La surveillance de figures politiques, de procureurs, d'avocats et de journalistes, et d'autres personnes physiques et morales dans les États membres au moyen de logiciels de cybersurveillance(débat)
Je vous demande de faire un peu attention à l'époque. Je ne vous ai pas interrompu, car je pense que c'est une discussion très importante et je veux laisser de l'espace et du temps pour m'exprimer, mais il est également important de respecter les temps.
La surveillance de figures politiques, de procureurs, d'avocats et de journalistes, et d'autres personnes physiques et morales dans les États membres au moyen de logiciels de cybersurveillance(débat)
L’ordre du jour appelle le débat sur les déclarations du Conseil et de la Commission sur la surveillance des responsables politiques, des procureurs, des avocats et des journalistes, ainsi que d’autres personnes physiques et entités dans les États membres de l’UE utilisant des logiciels de cybersurveillance (2022/2546(RSP)). Je voudrais informer les honorables députés que des orateurs des groupes politiques participeront à ce débat. Je tiens également à souligner qu'il n'y a pas de procédure à la demande pour tous les débats de cette période de session et qu'aucune demande de carte bleue ne sera acceptée. En outre, comme ce fut le cas lors des périodes de session récentes, des interventions à distance sont prévues depuis les bureaux de liaison du Parlement dans les États membres. Je voudrais également vous rappeler que les discours dans l'hémicycle continueront d'être prononcés à partir de la tribune centrale et j'invite donc les députés à consulter la liste des orateurs et à s'approcher de la tribune centrale à l'approche de leur temps de parole. Je donne maintenant la parole, au nom du Conseil, à M. Clément Beaune, sous-secrétaire aux affaires européennes.
Renforcer l’Europe dans la lutte contre le cancer (débat)
Je remercie le rapporteur et tous les collègues qui se sont exprimés. Le débat est clos. Les votes sur les amendements auront lieu aujourd’hui, mardi 15 février 2022, et le vote final aura lieu demain, mercredi 16 février 2022. Déclarations écrites (article 171)
MeToo et le harcèlement: conséquences pour les institutions de l'UE (suite du débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, il y a maintenant quatre ans, le mouvement MeToo s'est répandu dans le monde entier grâce à la force, grâce à la détermination de certaines femmes qui ont décidé de dénoncer le harcèlement et les abus reçus des hommes de pouvoir. Je tiens donc à le dire clairement, une fois de plus, dans cette Assemblée, une fois de plus aux collègues qui le nient: Certes, tous les hommes ne sont pas harceleurs, bien sûr, mais tout le harcèlement que les femmes reçoivent est causé par les hommes. C'est la vérité et à partir de cette vérité, nous devons commencer. Puis vint le moment où l'on tentait de diminuer la valeur de cette plainte collective au cri de « si je la cherchais », « n'exagérez pas avec les plaintes, n'exagérez pas avec le MeToo », « s'ils recevaient du harcèlement certaines femmes c'est parce qu'elles donnaient l'idée d'être disponibles ». Nous devions encore écouter les discussions sur les raisons pour lesquelles, même, nous avions trouvé le courage de dénoncer, peut-être après quelques années, et cela aussi, chers collègues, souligne, pour la énième fois, combien tragiquement les femmes sont encore deux fois victimes. Les victimes la première fois, quand elles sont maltraitées, quand elles sont harcelées, quand elles sont anéanties, quand elles sont violées et les victimes même une deuxième fois, quand elles sont jugées pour la façon dont elles s'habillent, pour ce qu'elles disent, pour la façon dont elles s'amusent et même si elles n'ont pas trouvé la force de signaler un traumatisme immédiatement. Mais ici, dans la maison de la démocratie, nous voulions ajouter notre voix à celle des milliers de femmes qui ont signalé des cas de violence et d'abus. Il est important, Mesdames et Messieurs, de faire entendre la voix forte et claire des institutions européennes en faveur de tous ceux qui, par leurs plaintes, ont ouvert un débat absolument nécessaire. Alors disons-le ensemble, haut et fort, MeToo!
Lutte contre la violence à caractère sexiste: cyberviolence (suite du débat)
Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, Mesdames et Messieurs, la violence a des racines anciennes, mais elle a de nouvelles formes dans lesquelles elle se manifeste et ces nouvelles formes exigent de nous tous et de nos stratégies qu'ils se renouvellent, qu'ils trouvent de nouvelles voies. Les formes par lesquelles la violence se manifeste changent au fil du temps et aujourd'hui, elles peuvent utiliser l'aide des nouvelles technologies et de l'espace virtuel, mais tout cela a des conséquences très concrètes et très graves sur la vie des femmes et, en général, sur la vie des gens. Les nombreux cas de venger le porno et, en général, l’intimidation et le harcèlement qui sont exercés par l’intermédiaire de Facebook, de Twitter, d’applications de messagerie et de l’espace virtuel ont montré que l’effet amplificateur est dévastateur. Nous connaissons des femmes qui se sont suicidées pour tout cela, d'autres ont été forcées de changer de nom. Ne pas prendre soin de tout cela signifie laisser les femmes encore plus seules. C'est pourquoi ce Parlement est invité à répondre dès maintenant.
Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et état d'avancement de la ratification de la convention d'Istanbul (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, une victime toutes les six heures en Europe, toutes les six heures. Ce sont des chiffres, des histoires, parler de chacun de nous, parler de chacun de nous, parce que chacun de nous, directement ou indirectement, a vécu cette violence. Indépendamment de notre condition sociale et de notre appartenance religieuse, de notre condition de vie parce que, qu'elle soit physique ou psychologique, qu'elle soit implicite ou effrontée, comme elle l'est souvent, la violence traverse toute notre vie et reste une limite insupportable et insupportable à notre dignité, à notre liberté et, finalement, à notre vie. Monsieur le Commissaire, Monsieur le Président, nous devons donc nous demander aujourd'hui: Cette urgence figure-t-elle en tête des priorités des institutions européennes et de cette Assemblée? La réponse est non, car ce n'est pas le cas. Il suffit de considérer que nous n'avons pas encore été en mesure, par exemple, de ratifier la Convention d'Istanbul, qui est un instrument minimal. Nous devrions aller bien au-delà, bien au-delà, et nous n'avons pas été en mesure de le faire non plus. Nous sommes l'otage de gouvernements illibéraux et antidémocratiques, qui continuent de bloquer même les mesures minimales qui seraient nécessaires pour protéger les femmes et ne pas transformer cette journée en une simple journée de commémoration pour les victimes. Ça ne peut pas être juste ça. Nous devons aller plus loin, nous devons donner des réponses à ces femmes. Il n'y a plus de temps, nous n'avons plus de temps. Des femmes meurent tuées par des hommes, qui sont des camarades, d'anciens camarades et des maris. Ce n'est pas une tragédie naturelle, chers collègues, ce n'est pas une inondation, ce n'est pas un tremblement de terre! Ce sont des crimes qui sont commis par des hommes au nom d'une culture précise appelée patriarcat, et que nous, à partir d'ici, à partir d'ici, devons renverser et vaincre.
Politique agricole commune - aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres et financés par le FEAGA et par le Feader - Politique agricole commune: financement, gestion et suivi - Politique agricole commune - modification du règlement OCM et d'autres règlements (débat)
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, nous laissons aujourd'hui derrière nous un travail long, comme cela a été dit, un travail complexe, un travail difficile, mais aussi un travail tant attendu, ce qui nous a amenés à comparer, au cours de ces trois longues années de travail, des positions très différentes, même très lointaines, jusqu'à ce que nous parvenions à ce que je considère comme un équilibre satisfaisant, que nous livrons aujourd'hui aux citoyens européens. Rappelez-vous, chers collègues, je veux être très honnête avec vous: Tout peut toujours être amélioré, tout peut toujours être amélioré, vous pouvez toujours faire mieux. Mais je crois que l'honnêteté intellectuelle doit nous faire reconnaître ici ce matin que le texte que nous sommes sur le point d'approuver apportera des innovations importantes à l'agriculture européenne. L'honnêteté intellectuelle doit nous faire reconnaître que le point d'arrivée de ce travail est très loin du point de départ, parce que beaucoup a été amélioré grâce au travail, permettez-moi de le dire avec fierté, en particulier du Parlement, qui a toujours travaillé pour maintenir la barre de la plus haute ambition, qui a combattu, nous avons combattu, parfois nous avons même affronté - le commissaire le sait - avec le Conseil et avec la Commission pour que les attentes des agriculteurs, de nos agriculteurs, ne soient pas trahies. Donc, aujourd'hui, nous approuvons un bon texte, un texte qui, je crois, devrait nous faire reconnaître fièrement les résultats que nous avons obtenus. Nous avons évité la renationalisation, c'était un risque réel. Tout en laissant une certaine souplesse aux États membres, nous avons maintenu un contrôle de conformité par la Commission. Par-dessus tout, nous donnerons aux citoyens une PAC, disons, plus juste, plus attentive aux jeunes, plus verte, et surtout plus juste grâce à la conditionnalité sociale, ce qui est un résultat qui est vraiment - et je veux le reconnaître et le réitérer fièrement - dû au travail qui a été fait avant tout par notre famille politique, ma famille politique, les socialistes et démocrates. Je crois donc que nous voterons aujourd'hui sur tous ces résultats que nous devons revendiquer fièrement. Nous votons pour donner à nos agriculteurs les réponses qu'ils attendent depuis trop longtemps, après une période difficile qui a été celle de la pandémie. Et je suis sûr que le Parlement sera à la hauteur de ces attentes.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs, Monsieur le Commissaire, les gouvernements réactionnaires et subversifs, comme nous le savons, s'attaquent toujours aux droits de tous. Mais ils commencent toujours, et l'histoire nous l'enseigne, par les droits des femmes. Les réactionnaires n'aiment pas que les femmes soient libres, les réactionnaires n'aiment pas que les femmes puissent choisir, que ce soit leur carrière, leurs amours, leur corps et, oui, leur vie. Cette loi liberticide, suspendue à juste titre en attendant la révision constitutionnelle, est un exemple de ce qui peut arriver et enfin un avertissement, qui nous dit comment nous ne pouvons pas, même ici, même dans notre Union européenne, ne jamais baisser la garde. Nous, collègues, vous savez, nous savons, nous nous battons tous les jours ici aussi pour défendre les femmes et leurs droits fondamentaux et nous sommes toujours prêts à offrir notre aide aux femmes et aussi aux hommes texans, qui veulent vivre dans un état de droit, où leurs libertés sont garanties et où il n'y a pas de retour au Moyen Âge et à la chasse aux sorcières.
Les conséquences des violences conjugales et des droits de garde sur les femmes et les enfants (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Madame la Commissaire, pleurant, criant, plaidant, le bruit des portes brisées. Ce sont là, Monsieur le Président, les bruits qui accompagnent l'étude des cas du soi-disant «syndrome d'aliénation parentale», comme l'a noté Daniela Poggio, féministe et spécialiste du PAS. Et le désespoir de ces enfants reste coincé sur eux et les empêche de dormir, de penser à autre chose, il nous oblige à nous demander comment il est possible qu'en Europe, dans la patrie de l'Etat de droit, au nom d'un prétendu syndrome rejeté par la communauté scientifique, les mères et les enfants soient enlevés. Ils l'appellent aussi "syndrome de la mère malveillante" ou "syndrome de la mère symbiotique", afin de ne pas laisser de doutes sur le fait que ce prétendu syndrome se nourrit de préjugés sexistes très graves. En Italie, les avocats Teresa Manente et Ilaria Boiano de Différence entre les femmes De 2018 à 2020, il y a eu 100 cas d'enfants retirés d'un parent pour cette raison. Dans 8 cas sur 10, le refus de l ' autre parent a été imputé à la mère; dans 9 cas sur 10, l'enfant n'a jamais été entendu par le juge; dans 100 cas sur 100, dans tous les cas, les mères ont été intimidées, ont été restreintes dans leur liberté, doivent garder le silence et doivent subir la plus cruelle des violences: la soi-disant "ablation de la maternité", c'est ainsi qu'on l'appelle. Ils doivent garder le silence face au traitement obligatoire auquel sont soumis les enfants qui sont enlevés par la force publique et conduits dans des structures neutres, où ils doivent être rééduqués et réalignés, dans ce cas évidemment, oui, manipulés. Les mères doivent garder le silence même lorsqu'elles sont traitées comme des criminelles dangereuses et sont plutôt des citoyens non censurés et, dans la plupart des cas, victimes de violence conjugale. Mais s'il était possible, chers collègues, d'établir un classement des victimes de la douleur et des dommages que cette coutume établie dans les tribunaux inflige, les enfants auraient la première place. Parce qu'on leur refuse l'enfance, parce qu'ils sont privés par la force de leur mère. Est-ce acceptable? Nous ne le pensons pas, et nous l'avons répété dans ce texte. Maintenant, la parole au Parlement, qui devra choisir de se tenir du côté de la civilisation, de l'état de droit, de la science ou de la barbarie.
Définition de la violence fondée sur le genre comme un nouveau domaine de criminalité énuméré à l’article 83, paragraphe 1, du traité FUE (débat)
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, huit femmes ont été tuées en Italie au cours de la semaine écoulée. La dernière aujourd'hui, il y a quelques heures, à Vicence. En Europe, nous savons que nous comptons une victime toutes les six heures et je veux donc être très clair, chers collègues, ce n'est pas et ne peut pas être un problème de femmes, simplement parce que ce sont les femmes qui sont les victimes. Cet immense crime contre l'humanité concerne la définition même de notre civilisation. Pensez-y, nous n'avons pas de droits en commun, car il existe des différences significatives entre les différents pays; Nous ne partageons pas les libertés. La seule chose qui nous unit, pour le fait d'être des femmes, et je dirais pour la faute d'être nées femmes, c'est le fait d'être l'objet de violence. Il s'agit d'une véritable urgence sociale et politique que nous devons mettre au premier plan de nos priorités et de notre action. Inclure la violence parmi les eurocrimes, c'est-à-dire parmi les crimes très graves sur lesquels nous avons et aurons une compétence directe et contraignante, nous aiderait à nous doter d'une série d'outils efficaces pour enfin faire un pas important vers l'égalité et la lutte contre la violence. Donc, Mesdames et Messieurs, j'attends de cette Assemblée - attention, pas alibi - j'attends de cette Assemblée qu'elle comprenne et qu'elle n'ait pas d'excuses, comme celles que nous entendons toujours, trop souvent, pas d'excuses, comme d'habitude, qu'elle ne soit pas du côté des femmes. J'attends, Mesdames et Messieurs, un vote en faveur, fort et clair pour dire que oui, ceci... (Le Président retire la parole à l'orateur)