16
Févr
2023
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Disponibilité des engrais dans l’Union (débat)
Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues! Je pense que la situation que nous venons de vivre, c’est-à-dire que nous avons ici quelques collègues qui sont déjà là, est la bienvenue! – et le commissaire est également présent –, ce qui montre un peu la situation dans laquelle nous nous trouvons en matière de sécurité et d'approvisionnement alimentaires, non pas principalement en Europe, mais dans le monde entier. Je pense que nous sommes en train de somnambuler dans une catastrophe et que nous ne le remarquons pas du tout ou que nous ne le prenons pas vraiment au sérieux, ou du moins pas aussi au sérieux que la situation l'exige actuellement. Monsieur le Commissaire, j'ai revu hier les nouveaux chiffres de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) - j'ai rencontré l'économiste en chef de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) - et je dois dire: Nous ne pouvons en aucun cas désamorcer la question de la sécurité alimentaire: Dans le monde, 839 millions de personnes meurent de faim ou n'ont pas assez à manger. Les chiffres de l'année dernière se sont encore aggravés. Le nombre de personnes qui n'ont pas assez de calories a encore augmenté par rapport à la situation d'il y a un an. C'est pourquoi je pense que nous devons agir dans de nombreux domaines. Je pense que ce n'est pas le moment de s'inquiéter, mais c'est définitivement le moment d'agir et pas seulement de réagir. Et je pense que nous devons réagir rapidement à différents endroits. Cela vaut d’une part pour la situation de nos agriculteurs, en particulier dans les régions frontalières avec l’Ukraine, ainsi que pour nos agriculteurs polonais, les agriculteurs roumains, les agriculteurs hongrois, slovaques et bulgares. Je crois qu'on doit y aller vite. Et, Monsieur le Commissaire, je vous remercie d'avoir fait des propositions là-bas, mais il faut que celles-ci soient rapidement appliquées, afin qu'il y ait là-bas des compensations pour les situations qui viennent d'être créées par les dérives. Et puis il y a aussi beaucoup de nécessité d'agir dans le domaine des engrais; C'est ce qui fait l'objet de notre résolution que nous adopterons aujourd'hui. Je suis optimiste quant au fait que nous les adopterons à une bonne majorité. À cet égard, je crois que votre communication va dans la bonne direction, mais qu'il reste encore des décisions à prendre à des moments cruciaux. Par exemple: Dans la situation actuelle, pourquoi avons-nous encore besoin ou pourquoi avons-nous encore des droits antidumping alors que les prix des engrais sont encore élevés, parfois très, très élevés dans certaines régions d’Europe? Pourquoi n’avançons-nous pas vers une plus grande indépendance vis-à-vis des engrais – je parle en particulier d’une meilleure utilisation des engrais organiques? En fin de compte, il reste encore beaucoup, beaucoup d'autorisations à obtenir de la part de la Commission européenne; Il y a beaucoup d'inquiétudes. Je crois que nous devons constater que les engrais organiques et l'élevage qui les sous-tend sont précisément l'une des solutions que nous devons tirer, que nous devons lever pour nous rendre plus indépendants des engrais minéraux chimiques de synthèse. En fait, il y a quelques décisions sur la table. Il est clair que l'on doit et que l'on peut le faire maintenant, afin de devoir utiliser moins d'engrais minéraux à l'avenir, afin de pouvoir utiliser plus d'engrais organiques, mieux répartir au sein de l'Union européenne, là où c'est nécessaire. C'est pourquoi, dans le domaine de RENURE de mon point de vue, ce qui se passe très rapidement et dans le domaine des droits antidumping, dans le domaine de la compensation, en particulier pour les agriculteurs, qui sont maintenant exposés aux failles. Je pense que ce sont les décisions importantes et nécessaires qui doivent être prises prochainement. Et nous devons réfléchir à la manière dont nous nous positionnons pour 2024 et 2025, Monsieur le Commissaire. Je pense que nous ne pouvons pas nous permettre de procéder à des gels de terres plus importants en 2024 et 2025, d'avoir des réglementations trop restrictives que celles de l'Union européenne, mais nous devons nous assurer que nous maintenons au moins notre production afin de pouvoir apporter notre contribution en tant que base de l'approvisionnement alimentaire mondial.