions négatives, en particulier à l'approche des élections législatives. Il est inacceptable de discréditer le travail du gouvernement grec démocratiquement élu, où la démocratie fonctionne efficacement depuis 50 ans.
Criminalisation de l'aide humanitaire, notamment la recherche et le sauvetage (débat)
Monsieur le Président, Madame Strik, il y a tout d'abord deux choses différentes. En effet, la Grèce proteste contre la Turquie parce qu'elle n'accepte pas ceux qu'elle doit accepter lorsqu'elle est un pays sûr. Cela est complètement différent de la signature de la déclaration commune UE-Turquie. La Turquie n'a jamais coopéré à la lutte contre les passeurs. Au contraire, il y a de fortes indications qu’elle favorise et contribue à la traite en «fermant les yeux», comme on dit dans mon pays, c’est-à-dire en ignorant et en méprisant sa signature. Telle est la position de la Turquie vis-à-vis de la Grèce et les preuves que je vous ai fournies sont des preuves. Nous ne parlons pas seulement théoriquement.
Criminalisation de l'aide humanitaire, notamment la recherche et le sauvetage (débat)
Monsieur le Président, une fois de plus, un groupe politique particulier soulève avec insistance une question qui n'existe ni ne caractérise les États membres dans leur gestion du problème migratoire. En ce qui concerne mon pays, la Grèce, il est acquis et prouvé, entre autres, que la Grèce protège efficacement les frontières extérieures de l’Union européenne, en s’engageant en faveur du droit international et de la charte des droits fondamentaux. Que, surtout ces dernières années, la Grèce a été un refuge pour plus d'un million de personnes qui sont venues sur son territoire. Au cours de la période 2015-2022, les hommes et les femmes des garde-côtes ont sauvé eux-mêmes plus de 240 000 ressortissants de pays tiers en détresse en mer. Il convient également de souligner que, sur la question principale de la lutte contre les passeurs, la Grèce a été laissée seule parce que la Turquie viole son obligation de contrôler le trafic organisé depuis son littoral, comme elle en a le devoir en vertu de la déclaration commune UE-Turquie de 2016. Au lieu de critiquer la Turquie pour sa position et pour avoir systématiquement instrumentalisé des personnes désespérées pour nous faire chanter, nous remettons en question la protection juridique des frontières, sans aucune documentation ni preuve. Le travail des ONG, collègues, qui ont aidé à la recherche et au sauvetage de personnes en mer, a été reconnu par les autorités officielles de la Grèce. Mais nous n'accepterons pas les cas d'ONG impliquées dans la facilitation des franchissements illégaux de nos frontières. Dans de tels cas, la première et la dernière raison est l'indépendance du pouvoir judiciaire. Cela signifie le respect de l'État de droit. Il faut à présent mettre un terme à l’adoption de fausses informations qui, de toute évidence, servent à quelque chose. Nous sommes tous confrontés à nos responsabilités et a fortiori au Parlement européen, qui est la plus haute institution démocratique de l'Union européenne. (L'orateur accepte de répondre à une question par une "carte bleue").
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, l'intensité de l'agression turque contre mon pays, la Grèce, a fortement augmenté. Il y a dix jours, un garde-côtes turc a harcelé un navire des garde-côtes qui tentait d'identifier trois navires turcs pêchant illégalement dans les eaux territoriales grecques sur l'île de Farmakonisi. Les Turcs cherchent délibérément à infliger un accident en vue de l'instrumentalisation à l'approche des élections turques. Dans le même temps, le président Erdogan a rétabli le casus belli, menaçant directement la Grèce de guerre si elle étend la mer territoriale à 12 milles marins au sud de la Crète. Le ministre grec des affaires étrangères a déjà écrit au haut représentant Borrell, au vice-président Schinas et au commissaire chargé de la pêche pour demander une réponse immédiate. Chers collègues, compte tenu de la période préélectorale en Turquie et en Grèce et des intentions révisionnistes du voisin, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de manifester immédiatement notre solidarité à l’égard de la Grèce. Il est nécessaire de prendre une décision susceptible de dissuader l'agression de la Turquie contre un État membre de l'Union européenne.
Élimination des violences faites aux femmes (débat)
Madame la Présidente, chaque année, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, nous examinons l'image du phénomène dans l'Union européenne et dans le monde. La violence fondée sur le genre en ligne et hors ligne est profondément enracinée dans les inégalités structurelles de la société et reste silencieuse, constituant une violation brutale des droits de l’homme. À l’ère numérique d’aujourd’hui, la communication, les transactions et les interactions des citoyens dans des espaces numériques inconnus ont mis en évidence le crime de violence fondée sur le genre en ligne, qui prend constamment des proportions incontrôlables, étant donné que, par exemple, une femme sur dix a été victime de harcèlement jusqu’à l’âge de quinze ans, tandis qu’une jeune femme sur cinq dans l’Union âgée de dix-huit à dix-neuf ans signale un harcèlement sexuel en ligne. Bien sûr, je ne parle pas des féminicides fréquents qui sont - je pense, vous êtes tous d'accord - le fléau moderne de l'humanité. La commission des droits de la femme et de l'égalité des genres, en sa qualité personnelle de vice-présidente, a exhorté la Commission européenne à inclure la violence fondée sur le genre dans les crimes majeurs relevant du droit de l'Union et à élaborer un protocole visant à soutenir les victimes, en particulier en temps de crise. Mesdames et messieurs, nous sommes déjà en retard. La Commission a présenté une nouvelle proposition législative et doit être finalisée immédiatement. Nous devons répondre à la demande de tous les citoyens européens. Je crois que nous sommes tous d'accord sur le fait que la violence fondée sur le genre est non seulement contraire aux principes et aux valeurs de l'Union européenne, mais qu'elle est aussi un enjeu majeur des droits de l'homme et de la culture.
Nécessité d'une solution européenne en matière d'asile et de migration, y compris en matière de recherche et de sauvetage (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Monsieur le Commissaire, le débat d'aujourd'hui est une bonne occasion de voir où nous en sommes en matière de migration. En 2022, le nombre d’entrées illégales dans l’Union a de nouveau augmenté après la pandémie. Nous sommes notamment appelés à gérer les menaces hybrides de la Turquie en instrumentalisant les âmes désespérées comme moyen de pression sur l'Union européenne. En tant que femme grecque, je me concentre sur les défis auxquels mon pays continue d'être confronté, malgré les progrès remarquables réalisés par le gouvernement grec sur le problème au cours des trois dernières années. La Turquie poursuit ses provocations en mer Égée, ignorant toute notion de droit, et non seulement elle ne contrôle pas les réseaux de passeurs comme elle le devrait depuis 2016, mais leur fournit plutôt un soutien direct ou indirect, tout en continuant à refuser de manière injustifiée les retours des îles grecques sur son territoire. Chers collègues, la Grèce a réussi à protéger efficacement les frontières extérieures de l'Europe, à contrer les menaces du président Erdoğan et à sauver des vies presque quotidiennes poussées à mort par des criminels. Cependant, la solidarité européenne reste un problème, c'est pourquoi elle doit être définie comme obligatoire. En temps de crise, en particulier, je pense qu'un mécanisme de relocalisation obligatoire des demandeurs d'asile dans l'ensemble de l'Union européenne, ainsi qu'une répartition équitable des responsabilités en matière de sauvetage des personnes en mer, est une voie à sens unique, comme le demande aujourd'hui le ministre grec de la politique migratoire, M. Mitarakis, dans une lettre urgente.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, selon des enquêtes européennes officielles, trois enfants sur quatre jusqu'à l'âge de quatre ans subissent régulièrement des punitions et des violences psychologiques de la part de parents ou d'aidants. 3% des enfants âgés de deux à quatre ans ne se sentent pas en sécurité à la maison, 9% à l'école et 8% en ligne. Il va sans dire que ces taux augmentent considérablement chez les adolescents avec de nombreuses heures d'activité quotidienne sur Internet. Pendant la pandémie et le confinement, il y a eu une augmentation considérable des cas de violence domestique à l’encontre des enfants, ainsi qu’une augmentation alarmante de la violence en ligne à l’encontre des mineurs, en particulier du crime d’abus sexuels. Les victimes de ce crime, qui osent enfin s'exprimer, soulignent la nécessité d'une nouvelle proposition législative pour prévenir et combattre la forme la plus odieuse de violence. Chers collègues, nous avons l'obligation première de protéger efficacement chaque enfant à risque. Je crois que vous êtes d'accord pour dire que si nous, en tant que famille européenne, ne nous concentrons pas sur les enfants et leur avenir, nous n'avons aucune raison d'exister.
Responsabilité de FRONTEX pour les violations des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l'UE à la lumière du rapport de l'OLAF (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le rapport manque de base juridique et ne débouche pas sur des conclusions claires et concrètes. Toute discussion sur l'immigration doit être sérieuse et responsable. Parlons avec la vérité: Le rapport coïncide avec la recrudescence de l'agression turque contre la Grèce et l'instrumentalisation de personnes désespérées. Juste avant-hier, les Turcs ont conduit 92 personnes à Evros, les ont maltraitées, les ont déshabillées et les ont forcées à traverser la frontière grecque. La commissaire, Mme Johansson, en a été informée. Ces personnes ont été sauvées par les autorités grecques. Y a-t-il des preuves avérées de refoulements illégaux dans le rapport? Sinon, ce n'est pas son boulot. Son travail est de vérifier les responsables de toutes les erreurs, et les erreurs sont corrigées. Saviez-vous que, chaque jour, des hommes et des femmes des garde-côtes grecs sauvent des vies en mer? Savez-vous – ou quelqu’un ignore-t-il – que la Turquie ne remplit pas son obligation, mais couvre plutôt – si elle ne soutient pas déjà – les circuits des passeurs et bafoue son obligation découlant de la déclaration commune UE-Turquie de 2016? Chers collègues, les erreurs sont corrigées. Mais nous n'annulons pas le rôle de Frontex. Lorsque nous parlons d'illégalités en relation avec la vie humaine et les valeurs humaines, nous devons utiliser des preuves, des arguments et des faits spécifiques. Sinon, nous ne sommes pas sérieux au sujet du problème. Frontex est nécessaire. Nous avons besoin d'une protection forte des frontières extérieures tout en respectant les droits fondamentaux. Les citoyens européens en ont besoin et nous leur devons cela.
Interventions d'une minute sur des questions politiques importantes
Monsieur le Président, la Turquie a récemment intensifié son agression contre la Grèce et Chypre, avec l'instrumentalisation des migrants, de graves menaces quotidiennes et de la propagande avec de fausses nouvelles. Le président Erdogan et les hauts responsables menacent directement l'intervention militaire contre la Grèce, nous rappellent la catastrophe de l'Asie Mineure en référence à Smyrne, remettent en question la souveraineté de nos îles et - aujourd'hui encore - M. Çavuşoğlu nous a dit de rassembler nos esprits parce que nous en subirons les conséquences. Le Premier ministre, M. Mitsotakis, et le gouvernement, par le biais de lettres et de contacts, internationalisent le comportement du voisin et recherchent systématiquement le dialogue dans le cadre du droit international et du droit de la mer. Chers collègues, les résolutions condamnant jusqu'à présent la Turquie, les rapports d'avancement sévèrement critiqués et les recommandations de l'Union européenne visant à respecter les règles de bon voisinage laissent le président Erdogan indifférent, qui ne tient pas compte de l'histoire et des valeurs européennes. Le moment est enfin venu d'imposer immédiatement des sanctions graves et sévères à la Turquie. Si ce n'est pas maintenant, quand?
Systèmes de surveillance et de logiciels espions prédateurs en Grèce (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le sujet dont nous débattons aujourd'hui est européen et mondial. Parlons honnêtement. La surveillance juridique du téléphone de notre collègue, M. Androulakis, a été effectuée par les services secrets grecs, tandis que le Premier ministre, M. Mitsotakis, lorsqu'il en a été informé, a réagi immédiatement. Il a ordonné que toute la lumière soit faite sur l'affaire par la commission de justice et d'enquête de la Chambre et a précisé que le lien n'a rien à voir avec des logiciels illégaux tels que Predator. Il a immédiatement accepté les démissions des personnes concernées et a pris une initiative législative pour renforcer le contrôle des motifs juridiques de levée de la confidentialité, afin de protéger les droits des citoyens. La Grèce est le berceau de la démocratie avec l'État de droit et un gouvernement démocratique libéral. C'est la vérité. Les logiciels malveillants sont des phénomènes morbides qui affectent les droits fondamentaux et nécessitent un traitement sérieux immédiat. C'est la responsabilité de tout le monde.
Pertes de vies humaines, violences et traitements inhumains infligés aux personnes sollicitant une protection internationale à la frontière hispano-marocaine (débat)
Madame le Président, vingt-trois autres êtres humains sont récemment morts dans des circonstances tragiques, ce qui nous invite à saisir cette occasion. Les migrations ne se prêtent pas à l’exploitation politique ou à la quantification de l’humanisme – la vie humaine est d’une valeur primordiale pour tous – et ne se prêtent pas non plus à la séparation des pays de l’Union européenne sur la base de leur situation géographique. Par-dessus tout, nous ne devons pas permettre l'instrumentalisation de personnes désespérées par souci d'opportunité. Dans la pratique, nous devons faire preuve d'une tolérance zéro à l'égard du travail misérable des passeurs et de ceux qui les soutiennent. Chers collègues, la réponse au problème découle du droit international et des valeurs européennes: est la politique européenne commune en matière d'asile; il s’agit d’une juste prise de responsabilité dans une solidarité sincère et d’une protection efficace et sérieuse des frontières extérieures – un droit inaliénable de chaque État membre.
Décision de la Cour suprême des États-Unis de remettre en cause le droit à l'avortement aux États-Unis, et nécessité de protéger ce droit ainsi que la santé des femmes dans l'Union européenne (débat)
Madame la Présidente, la décision de la Cour suprême des États-Unis d'Amérique d'abolir le droit des femmes à un avortement conditionnel après 50 ans est un coup dur porté à la protection des droits de l'homme à l'échelle mondiale, car ce droit, ainsi que la contraception (1965) et la dépénalisation des relations homosexuelles (2003), ont été consacrés dans le même article de la Constitution des États-Unis d'Amérique. En outre, la majorité judiciaire qui a abouti à l'arrangement anachronique contraste fortement avec la société américaine qui représente la droite à 60%. Toutefois, outre son caractère régressif, la décision de la Cour suprême est clairement dangereuse car elle a mal évalué ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, notamment le fait que, par exemple, 60 % des 121 millions de grossesses non désirées se terminent par un avortement; considérant que la dépénalisation de l’avortement n’a pas un effet dissuasif, mais conduit plutôt à des services médicaux dangereux pour les femmes enceintes; considérant que les interdictions et les restrictions introduisent des inégalités entre les femmes économiquement malades qui ne sont pas en mesure de se rendre dans les pays voisins pour résoudre leur problème; Les complications pendant la grossesse ou l'accouchement sont responsables du décès des adolescents âgés de 15 à 19 ans. Chers collègues, les principales questions sociales qui nous préoccupent ne sont pas traitées par des interdictions. Dans l'Union européenne, nous avons l'obligation de prendre des décisions qui unissent et ne divisent pas. Les États membres devraient, en organisant et en respectant toujours la subsidiarité, dépénaliser l’avortement, lutter efficacement contre les violences sexuelles, éduquer les adolescents sur la sexualité, la contraception, la grossesse, les services médicaux et les soins postnatals. Le monde change, chers collègues, et l'Union européenne des valeurs démocratiques se tourne vers les générations futures, sérieusement et de manière responsable. Les droits de l'homme fondamentaux consacrés dans les luttes de nombreuses années exigent et bénéficieront de notre protection ininterrompue.