13
Déc
2021
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Lutte contre la violence à caractère sexiste: cyberviolence (débat)
Monsieur le Président, merci beaucoup. Monsieur le Commissaire, je suis désolé. Mesdames et Messieurs, Maintenant que le monde évolue en ligne, en particulier pendant la pandémie, il est suivi par diverses formes de violence: les discours haineux, la pêche à la traîne, le harcèlement ou le chantage à l’aide de contenus pornographiques. La cyberintimidation peut commencer en ligne, mais se termine souvent hors ligne avec des conséquences dévastatrices pour les victimes et leurs familles. Tout ce qui est interdit hors ligne devrait également être interdit en ligne. Une fois de plus, j'insiste sur le fait que je suis fermement opposé à la violence, mais conformément aux compétences conférées par les traités et d'une manière idéologiquement neutre. Tout d'abord, le rapport ne parle pas de violence à l'égard des femmes et des filles, mais utilise le concept non conventionnel de genre. Pour cette raison, il peut y avoir de nombreuses inexactitudes dans l'application du droit pénal, ce qui nécessite des garanties de grande portée de la part de toutes les parties. L'un d'eux est le principe de sécurité juridique. On ne peut y parvenir en introduisant de nouveaux concepts flous. Étant donné que l’article 83 du traité mentionne déjà la criminalité informatique dans le catalogue des eurocrimes, la mention de la cyberviolence à caractère sexiste dans le rapport devrait être considérée comme un exemple d’interprétation large qui constitue un abus manifeste et ne doit être traitée qu’en termes d’instrumentalisation du droit pénal de l’Union à des fins strictement politiques. Pour moi personnellement, il est triste qu'une fois de plus un sujet aussi important que la violence à l'égard des femmes et des filles ait été gâché par des intrusions idéologiques inutiles.